Faceaux conflit du passé, la démarche historienne visant l'objectivité entre-t-elle toujours en contradiction avec le travail de mémoire, par définition, subjectif ? Mémoires : souvenirs
Il est usuel de dĂ©finir la mĂ©moire comme Ă©tant la facultĂ© de conserver des traces du passĂ© et de pouvoir sây rĂ©fĂ©rer activement en fonction des situations prĂ©sentes. Mais trĂšs souvent, les discours identitaires, empĂȘchent une lecture objective des Ă©vĂ©nements historiques. RĂ©cemment, le rapport Stora » a renouvelĂ© le dĂ©bat ancien, mais toujours renouvelĂ©, autour des liens existants entre la mĂ©moire historique et lâhistoire savante. Recenser, rassembler, mettre en ordre Ă©taient les maĂźtres-mots de son rapport. Mais face Ă ce vif intĂ©rĂȘt pour la mĂ©moire, dâautres voix sâĂ©lĂšvent pour mettre en garde contre lâinstrumentalisation de ce qui reste vivant de la mĂ©moire historique » au service de la politique. Devoir de mĂ©moire Dans son livre intitulĂ© Douze leçons sur lâhistoire 1996, Antoine Prost rĂ©capitule les diffĂ©rences fondamentales qui existent Ă ses yeux entre histoire et mĂ©moire. Selon lui, Ă lâinverse de lâhistoire, la mĂ©moire isole un Ă©vĂ©nement de son contexte ; elle cherche Ă le tirer de lâoubli pour lui-mĂȘme et non pour lâinsĂ©rer dans un rĂ©cit cohĂ©rent crĂ©ateur de sens ; selon lui, la mĂ©moire est affective, tandis que lâhistoire se veut objective. Ainsi, en dĂ©pit des apparences, lâinjonction incantatoire au devoir de mĂ©moire », lui semble-t-elle en rĂ©alitĂ© une nĂ©gation de la demande dâhistoire. Cet antagonisme entre histoire et mĂ©moire est apparu rĂ©cemment. Il est la consĂ©quence des profondes mutations qui, depuis plus dâun siĂšcle, ont affectĂ© la dĂ©finition de lâhistoire comme celle de la place revendiquĂ©e dans la sociĂ©tĂ© par les historiens. Progressivement, ceux-ci ont pris de la distance vis-Ă -vis de la fabrication dâun roman national, et ont affichĂ© leur mĂ©fiance, aprĂšs les expĂ©riences douloureuses du XXe siĂšcle, envers toute tentation de manipulation de la mĂ©moire collective. Les renouvellements introduits par lâĂcole des Annales en faveur dâune histoire globale inscrite dans la longue durĂ©e ont aussi contribuĂ© Ă cette rupture des historiens avec lâhistoire-mĂ©moire traditionnelle. En contrepartie de cet effacement, on assiste depuis quelques annĂ©es Ă la montĂ©e des revendications mĂ©morielles, face auxquelles les historiens doivent se positionner. Entre Clio » et MnemosynĂš » Ă lâorigine, lâhistoire est mĂ©moire. Au Ve siĂšcle av. HĂ©rodote dâHalicarnasse justifie dâailleurs dâemblĂ©e son entreprise par la volontĂ© de prĂ©server de lâoubli des Ă©vĂ©nements quâil juge dâimportance. En ce sens, au moment de sa fondation, lâHistoire ne se donnait pas un objectif si diffĂ©rent du mythe la poĂ©sie Ă©pique de type homĂ©rique, ou bien la tragĂ©die, mettaient Ă©galement en scĂšne les grands Ă©vĂ©nements du passĂ© sans nĂ©gliger dâen proposer une explication. Dâailleurs, rappelons que les Grecs considĂ©raient que MnemosynĂš, câest-Ă -dire la mĂ©moire divinisĂ©e, Ă©tait la mĂšre des neufs Muses, dont Clio la Muse de lâhistoire. DĂ©jĂ Ă la fin du VIIIe siĂšcle av. HĂ©siode se prĂ©sente, dans les premiers vers de sa ThĂ©ogonie, comme celui auquel les Muses ont accordĂ© la connaissance du passĂ© hĂ©roĂŻque. Comme le rappelle Paul Veyne Ă juste titre, le poĂšte est un possĂ©dĂ© de la mĂ©moire, un tĂ©moin inspirĂ© du mythe constructeur du passĂ©. Lâhistorien, pour sa part, est tĂ©moin dâun temps. Mais le principe est le mĂȘme Lucien de Samosate rapporte que les auditeurs des lectures publiques effectuĂ©es par HĂ©rodote Ă Olympie donnĂšrent aux neuf livres de ses EnquĂȘtes les noms de chacune des Muses. Authentique ou non, cette anecdote rĂ©vĂšle un parallĂšle Ă©tabli entre lâhistorien et le poĂšte, dans leur rapport Ă la mĂ©moire autant que dans lâagrĂ©ment de la forme. Durant toute lâAntiquitĂ© classique subsiste lâidĂ©e que lâhistorien transmet par son Ćuvre un souvenir mĂ©morable utile Ă la postĂ©ritĂ©. Celui qui lâa formĂ©e le plus clairement est sans doute CicĂ©ron, dans ses Dialogues de lâOrateur Ă©crits en 55 av. dans lesquels il prĂ©sente lâHistoria comme un tĂ©moin des temps. Ainsi, chez les Romains de la fin de la RĂ©publique et du dĂ©but du rĂ©gime impĂ©rial, lâhistoire se fait vĂ©ritablement remĂ©moration Ă vocation exemplaire la commĂ©moration y est source dâĂ©mulation et contribue Ă construire une mĂ©moire socialement effective, procĂ©dĂ© trĂšs sensible par exemple chez Tite-Live. Toutefois, si lâhistoire est bien mĂ©moire, elle ne constitue pas quâun aspect de celle-ci, sous une forme particuliĂšre et qui peut mĂȘme ĂȘtre jugĂ©e mineure. Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les sociĂ©tĂ©s mĂ©diterranĂ©ennes de lâAntiquitĂ© disposaient de supports mĂ©moriels puissants et variĂ©s qui ne leur rendaient pas indispensable lâĂ©criture de lâhistoire. Tout se passe comme si lâinvention de lâhistoire sâĂ©tait produite inexplicablement, sans rĂ©elle demande sociale. Et comme lâa bien mis en Ă©vidence lâhistorien italien Arnaldo Momigliano 1908-1987, les Grecs disposaient, sans lâaide des historiens, de tous les savoirs sur le passĂ© dont ils avaient besoin. Ceci explique que lâhistoire soit restĂ©e dĂ©pourvue de vĂ©ritable statut pendant une bonne partie lâAntiquitĂ© et que les historiens nâaient jamais acquis une place reconnue dans la sociĂ©tĂ© antique. Ă ce propos lâhistorien italien notait la chose suivante Ce ne peut ĂȘtre un hasard si tant dâhistoriens grecs vĂ©curent en exil et si tant dâhistoriens romains furent des sĂ©nateurs dâun Ăąge mĂ»r les uns Ă©crivirent lâhistoire alors quâils se trouvaient empĂȘchĂ©s de participer Ă la vie normale de leur propre citĂ©, et les autres alors que leur vie active approchait de sa fin. » Arnaldo Momigliano, ProblĂšmes dâhistoriographie ancienne et moderne, Paris, 1983, p. 55 Ni enseignĂ©e, ni toujours bien distinguĂ©e de la littĂ©rature dans lâesprit du public de lâagora antique, lâhistoire nâĂ©tait quâune des modalitĂ©s de la mĂ©moire collective, et pas nĂ©cessairement la plus importante. Mais avec la christianisation du monde antique, lâancrage historique de la mĂ©moire se dĂ©place vers la liturgie, quâillustre les Memoriae