Une famille comme une autreRésumé du chapitre précédent Houni »Yugi sursauta au son de cette voix inconnue, il releva brusquement la tête et vit une silhouette debout devant sa fenêtre à travers laquelle les premiers rayons solaires entraient dans la pièce, mais dont les traits étaient cachés par le contrejour. Qui êtes-vous ? »Il ne savait pas pourquoi, mais il fut convaincu que l'intrus avait souri. Ne me reconnais-tu pas, petit-frère ? »Chapitre 5 Horus et Seth Des plus profonds désirs naissent les haines les plus mortelles » - Socrate - YAMI ? »Il bondit de son lit et se jeta sur l'intrus. Yami ! C'est toi ? C'est vraiment toi ? » S'exclama-t-il mi- riant mi- pleurant, heureux de sentir ce corps étrangement familier dont le contact amenait des vagues de chaleur à l'intérieur de lui, comme s'il revivait enfin. Pourquoi cette question ? » rigola Atem en l'entourant de ses bras. Tu m'as... tellement... manqué » parvint à dire Yugi entre deux roi fit remonter sa main dans son dos dans une légère caresse avant de passer tendrement ses doigts fins dans les cheveux en forme d'étoile de son aibou, qui humait son odeur à pleins poumons. Moi aussi tu m'as manqué » murmura l'élu des dieux en fronça les sourcils, il y avait quelque chose qui clochait dans ce ton, comme s'il était teinté d'une certaine ironie. Il leva la tête vers le pharaon qui lui offrit un sourire rassurant, Yugi plongea dans le lac rouge de son vis à vis la tête la première comme s'il cherchait quelque chose qui lui prouverait qu'Atem était bien revenu, que ce n'était pas qu'une illusion de son esprit. Il ne trouva qu'un affreux vide. Surpris, il s'éloigna à contrec½ur de l'étreinte de son idole et le scruta avec inquiétude. Atem ? » Désolé de te décevoir, Yugi. » Comment ? » Laisse-moi te raconter une petite histoire. »Le moins jeune s'assit sur le lit et invita le plus petit à s'installer sur ses genoux, ce qu'il fit avec une confiance aveugle, malgré le milliard de questions qui se bousculaient dans sa fut là son même moment, dans la même ville, à seulement quelques rues d'écart, un jeune homme songeur errait depuis la veille au soir trouvant la nuit propice à la réflexion. Une question en particulier revenait souvent Pourquoi était-il toujours là ?Il se baladait dans les rues encore désertes à cette heure précoce, le visage impassible, ses pas étaient légers, il se confondait aisément dans les ombres comme le voleur qu'il avait l'avait-il défendu devant Osiris ? Pourquoi avait-il demandé qu'il reste dans le monde des vivants, qu'une seconde chance lui soit accordée? Il éclata d'un rire cynique. Mais qu'est-ce qui avait bien pu passer dans la tête du pharaon ? Yugi lui aurait-il à ce point pourri l'esprit ? Mais le regard qu'Atem lui avait lancé, avant que le monstre 4 se recule et qu'il puisse retourner sain et sauf d'où il était venu, en aurait intrigué plus d'un. Comme du... regret ? Absurde. Un rire tonitruant l'interrompit dans ses réflexions. Eh bien tu t'en pose des questions ! »Il se retourna vivement. L'homme était presque trentenaire, assez grand, ses cheveux qui brillaient d'un éclat d'argent étaient coupés au carré, ondulés en de petites vagues satinées, tombant sur ses épaules et, ses yeux... verts d'une clarté presque limpide, vous emprisonnaient dans leurs eaux. S'il avait été un élément, la source de vie aurait été sa meilleure représentation. Yamasu ? »Lui qui se vantait de plus pouvoir être surpris de beaucoup de choses était sur le coup, il fallait bien l'admettre, prit de court. Les gens m'appellent plutôt Yvan en ce temps, mais libre à toi, Roi des voleurs » déclara-t-il en lui offrant son éternel sourire se méfiait des sautes d'humeurs spectaculaires de Yamasu et resta donc sur ses gardes, connaissant trop bien l'homme devant lui. Ils avaient été relativement proches à une période révolue de leur enfance où ses tuteurs », nomades, avaient daignés rester au même endroit plus de trois mois d'affilé, un exploit! Dommage que le seul qui aurait pu y répondre soit mort et momifié » ricana osait-il fouiller ses pensées ? Il pouvait bloquer Pegasus mais pas lui. Bakura aurait sincèrement voulu se mettre en colère mais il n'y arrivait pas. Il était juste quelque peu agacé. Que fais-tu là ? » demanda-t-il sèchement. N'ai-je pas le droit de me promener ou bon me semble, vieil ami ? »Le vieil ami en question grimaça à l'appellation et insista d'une voix grinçante Ne me prends pas pour un imbécile, je sais que si tu t'es arrêté pour me parler c'est qu'il y a une raison. Sache que je refuse »Le visage de son vis-à-vis se ferma complétement et il fit volteface, entrainant son manteau de fourrure blanche à tournoyer élégamment autour de sa fine silhouette. Je voulais juste te revoir, Meyou 1. Et pour information j'ai senti la présence de l'héritier combinée à celle de Seth dans le coin. Intriguant, non seulement qu'ils soient réunis mais que leurs magies se soient réveillées... » Ajouta-t-il d'un ton rêveur avant de disparaitre Bakura ne savait bien étrange personnage... Et c'était quoi cette histoire d'héritier ? Il s'en foutait non ? Mais le voleur était d'un naturel curieux. Il allait donc tirer cette affaire au clair.*Parc de Domino*Joey et Téa soupirèrent de concert. Ils se tenaient devant une impasse. Comment remonter le moral de leur ami ? Malgré sa pathétique comédie ils voyaient bien qu'il n'allait pas bien. Ils virent Mai arriver au loin, l'air perturbée. Son petit-ami alias Joey se précipita vers elle en lui demandant ce qu'elle avait, vite suivi du reste de la bande. Voilà des mois qu'ils n'avaient pas eu de nouvelles d'elle, la blonde déclinait leurs appels, ne répondait plus à leurs messages et les laissait plantés devant une porte fermée, jamais la même. Lorsque Téa avait envoyé le message général pour ce rendez-vous elle n'aurait jamais cru que la blonde viendrait. J'ai quelque chose à vous avouer... »***Ahmosis/Akio lui offrit un grand sourire enfantin qui contrastait avec la finesse de ses traits et lui sauta dans les bras Yamasu/Yvan le réceptionna sans peine. Seto/Seth regardait cette scène touchante d'un air absent. Ça faisait longtemps » commenta-t-il simplement en l'invitant d'un geste à venir s'assoir sur l'un des fauteuils de son le fit, gardant le jeune homme contre lui à la manière d'Atem. L'ainé Kaiba s'installa sur le sofa bleu glace en face d'eux. Je veux ramener Atemu »Yvan acquiesça. J'ai besoin de toi et des autres » Je m'en doutait. Je pense que Bakura ne tardera pas »Le multimilliardaire haussa un sourcil mais ne releva pas, il était assez intelligent pour avoir deviné ce que cette parole impliquait et savait pertinemment qu'il n'aurait pas de réponse concrète s'il exigeait plus de précisions. Akio en était arrivé à la même conclusion et lâcha un soupir frustré. Yamasu leur offrit un sourire éblouissant avant de reprendre immédiatement un air plus sérieux. Pour les autres ça va être compliqué » Tu ne m'apprends rien, mais j'en ai deux trois à portée de main »Ce fut au tour d'Yvan de hausser un sourcil. Qui ? » Kisara, Téana et Maï. Je soupçonne cette dernière d'avoir été sujette aux mêmes réminiscences que nous. Si c'est le cas l'explosion de magie de tout-à-l'heure devrait la persuader de nous rejoindre comme il a été cas pour toi je suppose ».Le silence de l'homme fut classé comme oui ».*** Mai ? »Le parc était anormalement désert cet après-midi-là, même le chant des oiseaux et le murmure du vent s'étaient tut. L'atmosphère était pesante, presque hostile. Se mêlaient inquiétude, ranc½ur, culpabilité, curiosité et une colère à peine voilée. Seul le léger bruissement des feuilles sous la brise allégeait quelque peu ce silence lourd de sens. La bande d'amis attendait patiemment que la jeune femme leur dise enfin ce qui n'allait pas."Mai?" interpella une seconde fois inspira un bon coup avant d'enfin reprendre la parole Pardon je suis désolée. Tellement désolée ! Je ne voulais pas vous impliquer, m'impliquer dans tout ça..."***" Ils prennent du temps tout de même" lâcha Seto avec une pointe d'agacement."Hum?" fut la seule réaction de son prétendu cousin. Son frère adoptif 3 resta sans réaction et les traits de son " neveu" 2 se durcirent. Seto ne put s'empêcher de penser une énième fois qu'il ressemblait à son père." Si, au moins une journée dans nos existences, nous jouions cartes sur table?" clama Akio d'une voix claire et chose avait changé chez le jeune homme. Là, tous se rappelèrent d'un prince en essor qu'ils avaient tous respecté, d'une façon ou d'une autre, et qui ressortait dans le comportement d'Akio et son autorité nouvellement se reflétait dans le regard liquide d'Yvan qui l'observait attentivement. Une forte barrière, gardée intacte depuis que le pharaon l'avait dressée, l'empêchait d'accéder à son esprit mais il parvenait néanmoins distinguer un peu de son aura. Un doux sourire apparut sur ses lèvres enfin une semblable à la sienne. Il frappa dans ses mains, faisant sursauter les personnes présentes dans le salon." Pourquoi pas?" s'écria-t-il d'un ton peu trop enjoué pour être naturel. " Si nous commencions par faire sortir votre vieil ennemi de sa cachette?"Les trois autres hommes le regardèrent sans comprendre. L'ancien commerçant de renom tourna la tête vers le haut et encouragea avec une certaine ironie"Il ne faut pas avoir peur, Meyou, après tout tu fais partie de la famille."Ils n'eurent pas le temps d'encaisser l'information qu'un bruit métallique retentit dans le silence interrogateur et un corps tomba lourdement du plafond pour atterrir au milieu d'eux. Haletant, les cheveux plaqués sur sa peau, le front couvert d'une fine pellicule de sueur, sonné, Bakura se releva aussitôt et pointa un doigt furieux vers le trentenaire" YAMASU FILS D'HEROU! J'exige une explication! "" FILS D'HEROU?" s'exclama Ahmosis en écho. " Mais n'est-il pas le frère ainé de mon père?"***Dès que le visage d'Atem était sorti de son champ de vision, Yugi avait su que quelque chose n'allait pas. Non, pas su, il l'avait su depuis le début, disons plutôt qu'il ne pouvait plus passer outre. Un bras l'encerclait fermement, presque à lui en faire mal, mais son propriétaire ignorait ses faibles protestations. Le sentiment de sécurité qu'il aurait dû ressentir, qu'il avait toujours ressenti, en présence de son yami avait disparu. Là, il avait peur. Il ne put s'empêcher de trembler lorsque le pharaon reprit la parole avec un détachement et une froideur qui jamais ne lui fut adressé auparavant, pas à lui." Pourquoi trembles-tu Houni? Il m'a bien semblé entendre celui dont j'ai pris la forme dire que tu ne tremblerais jamais devant lui. A moins que tu ais compris qui je suis réellement, ceci n'est pas pardonnable."" QUOI? LÂCHEZ-MOI! JE NE SUIS PAS CELUI QUE VOUS CROYEZ. JE SUIS YUGI MÛTO! PAS HOUNI!""Chut."Yugi aurait certainement voulu continuer de crier mais de sa bouche aucun son ne pu sortir dès cet instant-là." Changer d'époque et de nom ne sont pas des prétextes valables pour renier tes origines, prince d'Egypte. J'avais dit que j'allais te raconter une histoire, et j'ai pour habitude de tenir parole."***Bakura ne put s'empêcher de frissonner au regard noir que lui envoya Yvan à cet instant-là." C'était censé être un secret, Bakura."Il avait craché son nom comme une insulte, et c'était mauvais signe." Es-tu seulement le fils d'Akhésa?" demanda Seto, indifférent au regard rougeoyant de colère de son... quelque soit la réponse, s'affrontèrent un moment, les yeux dans les yeux, puis la tension retomba d'un coup. Ils étaient de force caractérielle égale cela n'aurait servi à rien de continuer un duel aussi vide de sens, car Seto était un Kaiba, et un authentique membre de la famille "ténèbres"."Oui. Et Bakura est mon demi-frère, par notre père. Il est grand temps que tu saches une ou deux choses Meyou."Le chaton 1 en question ne bougea pas d'un millimètre et Akio laissa échapper un soupir agacé" Tu voulais des réponses non? Eh bien assieds-toi près de nous pour qu'ils nous disent ce qu'ils ont à dire" déclara-t-il d'un ton à la limite du cassant." Qui es-tu toi d'abord?" répliqua le pilleur de cet importun pouvait se permettre de s'assoir sur SON AMI, heu... demi-frère... peu importe, pour QUI ce gamin se prenait-il? Il n'eut pas le temps de fulminer encore plus que l'ainé Kaiba l'agrippa fermement par le bras et l'obligea à s'assoir sur le canapé bleu un peu trop dur pour ses fesses délicates. Bakura voulut protester mais aucun son ne sortit de sa bouche, il ne pu que fusiller un Yvan impassible du regard.***Le faux Atem adressa un sourire tout sauf avenant à Yugi avant d'entamer son récit" A la chute de la famille "ténèbres", car c'est ainsi qu'elle était surnommée, les croyances de bases que le peuple d'Egypte entretenait ont été modifiées. Les nouveaux dirigeants étrangers, manipulé par certains de tes ancêtres, ont peu-à-peu "réinterprétés" l'histoire, jusqu'à la changer complètement"***" Bakura" interpella sèchement Seto. "Sache que certaines de nos légendes ont été déformées après la mort de notre dernier représentant. En premier lieu, Horus n'a jamais été aussi blanc qu'Isis a toujours voulu le penser, et les exemples de ceci sont assez nombreux." Note de MephK Moi je dis que c'est Isis la sorcière assoiffée de pouvoir et Horus, comme son père, est juste un pauvre pion destiné à lui servir le trône sur un plateau d'argent. XD Il faut bien admettre que l'intérêt de Bakura était piqué.***"Horus était déjà né lors de l'assassinat de son père. Il avait été présent lors de ce banquet, il avait vu le piège mais pourtant il avait laissé Seth agir. Diverses conclusions en ont été tirées. La plus plausible selon moi est que... 5" poursuivit Seto.***"Tu sais Houni, Horus et Seth ont tous deux complotés à la chute d'Osiris. Avant de se retourner ainsi l'un contre l'autre ils avaient même été amis. Car ils étaient semblables autant qu'ils étaient opposés. Voyant leurs forces égales ils décidèrent donc de conclure un pacte ils laissèrent leurs descendances respectives en Egypte, celle qui l'emportera sur l'autre donnera à leur fondateur l'empire de la Terre. Avant même qu'elles ne se croisent pour la première fois, les deux familles étaient destinées à s'entre-tuer mais, paradoxalement, à s'unir aussi. " Note de MephK Et tu connais l'histoire d'Horus qui se fait violemment baiser par Seth, au sens le plus littéral du terme ? XD Parce que ça m'y fait gravement penser.***"Vois-tu , notre existence même tiens d'un vulgaire pari, mais notre pouvoir est non négligeable. Mais, tous concentrés sur leur petite guéguerre, ils n'ont même pas envisagé qu'un jour leurs rejetons pourraient se révolter contre eux et réclamer ce qui leur est dû. S'ils parvenaient à s'unir ils auraient en leur possession un pouvoir comparable à celui des dieux. Mais encore leur faudrait-il assez de volonté pour cela et je pense que ton Atem pourrait très bien faire l'affaire. Ce qui est assez fâcheux."***" Nous pourrions même en avoir assez pour ramener Atemu dans notre monde."" Et vous voulez que je vous y aide?" s'exclama Bakura. " Mais qu'ai-je à y gagner? Cette histoire même ne tiens pas la route, contrairement à vous, je n'ai aucun pouvoir."" Que tu aies survécu à Kul Elna est la preuve indisputable du contraire." intervint Yamasu." Pardonnez-moi messieurs" interrompit Roland en faisant irruption dans la pièce. " Mais un groupe de jeunes gens demande la permission d'entrer."" Ce n'est pas trop tôt, faites-donc."***" J'imagine que tu as à présent compris la raison de ma présence en ces lieux mon cher Houni."L'usurpateur passa la main dans la chevelure du "Roi des Jeux" officiel avec une tendresse tout à fait crédible si on ne voyait pas l'éclat de cruauté dans ses yeux rouges."Yugi?"Salomon Mûto ouvrit doucement la porte de la chambre et jeta un coup d'oeil à l'intérieur. Vide de toute présence humaine. Il fronça les sourcils, d'habitude son petit fils ne sortait pas tant que cela n'était pas nécessaire, et surement pas sans le prévenir avant. Peut-être serait-il bon de vérifier si un mot ne trainait pas quelque part dans la maison? Il allait refermer la porte lorsqu'un détail l'intrigua, comme un éclat doré, en provenance du lit. Lorsqu'il fut assez proche pour le voir, son coeur déjà fragile eut plusieurs ratés et, sa respiration se coupa. Là, dispersé en pièces éparses le puzzle du millénium. L'une d'elles, en forme d'oeil, semblait le fixer tristement. 1Meyou chat dans le sens chaton ici ^^ en Egyptien2 On aurait carrément pu mettre des guillemets partout lol3 MephK n'a pas compris qu'il s'agissait de Mokuba, donc je le précise. 4 Lors du jugement le coeur est mis sur une balance aux côtés d'une plume si le coeur est plus léger ou égal l'âme a accès à l'au-delà sinon elle est dévorée par un monstre, ainsi détruite5 Vous vous doutez que ce que je dis là c'est des bêtises? XD Si vous mettez ça dans vos exposés bonne chance ^^. Mais à part pour cette histoire je respecte globalement le contexte historique et les traditions connues de l'Egypte c'était de lire toujours. -. J'espère vous avoir mis en appétit pour la la prochaine fois, après un exclusif futur, un exclusif passé. Eh oui, pas de jaloux XD. Ça se passera tout de suite après la vision du premier 6 Me hais-tu?ouLes difficultés d'avoir un oncle psychopatheouRéunion de criseBen quoi? On a bien le droit d'hésiter sur le titre n'est-ce-pas? Et j'en ai encore pleinsQuoi vous avez remarqué que ce ne s'appelle toujours pas Ténèbres et lumière ? J'ai changé le titre au dernier moment parce que la conclusion que je voulais apporter ne se trouve pas dans ce chapitre. Peut-être vais-je réussir à l'insérer plus tard. Mais ici ça n'a pas vraiment de ce, à bientôt. Posted on Thursday, 02 July 2015 at 509 AMEdited on Thursday, 02 July 2015 at 225 PM
Planche53 : l'enlèvement de Mortimer décalque celui de Tournesol dans Les Sept Boules de cristal: on retrouve sa pipe (cf. le parapluie de Tournesol) ; la case 10 reprend les éléments de la case 3 de la planche 42 d'Hergé : l'herbe piétinée, le geste de la main de Blake, etc. ; et Mortimer, comme Tournesol, est transporté dans une conduite intérieur beige (comparer la
L'oeil d'Horus a disparu ! Un bijou inestimable est dérobé pendant l'inauguration de l'exposition "Trésor de l'Egypte Ancienne". Les Footballissimes qui assistent à l'événement... Lire la suite 12,90 € Ebook Téléchargement immédiat 8,99 € Grand format En stock 12,90 € En stock en ligne Livré chez vous à partir du 30 août Un bijou inestimable est dérobé pendant l'inauguration de l'exposition "Trésor de l'Egypte Ancienne". Les Footballissimes qui assistent à l'événement sont aussitôt suspectés de ce vol. Vite, ils doivent prouver leur innocence et découvrir qui se cache derrière ce crime ! Comme si ce n'était pas suffisant, leur club est sur le point de fermer ses portes. Et si ces deux menaces avaient un lien ? Date de parution 16/03/2016 Editeur ISBN 978-2-01-231971-4 EAN 9782012319714 Présentation Broché Nb. de pages 320 pages Poids Kg Dimensions 21,6 cm × 13,6 cm × 2,0 cm Biographie de Roberto Santiago Roberto Santiago a remporté à l'âge de treize ans une victoire mémorable avec son équipe de football. Depuis il a écrit plusieurs romans et réalisé divers films. Mais jamais il n'a oublié ses amis et sa victoire, et c'est ce qui lui a donné l'envie d'écrire la série LES FOUS DE FOOT. Téléchargez des images vectorielles pour Fractions Banque de vecteurs avec des millions d'illustrations et de dessins libres de droits Prix abordablesDans la mythologie égyptienne, dieu du Ciel, de la Lumière et de la Bonté. Horus était le fils d’Isis, déesse de la Nature et d’Osiris, dieu du Monde souterrain. Sommaire Présentation Iconographie Un dieu complexe Mythe archaïque Origines de l’État pharaonique Dieu dynastique Horus dans le mythe osirien Horus contre Seth Bibliographie Horus de l’égyptien Hor / Horou est l’une des plus anciennes divinités égyptiennes. Les représentations les plus communes le dépeignent comme un faucon couronné du pschent ou comme un homme hiéracocéphale. Son nom signifie le Lointain » en référence au vol majestueux du rapace. Son culte remonte à la préhistoire égyptienne. La plus ancienne cité à s’être placée sous son patronage semble être Nekhen, la Ville du Faucon » Hiérakonpolis. Dès les origines, Horus se trouve étroitement associé à la monarchie pharaonique en tant que dieu protecteur et dynastique. Les Suivants d’Horus sont ainsi les premiers souverains à s’être placés sous son obédience. Aux débuts de l’époque historique, le faucon sacré figure sur la palette du roi Narmer et, dès lors, sera constamment associé au pouvoir royal. Dans le mythe le plus archaïque, Horus forme avec Seth un binôme divin caractérisé par la rivalité, chacun blessant l’autre. De cet affrontement est issu Thot, le dieu lunaire, considéré comme leur fils commun. Vers la fin de l’Ancien Empire, ce mythe est réinterprété par les prêtres d’Héliopolis en intégrant le personnage d’Osiris, l’archétype du pharaon défunt divinisé. Cette nouvelle théologie marque l’apparition du mythe osirien où Horus est présenté comme le fils posthume d’Osiris né des œuvres magiques d’Isis, sa mère. Dans ce cadre, Horus joue un rôle majeur. En tant que fils attentionné, il combat son oncle Seth, le meurtrier de son père, le défait et le capture. Seth humilié, Horus est couronné pharaon d’Égypte et son père intronisé roi de l’au-delà. Cependant, avant de pouvoir combattre vigoureusement son oncle, Horus n’est qu’un être chétif. En tant que dieu-enfant Harpocrate, Horus est l’archétype du bambin soumis à tous les dangers de la vie. Frôlant la mort à plusieurs reprises, il est aussi l’enfant qui, toujours, surmonte les difficultés de l’existence. À ce titre, il est un dieu guérisseur et sauveur très efficace contre les forces hostiles. Outre ses traits dynastiques et royaux, Horus est une divinité cosmique, un être fabuleux dont les deux yeux sont le Soleil et la Lune. L’œil gauche d’Horus, ou Œil oudjat, est un puissant symbole associé aux offrandes funéraires, à Thot, à la Lune et à ses phases. Cet œil, blessé par Seth et guéri par Thot, est l’astre nocturne qui constamment disparaît et réapparaît dans le ciel. Sans cesse régénérée, la lune est l’espoir pour tous les défunts égyptiens d’une possible renaissance. Sous ses multiples aspects, Horus est vénéré dans toutes les régions égyptiennes. À Edfou, un des plus beaux temples ptolémaïques, le dieu reçoit la visite annuelle de la statue de la déesse Hathor de Dendérah et forme, avec Harsomtous, une triade divine. À Kôm Ombo, Horus l’Ancien est associé à Sobek, le dieu crocodile. Fort de cette renommée, le culte d’Horus s’est exporté hors d’Égypte, plus particulièrement en Nubie. À partir de la Basse époque, grâce aux cultes isiaques, la figure d’Harpocrate s’est largement popularisée à travers tout le bassin méditerranéen sous influence hellénistique puis romaine. PrésentationDieu faucon Horus est l’une des plus anciennes divinités égyptiennes. Ses origines se perdent dans les brumes de la préhistoire africaine. À l’instar des autres principales déités du panthéon égyptien, il est présent dans l’iconographie dès le quatrième millénaire avant notre ère. La dénomination contemporaine d’Horus est issue du théonyme grec Ὧρο Hōros élaboré au cours du premier millénaire avant notre ère au moment de la rencontre des cultures égyptienne et grecque. Ce théonyme est lui-même issu de l’égyptien ancien Hor qui étymologiquement signifie le lointain », le supérieur ». L’écriture hiéroglyphique ne restituant pas les voyelles, l’exacte prononciation égyptienne n’est plus connue, probablement Horou ou Hârou. Dans la langue proto-égyptienne, Horus devait désigner le faucon d’où son idéogramme. Dès la période protodynastique aux alentours de 3300 avant notre ère, le hiéroglyphe du faucon Hor désigne aussi le souverain, qu’il soit en exercice ou défunt, et peut même équivaloir au mot netjer, dieu », avec toutefois une connotation de souveraineté. Dans les Textes des pyramides, l’expression Hor em iakhou, Horus dans le rayonnement », désigne ainsi le roi défunt, devenu un dieu parmi les dieux à son entrée dans l’au-delà. En Égypte antique, plusieurs espèces de faucons ont coexisté. Les représentations de l’oiseau d’Horus étant le plus souvent très stylisées, il est assez difficile de l’identifier formellement à une espèce en particulier. Il semble toutefois que l’on puisse y voir une image du faucon pèlerin Falco peregrinus. Ce rapace de taille moyenne et au cri perçant est réputé pour sa rapidité en piqué lorsque, du haut du ciel, il fond sur ses petites proies terrestres. Ce faucon présente aussi la particularité d’avoir des plumes sombres sous les yeux la moustache » selon les ornithologues qui dessinent une sorte de croissant. Cette marque distinctive n’est pas sans rappeler le graphisme de l’œil oudjat associé à Horus et aux autres dieux Hiéracocéphales. Iconographie La divinité d’Horus se manifeste dans l’iconographie de multiples façons. Dans la plupart des cas, il est représenté comme un faucon, comme un homme à tête de faucon ou, pour évoquer sa jeunesse, comme un jeune enfant nu et chauve. La forme animale est la plus ancienne. Jusqu’à la fin de la période protodynastique, les animaux, dont le faucon, apparaissent comme étant bien plus efficaces et bien supérieurs aux hommes. De ce fait, les puissances divines sont alors exclusivement figurées sous une forme animale. Le faucon et son majestueux vol planant dans le ciel ont été manifestement interprétés comme la marque ou le symbole du Soleil, son nom le Lointain » faisant référence à l’astre diurne. Vers la fin de la Ire dynastie, aux alentours de -2800, en parallèle au développement de la civilisation égyptienne diffusion de l’agriculture, de l’irrigation et de l’urbanisme, la mentalité religieuse s’infléchit et les forces divines commencent à s’humaniser. À cette époque apparaissent les premiers dieux entièrement anthropomorphes et momiformes Min et Ptah. Concernant Horus, durant les deux premières dynasties, la forme animale reste la règle. Les premières formes composites hommes à tête animale font leur apparition à la fin de la IIe dynastie et, en l’état des connaissances, la plus ancienne représentation connue d’Horus en homme hiéracocéphale date de la IIIe dynastie. Elle figure sur une stèle à présent conservée au Musée du Louvren où le dieu est montré en compagnie du roi Houni-Qahedjet.. Parmi les plus célèbres représentations figure un fragment d’une statue conservée au Musée égyptien du Caire et montrant Khéphren assis sur son trône IVe dynastie. Le faucon est debout sur le dossier du siège et ses deux ailes ouvertes enveloppent la nuque royale afin de signifier sa protection. Dans le même musée est conservée la statue en or de l’Horus de Nekhen. Sa datation est discutée VIe ou XIIe dynastie . Il ne subsiste plus que la tête du falconidé coiffée d’une couronne constituée de deux hautes plumes stylisées. Ses yeux en pierre d’obsidienne imitent le regard perçant de l’oiseau vivant. Le Musée du Louvre présente à l’entrée de ses collections égyptiennes une statue d’Horus d’environ un mètre de haut, datée de la Troisième Période intermédiaire. Le Metropolitan Museum of Art de New York possède quant à lui une statuette où le roi Nectanébo II de la XXXe dynastie, dernier pharaon de l’Égypte indépendante, est montré petit et debout entre les pattes d’un majestueux faucon couronné du pschent. Un dieu complexe Le panthéon égyptien compte un grand nombre de dieux faucons ; Sokar, Sopdou, Hemen, Houroun, Dédoun, Hormerty. Horus et ses multiples formes occupent toutefois la première place. Dieu à multiples facettes, les mythes qui le concernent s’enchevêtrent. Il est toutefois possible de distinguer deux aspects principaux une forme juvénile et une forme adulte. Dans sa pleine puissance guerrière et sa maturité sexuelle, Horus est Horakhty, le soleil au zénith. À Héliopolis, en tant que tel, il est vénéré concurremment avec Rê. Dans les Textes des pyramides, le pharaon défunt ressuscite sous cette apparence de faucon solaire. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, Horakhty fusionne avec le démiurge héliopolitain, sous la forme de Rê-Horakhty. À Edfou, il est Horbehedety, le soleil ailé des temps primordiaux. À Kôm Ombo, il est Horus l’Ancien Haroëris, un dieu céleste imaginé comme un immense faucon dont les yeux sont le Soleil et la Lune. Quand ces astres sont absents du ciel, cet Horus est dit aveugle. À Nekhen Hiérakonpolis, la capitale des tout premiers pharaons, ce faucon céleste est Hor-Nekheny, dont les aspects guerriers et royaux sont très prononcés. Le jeune Horus apparaît lui aussi sous de multiples formes. Dans le mythe osirien, Horus est le fils d’Osiris et d’Isis. Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d’une union charnelle, grâce aux efforts conjugués d’Isis et de Nephtys. C’est de cette union miraculeuse que naît Horus l’Enfant, Harpocrate, aussi dénommé Harsiesis, Horus fils d’Isis et Hornedjitef Horus qui prend soin de son père. Sous ce dernier aspect, pour venger la mort de son père, Horus affronte son oncle Seth. Après moult péripéties, il gagne le combat et reçoit le trône d’Égypte en héritage. La vaillance et la fidélité familiale d’Horus font de ce dieu l’archétype du pharaon. Cependant, sa légitimité est sans cesse contestée par Seth. Lors d’un combat qui l’oppose à son rival, Horus perd son œil gauche, qui est reconstitué par Thot. Appelé Oudjat ou œil d’Horus, cet œil, que les Égyptiens ont porté sur eux sous forme d’amulette, possède des vertus magiques et prophylactiques. Cet œil gauche reconstitué morceau par morceau par Thot représente la lune qui jour après jour s’accroît. À l’opposé de Seth, qui représente la violence et le chaos, Horus pour sa part incarne l’ordre et, tout comme pharaon, il est l’un des garants de l’harmonie universelle ; cependant, il ne faut pas réduire la théologie complexe des Égyptiens à une conception manichéenne du Bien et du Mal, car, dans un autre mythe, Seth est l’auxiliaire indispensable de Rê dans son combat nocturne contre le serpent Apophis. Bien et mal sont des aspects complémentaires de la création, tous deux présents en toute divinité. Mythe archaïque Dès les origines de l’État pharaonique, Horus est la divinité protectrice de la monarchie. Le dieu faucon, plus particulièrement celui adoré à Nekhen, est la puissance à laquelle Pharaon s’identifie en se voyant comme son successeur et son héritier. Avant même la création du mythe osirien, le combat d’Horus et Seth est à la base de l’idéologie royale. La réconciliation des deux divinités rivales en la personne du roi en exercice est lourde de signification et transparaît notamment lors des cérémonies d’investiture. Origines de l’État pharaoniquePouvoir pharaonique Le pouvoir pharaonique apparaît vers 3300 avant notre ère, ce qui fait de l’Égypte antique le premier État connu au monde. Sa durée couvre plus de trente-cinq siècles et, durant toute cette période, le faucon Horus est le dieu protecteur des pharaons. Depuis l’historien Manéthon, un Égyptien hellénisé au service de Ptolémée II, la chronologie des règnes est découpée en trente dynasties, des origines jusqu’à la conquête du pays par Alexandre le Grand en -322. Le premier nom de cette liste royale est celui du pharaon Ménès, Celui qui fonde » ou Celui qui établit l’État ». L’identité de ce personnage reste problématique ; il s’agit soit d’un personnage mythique, soit d’un souverain réel, Narmer ou Aha selon les propositions communément avancées. L’émergence d’une autorité unique sur le territoire égyptien résulte de multiples facteurs géographie, économie, politique, etc.. Les détails de ce processus d’unification restent encore nébuleux. Il s’est peut-être d’abord produit une agrégation des populations dans le sud de la vallée du Nil, en Haute-Égypte autour de deux ou plusieurs chefs puis d’un seul victoire de la ville de Nekhen sur Noubt. Puis, soumission de la Basse-Égypte par Ménès et ses successeurs. Dès les origines, le mythe de la victoire d’Horus le faucon sur Seth, la créature du désert, sert à symboliser le pouvoir du pharaon. Les actions royales, qu’elles soient guerrières ou pacifiques, s’inscrivent dans des rituels politico-religieux où le roi, considéré comme le successeur d’Horus, est capable d’influer sur les cycles naturels crue du Nil, courses du soleil et de la lune afin de satisfaire aux besoins matériels de ses sujets. La Palette de Narmer inaugure une scène rituelle qui perdure jusqu’à la fin de la civilisation égyptienne le massacre des ennemis, dont la tête est fracassée par une massue vigoureusement brandie par Pharaon. Sur la palette, Narmer debout et coiffé de la couronne blanche assomme un ennemi agenouillé qu’il maintient immobile en l’empoignant par les cheveux. Au-dessus de la victime, la présence et l’approbation d’Horus se manifestent sous la forme d’un faucon qui maintient enchaîné un fourré de papyrus muni d’une tête, symbole probable de la victoire du Sud sur le Nord. Suivants d’Horus D’après les fouilles archéologiques menées dans la haute vallée du Nil, il semble qu’aux alentours de -3500, les deux villes dominantes aient été Nekhen et Noubt, respectivement patronnées par Horus et Seth. Après la victoire de la première sur la seconde, les rois de Nekhen ont réalisé l’unification politique de l’Égypte. Avant le règne du pharaon Narmer-Ménès vers -3100, le premier représentant de la Ire dynastie, une douzaine de roitelets se sont succédé à Nekhen dynastie 0. Ces dynastes se sont tous placés sous la protection du dieu faucon en adoptant un Nom d’Horus » Hor, Ny-Hor, Hat-Hor, Pe-Hor, etc.. À des degrés divers, tous ont joué un rôle éminent dans la formation du pays. Dans la pensée religieuse égyptienne, le souvenir de ces roitelets a perduré sous l’expression des Suivants d’Horus ». Dans le Papyrus de Turin, ces Suivants sont magnifiés et idéalisés en voyant placée leur lignée entre la dynastie de dieux de l’Ennéade et celles des pharaons humains historiques. Les Textes des pyramides, les plus anciens textes religieux égyptiens, accordent très naturellement une place importante au dieu faucon de Nekhen adoré par les Suivants d’Horus. On le trouve désigné sous différentes expressions Horus de Nekhen », Taureau de Nekhen », Horus du Sud », Horus, seigneur de l’élite », Horus qui réside dans la Grande Cour », Horus qui est dans la Grande Cour », etc. Nekhen Hiérakonpolis Connue des Grecs sous le toponyme de Hiérakonpolis, la Ville des Faucons », Nekhen est une très antique cité aujourd’hui identifiée aux ruines arasées du Kôm el-Ahmar, la Butte Rouge ». Fondée à la Préhistoire, vers la fin du quatrième millénaire, Nekhen est durant la période prédynastique la capitale de la Haute-Égypte. Par la suite, durant la période pharaonique, Nekhen sur la rive gauche du Nil et Nekheb sur la rive droite forment la capitale du IIIe nome de Haute-Égypte. Dès sa fondation, Nekhen dispose d’une forte enceinte en briques crues large de dix mètres qui enserre un espace de sept hectares. D’après les secteurs fouillés, la ville s’organise en des rues quasi-rectilignes se coupant à angle droit. Le centre est occupé par un bâtiment officiel, sans doute un palais résidentiel muni de sa propre enceinte afin de l’isoler du reste de la ville. Le temple d’Horus, souvent remanié, occupait l’angle sud-ouest mais ses vestiges ne se signalent plus que par une butte artificielle vaguement circulaire. En 1897, deux fouilleurs anglais, James Edward Quibell et Frederick William Green, explorent le site du temple de Nekhen et découvrent un trésor » de pièces archéologiques une tête de faucon d’or, des objets en ivoire, des vases, des palettes, des étiquettes commémoratives, des statuettes humaines et animales. Ces reliques de la période prédynastique, conservées par les premiers pharaons memphites, ont probablement été confiées, pour préservation, aux prêtres de l’Horus de Nekhen. Il est tentant d’imaginer que ce don pieux soit l’œuvre de Pépy Ier VIe dynastie, une statue en cuivre grandeur nature le représentant avec son fils Mérenrê ayant été découverte près du dépôt principal. Dieu dynastiqueLes Deux Combattants Dans la mythologie égyptienne, Horus est surtout connu pour être le fils d’Osiris et le neveu de Seth ainsi que l’assassin de ce dernier. Si les déités Horus et Seth sont très anciennement attestées — dès la période prédynastique —, la figure d’Osiris est apparue bien plus tardivement, au tournant des IVe et Ve dynasties. L’intégration d’Osiris, au cours du XXVe siècle, dans le mythe d’Horus et Seth est par conséquent le résultat d’une reformulation théologique qualifiée par l’égyptologue français Bernard Mathieu de Réforme osirienne ». Les Textes des pyramides sont les plus anciens écrits religieux disponibles. Ces formules magiques et religieuses apparaissent gravées sur les murs des chambres funéraires à la fin de l’Ancien Empire. Leur élaboration est cependant bien plus primitive et certaines strates rédactionnelles semblent remonter à la période thinite Ire et IIe dynasties. Là, certains passages mentionnent un conflit entre Horus et Seth sans que n’intervienne la personne d’Osiris. Ces données peuvent être interprétées comme les traces ténues d’un mythe archaïque pré-osirien. Plusieurs expressions lient Horus et Seth en un binôme en les appelant les Deux Dieux », les Deux Seigneurs », les Deux Hommes », les Deux Rivaux » ou les Deux Combattants ». Leur mythe n’est pas exposé en un récit suivi mais seulement évoqué, çà et là, au moyen d’allusions éparses qui mentionnent qu’Horus et Seth se chamaillent et se blessent l’un l’autre ; le premier perdant son œil, le second ses testicules15 Horus est tombé à cause de son œil, Seth a souffert à cause de ses testicules. § 594a » Horus est tombé à cause de son œil, le Taureau a filé à cause de ses testicules. § 418a » pour qu’Horus se purifie de ce que lui a fait son frère Seth, pour que Seth se purifie de ce que lui a fait son frère Horus § *1944d-*1945a » — Textes des pyramides extraits. Traduction de Bernard Mathieu. Horus ou la victoire sur la confusion En son temps, l’égyptologue allemand Kurt Sethe a postulé que le mythe du conflit d’Horus et Seth trouve son élaboration dans la rivalité entre les deux royaumes primitifs rivaux de la Basse et de la Haute-Égypte. Cette hypothèse est maintenant rejetée et le consensus se porte sur la rivalité archaïque entre les villes de Nekhen et Noubt. Cette idée a été avancée en 1960 par John Gwyn Griffiths dans son ouvrage The Conlict of Horus and Seth. Dès les plus anciennes attestations écrites, le faucon Horus est lié à la ville de Nekhen Hiérakonpolis et son rival Seth à la ville de Noubt Ombos. À la fin de la période protohistorique, ces deux cités de Haute-Égypte jouent un rôle politico-économique essentiel et des tensions tribales existent alors entre les deux villes concurrentes. La lutte des Deux Combattants » pourrait symboliser les guerres menées par les fidèles d’Horus contre ceux de Seth. Sous le roi Narmer, probablement le légendaire Ménès, ce conflit s’est soldé par la victoire de Nekhen. D’autres universitaires comme Henri Frankfort et Adriaan de Buck ont minoré cette théorie en considérant que les Égyptiens, à l’instar d’autres peuplades antiques ou primitives, appréhendent l’univers selon des termes dualistes fondés sur des paires contraires mais complémentaires homme / femme ; rouge / blanc ; ciel / terre ; ordre / désordre ; Sud / Nord, etc. Dans ce cadre, Horus et Seth sont les parfaits antagonistes. Leur lutte symbolise tous les conflits et toutes les disputes où finalement l’ordre incarné par Horus doit soumettre le désordre personnifié par Seth. En 1967, Herman te Velde abonde dans ce sens dans Seth, God of Confusion, une monographie consacrée au turbulent Seth. Il estime que le mythe archaïque de l’affrontement d’Horus et Seth ne peut avoir été entièrement inspiré d’événements guerriers survenus à l’aube de la civilisation pharaonique. Les origines du mythe se perdent dans les brumes des traditions religieuses de la préhistoire. Les mythes ne sont jamais inventés de toutes pièces mais résultent de reformulations successives professées des croyants inspirés. Les maigres données archéologiques qui nous sont parvenues de cette lointaine époque sont d’interprétation délicate et ne peuvent guère aider à reconstituer la genèse de ce mythe. Contrairement à Horus qui incarne l’ordre pharaonique, Seth est un dieu sans limites, irrégulier et confus qui veut avoir des relations tantôt hétérosexuelles, tantôt homosexuelles. Les testicules de Seth symbolisent tant les aspects déchaînés du cosmos tempête, bourrasques, tonnerre que ceux de la vie sociale cruauté, colère, crise, violence. D’un point de vue rituel, l’Œil d’Horus symbolise les offrandes offertes aux dieux et a pour contrepartie les testicules de Seth. Pour que l’harmonie puisse advenir, Horus et Seth doivent être en paix et départagés. Une fois vaincu, Seth forme avec Horus un couple pacifié, symbole de la bonne marche du monde. Lorsque le pharaon est identifié à ces deux divinités, il les incarne donc comme un couple de contraires en équilibre. Investiture pharaonique Le couronnement de pharaon est un enchaînement complexe de rituels variés dont