dâAntiquitĂ© tardive et du Moyen Age. Vers une histoire-mĂ©moire Lorsquâelle Ă©merge Ă la Renaissance, lâhistoriographie moderne cherche les racines des histoires locales jusque dans lâAntiquitĂ© quâon redĂ©couvrait alors avec passion câest ainsi quâĂ la fin du XVIe siĂšcle Ătienne Pasquier 1529-1615 mit Ă lâhonneur, dans ses Recherches de la France, le mythe de nos ancĂȘtres les Gaulois ». Non que le souvenir des Anciens nâait jamais Ă©tĂ© perdu au contraire, il suffit de songer Ă la rĂ©fĂ©rence politique constante quâĂ reprĂ©sentĂ©e lâEmpire romain durant tout le Moyen Ăge, comme en tĂ©moigne par exemple la fameuse Donation de Constantin, dĂ©noncĂ©e notamment par Lorenzo Valla 1407â1457 comme une crĂ©ation » forgĂ©e de toutes piĂšces. Mais dĂ©sormais, lâhumanisme aidant, lâamour de lâAntique caractĂ©rise le classisme europĂ©en, durant lesquels lâhistoire occupe une place privilĂ©giĂ©e dans la culture des hommes du temps. AcadĂ©mies et sociĂ©tĂ©s savantes entretiennent le rĂȘve des origines, permettant aux Ă©lites locales ou rĂ©gionales de penser leur identitĂ© face Ă une histoire officielle dominĂ©e par la centralisation monarchique. La RĂ©volution française et lâEmpire porteront Ă leur comble les emprunts Ă une AntiquitĂ© stĂ©rĂ©otypĂ©e et atemporelle dans le but de construire une mĂ©moire lavĂ©e de lâhĂ©ritage abhorrĂ©e de la monarchie et de lâAncien RĂ©gime. Par la suite, les nationalistes du XIXe siĂšcle puiseront Ă leur tour abondamment dans lâhistoire ancienne pas seulement grĂ©co-romaine dâailleurs pour fonder leurs revendications souvent antagonistes. En France par exemple, la construction de la mĂ©moire collective a procĂ©dĂ© par flux et reflux. La place accordĂ©e au Moyen Ăge est de ce point de vue significative. Si lâon considĂšre que, pour ĂȘtre opĂ©ratoire, le travail de mĂ©moire doit succĂ©der Ă temps dâoubli, alors il a dĂ» ĂȘtre singuliĂšrement efficace sâagissant du Moyen Ăge. Plus quâun oubli, on y verra dâailleurs plutĂŽt un effort dĂ©libĂ©rĂ© de distinction et, dans le mĂȘme temps, de dĂ©prĂ©ciation peu favorable Ă une remĂ©moration continue câest ainsi que les savants de la pĂ©riode classique et de celle des LumiĂšres ancrĂšrent dans les esprits une certaine idĂ©e du Moyen Ăge, obscur et peu digne dâintĂ©rĂȘt, que les hommes de la Renaissance avaient lancĂ©e. Lâengouement romantique pour la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale apparaĂźt donc, de ce point de vue, comme une grande rupture dont les premiers conservateurs et musĂ©ographes des annĂ©es rĂ©volutionnaires furent certainement les Ă©claireurs. Les musĂ©es Cluny, Petits-AugustinsâŠ, donc, mais aussi les arts, romanesque ou pictural, connurent alors un vĂ©ritable foisonnement mĂ©diĂ©val qui ne se dĂ©mentit pas par la suite mĂȘme si leur Ćuvre Ă©tait pĂ©trie dâerreurs historiques grossiĂšres, Alexandre Lenoir, Victor Hugo ou Alexandre Dumas ont Ă©veillĂ© une passion populaire pour cette pĂ©riode historique. La qualitĂ© historique de leurs Ă©crits importe peu ici rapidement, de vrais historiens prendront le relais, qui nâauraient jamais pu le faire sans cet engouement initial. Câest Ă partir de lĂ quâune dynamique a Ă©tĂ© impulsĂ©e, dont lâenseignement â secondaire et supĂ©rieur dĂšs la Restauration, primaire Ă partir de la IIIe RĂ©publique â a Ă©tĂ© le principal moteur, entre vulgarisation des apports de lâhistoire savante et passion de plus en plus partagĂ©e pour le Moyen Ăge. LĂ , le mythe des origines », pour reprendre lâexpression de Marc Bloch, trouvait sa pleine expression Clovis Ă Tolbiac, Charles Martel Ă Poitiers, Charlemagne et sa barbe fleurie Ă Roncevaux, Louis IX sous son chĂȘne et Jeanne dâArc sur son bĂ»cher⊠Les Français des trois derniers quarts du XIXe et de la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle invoquaient les grandes figures que le premier sentiment national, mĂ©diĂ©val celui-lĂ , avait dĂ©jĂ honorĂ©e, mais en les rĂ©actualisant totalement. Un subtil compromis avec toutes les formes de lâhĂ©ritage rĂ©volutionnaire permettait que, miraculeusement, tous les Français sây retrouvent, ce en quoi le mythe peut ĂȘtre qualifiĂ©e de pleinement opĂ©ratoire. Sans surprise, il se dĂ©lita lorsque le sentiment national lui-mĂȘme qui le sous-tendait sâaffaiblit pour diffĂ©rentes raisons politico-culturelles, dont la mondialisation. Enfin, lâon peut remarquer que les identitĂ©s dites de minoritĂ©s », rĂ©gionalistes notamment, qui sâaffirmĂšrent en sâopposant Ă une identitĂ© nationale englobante dont elles se disaient victimes, sâagrĂ©gĂšrent selon un mĂ©canisme similaire dâinvocation dâune mĂ©moire des origines mĂ©diĂ©vales les Bretons retrouvĂšrent le roi Arthur et BrocĂ©liande, les Languedociens les Cathares et les Corses les pourfendeurs de Maures. Histoire et mĂ©moire Comment lutter contre lâoubli avec Patrick Boucheron et MichaĂ«l Foessel. Lâhistoire, la mĂ©moire et lâoubli RĂ©flĂ©chissant le lien entre le trio histoire, mĂ©moire et lâoubli, le philosophe Paul RicĆur 1913-2005 Ă©tablit un utile distinguo entre mĂ©moire empĂȘchĂ©e », manipulĂ©e » et obligĂ©e », et invite en consĂ©quence au travail de mĂ©moire », une notion jugĂ©e moins stĂ©rilisante que lâomniprĂ©sent devoir de mĂ©moire », ce passage obligĂ© de nombreuse exhortations issues de la classe politique. Câest dâailleurs en rĂ©action contre les risques de dĂ©rapages antiscientifiques inhĂ©rents Ă ces rappels Ă lâordre que, dans la fin des annĂ©es 1980, sâest dĂ©veloppĂ©e une histoire de la mĂ©moire, en tant que branche de lâhistoire des reprĂ©sentations. Lâhistoire de la mĂ©moire collective est ici entendue comme celle de lâusage des passĂ©s dans les prĂ©sents successifs. CaractĂ©ristique de cette dĂ©marche, lâentreprise de Pierre Nora par exemple, vise Ă lâĂ©tablissement dâune cartographie mentale. Dans ce cadre, les lieux de mĂ©moire sont entendus largement, puisquâĂ cĂŽtĂ© des panthĂ©ons » nationaux des emblĂšmes figurent Ă©galement des notions telles les spĂ©cificitĂ©s rĂ©gionales, lâimaginaire, le folklore populaire⊠etc.. Ici, lieu » Ă©quivaut Ă Ă©lĂ©ment du patrimoine symbolique ». LâĂ©tude de Pierre Nora, partie dâune volontĂ© de dĂ©construction dâun paysage anthropologique familier, aboutit Ă la mise sur pied dâun ensemble monumental.
Terminalegénérale Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) Histoire et mémoire, histoire et justice. Donner la parole aux témoins d'un événement, c'est solliciter leurs mémoires et les considérer comme une source pour faire l'histoire. Si la mémoire et l'histoire mettent le passé en récit, elles peuvent
Description de lâĂ©diteur De l'essor de la gĂ©nĂ©alogie au discours politique, la MĂ©moire a tout envahi. Ce livre, signĂ© d'un des meilleurs historiens de la question, s'interroge sur l'empire actuel de la mĂ©moire - ses origines, ses prĂ©cĂ©dents, sa place dans des sociĂ©tĂ©s plus anciennes. Il la confronte Ă cet autre rapport au passĂ© qu'est l'Histoire, fruit de la rationalitĂ©, Ă vocation universelle, cherchant modestement, mais obstinĂ©ment, une parcelle de il est partout question de commĂ©moration, de devoir ou d'abus de mĂ©moire. Rapport personnel, affectif au passĂ©, la mĂ©moire semble avoir tout envahi. Culturelle, historique, religieuse, artistique, elle peut se montrer exclusive et nuire au vivreensemble. Mais elle est aussi capable de susciter la rĂ©sistance Ă l'oppression, de sauver une minoritĂ©, d'assurer la cohĂ©sion d'un groupe, d'une sociĂ©tĂ©, d'une nation. Autre rapport au passĂ©, Ă vocation universelle cette fois, l'histoire se tient Ă distance. Fruit de la rationalitĂ©, elle cherche modestement et obstinĂ©ment une parcelle de semble donc opposer histoire et mĂ©moires ; les conflits se sont d'ailleurs multipliĂ©s, surtout en France. Le pari de l'auteur est pourtant d'en affirmer l'indispensable alliance et d'en proposer les conditions. Les mĂ©moires ont dĂ©jĂ transformĂ© les livres d'histoire, offrant Ă l'Ă©vĂ©nement et Ă la biographie une nouvelle jeunesse. Ainsi, l'histoire orale a donnĂ© Ă comprendre, de l'intĂ©rieur, les invisibles, restĂ©s Ă l'Ă©cart de l'Ă©criture. Les mĂ©moires obligent les historiens Ă questionner leur mĂ©tier, leur fournissent de nouveaux objets d'Ă©tude et la possibilitĂ© de saisir une rĂ©alitĂ© jusque-lĂ inaccessible. En contrepartie, l'histoire demeure le seul moyen d'apaiser les mĂ©moires blessĂ©es, de permettre aux mĂ©moires concurrentes de cohabiter. La meilleure maniĂšre de vaincre l'oubli et de se prĂ©munir des excĂšs mĂ©moriels. GENRE Politique et actualitĂ© SORTIE 2015 5 novembre LANGUE FR Français LONGUEUR 346 Pages ĂDITIONS La DĂ©couverte TAILLE 3,3 Mo Plus de livres par Philippe Joutard
Axe1: « Histoire et mĂ©moires des conflits » Extraits du programme: : « LâĂ©tudede ce thĂšme a un double objectif. Le premier est de montrer comment les conflits et leur histoire sâinsivent
Enseignement de spĂ©cialitĂ© Histoire GĂ©o, sciences politiques Term Documents Laurent Piel Ă l'aide du manuel Nathan "Histoire, GĂ©ographie, GĂ©opolitique et Sciences Politiques" ThĂšme 1 Introduction. OcĂ©an et espace quelles spĂ©cificitĂ©s ? ThĂšme 1 Axe 1 ConquĂȘtes, affirmations de puissance et rivalitĂ© ThĂšme 1 Axe 2 Enjeux diplomatiques et coopĂ©rations ThĂšme 1 Conclusion La Chine Ă la conquĂȘte de l'espace et des ocĂ©ans ThĂšme 2 Introduction. Formes de conflits et tentatives de paix ThĂšme 2 Axe 1 - La dimension poliique de la guerre ThĂšme 2 Axe 2 Le dĂ©fi de la construction de la paix ThĂšme 2 Conclusion Les conflits du Moyen-Orient/li> ThĂšme 2 Fin du cours Les conflits au Moyen-Orient ThĂšme 4 Introduction Les enjeux du patrimoine ThĂšme 4 Axe 1 - Usages sociaux et politiques du patrimoine ThĂšme 4 Axe 2 - La prĂ©servation du patrimoine ThĂšme 4 Conclusion - La France et le patrimoine ThĂšme 5 Qu'est-ce que l'environnement - Introduction ThĂšme 5 Axe 1 - Exploiter, prĂ©server, protĂ©ger ThĂšme 5 Axe 1 - Exploiter, prĂ©server, protĂ©ger_- fin du cours ThĂšme 5 Axe 2 - Le changement climatique ThĂšme 5 Conclusion - Les Etats-Unis et la question environnementale ThĂšme 3 Introduction - Histoire,, mĂ©moire et justice ThĂšme 3 Axe 1 - Histoire et mĂ©moires des conflits ThĂšme 3 Axe 2 - Histoire, mĂ©moire et justice ThĂšme 3 Conclusion - L'histoire et les mĂ©moires du gĂ©nocide des juifs et des tsiganes ThĂšme 6 Introduction - L'eujeu de la connaissance ThĂšme 6 Axe 1 - Produire et diffuser des connaissances ThĂšme 6 Axe 2 - La connaissance, enjeu politique et gĂ©opolitique ThĂšme 6 Conclusion - Le cyberspace entre tensions et coopĂ©rations Devoir maison 27 11 2020 Devoir maison 10 03 2021 Sujet de dissertation optionnel ThĂšmes d'Ă©tude ThĂšme 1 De nouveaux espaces de conquĂȘte ConquĂȘtes, affirmations de puissance et rivalitĂ©s. Enjeux diplomatiques et coopĂ©rations. La Chine Ă la conquĂȘte de l'espace, des mers et des ocĂ©ans. ThĂšme 2 Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution La dimension politique de la guerre des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Le dĂ©fi de la construction de la paix Le Moyen-Orient conflits rĂ©gionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux Ă©tatiques et non Ă©tatiques. ThĂšme 3 Histoire et mĂ©moires Histoire et mĂ©moires des conflits. Histoire, mĂ©moire et justice. L'histoire et les mĂ©moires du gĂ©nocide des Juifs et des Tsiganes. ThĂšme 4 PauvretĂ© et inĂ©galitĂ©s Les politiques de rĂ©duction de la pauvretĂ©. InĂ©galitĂ©s territoriales et justice spatiale aux Ă©chelles locale, nationale et mondiale. Les inĂ©galitĂ©s entre hommes et femmes. ThĂšme 5 L'environnement, entre exploitation et protection un enjeu planĂ©taire Exploiter, prĂ©server et protĂ©ger. Le changement climatique approches historique et gĂ©opolitique. Les Ătats-Unis et la question environnementale tensions et contrastes.
Objetdu troisiÚme thÚme d'HGGSP en terminale, Les mémoires et l'Histoire ont une relation trÚs particuliÚre, un couple fusionnel mais troublé. Les mémoires
Accueil BoĂźte Ă docs Fiches Bac - Ăpreuve de spĂ©cialitĂ© HGGSP - sujet et corrigĂ© n°1 Document Ăvaluation AccĂ©dez au sujet-corrigĂ© de l'Ă©preuve HGGSP du bac 2022 en cliquant ici. LâEtudiant vous propose de vous entrainer pour le bac Ă lâĂ©preuve Ă©crite de la spĂ©cialitĂ© histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques HGGSP avec ce sujet-corrigĂ©. Comme pour lâĂ©preuve finale du bac que vous passerez en mars, ce sujet comporte deux parties - une dissertation, dont lâobjectif sera de montrer que vous maĂźtrisez les connaissances du programme, ĂȘtes capables de les analyser et de les organiser via lâĂ©laboration dâune problĂ©matique, de plusieurs parties structurĂ©es et dâune conclusion venant rĂ©pondre Ă cette problĂ©matique. La rĂ©alisation d'une illustration de type croquis ou schĂ©ma pourra amener Ă la valorisation de votre une Ă©tude d'un ou deux documents. A noter Les deux exercices porteront obligatoirement sur deux thĂ©matiques diffĂ©rentes. LâĂ©preuve de spĂ©cialitĂ© histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques HGGSP, dâune durĂ©e de 3h30, reprĂ©sente un coefficient 16 dans votre moyenne au bac. ClartĂ© du contenu UtilitĂ© du contenu ertyuytr publiĂ© le 31/12/2021 ClartĂ© du contenu UtilitĂ© du contenu Signaler ubaTaeCJ publiĂ© le 08/11/2021 ClartĂ© du contenu UtilitĂ© du contenu Signaler LycĂ©e Bac gĂ©nĂ©ral Bac techno