l’ordonnancement exact n’est pas encore bien reconstitué. Le papyrus dramatique du Ramesséum, très fragmentaire, semble être un guide ou un commentaire illustré du rituel mis en place pour l’avènement de Sésostris Ier XIIe dynastie. L’interprétation de ce document difficile à comprendre est encore débattue. Selon l’Allemand Kurt Sethe et le Français Étienne Drioton, l’investiture pharaonique est une sorte de spectacle sacré avec le nouveau souverain pour principal acteur. L’action est centrée sur les dieux Osiris et Horus et son déroulement s’inspire du mythe archaïque de l’affrontement d’Horus et Seth augmenté de l’épisode plus récent d’Horus condamnant Seth à porter la momie d’Osiris. L’Égypte antique a fondé sa civilisation sur le concept de la dualité. Le pays est ainsi perçu comme l’union des Deux Terres ». Principal symbole de la royauté, la couronne Pschent, les Deux Puissances », est la fusion de la couronne rouge de Basse-Égypte avec la couronne blanche de Haute-Égypte. Le pharaon incarne dans sa personne les Deux Combattants », à savoir Horus de Nekhen et Seth de Noubt. Le second est toutefois subordonné au premier et, dans les textes, la préséance est toujours accordée à Horus. Emblème de l’unification rituelle du pays, Horus et Seth désignent l’autorité monarchique. Dès la Ire dynastie, le roi en exercice est un Horus-Seth » comme l’indique une stèle datée du roi Djer où la reine est Celle qui voit Horus, sceptre hétes d’Horus, celle qui épaule Seth ». Plus tard, sous Khéops, ce titre est simplifié et la reine est Celle qui voit Horus-Seth ». Sous la IIe dynastie, le faucon d’Horus et le canidé de Seth surmontent conjointement le Serekh du roi Khâsekhemoui. Dès l’Ancien Empire, l’iconographie royale montre le binôme Horus et Seth en train de couronner le pharaon ou sous le Moyen Empire en train d’unir le papyrus et le lotus, les plantes héraldiques des deux royaumes, dans les scènes du Sema-taouy ou rite de la Réunion des Deux-Terres ». Horus et la titulature royale La titulature du pharaon avait une grande importance et était chargée d’une puissance magique considérable. Elle s’enrichit et se développe à partir de la Ire dynastie et parvient à son aboutissement — cinq noms différents mis ensemble — sous la Ve dynastie. L’assemblage des cinq composantes constitue le ren-maâ ou nom authentique » par lequel pharaon définit sa nature divine. La titulature est établie lors du couronnement mais est susceptible d’évoluer au cours du règne selon les circonstances politiques et les évolutions religieuses du moment. Toute modification signale ainsi des inflexions dans les intentions royales ou des désirs divins nouveaux imposés au souverain. Quels que soient son aspect et son rôle — faucon céleste, dieu créateur ou fils d’Osiris — Horus est le dieu dynastique par excellence. Aussi la première composante de la titulature royale est-elle le Nom d’Horus, déjà porté par les souverains de la Dynastie 0, à savoir les prédécesseurs de Narmer, considéré dans l’historiographie comme le premier des pharaons. Dès les origines, le nom d’Horus s’est inscrit dans le Serekh, un rectangle toujours surmonté du faucon sacré. Le registre inférieur représente la façade stylisée du palais royal vue de face tandis que l’espace où est inscrit le nom est le palais vu en plan. La signification du Serekh est évidente le roi dans son palais est l’Horus terrestre, à la fois l’incarnation du dieu faucon et son successeur légitime sur le trône d’Égypte. Sous la Ire dynastie, se mettent en place le Nom de Nesout-bity, symbole de l’union des Deux-Terres, et le Nom de Nebty patronné par les déesses Ouadjet et Nekhbet. Plus tard, sous la IVe dynastie s’ajoute le Hor Noubt ou Nom de l’Horus d’Or », dont l’interprétation est incertaine ; sous l’Ancien Empire, il semble qu’il ait été perçu comme l’union des dieux Horus et Seth réconciliés en la personne royale. Finalement, sous le règne de Djédefrê apparaît le cinquième nom, le Nom de Sa-Rê ou Fils de Rê » qui place le pharaon sous la filiation spirituelle de Rê, autre dieu faucon aux aspects céleste et solaire. Horus dans le mythe osirien En tant que fils d’Osiris, Horus occupe une grande place dans le mythe osirien. Adulte, le dieu faucon est le défenseur acharné des droits régaliens de son père défunt. Encore enfant, ses années de jeunesse sont troublées par de nombreux aléas. Constamment proche de la mort en raison des attaques de scorpions et de serpents, le jeune Horus, toujours sauvé par Isis, est devenu dans la croyance populaire un dieu sauveur et guérisseur. Horus, protecteur d’OsirisHorus, fils d’Osiris Selon l’égyptologue français Bernard Mathieu, l’apparition d’Osiris au tournant des IVe et Ve dynasties est le résultat d’une réforme religieuse de grande ampleur menée par les théologiens d’Héliopolis. Le mythe osirien provient d’un processus de reformulation où le très archaïque Horus, archétype du dieu-souverain, a d’abord été assimilé aux dieux Atoum-Rê et Geb puis s’est vu doté d’un aspect purement funéraire sous les traits d’Osiris, chef des esprits défunts. La réforme conduit à la création d’une lignée de neuf divinités, l’Ennéade d’Héliopolis composée d’Atoum, Shou, Tefnout, Geb, Nout, Osiris, Isis, Seth et Nephtys. Dans ce mythe renouvelé, Horus devient le fils du couple Osiris-Isis et le neveu de Seth. Ce dernier tue Osiris qui ressuscite grâce à l’intervention d’Isis. Les Textes des pyramides attestent des nouveaux liens familiaux attribués à Horus. L’expression Hor sa Ousir Horus fils d’Osiris » apparaît dans de nombreux passages. Dans une moindre mesure, on rencontre les appellations Hor renpi Horus le jeune » et Hor khered nechen Horus l’enfant nourrisson », préfigurations du théonyme tardif de Hor pa khered Horus l’enfant » Harpocrate seulement forgé après la fin du Nouvel Empire. L’expression Hor sa Aset Horus fils d’Isis » Horsaïsé n’apparaît qu’au sortir de la Première Période intermédiaire. Les Textes des pyramides n’ignorent toutefois la filiation par la mère, dont témoignent les expressions son Horus à elle », son Horus » en parlant d’Isis. Osiris, le dieu assassiné Osiris est le plus célèbre des dieux funéraires égyptiens. Avec Isis, son épouse, sa popularité ira croissante durant toute l’histoire religieuse égyptienne. À la Basse époque puis durant la période gréco-romaine, le dieu bénéficie d’une ou plusieurs chapelles dans les principaux temples du pays. Là, durant le mois de Khoiak, s’exercent les cérémoniels des Mystères d’Osiris qui sont la réactualisation du mythe par la grâce du rite. L’histoire de son assassinat et de son accès à la vie éternelle a fait sa gloire, chaque individu en Égypte s’identifiant à son sort. Les sources égyptiennes sont assez elliptiques à propos du meurtre d’Osiris. Les grandes lignes du mythe ont été exposées pour la première fois par le Grec Plutarque au IIe siècle. Seth, jaloux de son frère, assassine le roi Osiris en l’enfermant dans un coffre et en jetant celui-ci dans le fleuve. Après de longues recherches, Isis retrouve la dépouille à Byblos, la ramène au pays et la cache dans les marais du Delta. Au cours d’une partie de chasse, Seth découvre le corps et, fou furieux, démembre Osiris en quatorze morceaux qu’il jette au loin. Après une longue quête, Isis retrouve les membres épars et reconstitue le corps en le momifiant. Transformé en oiseau-rapace, Isis s’accouple avec son défunt mari et conçoit Horus, un fils prématuré et malingre. Devenu adulte, Horus entre en lutte contre Seth. Après plusieurs combats, Horus défait son rival et se fait proclamer roi d’Égypte Sur Isis et Osiris, § 13-19. Harendotès ou la solidarité familiale Connu en égyptien comme Hor-nedj-itef Horus le défenseur de son père » ou Horus qui prend soin de son père », Harendotès est la forme d’Horus sous l’apparence du fils attentionné. En Égypte antique, l’amour du fils envers le père est une des plus hautes valeurs morales. Cet amour filial est tout aussi important que l’amour qui doit régner au sein du couple homme-femme incarné par la relation Osiris-Isis. Bien que fils posthume, Horus est le défenseur pugnace des droits de son père usurpés par Seth. Après son assassinat, Osiris se trouve retranché de la communauté des dieux et privé de son statut royal. Devenu adulte, Horus ne poursuit qu’un seul but rétablir Osiris dans sa dignité et son honneur de roi. Dès les Textes des pyramides, nombre de textes affirment qu’Horus a rendu à son père ses couronnes et qu’il a fait de lui le roi des dieux et le souverain de l’empire des morts. Le rétablissement social d’Osiris s’incarne dans deux images constamment rappelées dans les liturgies funéraires celle du redressement de la momie Osiris ne gît plus, mais est debout et celle de l’humiliation de Seth, l’assassin étant condamné par Horus à porter la lourde momie d’Osiris vers son tombeau30 Ô Osiris roi ! Horus t’a mis à la tête des dieux, il a fait en sorte que tu prennes possession de la couronne blanche, de la dame ou tout ce qui est tien. Horus t’a trouvé, et c’est heureux pour lui. Sors contre ton ennemi ! Tu es plus grand que lui en ton nom de grand sanctuaire ». Horus a fait en sorte de te soulever en ton nom de grand soulèvement », il t’a arraché à ton ennemi, il t’a protégé en son temps. Geb a vu ta forme et t’a mis sur ton trône. Horus a étendu pour toi ton ennemi sous toi, tu es plus ancien que lui. Tu es le père d’Horus, son géniteur en ton nom de géniteur ». Le cœur d’Horus occupe une place prééminente auprès de toi en ton nom de Khentimenty. » — Textes des pyramides, chap. 371. Traduction de Jan Assmann1. Jugement du mort Bien plus que les Textes des pyramides et les Textes des sarcophages, assez méconnus des contemporains, le Livre des Morts, du fait de ses riches illustrations, bénéficie d’une grande notoriété auprès du grand public. Parmi les illustrations les plus fameuses figure la scène du jugement de l’âme chapitres 33B et 125. Le cœur du mort est posé sur l’un des deux plateaux d’une grande balance à fléau, tandis que la déesse Maât Harmonie, sur l’autre plateau, sert de poids de référence. La mise en image de cette pesée ne remonte pas au-delà du règne d’Amenhotep II début de la XVIIIe dynastie mais sera inlassablement reproduite durant seize siècles jusqu’à la période romaine. Selon les exemplaires du Livre des Morts, Horus sous son aspect d’homme hiéracocéphale est amené à jouer deux rôles différents. Il peut apparaître près de la balance comme le maître de la pesée ». Il maintient à l’horizontale le fléau afin que le cœur et la Maât se trouvent à l’équilibre. Le défunt est considéré comme exempt de fautes et se voit proclamé Juste de voix », c’est-à-dire admis dans la suite d’Osiris. À la fin de la XVIIIe dynastie ce rôle de contrôleur est le plus souvent confié à Anubis. Horus apparaît alors dans le rôle d’ accompagnateur du mort ». Après la pesée, le mort est conduit devant Osiris assis sur son trône et accompagné d’Isis et Nephtys, les deux sœurs debout derrière lui. Dans quelques exemplaires, le rôle d’accompagnateur est dévolu à Thot mais, le plus souvent, c’est à Horus que revient cette charge. D’une main, Horus salue son père et de l’autre, il tient la main du défunt, qui, en signe de respect, s’incline devant le roi de l’au-delà. Reçu en audience, le défunt s’assoit devant Osiris. Le chapitre 173 du Livre des Morts indique les paroles prononcées lors de cette entrevue. Le défunt s’approprie l’identité d’Horus et, dans une longue récitation, énumère une quarantaine de bonnes actions qu’un fils attentionné se doit d’effectuer pour son père défunt dans le cadre d’un culte funéraire efficace Paroles à dire Je te fais adoration, maître des dieux, dieu unique qui vit de la vérité, de la part de ton fils Horus. Je suis venu à toi pour te saluer ; je t’apporte la vérité, là où est ton ennéade ; fais que je sois parmi elle, parmi tes suivants, et que je renverse tous tes ennemis ! J’ai perpétué tes galettes d’offrande sur terre, éternellement et Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu te saluer, mon père Osiris. Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu renverser tes ennemis. Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu chasser tout mal de toi. Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu abattre ta souffrance. ... Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu alimenter pour toi tes autels. ... Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu te consacrer les veaux-qehhout. Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu égorger pour toi les oies, les canards. Ô Osiris, je suis ton fils Horus. Je suis venu prendre au lasso pour toi tes ennemis dans leurs liens. ... — Paul Barguet, Livre des Morts, extraits du chap. 173 Horus l’EnfantConception posthume d’Horus D’après le mythe osirien rapporté par Plutarque au IIe siècle av. le jeune Horus est le fils posthume d’Osiris, conçu par Isis lors de son union avec la momie de son époux. Cet enfant serait né prématuré et imparfait car faible des membres inférieurs . Dans la pensée pharaonique, les années bénéfiques du règne d’Osiris ne sont qu’une sorte de prélude destiné à justifier la proclamation d’Horus en tant que juste possesseur du trône. La transmission de la royauté depuis Osiris le père assassiné, via Seth le frère usurpateur, vers Horus le fils attentionné, n’est possible que grâce à l’action efficace de la rusée Isis, une magicienne hors norme. Après l’assassinat et le démembrement de son époux, Isis retrouve les membres épars et reconstitue le corps dépecé en le momifiant. Grâce à son pouvoir magique, la déesse parvient à revivifier la dépouille du dieu défunt, juste le temps d’avoir une relation sexuelle avec lui, afin de concevoir Horus. Selon Plutarque, la seule partie du corps d’Osiris qu’Isis ne parvint pas à retrouver est le membre viril car jeté dans le fleuve et dévoré par les poissons pagres, lépidotesn et oxyrhynques. Pour le remplacer, elle en fit une imitation . Cette affirmation n’est cependant pas confirmée par les écrits égyptiens pour qui le membre fut retrouvé à Mendès. L’accouplement mystique d’Osiris et Isis est déjà connu des Textes des pyramides où il s’intègre dans une dimension astrale. Osiris est identifié à la constellation Sah Orion, Isis à la constellation Sopedet Grand Chien et Horus à l’étoile Soped Sirius. Dans l’iconographie, le moment de l’accouplement posthume n’apparaît qu’au Nouvel Empire. La scène figure gravée sur les parois de la chapelle de Sokar dans le [1] en Abydos. Sur l’un des bas-reliefs, Osiris est montré éveillé et couché sur un lit funéraire. À l’image d’Atoum lorsqu’il émergea des eaux primordiales afin de concevoir l’universn 4, Osiris stimule manuellement son pénis en érection afin de provoquer une éjaculation. Sur la paroi d’en face, un second bas-relief montre Osiris, en érection, s’accouplant avec Isis transformée en oiseau rapace et voletant au-dessus du phallus. La déesse est figurée une seconde fois, à la tête du lit funéraire tandis qu’Horus est lui aussi déjà présent, aux pieds de son père, sous l’apparence d’un homme hiéracocéphale. Les deux divinités étendent leurs bras au-dessus d’Osiris en guise de protection. Dans ces deux fresques mythologiques qui se déroulent à l’intérieur même du tombeau d’Osiris, présent et futur se confondent en montrant l’accouplement et en anticipant la réalisation de la future triade divine par la présence conjointe d’Osiris, Isis et Horus. Horus contre Seth Deux épisodes majeurs ponctuent le mythe de la lutte d’Horus et Seth. Le premier est la naissance de Thot, le dieu lunaire, né de la semence d’Horus et issu du front de Seth. Le second est la perte momentanée de l’œil gauche d’Horus, endommagé par Seth. Cet œil est le symbole du cycle lunaire et des rituels destinés à revivifier les défunts. Aventures d’Horus et SethPapyrus Chester Beatty I Le mythe de l’affrontement d’Horus et Seth est attesté dans les plus anciens écrits égyptiens que sont les Textes des pyramides. Cet ensemble de formules magiques et d’hymnes religieux se trouve gravé dans les chambres funéraires des derniers pharaons de l’Ancien Empire. Il ne s’agit toutefois là que d’allusions éparses, ces écrits étant des liturgies destinées à la survie post mortem et non pas des récits mythologiques. Par la suite, ce conflit est évoqué tout aussi allusivement dans les Textes des sarcophages et le Livre des Morts. Dans l’état actuel des connaissances égyptologiques, il faut attendre la fin du Nouvel Empire et la Période ramesside XIIe siècle pour voir rédigé un véritable récit suivi des péripéties des deux divinités rivalesn 6. Le mythe est consigné sur un papyrus en écriture hiératique trouvé à Deir el-Médineh Thèbes dans les restes d’une bibliothèque familiale. Après sa découverte, le papyrus intègre la collection de l’industriel millionnaire Alfred Chester Beatty et demeure depuis conservé à la Bibliothèque Chester Beatty à Dublin. Son premier traducteur est l’égyptologue britannique Alan Henderson Gardiner publié en 1931 par l’Oxford University Press. Depuis lors ce récit est connu sous le titre des Aventures d’Horus et Seth en anglais The Contendings of Horus and Seth. Ce savant a porté un regard assez condescendant sur ce récit qu’il jugeait appartenir à la littérature populaire et ribaude, sa morale puritaine désapprouvant certains épisodes comme les mutilations d’Isis et Horus décapitation, amputation, énucléation ou les penchants homosexuels de Seth. Depuis cette date, les Aventures ont été maintes fois traduites en langue française ; la première étant celle de Gustave Lefebvre en 1949. Dans les travaux égyptologiques récents, on peut se borner à citer la traduction livrée en 1996 par Michèle Broze. Cette analyse poussée a démontré la richesse littéraire et la cohérence subtile d’une œuvre élaborée par un scribe érudit, très habile dans une narration non dénuée d’humour. Résumé du mythe Après la disparition d’Osiris, la couronne d’Égypte revient de droit au jeune Horus, son fils et héritier. Mais son oncle Seth, le jugeant trop inexpérimenté, désire ardemment se faire proclamer roi par l’assemblée des dieux. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier. Quatre-vingts ans s’écoulent sans que le débat progresse. Le tribunal est partagé entre les tenants de la royauté légitime revenant à Horus, et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apophis le monstrueux serpent des origines. Les débats tournent en rond et nécessitent un avis extérieur. C’est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot adresse une missive. La réponse de la déesse est sans ambiguïté la couronne doit revenir à Horus. Cependant, pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses. Le tribunal se réjouit de cette solution, mais Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Après quelques heurts entre les deux parties et excédé par tant de tergiversations, Rê ordonne le déplacement des débats vers l’Île-du-Milieu. Furieux contre Isis, Seth demande que les débats se poursuivent en son absence. La requête est acceptée par Rê qui ordonne à Anti d’en interdire l’accès à toute femme. Mais c’était compter sans la ténacité de la déesse. Elle soudoie Anti et se réintroduit dans l’enceinte du tribunal sous les traits d’une belle jeune femme. Rapidement, elle ne manque pas d’attirer l’attention de Seth. Tous deux finissent par converser et, troublé par tant de beauté, Seth s’égare dans des propos compromettants en reconnaissant sous cape la légitimité filiale d’Horus ! La rusée Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il ne peut que juger de l’imprudence de Seth qui s’est confié, sans prendre garde, à une inconnue. Dépité, il ordonne le couronnement d’Horus et punit Anti pour s’être laissé corrompre par Isis. Mais le colérique Seth n’est pas décidé à en rester là. Il propose à Horus une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. Celui qui restera le plus longtemps sous l’eau pourra devenir roi. Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie. Elle s’attire finalement le mécontentement d’Horus qui fou de rage la décapite et la transforme en statue de pierre. Mais Thot lui redonne la vie en lui fixant au cou une tête de vache. Après son méfait, Horus, prend la fuite vers le désert. Mais, poursuivi par Seth il est rapidement rattrapé. Prestement, Seth jette Horus à terre et lui arrache les deux yeux qu’il enterre. La déesse Hathor, émue par le triste sort d’Horus, le guérit grâce à un remède de lait d’antilope. Apprenant cette histoire et lassé de ces sempiternelles chamailleries, Rê ordonne la réconciliation des deux belligérants autour d’un banquet. Mais une fois encore, Seth décide de troubler la situation. Il invite son neveu à passer la soirée chez lui, ce que ce dernier accepte. La nuit, Seth s’essaye à féminiser Horus lors d’une relation homosexuelle afin de le rendre indigne du pouvoir royal. Toutefois, Horus parvient à éviter l’assaut et recueille la semence de son oncle entre ses mains. Le jeune dieu accourt vers sa mère. Horrifiée, elle coupe les mains de son fils et les jette dans le fleuve pour les purifier. Par la suite, elle masturbe son fils, recueille sa semence et la dépose sur une laitue du jardin de Seth. Insouciant, Seth mange la laitue et se trouve engrossé. Devant tous les dieux, il donne naissance au disque lunaire qui s’élance hors de son front. Seth veut le fracasser à terre mais Thot s’en saisit et se l’approprie. Après une ultime épreuve aquatique, proposée par Seth et remportée par Horus, Osiris, resté jusqu’alors silencieux, intervient depuis l’au-delà et met directement en cause le tribunal qu’il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l’Égypte et de décimer la population par la maladie. Les dieux, bousculés par tant d’autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n’est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient celui qui hurle dans le ciel », le très respecté dieu de l’orage. Mythe de l’Œil d’HorusHorus aveuglé par Seth Dans le papyrus des Aventures d’Horus, Seth pour se départager d’Horus propose qu’ils se transforment tous deux en hippopotames et qu’ils plongent en apnée dans les eaux du fleuve. Celui qui remonte avant trois mois révolus, ne sera pas couronné. Les deux rivaux se jettent dans le Nil. Mais Isis, craignant pour la vie de son fils, décide d’intervenir. Elle confectionne une lance magique afin de harponner Seth pour l’obliger à émerger hors des eaux. Elle lance son harpon mais celui-ci touche malheureusement Horus. Sans s’interrompre, la déesse lance une seconde fois son harpon et touche Seth. Ce dernier l’implore piteusement de lui retirer l’arme hors son corps ; ce qu’elle fait. En constatant cette clémence, Horus se met en colère et décapite sa mère. Aussitôt, Isis se transforme en statue de pierre acéphale Rê-Harakhty poussa un grand cri et dit à l’Ennéade Hâtons-nous et infligeons-lui un grand châtiment ». L’Ennéade grimpa dans les montagnes pour rechercher Horus, le fils d’Isis. Or, Horus était couché sous un arbre au pays de l’oasis. Seth le découvrit et s’empara de lui, le jeta sur le dos sur la montagne, arracha ses deux yeux Oudjat de leur place, les enterra dans la montagne pour qu’ils éclairassent la terre ... Hathor, Dame du sycomore du sud, s’en alla et elle trouva Horus, alors qu’il était effondré en larmes dans le désert. Elle s’empara d’une gazelle, lui prit du lait et dit à Horus Ouvre les yeux, que j’y mette du lait ». Il ouvrit les yeux, et elle y mit le lait elle en plaça dans le droit, elle en plaça dans le gauche, et ... elle le trouva rétabli. » — Aventures d’Horus et Seth extraits. Traduction de Michèle Broze Durant la période gréco-romaine, soit plus d’un millénaire après la rédaction des Aventures d’Horus et Seth, le Papyrus Jumilhac, une monographie consacrée aux légendes anubiennes de la Cynopolitaine, ne manque pas d’évoquer le mythe de la perte des yeux d’Horus. Seth ayant appris que les yeux étaient enfermés dans deux lourds coffrets en pierre ordonne à des complices de les voler. Une fois en ses mains, il charge les coffrets sur son dos, les dépose au sommet d’une montagne et se transforme en gigantesque crocodile pour les surveiller. Mais Anubis transformé en serpent se glisse auprès des coffrets, prend possession des yeux et les dépose dans deux nouveaux coffrets en papyrus. Après les avoir enterrés plus au nord, Anubis s’en retourne auprès de Seth afin de le consumer. À l’endroit où Anubis enterra les yeux émergea un vignoble sacré où Isis établit une chapelle pour rester au plus près d’eux. BibliographieArchitecture Nathalie Baum, le Temple d’Edfou À la découverte du Grand Siège de Rê-Harakhty, Monaco, le Rocher, coll. Champollion », 2007, 366 p. ISBN 9782268057958 S. Aufrère, Golvin, Goyon, L’Égypte restituée Tome 1, Sites et temples de Haute Égypte, Paris, Errance, 1991, 270 p. ISBN 2-87772-063-2 Daniel Soulié, Villes et citadins au temps des pharaons, Paris, Perrin, 2002, 286 p. ISBN 2702870384Généralités Jan Assmann, Mort et au-delà dans l’Égypte ancienne, Monaco, Éditions du Rocher, 2003, 685 p. ISBN 2-268-04358-4 Sylvie Cauville, L’offrande aux dieux dans le temple égyptien, Paris-Leuven Belgique, Peeters, 2011, 291 p. ISBN 978-90-429-2568-7 Jean-Pierre Corteggiani ill. Laïla Ménassa, L’Égypte ancienne et ses dieux, dictionnaire illustré, Paris, éditions Fayard, 2007, 589 p. ISBN 978-2-213-62739-7 Maurizio Damiano-Appia, L’Égypte. Dictionnaire encyclopédique de l’Ancienne Égypte et des civilisations nubiennes, Paris, Gründ, 1999, 295 p. ISBN 2700021436 Christiane Desroches Noblecourt, Le fabuleux héritage de l’Égypte, Paris, SW-Télémaque, 2004, 319 p. ISBN 228600627X Étienne Drioton, Pages d’égyptologie, Le Caire, Éditions de la Revue du Caire, 1957, 385 p. Françoise Dunand, Roger Lichtenberg et Alain Charron, Des animaux et des hommes Une symbiose égyptienne, Monaco, Le Rocher, 2005, 271 p. ISBN 2268052958 Annie Gasse, Les stèles d’Horus sur les crocodiles, Paris, RNM, 2004, 182 p. 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Mario Meunier, Isis et Osiris, Paris, Guy Trédaniel Éditeur, 2001, 237 p. ISBN 2857070454 Jacques Vandier, Le Papyrus Jumilhac, Paris, CNRS, 1961, 349 p.
BLUET02 - CHAPITRE FINAL; Catalogue. Jeux de societe. Jeux pour toute la famille Jeux de plateaux Jeux de plateau avec figurines Petits jeux Jeux d'ambiances Escape game Jeux pour 2 joueurs Jeux enfants. De 2 ans à 4 ans De 5 ans à 6 ans A partir de 7 ans Jeux de cartes. Jeux de cartes: Magic, Yu-gi-oh, Pokemon et autres Accessoires pour cartes Jeux de carte évolutif:
Voici des fiches rallye-lecture pour des élèves de niveau CM. Pour chaque fiche, je vous mets un résumé du livre un niveau de lecture parce que certains romans sont très simples et d’autres très ardus mon propre avis sur le livre à l’aide de petits cœurs comme ça => la fiche questionnaire la fiche correction le lien direct vers amazon Tout en bas de l’article je vous propose le chargement de la totalité des fiches en 2 fichiers et 12 fiches. De même pour les corrections. Chaque nuit, dans un village d’Écosse, des hurlements terrifiants empêchent les gens de dormir. Le jeune Scott est persuadé que ces cris proviennent de l’île des Géants, une île déserte et mystérieuse. Pour en avoir le cœur net, il ne voit qu’une solution y aller ! L’île des géants L’île des géants – Correction Harry a toujours rêvé d’avoir un chien. Plus qu’une envie, c’est un besoin depuis que ses parents ont divorcé et qu’il a emménagé avec sa mère dans une ville où il ne connaît personne. Le chien de ses rêves est très grand, tout noir et très intelligent. Il n’a donc rien à voir avec la petite boule blanche ridicule que sa mère a trouvée à la SPA. Harry décrète aussitôt qu’il n’a rien à faire d’un chien de fille. Pétula La petite chienne aux idées géantes Pétula La petite chienne aux idées géantes – Correction Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche et saisit la petite fille terrifiée pour l’emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants… Le Bon Gros Géant Le Bon Gros Géant – Correction Cette nuit, la Vomille est revenue. Maman m’a regardé de son regard Je-t’aime. Elle a posé la couverture sur moi pour me refaire un radeau neuf, avec des draps qui sentent bon le large. Puis Melchior Lescale s’est assis sur mon lit. C’est mon voisin. Avant, il était pirate ! A la vie, à la… A la vie, à la… – Correction Il est vraiment bizarre Esteban, le nouveau de la classe dont toute l’école se moque. Non seulement il a des vêtements démodés, des cheveux en bataille et un air de se foutre de tout, mais en plus il ne parle presque pas. Aurait-il un secret si lourd à porter qu’il ne peut le partager avec personne ? Le mystère Esteban Le mystère Esteban – Correction Nicolas est un petit gamin de maternelle qui réussit, alors que la vie à la maison n’est pas drôle du tout, à prendre la vie comme elle vient et à la réinventer, avec ses copains imaginaires, Petit Toiseau et Fourmisseau. Sur un sujet délicat, un roman très drôle, qu’on peut déguster à tous les âges… Les tartines au ketcheupe Les tartines au ketcheupe – Correction Pour tous les habitants de l’île de Bryher, au large de l’Angleterre, Zacharie Pétrel, surnommé l’Homme-Oiseau, est un vieux fou un peu sorcier. Pour tous, sauf pour Gracie et Daniel qui, devenus ses amis, découvrent un homme solitaire, entouré d’animaux. Mais les deux enfants restent intrigués par le lien mystérieux qui unit l’Homme-Oiseau à l’île de Samson, sur laquelle plane l’ombre d’une ancienne malédiction … Le jour des baleines Le jour des baleines – Correction Mes parents n’ont jamais vraiment aimé la vie à la ferme. Alors que moi j’adore jouer dans la grange, sur le vieux tracteur, et surtout écouter Grand-père parler de son enfance, de son père, le fameux Caporal, et de Joey, son cheval. Peut-être même me racontera-t-il un jour l’histoire de ce vieux tracteur auquel il tient tant. Mais parfois, il devient triste, silencieux et fuit mon regard. Je sens que quelque chose le tourmente… Quel est le secret de Grand-père ? Et comment puis-je l’aider ? » Le secret de grand-père Le secret de grand-père – Correction Joey le cheval de ferme, devenu cheval de guerre, en 1914, nous raconte son histoire, avec simplicité. Témoin de la Grande Guerre, il va vivre l’horreur des combats auprès des Britanniques, des Allemands, ou du côté des Français. Pour lui, les soldats, les paysans, les officiers, les vétérinaires ne sont pas des ennemis, mais des hommes, chez qui il rencontre la bonté comme la méchanceté. Joey partage leurs souffrances et leurs peurs, et sait leur redonner de l’espoir. Cheval de guerre Cheval de guerre – Correction Courageux, Le Chien ! Pas joli, joli, mais un sacré cabot ! Comme il se bagarre pour vivre ! Ce qu’il cherche ? Une maîtresse. Une vraie, qui l’aime pour de bon. Pomme lui plaît beaucoup, au Chien. Un grand rire, des cheveux comme un soleil… Hélas, elle est tellement capricieuse ! Une vraie caboche, cette Pomme. Comment Le Chien va-t-il l’apprivoiser ? Cabot-Caboche Cabot-Caboche – Correction Affamé et trottinant, Berger parcourt la ville à la recherche d’un enfant. Sa mère lui a souvent répété les premiers mots que prononce un enfant quand il rencontre un chien inconnu et séduisant Je peux le garder ? » Berger est sûr de son succès. Les mémoires d’un chien Les mémoires d’un chien – Correction La maman de Bastien est partie, le laissant seul avec son père. Pour son anniversaire, elle lui a offert un chien, Toufdepoil, qui est devenu son meilleur ami. L’arrivée d’une Belle-doche » à la maison va tout remettre en question. En effet, elle déterre la hache de guerre c’est Toufdepoil ou elle ! Bastien sent que son père va céder au chantage… Toufdepoil Toufdepoil – Correction Nous vivions à Paris dans un trois-pièces tout moche quand une lettre mystérieuse est arrivée, avec un kangourou sur le timbre rose et vert. Maman venait d’hériter d’un cousin australien inconnu la fortune et une splendide maison à Barbizon… Le déménagement éclair, le bonheur, la forêt, les peintres, les nouveaux amis, à nous la belle vie ! Mais hasard ou coïncidence ? Voilà que j’apprends que, rien que dans mon école, deux autres enfants viennent de vivre la même aventure. Le paradis d’en bas – Tome 1 Le paradis d’en bas – Tome 1 – Correction Léopold et ses cousins sont en mal de grand-père… Le vieux Walter est mort trop vite et trop tôt après avoir révélé son existence à sa nombreuse descendance. Depuis, personne dans sa grande famille n’a eu le courage de s’occuper de ses biens. Sa maison est restée telle quelle, comme s’il allait revenir, comme s’il existait encore… Alors, quand Léopold apprend que le fantôme de Walter rôderait dans son ancienne demeure, il est à peine surpris. Le paradis d’en bas – Tome 2 Le paradis d’en bas – Tome 2 – Correction Tim a disparu. Après son cours d’équitation, il n’est pas rentré chez lui. Le clan Soshimof est en émoi. Léopold, Holly et Manon, les cousins et meilleurs amis de Tim, se posent des questions. Que s’est-il passé ? Tim supportait de moins en moins les remarques incessantes de sa mère, surnommée la méprisenfants par Léopold. Si ma mère continue, j’me casse », a même dit Tim à Léopold quelques jours avant sa disparition. Tim a-t-il fait une fugue ? Où a-t-il bien pu aller ? Le paradis d’en bas – Tome 3 Le paradis d’en bas – Tome 3 – Correction Je suis un chat. Mes maîtres m’ont oublié sans le vouloir dans la forêt où ils s’étaient arrêtés pour pique-niquer. Je pense qu’ils s’inquiètent de mon absence. Surtout le jeune Rodrigue, avec qui j’aime tant dormir la nuit, blotti à ses pieds. Dans la nature, je peux chasser, jouer, courir à perdre haleine. Mais la nature est aussi pleine de dangers. Je découvre la souffrance et la faim. Je voudrais tant rentrer chez moi… Chat perdu Chat perdu – Correction Quoi de plus banal qu’un chat noir, comme celui que Sébasto trouve posté, un matin, devant la maison de Da, son grand-père adoptif ? Pourtant, l’animal le met mal à l’aise. Peut-être à cause de l’étrange éclat métallique luisant dans son regard ? Lorsqu’un deuxième chat apparaît, puis un troisième, l’inquiétude s’installe et se mue bientôt en peur… Les chats Les chats – Correction Dante termine tant bien que mal l’année scolaire à Venise, chez sa grand-mère. Un vieux professeur à la retraite doit l’aider à passer son examen. Dante craint le pire. Mais dès sa première rencontre avec le professeur, il est ébloui. Casimo Dolent est doux, drôle, patient et facétieux. Il prépare le chocolat chaud comme personne, il est amoureux d’une jeune fille étrusque vieille de 2000 ans, il élève une ribambelle de chats, et dans son laboratoire secret, il est en passe de découvrir la recette de la transmission de pensée… Un chat dans l’oeil Un chat dans l’oeil – Correction Dans la vallée, il y avait trois fermiers, éleveurs de volailles dodues. Le premier était gros et gourmand ; le deuxième était petit et bilieux ; le troisième était maigre et se nourrissait de cidre. Tous les trois étaient laids et méchants. Dans le bois qui surplombait la vallée vivaient Maître Renard, Dame Renard et leurs quatre renardeaux, affamés et malins… Fantastique Maître Renard Fantastique Maître Renard – Correction A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Matilda Matilda – Correction La plupart des grand-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres elle aime se régaler de limaces, de chenilles … Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants… et durables ! La potion magique de Georges Bouillon La potion magique de Georges Bouillon – Correction Au royaume de Vavassava, toute princesse en âge de se marier se fait enlever par un dragon. C’est la tradition. Un prince des environs vient alors la délivrer et demander sa main. Mais Scarole peut toujours attendre, elle est bien trop peste ! Vexée, elle s’enfuit du château escortée de sa petite troupe. Ce dragon de malheur lui doit une explication… Princesse dragon et autres salades Princesse dragon et autres salades – Correction Panique au château le prince Colombe a été enlevé la veille de son mariage. Radegonde, sa promise, peut heureusement compter sur l’aide de ses deux cousines pour retrouver son fiancé. Les voilà lancées sur ses traces. Et elles papotent et se disputent et patati et patata… Trois princesses pour un prince, c’est un peu trop, vous ne croyez pas ? Trois princesses et patati et patata Trois princesses et patati et patata – Correction Sommé par son père d’aller quérir une princesse, le prince Fulbert de Crêpovent part en compagnie de Messire de Bavert, spécialiste de la gargoulette, pour une expédition dans les glaces. Ils en profitent pour faire un crochet par le Royaume des mille princesses. Au cours de cette équipée, le jeune Fulbert apprendra à lire dans la nature et dans les cœurs, et à maîtriser l’art périlleux du bisou. Mission princesse et gargoulette Mission princesse et gargoulette – Correction Si vous voulez télécharger toutes les fiches de façon plus rapide, c’est ici Télécharger 12 fiches et leurs corrections Télécharger 12 autres fiches et leurs corrections Sur le même thème Navigation de l’article
Parcoureznotre sélection de cadre l'oeil d'horus : vous y trouverez les meilleures pièces uniques ou personnalisées de nos boutiques.Véronique Dasen et Armand M. Leroi Texte intégral 1Lors de la séance du 9 janvier 1826 de l’Académie royale des Sciences de Paris, l’anatomiste français Étienne Geoffroy Saint-Hilaire présenta à l’assemblée une étrange momie humaine provenant d’Égypte. Elle lui avait été remise par Joseph Giuseppe Passalacqua qui le prenait pour un singe cynocéphale. 1 À côté de l’ibis, plus de trente espèces d’oiseaux ont ainsi été identifiées par J. Boessneck et A ... 2Que J. Passalacqua ait identifié la créature à un animal n’est pas surprenant. Il l’avait trouvée dans le cimetière de Touna el-Gebel, situé à l’orée du désert en Moyenne Égypte, à environ 10 km de la cité d’Hermopolis Magna el-Ashmunein. Cette nécropole, composée d’un vaste réseau de galeries souterraines, était réservée aux animaux consacrés au dieu lunaire Thot, vénéré sous la forme d’un babouin ou d’un ibis. La momie provenait d’un secteur occupé par des singes Papio cynocephalus anubis, embaumés, comme elle, en position accroupie ; on avait même glissé dans ses bandelettes une amulette en forme de babouin Hamadryas. Les catacombes recelaient d’autres animaux momifiés à travers lesquels la puissance divine pouvait se manifester, en majorité des ibis, mais aussi des bœufs, béliers, crocodiles, chiens, chats, poissons, gazelles, ainsi que différentes espèces d’oiseaux et de petits animaux1. La plupart de ces animaux avaient probablement grandi dans des élevages spécialisés aux environs du temple avant d’être tués, puis vendus embaumés aux pèlerins pour être consacrés à la divinité. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonné et historique des antiquités découvertes en Égypte, Paris, Gale ... 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck... 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 19 ... 3Les informations sur les circonstances de la découverte de la momie examinée par É. Geoffroy Saint-Hilaire sont malheureusement très incomplètes. J. Passalacqua se contente d’indiquer qu’il la trouva dans un tombeau de cynocéphales »2. Était-elle déposée dans un sarcophage en bois, comme d’autres spécimens logés dans les niches des galeries ?3 Le reste de la galerie C, où étaient concentrées les momies de cynocéphales, fut fouillé de 1931 à 1952 par S. Gabra de l’Université du Caire, mais sans faire l’objet de publications. Les investigations furent reprises sur le site en 1989 par l’Université de Munich sous la direction de Dieter Kessler4. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, Beiträge zu Organisation, Kult und Theologie der ... 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 4On sait aujourd’hui que la nécropole se développa sous la XXVIe dynastie au moment où la représentation divine sous forme animale connut un nouvel essor. Le culte des animaux sacrés devint alors très important5. Le complexe cultuel comprenait un temple de Thot qui fut probablement construit sous le règne du pharaon Amasis vers 570 av. et restauré ou agrandi sous le règne de Ptolémée Ier vers 300 av. Une voie processionnelle le reliait au temple de l’Osiris-babouin et de l’Osiris-ibis, d’où un escalier menait aux catacombes. Des chapelles souterraines furent aménagées à l’époque ptolémaïque. Elles étaient dédiées à des babouins déifiés dont les momies, rarement conservées, avaient fait l’objet de soins qui témoignent de leur statut particulier collier Ménat, amulettes d’œil oudjat, pilier Djed, Bès...6. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 5Nous ne connaissons pas les raisons qui amenèrent J. Passalacqua à juger cette momie digne de l’attention de l’un des plus grands anatomistes de son époque. Des détails singuliers, peut-être sa taille, l’incitèrent à la présenter à É. Geoffroy Saint-Hilaire pour qu’il en détermine l’espèce. É. Geoffroy Saint-Hilaire en fut ravi ; il écrit ... qu’il ne me fut point difficile d’y reconnaître, dès qu’elle fut entièrement développée, une des monstruosités de l’espèce humaine dont j’avais eu occasion de m’occuper. »7 Il ajoute qu’il fut si enthousiasmé à la vue d’une production aussi singulière et aussi inattendue, que j’ai prié M. Passalacqua d’autoriser que je pusse de suite informer d’un fait aussi curieux le monde savant et l’Institut de France. » 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez ... 