Fichede rĂ©vision HGGSP â ThĂšme 3 : les frontiĂšres Axe 1 : Tracer des frontiĂšres; HGGSP terminale AXE 1 - Histoire et mĂ©moires des conflits; DISSERTATION HGGSP: LES NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE; 1Ăšre HGGSP Pistes de correction pour la composition sur le thĂšme 1, sujet D. Dissertation HGGSP : Mers et OcĂ©ans
LâHISTORIEN ET LES MĂMOIRES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE EN FRANCE RĂSUMĂ En 1945, le mythe rĂ©sistancialiste, c'est-Ă -dire le mythe d'une France unie derriĂšre la RĂ©sistance, s'impose. La mĂ©moire du rĂ©gime de Vichy et de la Shoah est refoulĂ©e, comme celle des massacres des minoritĂ©s. La prioritĂ© est donnĂ©e Ă la reconstruction et Ă l'unitĂ© nationale. Des travaux de cinĂ©astes et d'historiens ainsi que des procĂšs permettent de porter un nouveau regard sur la Seconde Guerre mondiale. Le mythe rĂ©sistancialiste est critiquĂ© et la Shoah est reconnue. DiffĂ©rents groupes mĂ©moriels dĂ©fendent leur vision du conflit. Bien qu'il existe de nombreux liens entre l'histoire et la mĂ©moire, les historiens cherchent Ă prendre du recul par rapport Ă ce rĂ©veil mĂ©moriel. Ainsi, la participation d'historiens en tant que tĂ©moins experts, lors de certains procĂšs, provoque un dĂ©bat sur le rĂŽle qu'ils doivent jouer. Le travail historique, en expliquant la complexitĂ© des Ă©vĂ©nements, contribue Ă un apaisement des mĂ©moires et Ă la reconnaissance officielle du rĂŽle de la France et des Français dans le conflit. Face Ă cette multiplication des commĂ©morations, le risque est de sombrer dans une hypermnĂ©sie, c'est-Ă -dire un excĂšs mĂ©moriel des diffĂ©rents groupes porteurs de mĂ©moire. I/ LES MĂMOIRES DâAPRĂS-GUERRE A/ Le mythe rĂ©sistancialiste 1 Une sociĂ©tĂ© traumatisĂ©e La France sort du conïŹit dĂ©sunie et affaiblie Elle a subi de nombreuses pertes humaines avec environ 400 000 morts. Les bombardements ont dĂ©truit de nombreuses villes et des installations plus, le pays est divisĂ© entre les collaborateurs environ 55 000 personnes ont servi avec les forces allemandes ou pĂ©tainistes et les rĂ©sistants 200 000 personnes possĂšdent la carte de combattant de la RĂ©sistance.Les anciens collaborateurs sont punis lors de lâ Ă©puration est parfois une "Ă©puration sauvage". Elle cause la mort de 9000 personnes dont un tiers par les rĂ©sistants. Des femmes, accusĂ©es de "collaboration horizontale", c'est-Ă -dire d'avoir couchĂ© avec l'ennemi, sont lĂ©gale, elle, ouvre 160 000 procĂšs et 7000 personnes sont condamnĂ©es Ă la peine capitale. Sur ces condamnations Ă mort, 791 sont rĂ©ellement La prioritĂ© Ă lâunion nationale Compte tenu de la situation de la France, l'objectif au lendemain de la guerre est de mettre en avant l'unitĂ© du pays dans son combat contre l'occupant allemand. L'ordonnance du 9 aoĂ»t 1944 indique que "la forme du gouvernement est et demeure la rĂ©publique. En droit, celle-ci n'a pas cessĂ© d'exister". L'objectif de cette affirmation est de minimiser la responsabilitĂ© de la France et des Français dans le rĂ©gime de Vichy, que De Gaulle considĂšre comme "nul et non avenu". Le terme de "mythe rĂ©sistancialiste" est utilisĂ© par l'historien Henry Rousso pour dĂ©crire la lecture hĂ©roĂŻque d'une France qui aurait Ă©tĂ© totalement rĂ©sistante. De Gaulle entretient le mythe rĂ©sistancialiste d'autant plus que le contexte est difficile pour la France, engagĂ©e dans la guerre d'AlgĂ©rie. REMARQUEđ€ La mĂ©moire est la prĂ©sence sĂ©lective des souvenirs du passĂ© dans une sociĂ©tĂ© donnĂ©e. Elle est souvent plurielle et conflictuelle les diffĂ©rents groupes qui ont vĂ©cu des Ă©vĂ©nements douloureux se font leur propre construction du passĂ© et ces diffĂ©rentes visions peuvent s'opposer. Les groupes qui portent les mĂ©moires cherchent une reconnaissance dans le prĂ©sent de leur vision des Ă©vĂ©nements. L'histoire a pour vocation de restituer le passĂ© de la maniĂšre la plus objective possible. Elle s'appuie sur une Ă©tude critique des sources Ă©crites, orales ou encore archĂ©ologiques. Les mĂ©moires cherchent Ă rĂ©habiliter, "sauver de l'oubli", alors que l'histoire veut comprendre et expliquer le passĂ©. MĂȘme si l'histoire ne doit pas, dans un souci d'objectivitĂ©, ĂȘtre soumise aux enjeux des mĂ©moires, il existe de nombreux liens et interactions entre les deux.
II Mémoire et mémoires de la guerre de 1945 à la fin des années 1960 A. La glorification d'une France résistante B. Des mémoires peu entendues III) Les nouveaux enjeux de la mémoire depuis la fin des années 1960 A. L'expression de la mémoire juive B. Un autre regard sur la France : le « syndrome de Vichy »
Jalon 2 - Exploiter et protĂ©ger une ressource naturelle » la forĂȘt française depuis Colbert Ressources naturelles mise en valeur dâun capital naturel ressources minĂ©rales, Ă©nergĂ©tiques, Ă©puisables ou renouvelables ForĂȘt grande Ă©tendue couverte dâarbres territoire dâau moins 5000m2 occupĂ© au moins par 20% de couvert boisĂ©. On distingue la forĂȘt vierge ou primaire forĂȘt ayant Ă©voluĂ© sans intervention humaine de la forĂȘt secondaire forĂȘt sâĂ©tant reconstituĂ©e aprĂšs lâexploitation de la forĂȘt Comment ont Ă©voluĂ© les interactions entre la sociĂ©tĂ© et la forĂȘt depuis lâAncien RĂ©gime jusquâĂ nos jours ? PrĂ©ambule voir diaporama Evolution de la forĂȘt depuis le Moyen Age quels constats peuvent ĂȘtre faits ? ActivitĂ© n°1 La forĂȘt française sous Colbert et lâAncien RĂ©gime une ressource essentielle notice biographique p 292 Documents Ă Ă©tudier + diaporama Les chĂȘnes français, le "trĂ©sor" de Colbert par Jacques-Marie Vaslin maĂźtre de confĂ©rences, Le Monde, 27/04/2011. Les forĂȘts françaises abritent aujourd'hui des chĂȘnes plusieurs fois centenaires. Ce qui fait le bonheur des promeneurs dans les forĂȘts de Tronçais dans l'Allier, ou de BercĂ© dans la Sarthe. Ces arbres sont en fait les reliques d'une politique engagĂ©e il y a plus de trois siĂšcles par le parangon du mercantilisme en France Jean-Baptiste Colbert 1619-1683. Au milieu du XVIIe siĂšcle, la marine française est dans un piĂštre Ă©tat, contrecoup de la Fronde. Seuls deux ou trois vaisseaux peuvent affronter la haute mer. La marine doit louer ou acheter des navires Ă©trangers en cas de guerre. Colbert dĂ©cide alors de rĂ©organiser toute la filiĂšre, de la culture du chĂȘne au chantier naval. La construction d'un grand vaisseau nĂ©cessite d'abattre jusqu'Ă 4 000 chĂȘnes centenaires. Or Ă cette Ă©poque, il n'existe pas de politique forestiĂšre digne de ce nom. Le dĂ©frichage et la surexploitation des forĂȘts royales ont provoquĂ© une baisse rĂ©guliĂšre de la surface boisĂ©e. La forĂȘt s'Ă©tend alors sur environ 13 millions d'hectares. Le bois de chĂȘne Ă©tant insuffisant, on en importe essentiellement d'Italie et d'Albanie. Le pin, utilisĂ© pour le grĂ©ement, provient d'Europe du Nord. En cas de reprise des hostilitĂ©s, la maĂźtrise des routes du bois devient stratĂ©gique. Mais toutes ces importations ne conviennent pas au mercantiliste Colbert. Aux yeux de cet homme d'Etat, la forĂȘt constitue Ă la fois une source de richesse importante, "un trĂ©sor qu'il faut soigneusement conserver", et une ressource indispensable pour la construction de navires. On ne la prĂ©serve pas pour son Ă©cosystĂšme, mais par intĂ©rĂȘt militaire et