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, Jérôme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses défauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 6Cette momie constitue une découverte remarquable car elle représente l’un des plus anciens témoignages paléopathologiques de nouveau-né atteint d’anomalie congénitale. Le discours d’É. Geoffroy Saint-Hilaire est régulièrement cité par les historiens de la tératologie, tel son fils Isidore Geoffroy Saint-Hilaire 1832-18368, Ernest Martin 18809 et, plus récemment, Jean-Louis Fischer 199110. En dépit de sa célébrité, la momie tomba soudain dans l’oubli, et longtemps certains la crurent même perdue. Nous avons récemment retrouvé sa trace dans le dépôt du Musée égyptien de Berlin où elle porte le numéro d’inventaire SMB 724. Après un bref rappel de son histoire, de sa découverte vers 1820 à l’époque contemporaine, nous passerons en revue les différentes réactions qu’elle éveilla, des Égyptiens de l’époque ptolémaïque aux tératologues contemporains, en passant par les naturalistes du XIXe siècle. Les tribulations de la momie 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain né avant l’ère chrétienne et considér ... 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration ... 7J. Passalacqua, comme tant d’anciens découvreurs, occupe une position ambiguë dans l’histoire de l’archéologie. Pilleur de tombes à ses heures, il fut aussi le fondateur et le conservateur de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin-Charlottenburg, l’une des plus grandes collections d’archéologie d’Europe. Né en 1797 à Trieste, il était parti en Égypte comme marchand de chevaux. Ses affaires n’ayant pas prospéré, il entreprit des fouilles et rassembla une importante collection d’antiquités provenant de Thèbes et d’autres sites. Après avoir ramené sa collection à Paris en 1826, il l’exposa dans l’espoir de la vendre au gouvernement français pour la somme de 400 000 francs. Geoffroy Saint-Hilaire examina la momie monstrueuse alors que la collection était à Paris ; il la commenta puis l’illustra dans au moins deux articles fig. 111. En 1827, après avoir en vain attendu une offre du Louvre, J. Passalacqua vendit sa collection à Frédéric-Guillaume IV de Prusse pour 100 000 francs. Il devint conservateur du Musée des antiquités égyptiennes à Berlin en 1828, et y demeura jusqu’à sa mort en 186512. 1 - L’anencéphale en 1826. D’après É. Geoffroy Saint-Hilaire 1825, pl. 18. 1-4. A. mumia 1. Vue ventrale ; 2. Vue dorsale ; 3. Vue latérale ; 4. Detail du dos du crâne. 5. Amulette de babouin. 6-8. Trois autres types d’Anencephalus, A. perforatus, A. cotyla and A. icthyoïdes 8A. Erman décrit ainsi la momie dans le catalogue du musée de Berlin 13 A. Erman, Ausführliches Verzeichnis der Ägyptischen Altertümer und Gipsabgüsse, Berlin, W. Spemann ... 724. Mumie einer menschlichen Missgeburt, die in einem Affengrab in Schmun beigesetzt war ; in ihre Binden war die FayenceFigur eines hockenden Affen hineingelegt. Man nahm also wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren Pass. »13 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 9Pendant la seconde guerre mondiale, les bombardements des Alliés causèrent d’importantes pertes au musée de Berlin. Probablement cachée dans les caves du nouveau musée, la momie ne fut toutefois pas détruite14. En juillet 1974, Fritz Dick, Regisseur und Kameramann Medizin-Film » put encore la radiographier et livrer le rapport suivant fig. 215 2 - L’anencéphale en 1974. Radiographie de Fritz Dick. Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung 16 Trad. Constat radiologique de l’anencéphale objet 724. Âge de développement environ 7 mois. ... Röntgenbefund des Anencephalus Objekt 724.Entwicklungsalter etwa 7 Monate. Infolge der erzwungenen Sitzhaltung ist der A. röntgenologisch schlecht auswertbar. Es fällt auf, das der Unterkiefer 1 fehlt, daher die vogelkopfartige Oberkiefergesichtspartie. Abnorm grosse Augenhölen 2. Nach der Röntgenaufnahme könnte der Unterkiefer eventuell stark nach unten geklappt worden sein, so dass er der ventralen Thoraxwand anliegt 3. Das Fehlen des Unterkiefers ist aber nicht auszuschliessen. Anstelle des nicht ausgebildeten Hirnschädels stellen sich knöcherne Deformitäten dar 4. Die Halswirbelsäule ist krückstockartig eingebogen 5. Die zarten Knochen des Präparates sind wahrscheinlich beim Mumifizieren und beim Verbringen in die Sitzhaltung stark frakturiert worden, so ist u. a. eine deutliche Fraktur des Oberschenkelknochens 6 zu erkennen. Ferner sind die Unterschenkelknochen durch Gewalteinwirkung vom Fussskelett 7 getrennt, verlagert und auch z. T. frakturiert. Die Knochen der oberen Extremitäten sind ebenfalls durch das Bandagieren stark verlagert. Die Knochen wirken im Verhältnis zur Grösse des A. sehr plump. An der Wirbelsäule zeigt sich die typische spina bifida 8. »16 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford Unive ... 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collec ... 10Depuis lors, la momie n’a plus fait l’objet d’étude ni de publication. Son état de conservation a continué de se détériorer à tel point qu’aujourd’hui n’en subsiste plus qu’une collection de fragments dont le plus grand correspond au bras gauche fig. 3. La figure 4 montre à quoi pouvait ressembler l’enfant à sa naissance. Les anencéphales n’ont pas de voûte crânienne et leur cerveau est réduit à une masse de tissus nécrosés17. Une tête renversée, des yeux globuleux et l’absence de front et de cou sont des traits caractéristiques. L’illustration de Geoffroy Saint-Hilaire et la radiographie suggèrent que la momie SMB 724 avait une forme particulière d’anencéphalie holoacrania avec rachischisis »18. Le crâne ne s’est pas formé et la colonne vertébrale est restée ouverte dans la région dorsale et près de la tête. Cette malformation n’est pas viable, et l’enfant fut soit mort-né ou mourut rapidement peu après sa naissance. 3 - L’anencéphale en 2004. Photo H. Kischkewitz, Berlin-Charlottenburg, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung. Le plus grand des fragments conservés. Il s’agit essentiellement d’une partie du bras gauche A. main ; B. coude ; C. haut du bras Regards égyptiens 19 Voir F. Drilhon, Un fœtus humain dans un obélisque égyptien en bois », Archéologie et médecine. ... 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spéc. p. 39-40 Bès ... 11Les premiers examens avaient fait apparaître plusieurs détails inhabituels qui semblaient traduire le statut ambigu de l’enfant momifié, entre l’homme et l’animal. Alors que les membres des êtres humains sont allongés, même au stade de fœtus, le nouveau-né monstrueux était en position accroupie, les mains posées sur les genoux, comme un cynocéphale19. Il avait reçu le même traitement qu’un singe sans se soucier de ses anomalies, les embaumeurs avaient soigneusement éviscéré son crâne par le nez, alors que la tête ne contenait pas de matière cérébrale. Comme un être humain, la momie portait une amulette en faïence, mais d’un type particulier au lieu du dieu nain Bès, gardien des enfants, on lui avait joint une figurine en forme de babouin, assis dans la même attitude que la momie fig. 1-520. 4 - Enfant anencéphale. Amsterdam, musée Vrolik. Photo Jeremy Pollard mai 2003 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 12É. Geoffroy Saint-Hilaire en déduisit que l’enfant, exclu des sépultures humaines, avait été assimilé à un animal. Le port de l’amulette le soulignait, par une sorte de comparaison entre l’infériorité organique accidentelle de la monstruosité embaumée, et l’infériorité normale de l’être le plus dégradé parmi les animaux à face humaine »21. A. Erman affirme que l’on avait pensé qu’» une femme avait accouché d’un singe »22. Pour E. Martin, l’anencéphale constituait ainsi le témoignage irréfutable de la croyance des Égyptiens dans l’origine bestiale des êtres humains monstrueux »23. Les Anciens auraient identifié la créature à un être né d’une femme, mais dont on regardait l’origine comme bestiale ; on l’avait assimilé à un animal, mais d’une espèce qui, dans la symbolique égyptienne, occupait le premier rang et dont la religion prescrivait de conserver pieusement les restes ; on l’avait, en un mot, honoré comme un animal sacré. » 13Ce jugement, régulièrement répété dans les ouvrages de tératologie, ne correspond toutefois pas aux croyances égyptiennes. L’enfant ne fut pas considéré à sa naissance comme un animal, et ne constitue pas un témoignage de zoolâtrie. Ce point de vue plaque sur le monde égyptien des attitudes propres à d’autres périodes. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; Valère Maxime Sur le... 25 Pline, Histoire naturelle, 26 Génération des Animaux, ; Lucrèce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre à trois pour faire un bel enfa ... 14Dans la Rome républicaine, différentes sources racontent l’enfantement d’une créature animale ou hybride. Pline, Tite-Live, Valère-Maxime et d’autres auteurs rapportent qu’une femme aurait accouché d’une créature avec une tête d’éléphant atteint de cyclopie ?, d’un porc à tête humaine, ou d’un serpent24. D’Égypte serait venu un mystérieux embryon d’hippocentaure que Pline l’Ancien aurait pu observer, conservé dans du miel sous le règne de l’empereur Claude. À la même époque, un autre hippocentaure serait né et mort le même jour en Thessalie25. Si l’opinion populaire y croit peut-être, les biologistes et médecins antiques rejettent l’existence du mélange des espèces. Aristote, et à sa suite Lucrèce, démontrent l’invraisemblance de telles conceptions à cause des différents temps de gestation propres à chaque catégorie. Le veau à tête d’enfant, le mouton à tête de bœuf ne sont jamais ce que l’on en dit, ils n’en n’ont que la ressemblance »26. Les explications rationnelles attribuent la présence de traits hybrides à l’effet d’impressions maternelles pendant la grossesse. Pour Soranos IIe s. apr. la naissance de créatures simiesques vient de la vision d’un singe, et il conseille aux femmes d’arriver sobres au rapport sexuel », parce que les visions extravagantes que procure l’ivresse pourraient influencer la formation du fœtus27. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythol ... 15En Égypte ancienne, aucun récit ne mentionne la naissance d’un animal issu d’une femme. Le fait que l’imagerie divine soit composite, mêlant les espèces, n’implique pas que les Égyptiens aient cru en l’existence d’êtres hybrides réels. Les formes mixtes constituent des signes picturaux ; elles révèlent que le divin peut s’incarner dans des formes animales aussi bien qu’humaines. À chaque animal correspond une des facettes des pouvoirs du dieu, mais son aspect véritable reste caché28. 29 Sur les compétences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wie ... 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiée de l’ancienne Égypte, IIe série, Archives du muséum d’hi ... 16Rien ne permet donc d’affirmer que la présence de l’anencéphale parmi les singes tient au fait que son apparence étrange fut interprétée comme le résultat de l’union d’une femme et d’un animal. Les soins exceptionnels qu’on lui a prodigués peuvent aussi résulter de l’aspect inachevé de l’enfant, privé de boîte crânienne, les vertèbres ouvertes. Sa momification ne pourrait-elle exprimer le souci de lui permettre de terminer sa gestation et de se régénérer dans l’au-delà ? Sa position accroupie et le port de l’amulette de singe le placent sous la protection de Thot, intimement lié au concept de croissance et de complétude. Divinité lunaire, Thot préside aux phases de l’astre dont il assure la régularité ; dans le mythe de l’œil solaire, il guérit Horus, l’enfant par excellence, et rend à son œil blessé sa perfection sous la forme symbolique de l’œil oudjat29. Ce rapport à la complétude pourrait aussi expliquer la coutume de placer des fœtus dans des sarcophages en forme de singe30. Associé à Maât, Thot assure l’équilibre de l’univers. À la Basse Époque, ses compétences de dieu guérisseur s’ajoutent à celles de patron des magiciens sous la forme d’Hermès Trismégiste. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde ... 32 Cf. l’enfant à face de grenouille né en 1517 ; A. Paré, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Ex ... 17L’anencéphale ne fut probablement ni assimilé à un singe, ni transformé en singe, mais marqué de la présence d’un dieu lunaire bénéfique, capable de le parfaire et de l’intégrer à l’ordre cosmique. D’autres références pourraient expliquer la présence de la momie dans la nécropole d’Hermopolis. L’apparence incomplète du nouveau-né, aux yeux globuleux et au crâne fuyant, évoque certains aspects de la cosmogonie hermopolitaine où des entités composent une assemblée de huit dieux primordiaux31. Cette Ogdoade, formée de quatre couples, personnifie les forces obscures du chaos précédant la création. À la Basse Époque, ces dieux sont représentés comme des êtres semi-anthropomorphes, les hommes avec une tête de grenouille, les femmes avec une tête de serpent. Associé à un batracien, symbole de renaissance et de résurrection, l’anencéphale était symboliquement intégré aux forces créatrices de l’univers. Les spéculations liant l’enfant à l’Ogdoade et à Thot ont aussi pu se combiner32. Momies de fœtus et de nouveau-nés 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen ... 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, Universitätsverlag/Vandenhoeck & Rupr ... 35 Sur le rôle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Sp ... 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spéc. p. 52-53, 67-75 ... 18Le traitement exceptionnel de l’anencéphale doit être replacé dans le contexte plus large des soins réservés à l’enfant à naître et au nouveau-né en Égypte ancienne. De nombreuses divinités étaient invoquées pour assurer une grossesse et un accouchement réussis. Perçu comme un être vivant, le fœtus était l’objet de protections divines33. Dans l’hymne solaire d’Amarna, Aton doit ainsi apaiser les larmes d’un fœtus qui éprouve déjà des sentiments34. Ailleurs, Atoum promet à Isis de veiller sur l’enfant qu’elle porte, Serket, Celle qui fait respirer », protège la croissance de l’embryon, Khnoum s’occupe de le façonner sur son tour et d’ouvrir la matrice pour l’accouchement35. Les dieux nains Bès, seigneur de la matrice », et Ptah-Patèque, aux proportions fœtales, patronnent l’ensemble du processus de la procréation, de la grossesse à la naissance36. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian ... 38 B. Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el Médineh 1934-1935, II, La nécropole de l’est, Le ... 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le père, ou avec le ... 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse époque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, ... 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. ... 19Des fœtus ont reçu différents types de sépulture37. À Deir el-Medineh, la nécropole de l’est fut apparemment réservée aux enfants en bas âge. B. Bruyère y dénombre plusieurs fœtus et nouveau-nés simplement enveloppés d’un tissu et déposés dans une amphore ou un panier de vannerie38. Les enfants de l’élite étaient parfois embaumés. La plupart ont été retrouvés aux côtés de leur mère, probablement morte en couches39, d’autres ont été conservés séparément. Un fœtus humain de 3 à 4 mois fut ainsi placé dans un obélisque miniature en bois servant de pilier dorsal à une statue de Ptah-Sokar-Osiris ; ses membres étaient dépliés, allongés le long du corps comme pour l’humaniser40. Deux fœtus de 5 mois et demi et de 7 mois furent retrouvés dans des sarcophages anthropoïdes miniatures dans la tombe de Toutankhamon. L’un d’eux montrait au niveau de des os une déformation de Sprengel, peut-être associée à d’autres malformations létales41. D’autres spécimens étaient logés dans le dos de statues à l’image du dieu Bès, garant de leur survie dans l’au-delà42. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1912 CGC, p ... 20Parfois la frontière entre l’homme et l’animal est ambiguë. Deux sarcophages ou statues en forme de babouin accroupi semblent avoir renfermé un fœtus d’enfant, à moins qu’il ne s’agisse de jeunes singes aux membres disposés comme ceux d’un être humain, allongés le long du corps ou repliés sur la poitrine43. À l’inverse, la petite momie déposée dans le sarcophage de la princesse Maâtkare-Moutemhet XXIe dynastie, ca 1020 av. fut longtemps prise pour celle de son nouveau-né jusqu’au jour où une radiographie permit de l’identifier comme une femelle babouin Hamadryas, probablement l’animal favori de la princesse44. Le traitement des nouveau-nés et des enfants anormaux 21L’attitude religieuse des Égyptiens envers les enfants présentant des malformations congénitales diffère profondément de celles d’autres peuples par sa capacité à corriger symboliquement une anomalie pour l’intégrer dans l’ordre du monde. Loin d’être l’expression d’une colère divine, synonyme d’une souillure qu’il faut éliminer, ces naissances sont perçues comme la manifestation d’une présence divine. 22Les préceptes des moralistes conseillent d’accepter avec résignation les imperfections corporelles. Au Nouvel-Empire, le sage Aménémopé préconise d’être charitable et de ne pas se moquer des infirmes Ne ris pas de l’aveugle ni ne te moque du nainNi ne réduis à rien la condition d’un te moque pas d’un homme qui est dans la main du dieu, 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. Ni ne lui sois hostile jusqu’à l’ est argile et paille,Le dieu est son démolit et re bâtit quotidiennement. » XXIV, 8-1645 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français ... 23Parmi les anomalies congénitales, le nanisme semble avoir bénéficié d’une sympathie particulière. Dès l’Ancien Empire, les nains furent associés au symbolisme solaire grâce à différents jeux de correspondances qu’illustre un papyrus mythologique du Nouvel Empire46. Dans le disque solaire se tient le bélier, qui incarne le soleil à son coucher, et un nain qui remplace l’image attendue du scarabée sacré Khépri, symbole du soleil levant comme l’indique l’homophonie des mots kheprer, scarabée, et kheper, venir à l’existence. Au jeu de mots s’ajoute un jeu d’images. Avec ses membres incurvés et son long torse, le nain présente la même silhouette que le scarabée, avec un gros abdomen et de petites pattes courbes. Inachevé, le nain va donc incarner dans la pensée religieuse égyptienne la notion de croissance, de régénération et de jeunesse éternelle. Un hymne du temple ptolémaïque d’Edfou décrit l’enfant Horus comme un nain Un lotus surgit dans lequel se trouvait un bel enfant qui illuminait la terre de ses rayons.... un bourgeon dans lequel se trouvait un nain »47. Cette identification s’explique par l’apparence ambiguë du nain, à la fois enfant et adulte, comme un jeune dieu à peine né mais déjà sage et savant. 24Deux petits dieux familiers témoignent de la valorisation du nain dans la religion et la magie égyptiennes. Le plus populaire est Bès, un nain trapu aux membres torses, avec une grosse tête à la langue pendante, auxquels s’ajoutent les oreilles, la queue et même la crinière d’un lion. Son image apparaît dès le Moyen Empire vers 2040 av. jusqu’à l’époque romaine sur une grande variété de supports, notamment des amulettes et des intailles magiques. C’est l’un des principaux génies protecteurs de la famille ; avec la déesse Hathor et la déesse hippopotame Taouret, il écarte les influences malignes des femmes enceintes et préside aux accouchements. Un autre dieu nain, nommé conventionnellement Ptah-Patèque, apparaît sous la forme d’amulettes dès le Nouvel-Empire vers 1550 av. Comme Bès, ce petit dieu protège les enfants de tout mal, en particulier des morsures et piqûres d’animaux dangereux. Sur certaines figurines, l’absence de pilosité et l’hypotrophie des traits faciaux évoquent l’image d’un fœtus, peut-être pour signaler que la protection du dieu s’étendait à la femme enceinte et à l’embryon. 25Dans la vie quotidienne, des nains apparaissent dès l’époque prédynastique dans l’entourage des grands dignitaires de la cour. Ils semblent avoir assumé des tâches bien définies, comme l’entretien des habits, des objets de toilette et la fabrication de bijoux. Ils sont parfois accompagnés par d’autres personnes avec des anomalies physiques. Dans la tombe de Baqt I à Beni Hassan Moyen Empire, XIe-XIIe dyn., 2040-1783 av. la suite du défunt est composée d’un nain, d’un bossu et d’un boiteux qui portent chacun le nom de leur malformation inscrit au-dessus de leur tête nmw, jw, dnb. Les nains ont aussi la garde des animaux favoris, généralement des singes cercopithèques et des chiens. Certains nains ont même occupé des fonctions importantes. L’exemple le plus célèbre est celui de Seneb qui reçut le privilège d’être enterré dans la nécropole royale de Gizeh Ve dyn., vers 2475 av. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies ... 49 Histoire naturelle, 26D’autres documents confirment que les enfants présentant des anomalies physiques à la naissance avaient des chances de survivre et d’être élevés48. Adultes, ils n’étaient pas exclus de la vie sociale et religieuse à cause de leur handicap. C’est d’ailleurs en Égypte que l’on jugea bon, selon Pline l’Ancien, d’élever un monstre portentum c’était un humain qui avait les deux yeux aussi derrière la tête, mais qui ne voyaient pas »49. 27L’intégration réussie des nains et d’autres infirmes dans la société égyptienne explique le soin particulier que reçut l’anencéphale d’Hermopolis. Contrairement à la Mésopotamie voisine ou aux sociétés italique et romaine, la naissance d’un enfant difforme n’y représentait pas un signe inquiétant pour les parents ou l’ensemble de la communauté. Ni bête, ni hybride, ni monstre, l’anencéphale fut accueilli comme un être hors du commun, inachevé, à l’image des créatures divines des temps primordiaux, qu’il fallait remettre à la protection du dieu Thot pour assurer sa finition. 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees ... 28Le sort de cet enfant ne permet toutefois pas d’affirmer que toutes les imperfections corporelles étaient bien accueillies. Quelques documents laissent entrevoir une réalité plus complexe. Ainsi, un texte magique du VIIIe s. av. XXIIe ou XXIIIe dyn. énumère les motifs d’anxiété d’une femme enceinte. Il figure sur un petit papyrus que la future mère portait autour du cou, glissé dans un étui, en guise de talisman50. Le texte invoque protection contre toutes sortes d’influences néfastes. Trois malheurs notamment concernent le nouveau-né Nous la protégerons d’une naissance d’Horus une naissance prématurée ?, d’une fausse-couche, et de la naissance de jumeaux ». Le terme d3jt traduit par fausse-couche » pourrait aussi désigner une irrégularité », c’est-à-dire une malformation de l’enfant. Les naissances gémellaires sont une autre cause de souci, probablement parce qu’elles représentaient des naissances à risque, susceptibles de coûter la vie à la mère et aux enfants. 29Des absences laissent supposer que les nouveau-nés présentant des anomalies majeures étaient discrètement supprimés à la naissance, même si cette pratique était officiellement désapprouvée. On ne possède ainsi pas de description ni de représentation égyptiennes d’êtres humains atteints de graves malformations, privés d’un ou plusieurs membres, avec des parties surnuméraires ou joints ensemble, comme les jumeaux siamois, qui témoigneraient de leur survie et de leur intégration. La mythologie égyptienne compte pourtant de nombreux monstres, mais ce sont toujours des êtres composites, formés de parties animales et humaines, sans rapport avec un état pathologique réel. Le regard d’É. Geoffroy Saint-Hilaire 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 30É. Geoffroy Saint-Hilaire chercha bien sûr à deviner ce que cette momie monstrueuse avait pu signifier aux yeux des Égyptiens qui l’avaient faite, mais il était avant tout un anatomiste. Bien qu’il soit passé à la postérité d’abord pour ses aphorismes et ses brillantes recherches dans le domaine de la zoologie, il était aussi le fondateur de la tératologie moderne, c’est-à-dire, littéralement, de la science des monstres51. En particulier, c’est en 1822 qu’il publia le second volume de sa Philosophie Anatomique. Or, c’est dans cet ouvrage qu’il entreprit de classer systématiquement les difformités congénitales, de rechercher par l’expérimentation leurs causes, et qu’il mit en relation la question des difformités avec celle de la formation embryonnaire du corps humain normal ». Quatre ans plus tard, la momie monstrueuse lui fournit l’occasion de se pencher à nouveau sur cette question. 31Pour É. Geoffroy Saint-Hilaire, SMB Inv. Nr. 724 représenta une sorte de triomphe taxonomique. Dans sa Philosophie Anatomique, il avait commencé à classer les nouveau-nés monstrueux de la même manière que les taxonomistes classaient les animaux. Il créa ainsi plusieurs petites familles » ou genres », à la manière linnéenne. Un de ces groupes reunissait les cas du type Anencéphale, qu’il décrivait ainsi Anencéphale Tête sans cerveauPoint de cerveau ni de moelle épinière ; la face et tous les organes des sens dans l’état normal ; la boîte cérébrale ouverte vers la ligne médiane, est composée de deux moitiés renversées et écartées de chaque côté en ailes de pigeon. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-H ... 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 32Cette description se basait sur plusieurs cas observés à Paris par Geoffroy. Il n’était d’ailleurs pas le seul, notait-il, à avoir observé et répertorié cette difformité particulière52 – mais il était en revanche le premier à lui donner une place précise dans une taxonomie qui considérait les nouveau-nés privés de tête comme un tout cohérent fig. 5. Dans des publications ultérieures sur l’anencéphalie53, Geoffroy poussa plus loin la logique linnéenne et décrivit 9 espèces » d’anencéphales comme par exemple A. ichthyoïdes, A. perforatus et A. mumia – la momie montrueuse54 Anenchephalus-MumiaCaract. spéc. Tête renversée en arrière ; bouche béante ; les sur-occipitaux fort écartés et maintenus à la hauteur de l’articulation scapulo-humérale ; les corps vertébraux autant hauts que larges. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 33Les distinctions entre les espèces » monstrueuses de Geoffroy reposaient sur des différences minimes quant au degré de difformité ; elles furent par conséquent peu utilisées. Mais le principe linnéen est resté d’actualité dans les ouvrages récents de tératologie qui sont parfois organisés selon les axes de la taxonomie plus fine d’Isidore, le fils d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. C’est lui, en effet, dans son Histoire Générale et Particulière des Anomalies, qui plaça le genre anencéphale » dans la famille des Anencéphaliens », ordre des Monstres Autosites », classe des Monstres Unitaires » et enfin, embranchement des Anomalies Complexes »55. 34Ces projets taxonomiques imposaient un ordre, si arbitraire soit-il, sur une partie de la Nature qui en avait manqué jusque-là, – une partie, qui plus est, dans laquelle le désordre régnait en maître. Pour Geoffroy père, découvrir que son système fonctionnait sur un nouveau-né de 2000 ans était la preuve même de sa validité universelle. 5 - Nouveau-nés anencéphales. D’après É. Geoffroy Saint-Hilaire, Philosophie anatomique, Paris, Deville-Cavellin, 1822, pl. IV première description du genus Anencéphale ». 1 et 2 vues latérale et dorsale de l’enfant ; 3 "Notencéphale" ; 4-8 parties du squelette 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 35Mais Geoffroy ne voulait pas seulement classer les difformités, il voulait en expliquer la genèse. Dans la Philosophie Anatomique, il suggère qu’une forme particulière d’anencéphalie a pu être causée par un retardement de développement », imputable à des lésions subies au premier stade de la vie embryonnaire, et causées par le surmenage de la mère pendant sa grossesse56. Assez curieusement, Geoffroy ne fait aucun commentaire sur les causes de l’anencéphalie de la momie ; il semble juste considérer comme admis que ce sont des causes identiques aux causes actuelles qui ont pu jouer deux ou trois mille ans auparavant ». 36Geoffroy saisit en tout cas l’occasion fournie par SMB Inv. Nr. 724 pour réaffirmer quelques-unes de ses pensées favorites concernant les mécanismes de l’ontogenèse humaine. Il commence par le faire dans un exposé à l’Académie des sciences 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. On s’est plus occupé des Anencéphalies que des autres cas de monstruosités l’absence de tout le système médullaire cérébro-spinal a paru, en effet, une singularité du plus haut intérêt d’abord pendant le règne du cartésianisme, comme fournissant un fait contraire à l’hypothèse que des esprits animaux s’engendraient dans le cerveau, et tout récemment, depuis qu’a paru la loi du développement excentrique des organes, loi reconnue et posée par le docteur Serres, cette absence étant opposée aux opinions reçues, que les nerfs naissent des parties médullaires contenues dans les étuis crânien et vertébral. »57 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. ... 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 37La première affirmation renvoie à l’idée de Descartes selon laquelle les esprits animaux » – un fluide mystérieux issu du sang – naissaient dans le cerveau et se répandaient par les nerfs jusqu’aux extrémités, pour y provoquer le mouvement et en assurer le développement58. Les anencéphales infirmaient cette doctrine, puisque, quoique dépourvus de cerveau, ils étaient par ailleurs complètement constitués59. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 38La deuxième déclaration, concernant la loi du développement excentrique », nous amène au cœur même de la Philosophie anatomique de Geoffroy. Il s’agissait d’une série de lois permettant selon lui d’expliquer la diversité anatomique offerte par le monde animal et son origine dans l’œuf ou la matrice60. Ces lois pouvaient expliquer les formes prises par les individus monstrueux, et les individus monstrueux pouvaient, en retour, servir à confirmer leur validité. Pour Geoffroy, ses lois constituaient un véritable instrument de découvertes »61 – à l’instar de son disciple Étienne Serres, qui avait baptisé ce système l’anatomie transcendante ». 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 39Dans une série d’articles62, Geoffroy montre comment les nouveaux nés anencéphales et plus particulièrement SMB Inv. Nr. 724, confirment ou infirment un certain nombre de théories concernant le développement et l’identité des organes. Selon une de ces théories, avancée à la fois par Goethe, Oken, Geoffroy et d’autres, le crâne est composé d’une série de vertèbres modifiées63. Les anencéphales, avance-t-il, permettent de voir les morceaux du crâne comme des os séparés, là où ils seraient normalement fusionnés – révélant ainsi leur vraie nature64. La spina bifida des anencéphales fournit ainsi à Geoffroy l’occasion d’élaborer une autre théorie selon laquelle la plupart des organes se développent d’abord comme des primordia distincts éléments primitifs, qui fusionnent ensuite sous l’effet d’une force attractive inhérente, un processus en l’espèce interrompu, laissant la colonne vertébrale divisée en deux65. Cette idée allait devenir sa loi d’affinité de soi pour soi », une sorte de loi universelle de l’attraction expliquant non seulement les formes de développement organiques mais bien d’autres encore, et qui devait sans doute beaucoup à la notion d’ affinités électives » de Goethe. Le dédoublement de la colonne vertébrale autorise également Geoffroy à faire allusion au passage à l’une des ses idées favorites, à savoir que les squelettes des vertébrés peuvent être rapprochés des exosquelettes des crustacés et des insectes fig. 1. Dans la légende d’une figure décrivant A. perforatus, il note que sa spina bifida provient d’une séparation des éléments vertébraux comme dans le cas des Crustacés et des Insectes »66. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. Théorie des formations et des défo ... 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 40Rien de tout cela ne pouvait être déduit de SMB Inv. Nr. 724, dont le squelette ne pouvait être atteint sans dommage. Aussi peu claire est sa démonstration de la loi du développement excentrique » qui proclamait de façon générale que les organes trouvaient leur origine dans divers primordia qui se développaient ensuite vers l’intérieur avant de fusionner67, et en particulier que les nerfs spinaux se développaient des extrémités vers le cordon médullaire plutôt que l’inverse. De façon plus convaincante, Geoffroy se sert de SMB Inv. Nr. 724 pour critiquer l’idée courante d’alors selon laquelle les organes génitaux masculins représentent une sorte d’extension des organes génitaux féminins. Si tel était le cas, raisonne-t-il, et compte tenu du fait que l’anencéphalie résulte d’un arrêt du développement global, on devrait n’en trouver que des nouveau-nés féminins68. Or, SMB Inv. Nr. 724 est un mâle. Il est donc plus vraisemblable d’imaginer que les organes génitaux féminins et masculins ont un développement indépendant – ce qui correspond peu ou prou à nos conceptions actuelles. De l’utilité du monstre aujourd’hui 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1 ... 41Dans les travaux modernes de tératologie, l’anencéphalie est généralement regroupée avec la Spina Bifida sous un syndrome unique ASB », dans la mesure où les caractéristiques de ces difformités se confondent. C’est une des tares congénitales les plus communes, affectant 1 naissance pour 1 000 aux États Unis, mais l’incidence de cette difformité varie du simple au quintuple selon la géographie, la race et le niveau socio-économique69. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Gen ... 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processe ... 42L’opinion de Geoffroy selon laquelle l’anencéphalie serait due à un retard de développement causé par le travail de la mère aux premiers mois de la grossesse n’est plus soutenable aujourd’hui. Mais les causes de l’ASB ainsi que les variations de sa fréquence dans la population restent obscures. On connaît de rares mutations entraînant des cas d’ASB, soit chez l’homme, soit chez la souris, mais elles ne sont pas la cause de la plupart d’entre eux70. Ce trouble semble au contraire résulter de l’interaction de plusieurs facteurs de risques environnementaux et génétiques mal définis. Un de ces facteurs est la carence en folate ou en vitamine B. Personne ne sait comment cette carence entraîne l’échec de la soudure du canal neural, mais il est clair que l’administration d’acide folique pendant la grossesse permet de prévenir efficacement l’ASB71. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, ... 43Comme le pressentait Geoffroy, l’ASB trouve son origine dans les débuts de l’embryogenèse. Dix-neuf jours environ après la conception, une zone de tissu nerveux se forme le long du dos de l’embryon. Affectant la forme d’une feuille de tulipe, cette zone tissulaire est d’abord plate. Plus tard, toutefois, elle se replie longitudinalement pour former un canal. Les bords de ce canal se collent ensuite au sommet pour former un tube creux qui court tout le long de l’embryon les futurs cordon médullaire et cerveau72. Le scellement, ou fermeture », du canal neural semble être une opération délicate, qui peut fréquemment échouer. Le résultat est alors un canal neural ouvert, une colonne vertébrale ouverte ou même un cerveau et une voûte crânienne béants. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford ... 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e éd., p. 351 ... 44Bien peu de théories spécifiques de l’anatomie transcendantale ont passé l’épreuve du temps. La théorie vertébrale du crâne a été anéantie par Thomas Henry Huxley en 185873 ; l’idée de Geoffroy selon laquelle les squelettes des vertébrés et des crustacés étaient homologues lui est restée personnelle74 ; de même, les nerfs spinaux ne prennent pas naissance dans la moelle, mais dans une série de ganglions spinaux en direction des extrémités qu’ils innervent75. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic express ... 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 45Ceci dit, à la décharge de Geoffroy, beaucoup de ses théories ont au moins un fond de vérité. Bien que l’ensemble du crâne ne soit pas constitué de vertèbres modifiées, la perturbation d’un gène HOX chez les souris montre que l’os occipital celui qui intéressait particulièrement Geoffroy chez ses nouveau-nés monstrueux peut se transformer en vertèbres76 ; la spina bifida résulte en effet d’un défaut d’attraction », ou si l’on préfère la terminologie actuelle, d’adhésion cellulaire ; alors que les nerfs peuvent trouver leur origine dans le ganglion spinal, les ganglions spinaux ne proviennent pas directement de la moelle épinière, mais plutôt de cellules de crêtes neuronales ayant subi une migration élaborée à partir d’autres localisations77. 46Voilà qui concorde grosso modo avec la loi du développement excentrique », du moins dans la mesure où elle conçoit la formation du corps comme résultant de migrations et de fusions cellulaires et tissulaires diverses. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 47En outre, alors que les théories de l’anatomie transcendantale dérivent invariablement vers des généralités – certes pourvues d’un peu de vérité mais incapables de restituer les subtilités du développement organique, l’attitude de Geoffroy frappe par sa modernité. Ainsi en est-il de sa quête d’une preuve des lois » de la fabrication du corps dans les nouveau-nés monstrueux les généticiens modernes cherchent eux aussi dans les difformités la logique moléculaire des programmes du développement mais en se servant de mutants produits à partir d’animaux de laboratoire comme les vers, les mouches et les souris. Alors qu’on découvre un nombre sans cesse croissant de mutations humaines responsables de difformités congénitales, il devient toutefois évident que celles-ci peuvent être utilisées pour déconstruire et comprendre la formation du corps78. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in ... 48Au moment où nous écrivons le 10 septembre 2004, on a ainsi identifié les mutations responsables de la perturbation de 1 622 gènes causant des difformités congénitales79. Quand les gènes responsables de l’anencéphalie seront identifiés – et ils le seront à coup sûr, ils lèveront un peu le voile sur le programme génétique qui élabore la structure la plus complexe du corps humain, le cerveau. Conclusion 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin pou ... 49De l’ancienne Égypte à l’époque contemporaine, le destin étrange de l’anencéphale fut de révéler les lois cachées du monde. Loin de l’interpréter comme une rupture effrayante de l’ordre cosmique, les Égyptiens le classèrent parmi les êtres en formation et le marquèrent de l’empreinte du dieu Thot, capable de le régénérer. Tenu de naître et de mourir au même moment »80, son existence éphémère épargna à ses semblables toute exhibition. Pour les tératologues et biologistes du XIXe siècle et d’aujourd’hui, l’anencéphale démontre la qualité du monstre » comme instrument de découvertes », dont les écarts permettent de saisir la structure du vivant81. Notes 1 À côté de l’ibis, plus de trente espèces d’oiseaux ont ainsi été identifiées par J. Boessneck et A. von den Driesch in J. Boessneck éd., Tuna el-Gebel I, Die Tiergalerien, Hildesheim, Gerstenberg, 1987, p. 56-202. 2 J. Passalacqua, Catalogue raisonné et historique des antiquités découvertes en Égypte, Paris, Galeries d’antiquités égyptiennes, 1826, p. 148-149. 3 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230 ; D. Kessler, Forschungsstand bis 1983 », in J. Boessneck, op. cit., 1987, p. 6 ; D. Kessler, Die Galerie C von Tuna el-Gebel », Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Abteilung Kairo, 39, 1983, p. 107-124. 4 D. Kessler, A. El Halim Nurredin, Der Tierfriedhof von Tuna el-Gebel, Stand der Grabungen bis 1993 », Antike Welt, 25, 1994, p. 252-266. 5 D. Kessler, Die heiligen Tiere und der König, I, Beiträge zu Organisation, Kult und Theologie der spätzeitlichen Tierfriedhöfe, Wiesbaden, Harrassowitz, 1989, spéc., p. 194-219 ; id. Tierkult », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 571-587 ; id. Tuna el Gebel », ibid., col. 797-804. 6 D. Kessler, op. cit., 1987, p. 12 ; D. Kessler, A. El Halim Nurredin, op. cit., p. 262, fig. 14. 7 É. Geoffroy Saint-Hilaire in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 230. 8 I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez l’homme et les animaux, Paris, Baillière, 1832-1836. 9 Histoire des Monstres, Paris, Reinwald, 1880 ; rééd. Grenoble, Jérôme Millon, 2002, p. 29-30. 10 Monstres. Histoire du corps et de ses défauts, Paris, Syros, 1991, p. 26-28. 