Ă©conomique. L'ordonnance d'aoĂ»t 1669 scelle une reprise en main vigoureuse des forĂȘts françaises. Un quart de la surface des forĂȘts doit ĂȘtre prĂ©servĂ©, l'Ăąge d'abattage des arbres est reculĂ© Ă vingt ans, 32 baliveaux Ă l'hectare sont conservĂ©s. L'abattage est rĂ©glementĂ©. Les rĂ©sultats ne tardent d'ailleurs pas Ă se faire sentir les recettes des forĂȘts royales passent de 50 000 livres en 1662 Ă 1 million vingt ans plus tard. Dans la foulĂ©e, les chantiers navals sont rĂ©organisĂ©s pour que la fabrication d'un navire prenne un rythme industriel. La rĂ©alisation de maquettes de bateaux permet de standardiser leur construction. Dans le dessein d'en augmenter la performance, on fait appel aux mathĂ©maticiens et aux gĂ©omĂštres. Le personnel est formĂ© dans des Ă©coles navales, on emploie aussi de la main-d'oeuvre Ă©trangĂšre. Au besoin, on a recours Ă l'espionnage pour percer les secrets de fabrication des ennemis. L'effort est considĂ©rable. Rien qu'en 1673, vingt-six navires et six galĂšres sortent des chantiers de Rochefort, qui emploient alors 20 000 personnes. Dix ans auparavant, ce bourg ne comptait que 500 Ăąmes. En 1677, la marine est en possession de 300 vaisseaux et galĂšres. Mais la RĂ©volution porte un coup Ă cette politique. La libertĂ© de coupe, restaurĂ©e par une loi de 1791, et l'anarchie ambiante livrent les Pau pillage. Le massif forestier s'en trouve rĂ©duit de 500 000 hectares. Le dĂ©but du XIXe siĂšcle voit le retour d'une politique forestiĂšre. C'est ainsi que, depuis prĂšs de deux siĂšcles, la France maintient une gestion rigoureuse de son patrimoine forestier. L'hĂ©ritage lĂ©guĂ© par Colbert se retrouve dans une administration des forĂȘts efficace, de riches massifs forestiers et une conception de l'Ă©conomie faisant de l'Etat un acteur Ă part entiĂšre. » Vocabulaire Parangon modĂšle Mercantilisme Doctrine Ă©conomique des XVI° et XVII° siĂšcles encourageant le dĂ©veloppement du commerce extĂ©rieur afin dâenrichir lâEtat et de renforcer sa puissance. LâEtat intervient dans lâĂ©conomie par des lois protectionnistes et en dĂ©veloppant des infrastructures telles que les manufactures. Fronde rĂ©volte 1648-1653 des nobles du Royaume de France face Ă la montĂ©e de lâautoritĂ© monarchique durant la RĂ©gence dâAnne dâAutriche minoritĂ© de Louis XIV GrĂ©ement Ă©quipement relatif Ă la voilure dâun navire mĂąt, cordage, voiles⊠Baliveau jeune arbre rĂ©servĂ© pour la construction Futaie forĂȘt de grands arbres Ordonnance acte lĂ©gislatif Ă©mis par le Roi Document 3 page 293 Les maĂźtrises du royaume de France en 1661 le Royaume de France est divisĂ© en 9 maĂźtrises, juridictions chargĂ©es de gĂ©rer les forĂȘts. Questions Qui est Colbert en 1669 ? Quel est le contexte forestier en France au milieu du XVII° siĂšcle ? Comment la forĂȘt est-elle perçue par Colbert ? Que dĂ©cide-t-il dâinstaurer pour exploiter avec rationalitĂ© la forĂȘt ? Quel doit ĂȘtre le rĂŽle de lâEtat dâaprĂšs lui ? Quelles furent les consĂ©quences pour les massifs forestiers français ? pour la stratĂ©gie et lâĂ©conomie françaises ? ActivitĂ© n°2 La forĂȘt et la rĂ©volution industrielle, une rupture dans la relation Ă lâespace forestier ? RĂ©flexion Ă partir de la forĂȘt de la Lande de Gascogne Document 1 p 294 Document cf image plus bas dans le blog. Extrait des Annales de gĂ©ographie - 1925 Article de A CavaillĂ©s A partir dâun livre rĂ©cent intitulĂ© Transformation des landes de Gascogne et leur situation actuelle » par A Larroquette- 1925 Questions Dans quelle mesure peut-on dire que la forĂȘt des Landes est une ressource naturelle » ? Qui sont les acteurs de la transformation de ce milieu ? Quel est le principal type dâexploitation de cette forĂȘt ? ActivitĂ© 3 La forĂȘt française Ă lâheure de la transition Ă©cologique, un espace multifonctionnel ou disputĂ© ? Document 5 page 295 Autres documents la vidĂ©o Ă©couter Environnement faut-il interdire lâabattage massif dans les forĂȘts ? Ce vendredi, des dizaines dâaffiches seront collĂ©es dans le Morvan pour dĂ©noncer les coupes rases. Un enjeu Ă©cologique majeur selon les associations. Une parcelle de forĂȘt abattue oĂč quelques souches d'arbres Ă©parses gisent encore au sol comme autant de cadavres. Des troncs transportĂ©s par un engin de chantier sur un vallon ratiboisĂ© par les tronçonneuses. Et en lĂ©gende de ces photos gĂ©antes de 3 m de haut, le mĂȘme message Amazonie? Non, France. Stop aux coupes rases ». ⊠Le phĂ©nomĂšne des coupes Ă blanc se dĂ©veloppe partout sur le territoire, dans le Morvan mais aussi en Auvergne, dans les Landes, en Alsace ou dans le PĂ©rigord », dĂ©nonce le coordinateur des campagnes de CanopĂ©e Sylvain Angerand. D'aprĂšs les associations, le gouvernement prĂ©voit d'augmenter la rĂ©colte de bois de plus de 70 % entre aujourd'hui et 2050 ». L'objectif de la campagne est d'interpeller les dĂ©putĂ©s et le gouvernement pour obtenir une loi interdisant les coupes rases de plus de 2 ha, sauf en cas de motif sanitaire. ⊠Chaque hectare rĂ©coltĂ© doit ĂȘtre intĂ©gralement reboisĂ© » La Suisse a interdit les coupes rases depuis 1976 tandis que l'Allemagne et l'Autriche ont adoptĂ© des rĂ©glementations trĂšs restrictives », affirme l'Ă©lue LFI Mathilde Panot du Val-de-Marne. Il existe actuellement 136 espĂšces d'arbres dans les forĂȘts françaises mais on s'oriente de plus en plus vers un modĂšle d'industrialisation de la gestion forestiĂšre avec une volontĂ© de faire au maximum de la monoculture de rĂ©sineux ». ⊠En dĂ©calage avec les enjeux Ă©cologiques actuels » ContactĂ©e alors par nos soins lors de cette premiĂšre opĂ©ration mĂ©diatique, l'Union de la coopĂ©ration forestiĂšre française UCFF qui reprĂ©sente 110 000 sylviculteurs forestiers privĂ©s, s'Ă©tait vertement dĂ©fendue. Nous n'avons aucun intĂ©rĂȘt Ă saccager les forĂȘts que nous gĂ©rons et si nous effectuons des coupes rases, nous le faisons de maniĂšre professionnelle et maĂźtrisĂ©e, nous expliquait le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'UCFF, Julien Bluteau. Par ailleurs, il faut bien comprendre qu'il n'y a pas de dĂ©forestation puisque chaque hectare de forĂȘt rĂ©coltĂ© doit ĂȘtre intĂ©gralement reboisĂ© ». Sauf que les partisans de la diversitĂ© en forĂȘt dĂ©noncent les consĂ©quences de ces forĂȘts artificielles » qui remplacent parfois des massifs de chĂȘnes centenaires. Ces forĂȘts plantĂ©es sont moins rĂ©sistantes aux maladies et au rĂ©chauffement, attirent moins d'oiseaux, d'insectes et on y voit moins de champignons, Ă©numĂšre Mathilde Panot. Et puis quel effet terrible sur le paysage quand la coupe rase a Ă©tĂ© effectuĂ©e ». Ces pratiques ne sont plus acceptĂ©es par la sociĂ©tĂ© et en dĂ©calage avec les enjeux Ă©cologiques actuels, estime Sylvain Angerand. Avec cette campagne, nous voulons plus largement ouvrir le dĂ©bat sur l'avenir des forĂȘts en France ». Source Le Parisien, 05/06/2020 Qui sont les diffĂ©rents utilisateurs, usagers et quelles sont les diffĂ©rentes fonctions de la forĂȘt en France ? Quels conflits naissent entre ces diffĂ©rents usagers et utilisateurs de la forĂȘt ? Quels sont les enjeux Ă©conomiques, environnementaux liĂ©s Ă lâutilisation et Ă la protection de cet espace ?