11 É. Geoffroy Saint-Hilaire, Description d’un monstre humain né avant l’ère chrétienne et considérations sur le caractère des monstres dits Anencéphales », Annales des Sciences Naturelles, 6, 1825, p. 357-388, pl. 18. ; id. Communication faite à l’Académie royale des Sciences », in J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 231-233. 12 W. R. Dawson, E. P. Uphill, M. L. Bierbrier, Who was who in Egyptology, London, Egypt Exploration Society, 1995 3e éd., p. 321. 13 A. Erman, Ausführliches Verzeichnis der Ägyptischen Altertümer und Gipsabgüsse, Berlin, W. Spemann, 1899, p. 314. Trad. Momie d’un fœtus mal formé qui était enterré dans une tombe de singe à Schmun, avec dans ses bandelettes la figurine en faïence d’un singe accroupi. On a donc supposé que la femme concernée avait accouché d’un singe ». 14 Communication du Dr. H. Kischkewitz. 15 Lettre du 16 Trad. Constat radiologique de l’anencéphale objet 724. Âge de développement environ 7 mois. En raison de la position assise forcée l’a. est difficile à interpréter du point de vue radiologique. On remarque que la mâchoire inférieure 1 manque, d’où l’aspect de tête d’oiseau de la partie supérieure de la face. Cavités orbitales anormalement grandes 2. Selon la radiographie, la mâchoire inférieure a pu éventuellement être rabattue vers le bas pour reposer sur la paroi ventrale du thorax 3. Il n’est cependant pas exclu que la mâchoire inférieure ait manqué. À la place de la calotte crânienne inachevée on trouve des déformations osseuses 4. Les vertèbres cervicales sont recourbées en forme de crosse 5. Les os tendres du spécimen ont probablement été fortement fracturés lors de la momification et au cours de la mise en position assise ; c’est ainsi que l’on observe nettement une fracture de l’os du fémur 6. En outre les os du tibia ont été séparés du squelette du pied 7 avec brutalité et partiellement fracturés. Les os des extrémités supérieures ont été également fortement disloqués lors du bandelettage. Les os paraissent très épais par rapport à la taille de l’a. La colonne vertébrale présente la spina bifida typique 8 ». 17 Gorlin, M. M. Cohen, R. C. M. Hennekam, Syndromes of the Head and Neck, Oxford, Oxford University Press, 2001 4e éd.. 18 Cf. R. J. Oostra, B. Baljet, R. C. M. Hennekam, Congenital anomalies in the teratological collection of the Museum Vrolik in Amsterdam, The Netherlands. IV Closure Defects of the Neural Tube », American Journal of Medical Genetics, 80, 1998, p. 60-73. 19 Voir F. Drilhon, Un fœtus humain dans un obélisque égyptien en bois », Archéologie et médecine. VIIe rencontres internationales d’archéologie et d’histoire, Antibes, Octobre 1986, Juan-les-Pins, APDCA, 1987, p. 499-521. 20 Cf. C. Andrews, Amulets of Ancient Egypt, London, British Museum Press, 1994, spéc. p. 39-40 Bès, p. 49, p. 66-67 singe. 21 J. Passalacqua, op. cit., 1826, p. 232-233. 22 Man nahm wohl an, die betreffende Frau habe einen Affen geboren », op. cit. 23 E. Martin, op. cit., 2002, p. 30. 24 Par ex. Pline, Histoire naturelle, ; Tite-Live, ; ; Valère Maxime Sur le topos littéraire du serpent, voir A. Allély, Les enfants mal formés et considérés comme prodigia à Rome et en Italie sous la République », Revue des Études Anciennes, 105 1, 2003, p. 144. 25 Pline, Histoire naturelle, 26 Génération des Animaux, ; Lucrèce, De la nature, 27 Soranos, Des maladies des femmes, ; D. Gourevitch, Se mettre à trois pour faire un bel enfant, ou l’imprégnation par le regard », L’évolution psychiatrique, 52 2, 1987, p. 559-563. Sur l’inscription de cette croyance dans la longue durée, P. Darmon, Le mythe de la procréation à l’âge baroque, Paris, Seuil, 1981, p. 158-178. 28 P. Derchain, Anthropologie. Égypte pharaonique », in Y. Bonnefoy dir., Dictionnaire des mythologies, Paris, Flammarion, 1981, p. 87-95 ; D. Meeks, Zoomorphie et image des dieux dans l’Égypte ancienne », in C. Malamoud, Vernant dir., Le corps des dieux, Le temps de la réflexion VIII, Paris, Gallimard, 1986, p. 171-191 ; E. Hornung, Les dieux de l’Égypte. Le un et le multiple, Paris, 1986. Hérodote ne s’y trompe pas en affirmant que les Égyptiens ne croient pas que le dieu de Mendès Pan/Khnoum a une tête de bouc, même s’ils le figurent ainsi. 29 Sur les compétences de Thot, voir par exemple D. Kurth, Thot », Lexikon der Ägyptologie, VI, Wiesbaden, Harrassowitz, 1986, col. 498-523, spéc. 505-509, sur ses rapports au cycle lunaire, à la médecine et à la magie. 30 L. Lortet, C. Gaillard, La faune momifiée de l’ancienne Égypte, IIe série, Archives du muséum d’histoire naturelle de Lyon, IX, Lyon, H. Georg, 1907, p. 32-38 momies de singes ? ; id., X, 1909, p. 188-189 nouvelle interprétation momies de fœtus humain ?. 31 S. Sauneron, J. Yoyotte, La naissance du monde selon l’Égypte ancienne », La naissance du monde Sources Orientales I, Paris, Seuil, 1959, p. 52-67. 32 Cf. l’enfant à face de grenouille né en 1517 ; A. Paré, Des monstres et des prodiges, ch. IX, Exemple des monstres qui se font par imagination », Genève, Droz, 1971, fig. 28 le jour la conception, la mère a tenu une grenouille dans la main pour guérir une fièvre. 33 Je remercie C. Spieser de ces informations. Voir aussi E. Feucht, Der Weg ins Leben », in Dasen V. éd., Naissance et petite enfance dans l’Antiquité, Actes du colloque de Fribourg, 28 novembre-1er décembre 2001, Fribourg/Göttingen, Academic Press/Vandenhoeck Ruprecht, 2004, p. 33-54 ; C. Spieser, Femmes et divinités enceintes dans l’Égypte du Nouvel Empire », ibid., p. 55-70. 34 J. Assman, Ägyptische Hymnen und Gebete, Fribourg/Göttingen, Universitätsverlag/Vandenhoeck & Ruprecht, 1999, p. 219, n° 92, 1. 62. 35 Sur le rôle protecteur d’Atoum, Khnoum, Chou E. Feucht, op. cit., 2004, p. 42-43. Serket C. Spieser, Serket, protectrice des enfants à naître et des défunts à renaître », Revue d’Égyptologie, 52, 2001, p. 251-264. De manière plus générale, C. Spieser, Les dieux et la naissance dans l’Égypte ancienne, in Dasen V. éd., Regards croisés sur la naissance et la petite enfance. Actes du cycle de conférences Naître en 2001 », Fribourg, Éditions universitaires, 2002, p. 285-296. 36 V. Dasen, Dwarfs in Ancient Egypt and Greece, Oxford, Clarendon Press, 1993, spéc. p. 52-53, 67-75, 84-98 ; ead., Der Gott Bes und die Zwergin. Eine Figur zum Schutz der Mutterschaft », in S. Bickel éd., In Ägyptischer Gesellschaft. Aegyptiaca der Sammlungen Bibel + Orient der Universität Freiburg, Freiburg, Academic Press, 2004, p. 64-69. 37 Sur ces trouvailles, voir aussi J. Baines, P. Lacovara, Burial and the dead in ancient Egyptian society. Respect, formalism, respect », Journal of Social archaeology, 2 1, 2002, p. 5-36, spéc. 14. 38 B. Bruyère, Rapport sur les fouilles de Deir el Médineh 1934-1935, II, La nécropole de l’est, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1937 FIFAO 15, p. 11-15. Voir aussi E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128, n. 632. 39 E. Feucht, op. cit., 2004, p. 128-130. Plus rarement, l’enfant se trouve avec le père, ou avec le couple ; ibid., p. 130. 40 Louvre E 3708, N 3959 Basse époque ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 503-506, fig. 4-6. 41 F. Filce Leek, The Human Remains from the Tomb of Tut’ankhamun, Oxford, Griffith Institute, 1972, p. 21-23 ; Drilhon, op. cit., 1987, p. 512-514. 42 Louvre, Coll. Rousset Bey, E 5723 n° 1945 ; Coll. Clot Bey, n° 4205, 1940 ; Lortet/ Gaillard, op. cit., IX, p. 201-205. 43 Lortet/ Gaillard, op. cit., 1907 et 1909. 44 G. E. Smith, The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1912 CGC, p. 98-101 n° 61088-61089 ; R. B. Partridge, Faces of Pharaohs. Royal Mummies and Coffins from Ancient Thebes, London, The Rubicon Press, 1994, p. 195-197, fig. 174 ; F. Dunand, R. Lichtenberg, Les momies et la mort en Égypte, Paris, Errance, 1998, p. 145 et 242. 45 Trad. P. Vernus, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, Imprimerie nationale, 2001, p. 324. 46 Dasen, op. cit., 1993, p. 50, fig. 47 M. de Rochemonteix, S. Cauville, D. Devauchelle, Le temple d’Edfou, I, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1984 2e éd., p. 289, pl. XXIXb. 48 Par ex. la momie d’enfant atteint d’osteogenesis imperfecta Nouvel empire ; H. K. Gray, Mummies and Human Remains. Catalogue of Egyptian Antiquities in the British Museum, I, London, 1968, p. 13-13, n° 24 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 19-20, 323, cat. S 18. Voir aussi à Deir el-Medineh le sarcophage du petit Itiky présentant des anomalies du squelette une forme de nanisme ? ; Bruyère, op. cit., 1937, p. 14. 49 Histoire naturelle, 50 I. E. S. Edwards, Hieratic Papyri in the British Museum, Fourth Series, Oracular Amuletic Decrees of the Late New Kingdom, London, British Museum, 1960, p. 65-67 ; Dasen, op. cit., 1993, p. 99. 51 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, Geoffroy Saint-Hilaire un naturaliste visionnaire, Paris, Belin, 1998. 52 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1836 p. 61-68. 53 Voir bibliographie dans I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836 ; p. 61-68 ; I. Geoffroy Saint-Hilaire, Vie, travaux et doctrine scientifique d’É. Geoffroy Saint-Hilaire, Paris, Strasbourg, P. Bertrand-Levrault, 1847, p. 459-464. 54 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 68. 55 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1836, p. 63. 56 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 523-529. 57 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825. 58 Descartes, La description du corps humain ; De la formation de l’animal », 1648, in C. Adam, P. Tannerry éd., Œuvres de Descartes, Paris, Vrin, 1974. 59 I. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822. 60 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88-89. 61 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822, p. 88. 62 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825 ; 1826. 63 De Beer, op. cit., 1937, p. 7-15. 64 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1822 ; 1825, 373-375. 65 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 371-372. 66 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 388. 67 E. Serres, Recherches d’anatomie transcendante et pathologique. Théorie des formations et des déformations organiques, appliquée à l’anatomie de Christina, et de la duplicité monstrueuse, Paris, Firmin Didot, 1832, p. 4. 68 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1825, p. 381-386. 69 L. D. Botto et al., Neural tube defects », New England Journal of Medicine, 341, 1999, p. 1509-1519. 70 J. Coppa, Greene, J. N. Murdoch, The genetic basis of mammalian neurulation », Nature Genetics Reviews, 4, 2003, p. 784-793. 71 M. Lucock, Folic Acid nutritional biochemistry, molecular biology and role in disease processes », Molecular Genetics and Metabolism, 71, 2000, p. 121-138. 72 A. M. Leroi, Mutants On the Form, Variety and Errors of the Human Body, London, Harper Collins, 2004. 73 G. R. De Beer, The Development of the Vertebrate Skull, Oxford, Clarendon, 1937. 74 T. Appel, The Cuvier-Geoffroy Debate French Biology in the Decade before Darwin, Oxford, Oxford University Press, 1987 ; H. Le Guyader, op. cit. 75 B. I. Balinsky, An Introduction to Embryology, Philadelphia, W. B. Saunders, 1965 2e éd., p. 351-352. 76 T. Lufkin et al., Homeotic transformation of the occipital bones of the skull by ectopic expression of a homeobox gene », Nature, 356, 1992, p. 835-841. 77 B. I. Balinsky, op. cit., p. 351-352. 78 A. Leroi, op. cit., 2004. 79 OMIM. Sept. 2004. Online Mendelian Inheritance in USA. 80 É. Geoffroy Saint-Hilaire, op. cit., 1826, p. 233. 81 Nous remercions Dr. Hannelore Kischkewitz de l’Ägyptisches Museum und Papyrussammlung à Berlin pour toutes ses informations sur le destin de la momie et les illustrations ainsi que Jeremy Pollard pour nous avoir autorisés à reproduire leurs photographies ; merci aussi à Saskia Bode pour son aide lors de nos recherches. Les recherches d’Armand M. Leroi ont été soutenues par des subsides du Biology and Biotechnology Research Council.Résumé: Cet article et se veut attrayant par le biais d'exemples d'emploi des mathématiques dans des domaines variés ou avec une approche moins attendue. Après que l'auteur nous ait expliqué le pourquoi de son livre, il traite dans chaque chapitre d'un domaine des mathématiques et de son application aux sciences humaines (dans une définition assez large). C'est ainsi que Les Space Marines constituent l'élite des armées de l'Imperium. Ils sont également désignés sous le nom d'"Anges de la Mort", d'"Adeptus Astartes" ou de "Sauveurs de l'Humanité". 7 Sommaire 1 Origines des Space Marines "Pré-Astartes" Premiers Astartes et Primarques 2 Histoire & Fondations Première Fondation L'Hérésie d'Horus Le Codex Astartes Space Marine Primaris 3 Organisation militaire Légions Chapitres Répartition dans la Galaxie Effectifs de l'Astartes 4 Création d'un Space Marine Recrutement et Initiation Reproduction "Mort" d'un Chapitre "Naissance" d'un Chapitre 5 Arsenal des Space Marines Armement Flotte de combat 6 Vie quotidienne Rituels quotidiens Fiefs de l'Astartes 7 Religion & Croyances L'Empereur-Dieu et les Primarques Cultes de l'Astartes 8 Sources 9 Voir aussi Origines des Space Marines Proto-Marine du "Traité d'Horlax" M25 "Pré-Astartes" M25? - M28 C'est avant même l'avènement de l'Imperium et alors que l'Ère des Luttes faisait encore rage, que les premiers guerriers génétiquement améliorés furent créés par l'Empereur autour du M28 sur Terra. Ils semblent avoir été l'aboutissement d'un travail de recherche très ancien, comme en témoignent les techniques d'ingénierie génétique mentionnées dans le Traité d'Horiax dès le M25. M29 L'Empereur ne fut pas seul dans cette œuvre il rassembla autour de lui des scientifiques passés maîtres en leur art, et fit construire un important laboratoire de recherches génétiques au fond des donjons de sa forteresse sur Terra, où furent menés les premières recherches et expérimentations qui conduiront à la création des premiers Space Marines. Cette nouvelle technologie fut d'abord "testée" sur des membres de la propre garde personnelle de l'Empereur, qui subirent les séries de modifications chirurgicales et psychologiques. Les résultats furent probants, dotant ces hommes d'une force et d'une volonté hors du commun, et leur loyauté à l'Empereur était infaillible ce sont ces guerriers génétiquement modifiés qui firent la conquête de Terra durant les Guerres d'Unification. Premiers Astartes et Primarques M29 Les recherches sur ces nouveaux guerriers s'étaient poursuivies tout au long des Guerres d'Unification. Mais elles n'aboutiront qu'avec la création des Primarques au début du M29. Le projet de reconquête de la galaxie poussa en effet l'Empereur à poursuivre sans cesse ses recherches, jusqu'à finalement créer vingts généraux dotés de capacités améliorées au delà de toute imagination humaine. leur rôle était de guider chacune des vingts nouvelles légions au delà des étoiles, chacun l'incarnation loyale et infaillible de la volonté du nouveau Maître de Terra. Début du M30 Les premiers Space Marines sont créés à partir du matériel génétique des primarques à l'aube de la Grande Croisade. Mais c'est à la même époque que survient le rapt des capsules incubatrices des primarques par les Puissances de la Ruine, qui interrompit le processus de recherche et surtout la création de Space Marines. Les premiers Astartes quitteront néanmoins Terra à l'assaut des étoiles et lanceront la Grande Croisade. 9,13 M30 Selon le "théorème de Grabya" M30, seul le matériel génétique des primarques permettrait de stabiliser et relancer le développement génétique de nouvelles générations de Space Marines. A mesure que la Grande Croisade permet de retrouver chacun des 20 Primarques perdus, les légions Astartes sont renforcées par de nouvelles générations de Space Marines ou "achevant" génétiquement les premiers astartes en utilisant des souches souche pure. Ces souches permettent de relancer la création de Space Marines et de lever de nouvelles légions au nombre de 20 c'est la Première Fondation. 2,3 Histoire & Fondations Première Fondation Ce sont les Space Marines de la Première Fondation qui ont construit l'Imperium durant tout le M30 / M31; et ce sont eux que l'Empereur plaça à la tête de ses légions, mais également de ses armées d'une manière générale. Cette période est restée dans l'histoire sous le nom de "Grande Croisade"; une époque de guerres visant à la réunification de toutes les parties égarées de l'humanité et des mondes conquis durant sa première expansion à travers les étoiles. 4b Article détaillé Première Fondation Article détaillé Grande Croisade L'Hérésie d'Horus A l'époque où les Space Marines régnaient sur les armées de impériales et alors que la Grande Croisade touchait à sa fin, l'Empereur se retira du front en confia le commandement à son fils favori, Horus Lupercal, avec le titre de Maître de Guerre de ses armées et de toutes les légions astartes. Mais les Puissances de la Ruine parvinrent à le corrompre et à le retourner contre son propre père. Horus entraîna près de la moitié des légions de Space Marines avec lui, dans la plus grande guerre civile qu'ait connu l'humanité. Cette guerre ne s'acheva qu'avec le siège de Terra où Horus fut vaincu en combat singulier par l'Empereur en personne. Article détaillé Hérésie d'Horus Le Codex Astartes Horus mort, et ses troupes en déroute vers l'Œil de la Terreur, la victoire resta cependant amère pour les loyalistes mortellement blessé, l'Empereur dut être placé dans le mécanisme du Trône d'Or dans une étrange catalepsie éternelle. Il laissait derrière lui son royaume encore à feu et à sang, et son peuple et ses légions plus divisées que jamais. Cet état de fait obligea à une réorganisation complète des structures militaires de l'Imperium, et en premier de l'Adeptus Astartes. Son principal refondateur fut sans aucun doute le primarque de la légion des Ultramarines, Roboute Guilliman. Il est l'auteur d'un traité appelé "Codex Astartes" qui redéfinit complètement les structures, les effectifs tactiques, le recrutement, la formation et l'autorité des Space Marines. La mesure la plus importante fut le démantèlement des anciennes légions en formations plus petites appelées chapitres et limitées à un millier de combattants. Mais surtout il les plaça sous le contrôle et l'autorité directe des Hauts Seigneurs de Terra, sorte de directoire composé des représentants des principales puissances de l'Imperium, aux rangs desquels ne figurèrent plus les Astartes. Le respect de ces nouvelles règles par l'Adeptus Astartes fut cependant relatif, et certains des nouveaux chapitres adoptèrent dans leur organisation et leurs traditions des variantes. On parla ainsi de "Chapitres Codex" et de "Chapitres non-Codex". Article détaillé Codex Astartes Space Marine Primaris Au crépuscule du 41ème Millénaire, grâce aux efforts de Belisarius Cawl sous les ordres deRoboute Guilliman, l'Imperium vit apparaître de nouveaux Spaces Marines les Primaris. Plus grand, plus fort et mieux équipés, ces nouveaux Spaces Marines ont été emportés dans les vaisseaux de Guilliman à travers la galaxie lors de la Croisade Indomitus, soit pour combler des chapitres existants soit pour créer de nouveaux chapitre entiers de Primaris. 