HGGSP- La guerre d'AlgĂ©rie jalon . MĂ©moires et histoire dâun conflit : la guerre dâAlgĂ©rie Axe 1: Histoire et mĂ©moires des conflits. Jalon Un exercice . Mme Chadefaud, lycĂ©e Leborgne - Sainte Anne . Vous ĂȘtes ici : Accueil. Ressources pĂ©dagogiques. Ressources pĂ©dagogiques . Au lycĂ©e. HGGSP - La guerre d'AlgĂ©rie DerniĂšres publications. Pratiquer le document
GĂ©opolitique et sciences politiques TerminaleFiltrer par mot clĂ© dans le titreDĂ©jĂ plus de1 million d'inscrits !Chapitre 1 De nouveaux espaces de conquĂȘteChapitre 2 Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de reÌsolutionChapitre 3 Histoire et mĂ©moiresChapitre 4 Les enjeux gĂ©opolitiques liĂ©s Ă la conservation et Ă la valorisation du patrimoineChapitre 5 Lâenvironnement, un enjeu planĂ©taireChapitre 6 Lâenjeu de la connaissance
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Cette fiche sâintĂ©resse au thĂšme Historie et mĂ©moire» Ă travers les notions suivantes Histoire, mĂ©moire, guerre, justice et gĂ©nocide Pour ĂȘtre fin prĂȘt pour le bac, voici les notions et repĂšres historiques Ă connaĂźtre sur la thĂ©matique Histoire et mĂ©moire».Les diffĂ©rences entre Histoire et mĂ©moire. Lâexemple de la guerre dâAlgĂ©rie Des mĂ©moires qui divisent, une Histoire qui rĂ©unit? La mĂ©moire renvoie aux souvenirs dâune personne, dâune communautĂ© et lâhistoire au rĂ©cit des Ă©vĂ©nements passĂ©s. Histoire et mĂ©moire ne font pas forcĂ©ment bon mĂ©nage en introduction des Lieux de MĂ©moire, Pierre Nora les oppose catĂ©goriquement composĂ©e dâĂ©vĂ©nements vĂ©cus, la mĂ©moire sourd dâun groupe quâelle soude», tandis que lâHistoire appartient Ă tous et Ă personne, ce qui lui donne une vocation Ă lâuniversel. Seule lâHistoire est analyse critique. Les mĂ©moires sont sĂ©lectives et partielles, souvent partiales. Il y a Ă la fois le risque dâune Histoire officielle et de la communautarisation des mĂ©moires». Il est toutefois difficile de sĂ©parer Ă ce point comprĂ©hensions objective et subjective du passĂ©. Lâhistorien est lui aussi pris dans des enjeux mĂ©moriels. Et la mĂ©moire est une ressource fondamentale pour lâhistorien, par exemple Saul FriedlĂ€nder dans son Histoire de lâAllemagne nazie et des Juifs, Henry Rousso et son Ă©tude des Français sous Vichy Le Syndrome de Vichy de 1944 Ă nos jours, 1986. La mĂ©moire devient matiĂšre historique et lâHistoire retrouve ainsi, en partie sa fonction mnĂ©monique. Mais la mĂ©moire est une matiĂšre inflammable pour lâhistorien. Les mĂ©moires de la guerre dâAlgĂ©rie le montrent Une guerre longtemps cachĂ©e par la France, malgrĂ© les 2 millions de soldats mobilisĂ©s on parle dâĂ©vĂ©nements», dâopĂ©rations de police», dâopĂ©rations de maintien de lâordre» etc. Il faut attendre une loi de 1999 pour une reconnaissance officielle. Les guerres de mĂ©moires ont fait rage aprĂšs la fin du conflit et jusquâĂ aujourdâhui â Du cĂŽtĂ© de la France, lâoubli est organisĂ© par toute une sĂ©rie de lois qui, entre 1962 et 1982, amnistient les auteurs dâexactions, dâactes de torture. Il y a aussi les mĂ©moires dâopposant de gauche rĂ©seau Janson combattant auprĂšs du FLN, de droite nationaliste les membres de lâOAS eux-mĂȘmes emprisonnĂ©s et torturĂ©s pour certains. â Du cĂŽtĂ© algĂ©rien, le discours officiel fait lâobjet dâune vĂ©ritable confiscation par le pouvoir. Lâexpression de guerre de LibĂ©ration» est employĂ©e comme celle de rĂ©volution nationale» pour forger un mythe unitaire. Le FLN Front de LibĂ©ration Nationale avec son bras armĂ©, lâALN ArmĂ©e de libĂ©ration nationale, apparaĂźt comme la source unique du nationalisme algĂ©rien. â Les mouvements rivaux du FLN comme celui de Messali Hadj, le Mouvement Nationaliste AlgĂ©rien MNA, sont oubliĂ©s», les horreurs des attentats du FLN sont tues, le nombre des victimes algĂ©riennes souvent surĂ©valuĂ© de maniĂšre Ă rejeter toutes les fautes sur les Français. â Longtemps oubliĂ©es, les mĂ©moires des victimes sâexpriment de nouveau mĂ©moire des pieds-noirs» la nostalgĂ©rie», mĂ©moire des harkis qui rejettent la date du 19 mars 1962 comme commĂ©moration de la fin de la guerre dâAlgĂ©rie, car pour eux cette date marque le dĂ©but de massacres sanglants. II. Un dĂ©bat historique et ses implications politiques les causes de la PremiĂšre Guerre mondiale Lâhistorien Christopher Clark dans Les Somnambules 2013 relance les dĂ©bats les origines de la Grande Guerre Les premiers coups de feu nâĂ©taient pas encore tirĂ©s que lâon en cherchait dĂ©jĂ les causes». La PremiĂšre guerre mondiale est avant tout un combat dâhistoriens» On doit cette formule Ă Nicolas Offenstadt. DĂšs les annĂ©es de guerre, les historiens allemands et français ont dĂ©fendu et lĂ©gitimĂ© le point de vue de leur nation en armes dans le cadre de la mobilisation des esprits», câest-Ă -dire de la propagande et du bourrage de crĂąne. Rapidement se dessine un dĂ©bat majeur sur les responsabilitĂ©s de la guerre, dans la lignĂ©e de lâarticle 231 du traitĂ© de Versailles qui rend les Allemands responsables» du dĂ©clenchement de la guerre. Des dĂ©bats majeurs dĂšs lâentre-deux-guerres TrĂšs vite, sâaffirme un courant rĂ©visionniste, dĂšs lâentre-deux-guerres mondiales il est portĂ© par les Allemands, qui veulent se dĂ©gager de leurs seules responsabilitĂ©s, mais aussi des militants de gauche et pacifistes appelant Ă la rĂ©vision du traitĂ© de Versailles. Il insiste sur le caractĂšre multilatĂ©ral des responsabilitĂ©s, refusant de tout faire porter sur lâAllemagne. Les SoviĂ©tiques mettent eux en avant les responsabilitĂ©s du rĂ©gime tsariste et de son alliĂ© français. Les MĂ©moires de Raymond PoincarĂ© visent Ă dĂ©fendre son action ; celles de Sir Edward Grey- alors SecrĂ©taire dâĂtat au Foreign Office - restent Ă©vasives. Ce dĂ©bat entre en sommeil sous Hitler et dans lâaprĂšs-Seconde Guerre mondiale, Ă©clipsĂ© par celui sur les crimes nazis. Mais il rejaillit dans les annĂ©es 1960, lorsque lâhistorien allemand Fritz Fischer publie Les buts de guerre nazis, remettant en cause les visĂ©es impĂ©rialistes de lâAllemagne. Dans les annĂ©es 1990, les dĂ©bats se dĂ©placent vers des enjeux dâhistoire culturelle StĂ©phane Audoin-Rouzeau, Annette Becker et lâHistorial de PĂ©ronne ouvert en 1992 mettent lâaccent sur la culture de guerre», marquĂ©e par la haine de lâennemi inculquĂ©e aux gĂ©nĂ©rations de combattants, ce qui expliquerait leur consentement. Les enjeux se dĂ©placent vers lâaprĂšs-guerre avec la notion de brutalisation» George Mosse. Ce qui soulĂšve aussi des critiques la culture de guerre» serait trop totalisante et prĂ©jugerait trop du consentement» lĂ oĂč il y a souvent de lâĂ©vitement, elle ne fait pas de diffĂ©rence entre arriĂšre et front, ne prend pas assez en compte les identitĂ©s des individus religieuses, politiques, locales, affectives, ni les hĂ©ritages de temps long, bien antĂ©rieurs Ă la guerre elle-mĂȘme. III. Histoire, mĂ©moire et justice les tribunaux rwandais Les gĂ©nocides et crimes de masse font de plus en plus lâobjet de procĂšs en justice, qui participent de lâĂ©criture de lâhistoire de lâĂ©vĂ©nement, en prenant en compte les diffĂ©rentes mĂ©moires. En quoi le gĂ©nocide des Tutsis au Rwanda a-t-il fait figure de laboratoire de justice»? Trois types dâinstances juridictionnelles ont ainsi Ă©tĂ© saisies, pour le crime de masse le plus jugĂ© de toute lâhistoire Le Tribunal pĂ©nal international pour le Rwanda Il est installĂ© Ă Arusha, en Tanzanie, Ă quelque 750 km de Kigali et des lieux des massacres, et prend pour modĂšle le Tribunal pĂ©nal pour la Yougoslavie, dont le Conseil de SĂ©curitĂ© de lâONU a repris les statuts afin de juger les criminels de guerre, mais sans se soucier des particularitĂ©s du Rwanda. Il prononce une cinquantaine de condamnations dĂ©finitives 35 ans par exemple pour le colonel Bagosora, accusĂ© dâĂȘtre un des principaux planificateurs et une douzaine dâacquittements. Un verdict trĂšs partiel donc, dâautant que seuls les extrĂ©mistes Hutu ont Ă©tĂ© jugĂ©s, et non les crimes de masse du Front patriotique rwandais. Les vĂ©ritables cerveaux du gĂ©nocide nâont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s. De nombreuses juridictions nationales sont intervenues Dâabord, au Rwanda de nombreux criminels de guerre y ont Ă©tĂ© extradĂ©s depuis les pays voisins pour ĂȘtre jugĂ©s. Surtout, le mĂ©canisme de la compĂ©tence universelle a permis aux juridictions du monde entier de juger certains crimes comme la torture, mĂȘme si les coupables ne sont pas des ressortissants du pays et les actes ne sây sont pas dĂ©roulĂ©s partout oĂč des suspects ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et sâils nâĂ©taient pas rĂ©clamĂ©s par le TPIR Bruxelles, MontrĂ©al, Paris. Tous les gĂ©nocidaires nâont pas encore Ă©tĂ© attrapĂ©s et jugĂ©s. Actuellement, une trentaine de dossiers sont aux mains du TGI de Paris, saisi sur plainte des parties civiles. ParallĂšlement, des enquĂȘtes se poursuivent aussi sur les responsabilitĂ©s de la France dans le gĂ©nocide. Plus original, les tribunaux populaires traditionnels Les gacaca sont des tribunaux Ă ciel ouvert. Avec 12 000 juridictions environ, et prĂšs de 140 000 juges, 1,9 million de procĂšs se sont ainsi tenus dans le pays. Comme le gĂ©nocide a Ă©tĂ© perpĂ©trĂ© entre voisins» HĂ©lĂšne Dumas, il sâest agi dâune justice de proximitĂ©. Au total, 800 000 personnes ont Ă©tĂ© reconnues coupables de participation aux tueries et aux viols. Beaucoup ont Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©es mais la plupart ont Ă©tĂ© soumises Ă des peines alternatives Ă lâemprisonnement et sont retournĂ©es vivre dans les collines, dans leur village. Bref, lâessentiel de la justice a Ă©tĂ© dĂ©centralisĂ© et sâest tenu dans les prisons, puis dans les villages des collines, Ă ciel ouvert⊠Seule maniĂšre de faire passer la justice et dâĆuvrer Ă la rĂ©conciliation nationale. IV. Histoire et mĂ©moire des gĂ©nocides des Juifs et des Tsiganes Quâest-ce quâun gĂ©nocide? Le terme de gĂ©nocide a Ă©tĂ© forgĂ© en 1944 par un juriste polonais juif rĂ©fugiĂ© aux Ătats-Unis, RaphaĂ«l Lemkin. Il cherchait alors un terme pour rendre compte de la nouveautĂ© radicale et de lâĂ©normitĂ© que constituaient les massacres de masse visant lâextermination, lâannihilation dâune population entiĂšre. Le nĂ©ologisme est nĂ© de lâassociation du terme grec genos» groupe au suffixe latin -cide» dĂ©signant le meurtre. Son action inlassable en faveur de la reconnaissance du crime de gĂ©nocide fut couronnĂ©e de succĂšs Ă lâONU en 1948, avec lâadoption de la Convention pour la prĂ©vention et la rĂ©pression du crime de gĂ©nocide par lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU. Le gĂ©nocide est ainsi lâintention de dĂ©truire en tout ou partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel». Cela ne concerne donc pas lâappartenance politique ou la classe sociale. 5 Ă 6 millions de juifs shoah et 250 000 Ă 500 000 Tsiganes porajmos en furent les de la Shoah, entre mĂ©moires et histoire Dans lâhistoriographie, le gĂ©nocide des Juifs est prĂ©sentĂ© comme une nouveautĂ© radicale et absolue, sans Ă©quivalent dans le monde. Le devoir de mĂ©moire est encouragĂ©, par le biais de centaines de mĂ©moriaux Yad Vashem Ă JĂ©rusalem en 1953. Il sâest dĂ©veloppĂ© en plusieurs temps un premier mouvement de tĂ©moignages de masse durant la guerre et le gĂ©nocide, perpĂ©tuĂ© aprĂšs-guerre par les Livres du souvenir collectant des milliers de tĂ©moignages. Les annĂ©es 1960 constituent un tournant, avec le procĂšs dâEichmann Ă JĂ©rusalem, si bien que la mĂ©moire du gĂ©nocide est dĂ©sormais constitutive de lâidentitĂ© juive. Dans les annĂ©es 1970, une fiĂšvre mĂ©morielle avec beaucoup de publications et ouvrages Ă©crits en IsraĂ«l et en Europe, de multiples programmes de recherches cours universitaires, lâentrĂ©e dans les programmes scolaires, de mĂȘme que films documentaires ou fictionnels Shoah de Claude Lanzmann en 1985. Cela dĂ©bouche dans les annĂ©es 1980-90, des inculpations pour crimes contre lâhumanitĂ© Klaus Barbie. Avec la fin de lâURSS et de la guerre froide, avec le micro-filmage de toutes les archives existant dans le monde, notamment celles de lâex-URSS. Des dĂ©bats houleux se sont dĂ©veloppĂ©s avec lâaffirmation du nĂ©gationnisme Rassinier, Darquier de Pellepoix, Faurrisson En France, la loi Gayssot en 1990 rĂ©prime la nĂ©gation de crime contre lâhumanitĂ©. Sans aller jusque-lĂ , certains historiens ont cherchĂ© Ă comparer les totalitarismes et leurs crimes de masse lâAllemand Ernst Nolte le premier, dans les annĂ©es 1980, cherche Ă relativiser les crimes du IIIĂšme Reich par la comparaison avec lâURSS stalinienne et soulĂšve un vĂ©ritable tollĂ© querelle des historiens» en RFA - Historikerstreit. En tout cas, la Shoah nâest plus le paradigme exclusif du gĂ©nocide avec des recherches trĂšs nombreuses sur dâautres cas historiques ArmĂ©niens, Cambodgiens, Tutsis du Rwanda etc⊠CE QUâIL FAUT RETENIR Histoire et mĂ©moire sont Ă distinguer. Il arrive toutefois que lâHistoire se retrouve au cĆur d'engrenages politiques et idĂ©ologiques qui lâĂ©loignent de son axe objectif. TantĂŽt outils de propagande, tantĂŽt vecteurs de justice, lâHistoire et la mĂ©moire ont subi diverses tentatives dâinstrumentalisation avant, pendant et aprĂšs les conflits mondiaux.
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B Histoire et mémoires du conflit en métropole. 1. Oublier la « sale guerre » : le tabou de la torture. 2. Du réveil des mémoires à la reconnaissance mémorielle. C. Histoire et mémoires
1. Accroche Vichy, un passĂ© qui ne passe pas » Henri Rousso, les Fçs ont du mal Ă passer .... 2. Cadre lexical - ...de la mĂ©moire*, une approche affective et polĂ©mique du passĂ©... - ...Ă l'histoire*, une approche froide et objective. - Car la SGm en France un conflit qui a profondĂ©ment divisĂ© la nation*. > a induit et refoulĂ© diffĂ©rentes mĂ©moires, selon les Ă©poques et les groupes L'historien doit non seulement retrouver la vĂ©ritĂ© des faits, mais analyser ces mĂ©moires comme reflets de points de vue divers et en Ă©volution. 3. Cadre spatio-temporel - Non pas 1939-45, mais de 1945 Ă nos jours donc les 70 derniĂšres annĂ©es 1945 Fce sort traumatisĂ©e de la Sgm Auj, Sgm un objet froid » alq la Guerre d'Alg ne l'est pas encore 4. ProblĂ©matique et Plan... chrono-thĂ©matique Pbtq Quelles mĂ©moires ont Ă©tĂ© construites de la Sgm en Fce depuis 1945 ? I 1945 â annĂ©es 1960 le mythe rĂ©sistancialiste ou l'histoire refoulĂ©e II AnnĂ©es 1970-95 la mĂ©moire retrouvĂ©e grĂące Ă la critique historique III Depuis 1995 des mĂ©moires pacifiĂ©es par l'histoire I 1945 â annĂ©es 1960 le mythe rĂ©sistancialiste ou l'histoire refoulĂ©e A. 1944- 1945, l'Ă©puration en France manifeste le traumatisme laissĂ© par la SGm = rĂ©press° des collaborateurs sauvage exĂ©cution de 9 000 collabos Ă©tĂ© 44, puis lĂ©gale-130 000 procĂšs officiels > 1500 exĂ©cut° et 40 000 emprisonnements , dont celui de PĂ©tain Quelques Ă©lĂ©ments deviennent des angles morts de la mĂ©moire oct 1940 1er statut des Juifs, puis rencontre de Montoire et dĂ©but officiel de la Collaboration 16 juil 42, rafle du Vel d'Hiv 12 000 Juifs arrĂȘtĂ©s par la police parisienne dont femmes et enfants 1942-43 occupation de la Zone Libre, crĂ©ation de la Milice police politique française Bilan 76 000 Juifs français dĂ©portĂ©s 25% des Juifs français C. Une mĂ©moire rĂ©sistante au service de l'unitĂ© nationale Une mĂ©moire d'Etat, officielle de Gaulle, au pouvoir en 1944-46, puis 1958-69 la Ive Rep 1946-58, qui a besoin de dirigeants Mitterrand l'accomodant les Communistes, puissants de 44 Ă 1958, 1/3 des voix sous la Ive Rep, soucieux de faire oublier le pacte germano-soviĂ©tq > Par des commĂ©morations nbses Mont ValĂ©rien, discours, monuments etc. commĂ©morer, cĂ d cĂ©lĂ©brer publiquement un souvenir > faire entrer dans la mĂ©moire collective 2. Une exaltation de la rĂ©sistance, qui gomme la collaboration et le gĂ©nocide . Quelques exemples en retenir 2 ou 3 1946 La bataille du rail film, RenĂ© ClĂ©ment = hĂ©roisation de la rĂ©sistance 1947 Si c'est un homme livre, Primo Levi aucun succĂšs 1951-54 Lois d'Amnistie des faits de collaboration acte juridique qui exige d'oublier, donc interdit d'Ă©voquer ou de sanctionner des fautes passĂ©es. 1954 Histoire de Vichy livre de l'historien Robert Aron> idĂ©e que De Gaulle et PĂ©tain ont jouĂ© un rĂŽle complĂ©mentaire pour la dĂ©fense de la France, comme le glaive » DG et le bouclier » P, en minorant la collaboration p. 103 1955 Nuit et Brouillard film documentaire, Alain Resnais montre une dĂ©portation qui a touchĂ© essentiellement les rĂ©sistants amalgamĂ©s aux Juifs - Les dĂ©tails montrant la collaboration française sont censurĂ©s par le gvmt. p. 100-101 II AnnĂ©es 1970 - 1995 la mĂ©moire retrouvĂ©e, grĂące Ă la critique historique A. Le retournement » la fin des blocages 1. Sur le gĂ©nocide, - Le tournant 1961 ProcĂšs Eichmann en IsraĂ«l, contre un haut responsable nazi = rĂ©veil gĂ©nĂ©ral de la mĂ©moire du gĂ©nocide juif, idĂ©e qu'on peut et doit en parler >France 1985 Shoah film documentaire, Claude Lanzmann = mĂ©moire des persĂ©cut° juives fondĂ©e sur des tĂ©moignages contemporains sans film d'archives. p. 95/4 2. Sur la collaboration le tournant, symbolique, 1970, la mort de dG 1971 le Chagrin et la PitiĂ© film, Marcel Olphus = Documentaire simple sur la France occupĂ©e, qui a collaborĂ© au quotidien. = brise l'image d'une Fce unanimement rĂ©sistante et hĂ©roĂŻque. Film refusĂ© Ă la TV. Gd succĂšs en salle. p. 92/1 1973 La France de Vichy livre de l'historien amĂ©ricain Robert Paxton = l'historien montre le rĂŽle actif de la Fce ds la dĂ©portation et les rĂ©pressions. p. 93/2 B. De nouvelles polĂ©miques anecdotique 1982 Papy fait de la rĂ©sistance film, Jean-Marie PoirĂ© dĂ©rision de la rĂ©sistance AnnĂ©es 1980, essor des thĂšses nĂ©gationnistes* nĂ©gation de l'existence des chambres Ă gaz > du gĂ©nocide > du crime commis contre l'humanitĂ© IdĂ©e dĂ©veloppĂ©e par l'universitĂ© de Lyon dans les annĂ©es 1980 en rĂ©action, poursuites judiciaires et procĂšs tĂ©lĂ©visĂ©s d'anciens pro-nazis ntmt par l'avocat Serge Klarsfeld â p. 92 et 103 pour montrer la rĂ©alitĂ© de la collaboration antisĂ©mite >1987 Klaus Barbie chef all de la Gestapo Ă Lyon > crime contre l'humanitĂ©, prison Ă perpĂ©tuitĂ© > 1994 ProcĂšs tĂ©lĂ©visĂ© de Paul Touvier chef fr. de la Milice lyonnaise ; plusieurs fois graciĂ© ou protĂ©gĂ© jusque dans les annĂ©es 1970 > prison Ă perpĂ©tuitĂ© 16 juill 1990 Loi Gayssot contre le nĂ©gationnisme, rĂ©visĂ©e en 2011 pour tous les gĂ©nocides. puis d'autres lois mĂ©morielles*, imposant un point de vue de l'Etat sur l'histoire III Depuis 1995 des mĂ©moires pacifiĂ©es par l'histoire A. La repentance* 1995 Discours du PdR J. Chirac au Vel d'Hiv p. 93, 4 et 6 "il est dans la vie d'une nation des moments qui blessent la mĂ©moire...Oui, la folie criminelle de l'occupant a Ă©tĂ© secondĂ©e par des Français par l'Etat français". = reconnaissance officielle de la responsabilitĂ© de la Fce dans le gĂ©nocide » et excuses > instauration du 16 juill comme MĂ©morial Multiplication des expositions, des tĂ©moignages au nom du devoir de mĂ©moire » > jusqu'Ă l'excĂšs par ex N. Sarkozy impose la lecture obligatoire de la lettre de Guy Moquet, jeune fusillĂ©...emprisonnĂ© pour son communisme plus que sa rĂ©sistance B. Une vision plus nuancĂ©e 1997-98 procĂšs Maurice Papon Secr GĂ©nĂ©ral de la PrĂ©fecture de Bordeaux ; p. 98-99, ntmt 99/6 10 ans de rĂ©clusion pour âcomplicitĂ©â de crime contre l'humanitĂ© a agit par obĂ©issance, alq aurait dĂ» dĂ©sobĂ©ir Typologie des Franças sous l'Occupation qqs âcollaborationnistesâ, une majoritĂ© d'âattentistesâ, des des âvichyssois rĂ©sistantsâ , des "rĂ©sistants ponctuels »... Une approche pacifiĂ©e cf commĂ©moration des 70 ans du dĂ©barquement, le 6 juin 2014 la commĂ©moration de la paix », plus 20 chefs d'Etat et de gvt, dont l'AmĂ©ricain Barack Obama, le Russe Vladimir Poutine, la reine d'Angleterre et l'Allemande Angela Merkel, en hommage Ă "toutes les victimes du nazisme" Conclusion Plusieurs mĂ©moires de la Sgm en Fce, pcq plusieurs acteurs rĂ©sistants, juifs, collabos, majoritĂ© attentiste.... Parmi ces mĂ©moires, la mĂ©moire d'Etat, la mĂ©moire officielle, est particuliĂšre, pcq responsable de l'unitĂ© de la nation, et a connu une Ă©volution importante. L'histoire a besoin de ces mĂ©moires, mais prend du recul > L'histoire est un remĂšde contre les abus de mĂ©moire... A pacifiĂ© les mĂ©moires de la Sgm, doit encore le faire pour la Guerre d'AlgĂ©rie.
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