9 Article détaillé Space Marines Primaris Organisation militaire Légions Les Space Marines sont parfois encore appelées "Legiones Astartes". Ces légions représentent en fait la formation militaire d'origine des Space Marines et de l'Adeptus Astartes. Les légendaires 20 premières légions furent à l'image d'une époque et d'un âge d'or pour l'Imperium. Elles pouvaient rassembler 100,000 Space Marines en moyenne, et jusqu'à 250,000 pour celle des Ultramarines, qui fut la plus importante. Ce sont elles qui firent la conquête de la galaxie à la tête des armées de l'Empereur. Article détaillé Legiones Astartes Chapitres Depuis la Seconde Fondation promulguée officiellement 7 ans après la mort d'Horus vers la fin du le 'chapitre' est devenu la formation militaire standard des Space Marines loyalistes à travers tout l'Imperium et est suivie depuis 10,000 ans. Le Codex Astartes a fixé un standard des effectifs et de l'organisation d'un chapitre de Space Marines Un Chapitre compte un millier de combattants, Il est dirigé par un Maître de Chapitre, Il est composé de 10 compagnies dirigées chacune par un Capitaine, Chaque compagnie est composée de 10 escouades de 10 Space Marines dirigées chacune par un sergent, Chaque compagnie possède un Chapelain, un Apothicaire et un Porte-Bannière qui lui est propre, Chaque compagnie entretient un parc de véhicules et avec son armement, Chaque chapitre est autonome arsenal, fonderie, flotte, etc.. Article détaillé Chapitre Principaux bastions Space Marines dans la Galaxie Répartition dans la Galaxie Le déploiement des Space Marines a beaucoup évolué avec l'histoire, au rythme des guerres innombrables livrées par l'Imperium pour sa survie; et bien sûr de la perte, de la destruction ou de la création de chapitres. L'étape la plus importante fut sans nul doute la Seconde Fondation et la fin de la Grande Croisade les antiques premières légions restées loyales à l'Empereur furent démembrées en forces autonomes plus réduites, afin de les redéployer notamment sur les domaines autrefois tenus par leurs frères renégats, et reconquis après l'Hérésie d'Horus. Leur déploiement suit les impératifs militaires de l'Imperium Soit envoyés dans des zones de guerres actuelles ou à proximité des plus dangereuses par ex. les royaumes des seigneurs de guerre Orks, ou contre des invasions comme celles des Tyranides Soit pour la 1/2 des chapitres dans des missions d'exploration et de conquête Croisades tels que les Black Templars. Effectifs de l'Astartes À partir des 20 Primarques originels, un nombre incalculable de chapitres Astartes ont été créés depuis les sombres évènements de l'Hérésie d'Horus. Leur liste jusqu'à leurs noms est cependant impossible à établir l'histoire de l'Imperium est trop longue et tortueuse, faite de guerres, d'anarchies et de rébellions ayant parfois opposé les Astartes entre eux. Certains ont disparu de l'histoire avec la destruction de leur flotte ou de leur monde, tandis que d'autres ont été effacés volontairement. Du fait même de l'énormité de l'Imperium, leur nombre actuel reste lui aussi approximatif à peu près un millier en activité au M41, dont plus de la moitié descendent du Primarque des Ultramarines, soit directement par leur appartenance à la Seconde Fondation, soir indirectement par le biais de fondations ultérieures. Création d'un Space Marine Recrutement et Initiation Un Space Marine est le fruit d'une manipulation génétique et d'un traitement chirurgical, chimique, ainsi que d'un conditionnement psychique et hypnotique hérité de la science perdue du Moyen-Âge Technologique. Cependant, chaque chapitre possède un matériel génétique unique qui distingue son identité et son héritage. Chaque recrue reçoit 19 implants génétiquement modifiés. Ils sont programmés pour modifier et améliorer le métabolisme humain naturel. Chaque implant est issu en droite ligne du code génétique d'un des 20 primarques d'origine dont le matériel génétique a été stocké sur Terra après l'Hérésie d'Horus. Ainsi, chaque Space Marine possède en principe les mêmes organes avec les mêmes fonctions, mais dont le code génétique a une parenté propre, et apporte des particularismes à chaque chapitre. 4a Article détaillé Initiation Space Marines Reproduction Chaque Space Marine porte en lui l'avenir de son chapitre, représenté par deux organes appelés "Progénoïdes". Ils produisent des "graines" qui représentent chacune l'un des organes implantés dans le corps du Marine, et qui arriveront à maturation en même temps que les organes implantés. Cette maturation peut cependant prendre un certain temps celui que prendra le corps de la recrue pour assimiler les bouleversements de son organisme, allant des premières implantations chirurgicales au commencement de son initiation jusqu'aux premières années de service actif en temps que Scout. Dès lors, ces "graines" pourront être retirées du vivant des Marines, ou très peu de temps après leur mort sur le champ de bataille par un Apothicaire à l'aide d'un appareil spécial appelé Reductor. Seules ces graines permettent de cultiver à nouveau 19 implants qui permettront de créer à nouveau un Space Marine. 3,4a Il n'est donc pas obligatoire d'attendre la mort d'un Space Marine pour lui retirer ses deux progénoïdes. Mais ces derniers ont une autre particularité ils accumulent la mémoire génétique du porteur, son expérience et ses facultés se gravant dans son code génétique tout au long de sa vie. Si bien que plus tard ces graines seront retirées, plus grande en sera l'expérience transmise aux générations futures du chapitre. C'est en quelque sorte l'âme de chaque génération de guerriers de l'Astartes qui se sont accumulés dans ces implants, ce qui explique pourquoi ils sont si précieux et irremplaçables pour un chapitre de Space Marines. 3,4a "Mort" d'un Chapitre Chaque chapitre a la responsabilité unique de l'entretient et de la sauvegarde de son stock génétique. Ce stock est fragile, et non reproductible il ne peut plus être recréé en laboratoire. La science qui les a mis au point s'est perdue, rendant chacun des 19 implants ou "zygotes" unique et irremplaçables. Il n'est donc pas nécessaire de tuer tous les guerriers d'un chapitre pour s'assurer de sa mort, car d'autres dommages scellent irrémédiablement sa fin L'exposition des implants à des radiations de niveaux trop importants les rend inutilisables en détruisant leur encodage génétique. L'extinction des seuls implants [18] progénoïds ou [19] carapace Noire suffit à eux seuls pour détruire toute possibilité de création de nouveaux Space Marines. La mutation d'un implant est la plupart du temps irréversible, et un chapitre devra en assumer les conséquences. Même s'ils ne l'ont pas choisi et restent fidèles à l'Empereur mutations physiques animales, psychiques, etc. les amenant parfois jusqu'à l'excommunication par les autorités impériales à l'exemple des Knights of Blood, de la Légion des Damnés, des Dragon Warriors [Quelle Source ?] Sujet-test pour la création d'un nouveau Chapitre de Space Marines. "Naissance" d'un Chapitre Du fait des besoins permanents en troupes et des pertes effroyables essuyées par les Space Marines durant 10,000 ans d'histoire, l'Imperium a cependant trouvé un moyen, non de sauver les chapitres mourants mais d'en créer de nouveaux. Depuis la Seconde Fondation et l'application des édits du Codex Astartes, chaque chapitre est obligé d'envoyer 5% de son matériel génétique à l'Adeptus Mechanicus sur Mars. Ceci a deux avantages le premier est de pouvoir contrôler régulièrement l'état de chaque chapitre loyaliste et déceler d'éventuelles traces de corruption. Le second est de permettre au Mechanicum d'obtenir un stock de gènes Astartes leur permettant de créer de nouveaux chapitres. Ce processus de création est long, car l'ensemble des zygotes et implants Space Marines ne sont pas automatiquement compatibles, et rares sont les chapitres possédant 19 implants totalement fonctionnels. Ceci oblige les ingénieurs du Mechanicum à chercher une combinaison compatible et stable entre des zygotes propres de toute mutations et issus de chapitres différents, puis à les tester sur des sujets "test-slaves" en anglais. Ces sujets passeront leur existence entière dans des capsules hermétiquement closes; statiques et pourtant conscients, assimilant les implants testés dans une immobilité totale. Lorsque l'expérience réussit, il faudra encore retirer les deux progénoïdes arrivés à maturité, dont les graines contenues serviront au développement de deux nouveaux sujets, qui à leur tour donneront quatre progénoïdes, et ainsi de suite. Il faut en général 55 ans de reproduction constante pour produire 1000 stocks saints de 19 implants chacun capable de lever un chapitre entier. Avant sa création officielle, le stock d'un nouveau chapitre doit surtout recevoir l'autorisation du Fabricator Général et des Hauts Seigneurs de Terra parlant eux même au nom de l'Empereur, qui seul peut décider de la création d'un nouveau chapitre. Arsenal des Space Marines Armement Les Bolters constituent l'armement standard et le symbole de la force de destruction des Space Marines. Aboutissement technique promu par le Codex Astartes, il propulse des munitions explosives réactives coup par coup ou en rafales. Certains sont de véritables artefacts centenaires, voir millénaires. Un exemplaire est offert à chaque initié Space Marine lors de son initiation. 4a Article détaillé Bolter Les Space Marines disposent de manière générale du meilleur armement standard à la disposition de l'Imperium. 4a Article détaillé Arsenal Space Marine Flotte de combat Ils possèdent également une flotte avec des types de vaisseaux qui leurs sont propres. 4b Article détaillé Flotte Space Marine Vie quotidienne Rituels quotidiens Ces rituels ont été compilés dans le Codex Astartes dont la version originelle a été perdue. Une retranscription datant du M38 atteste encore d'un entrainement et d'un rythme monacal et militaire permanent, ne laissant pratiquement aucune place pour le repos. A cause de son histoire très ancienne et tourmentée depuis 10,000 ans, les chapitres de l'Adeptus Astartes ont adopté des variantes selon leur mode de vie et leurs traditions, en fonction de ceux de la planète ou du vaisseau où est situé leur forteresse. Article détaillé Rituels quotidiens Space Marines Fiefs de l'Astartes Tous les chapitres de Space Marines ont une base d'opération à partir de laquelle ils se déploient, se ravitaillent. Elle assure leur autonomie mais contient également ses reliques les plus précieuses, son stock génétique et ses structures de recrutement. Cette base peut être une planète fixe, une flotte itinérante, ou une combinaison des deux. Bien qu'étant soumis en théorie à l'autorité de l'Adeptus Terra, les chapitres restent des armées autonomes ayant hérités depuis leur création de domaines à l'intérieur de l'Imperium. Ces domaines sont exempts de la Dîme Impériale, et les chapitres y règnent souvent sans partage. Chaque chapitre est dirigé par un Maître, qui regroupe les fonctions de guide spirituel et militaire. Dans les cas où un chapitre possède des fiefs planétaires, il obtiendra un pouvoir équivalent à celui d'un Seigneur-Gouverneur dont l'autorité s'exerce sur des mondes entiers, voir des systèmes. Article détaillé Forteresse-Monastère Religion & Croyances L'Empereur-Dieu et les Primarques Chaque chapitre a développé ses croyances et ses rituels, incluant des périodes de festivités et de célébration particulières. Deux figures demeurent communes à ces célébrations L'Empereur et le Primogeniteur. Bien que chaque chapitre ait développé sa propre interprétation du credo officiel de l'Ecclesiarchie au fil des siècles, tous sont restés fidèles à l'Empereur dont ils célèbrent l'Ascension sur le Trône d'Or après sa victoire à la Bataille de Terra. Ils fêtent également la naissance et la disparition de leur Primarque. Un jour de célébration est consacré par le Maître de Chapitre à des festivités variant selon les traditions propres à chaque chapitre. Article détaillé Culte Impérial Cultes de l'Astartes Malgré leur culte unanime à l'Empereur, chaque chapitre possède des croyances qui lui sont propres, issues de leur longue histoire et du caractère de leur primarque d'origine, mais également du monde où fut fondé leur légion d'origine. Les chapelains sont les gardiens de ce culte et incarnent à eux-seuls la Foi et le particularisme religieux de chaque chapitre. 4c Article détaillé Chapelain Sources 1 The Horus Heresy Collected Visions; pp. 17, 29, 114, 117, 134 2 Codex Space Marines 3ème édition; pp. 47, 48 3 Warhammer 40,000 Compendium The Origins of the Legiones Astartes, par Rick Priestley; pp. 6-10 4 Index Astartes I 4a Rites of Initiation - The creation of a Space Marine par Rick Priestley et Gav Thorpe; pp. 2-9 4b Codex Astartes - The Holy Tome of the Space Marines p. 13 4c For the Emperor - Space Marine Chaplains ; pp. 56-59 5 Codex Imperialis 3ème édition ; p. 17 6 Arsenal; p. 21 7 Warhammer 40,000 cinquième édition p. 132 8 Index Astartes II The Cursed Founding - An Investigation into a mysterious Space Marine Founding, par Graham McNeill; p. 8 9 Codex Space Marines 8ème édition, 1er Codex; Voir aussi Liste des Chapitres Space Marine Badges & Honneurs Space Marine Codex Astartes Arsenal Space Marine Véhicules Space Marines Flotte Space Marine Citations des ou sur les Space Marines loyalistes Litanie des Armes Liste des Espèces Intelligentes Résumé[]. Les dieux d'Égypte sont divisés et les forces du Chaos se déchaînent. L'apocalypse n'est plus qu'une question de jours. La pyramide de Thot est en train de céder sous les assauts d'Apophis.Bientôt, Rê, le dieu du soleil, sera sans protection et le monde plongera dans les ténèbres pour l'éternité. Carter et Sadie Kane ont une dernière chance pour empêcher le désastre. 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID 4hDJSai6NklFiKnTauaLJxep7GHRwB5-dd3Mb1hm3bC_w2UZWCPzYg== Résumé Remèdes, histoires et observations, 1292. Auteurs: Les mêmes que plus haut, et en outre Xanthus. livre XXVI LIVRE XXVI, TRAITANT DES AUTRES REMÈDES QUE FOURNISSENT LES PLANTES, ET QUI SONT CLASSES PAR GENRES DE MALADIE. I. Des maladies nouvelles. II. Ce qu'est le lichen. III. Quand le lichen a-t-il commencé à paraître en Italie?
Ménès, premier pharaon d'Egypte L'Oeil d'Horus Période historique Antiquité Egypte ancienne Type de document Roman Auteur SURGET AlainEditeur Flammarion Année d'édition 2010 A partir de 10 ans. ISBN 978-2-0812-4198-5 Prix 5,70 € Achetez L'Oeil d'Horus moins cher Fiche du livre Avis des lecteurs Résumé Menî, jeune homme de 14 ans est le fils du roi Antaref, de Haute-Égypte. Son destin est donc de lui succéder sur le trône. Pour l'instant, il se préoccupe plus de ses animaux domestiques et sait à peine tirer à l'arc. Antaref lui fixe alors un ultimatum. Menî ne pourra revenir au royaume qu'après avoir accompli trois exploits pour prouver qu'il peut être roi. Lors de ce périple, il fait la connaissance de Thouyi, une jeune voleuse, qui refuse de croire que Menî est bien le fils du roi. L'avis d'Histoire d'en lire Le premier volume de cette trilogie d'Alain Surget nous entraîne en Égypte ancienne et évoque un pan important de la mythologie égyptienne les dieux et les croyances qui y sont associées. Ce récit permet aussi de mieux connaître la vie quotidienne à cette époque, la vision qu'ont les habitants de leur roi, qui leur semble bien éloigné de leurs préoccupations quotidiennes. L’œil d'Horus est à la fois un roman historique, un roman d'aventures et un roman d'apprentissage. Un mélange des genres qui plaira à coup sûr aux jeunes édition 1998. Je vous invite également à lire la chronique du blog Au milieu des livres concernant le roman L’œil d' Ménès, premier pharaon d'EgypteRT@alexiscorbiere: Le résumé du discours de #Macron2022 dès l'introduction : la Marseillaise jouée au violon. Tout est dit. 01 Jan 2022 Six façons de réveiller et d’ouvrir le troisième œil Par la décalcification et l’activation, reprenez votre chemin vers le bonheur extatique et l’union avec la source Évitez le fluor Portez une attention particulière à l’eau dans votre vie l’eau du robinet est une source de fluorure qui contribue à la calcification de la glande pinéale. Le dentifrice fluoré est une autre source importante de fluorure dans les régimes modernes, de même que les produits minéraux et les boissons artificielles à base d’eau impure. Envisagez d’ajouter des filtres à eau à votre robinet d’évier et à votre douche. Complétez votre régime La liste des suppléments qui soutiennent et détoxifient le troisième œil est longue et comprend le cacao brut, les baies de goji, l’ail, les citrons, la pastèque, les bananes, le miel, l’huile de noix de coco, les graines de chanvre, la coriandre, les algues, le miel, la chlorella, la spiruline et les algues bleu-vertes, le vinaigre de cidre de pomme brut, la zéolite, le ginseng, le borax, la vitamine D3, l’argile bentonite et la chlorophylle sont autant d’ingrédients qui facilitent la purification de la glande pinéale. Utiliser des huiles essentielles De nombreuses huiles essentielles stimulent la glande pinéale et facilitent les états de conscience spirituelle, notamment la lavande, le bois de santal, l’encens, le persil et le pin. Les huiles essentielles peuvent être inhalées directement, ajoutées à l’huile corporelle, brûlées dans un diffuseur et ajoutées à l’eau du bain. Sungazing observation du Soleil Le soleil est une grande source d’énergie. Contemplez doucement le soleil pendant les premières minutes du lever du soleil et les dernières minutes du coucher du soleil pour stimuler votre glande pinéale. Méditer et chanter La méditation active la glande pinéale par intention envisagez de visualiser la décalcification de la glande pinéale, car sa nature sacrée est illuminée et directement reliée à la source. Le chant provoque la résonance du tétraèdre dans le nez, ce qui provoque une stimulation de la glande pinéale. Considérant chanter OM », également connu comme le son de l’univers, 108 fois par jour. Travaillez avec des cristaux Les cristaux sont des alliés influents dans la quête du troisième oeil. Utilisez des cristaux et des pierres précieuses dans la palette de couleurs violet, indigo et violet. Cette palette de couleurs sert à réveiller, équilibrer, aligner et nourrir le troisième œil. Essayez l’améthyste, le saphir violet, la tourmaline violette, la rhodonite et la sodalite. Placez le cristal ou la pierre précieuse entre et légèrement au-dessus du sourcil pendant la méditation. Laissez briller votre intuition Une fois que vous aurez commencé à travailler avec votre troisième œil, vous recevrez des messages d’orientation et des visions. Efforcez-vous d’avoir le courage de donner suite à ce que votre intuition offre et la force de votre troisième œil ne fera que grandir. Source Partagé par Partage libre en incluant la source et le lien. Notre discernement doit prévaloir à tout moment; les opinions exprimées dans cet article sont les opinions de leurs auteurs et ne reflètent éventuellement pas totalement celles d’Eveilhomme. Si l’article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner à nos Réseaux Sociaux / NewsLetter et à partager l’article. Et si vous vous en sentez inspiré, soutenir le site par un don en cliquant sur l’image ci-dessous, votre soutien est vital pour la survie du site. Merci infiniment et très belle journée lumineuse à vous. 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Bonjour, Cet article n'est pas de moi, je l'ai trouvé sur Ultim40k sur ce lien, mais il devrait aider les personnes qui souhaitent écrire un historique pour leur chapitre maison. Je vous en propose ici la version de début mai 2012 de Nash à qui tout le crédit de la traduction de l'article originel revient, version qui sera/a été éditée par lui. Dès que j'aurai 5 minutes je corrigerai les liens morts. Si j'ai bien suivi l'appendice 3 est entièrement de lui. Je répète l'article n'est pas de moi I didn't write it j'ai juste ajouté une remarque apparemment non pertinente sur la Raven Guard. Il est une suite plus développée de l'article que j'avais précédemment écrit sur la création de chapitre perso. J'ai volontairement laissé les liens dans le texte permettant de retourner sur le forum dont il est issu, vous avez ainsi la possibilité de réagir aux articles. Ce qui suit est, pour une grande partie, une traduction d'un article collectif en anglais créé sur le site Bolter & Chainsword, mis à jour, corrigé et étendu par mes soins. Toute personne qui désire créer son Chapitre Space Marine "maison" y trouvera une série de conseils et d'informations sur le fluff officiel des Space Marines qu'il est nécessaire de prendre en compte... Ce sujet est reservé aux articles d'aide à la création de Chapitre et a donc été vérouillé, pour tout commentaire ou toute question voir ce sujet... Introduction Comme toute personne qui a déjà décidé de créer son propre Chapitre le sait, la partie la plus dure est de trouver quelque chose d'original, plein de caractère et qui n'a pas déjà été fait un million de fois auparavant. Cette liste a été créée pour aider ceux qui désirent créer leur chapitre et leur permettre d'éviter les pièges et les clichés qui sont apparus au fil des ans et ainsi créer des chapitres intéressants qui s'intègrent dans les 25 ans de fluff officiel. Car après tout, c'est ce qui fait ce qu'est 40k aujourd'hui. Cette liste ne constitue pas des règles immuables mais plutôt un guide. En fait, il y a des occasions où briser l'une des "lois du fluff" de 40k peut s'avérer valoir le coup et permettre de créer quelque chose d'unique... Mais cela nécessite de connaitre son sujet parfaitement. Je tiens à remercier tous les membres de B&C qui ont participé à l'élaboration de cette liste. [Et tout particulièrement ses rédacteurs Rogue Trader, Aurelius Rex, Kurgan_the_Lurker, Commissar Molotov et Several Concerned Cricketers -NdT] Les choses à faire... Je le répète, cette liste ne constitue pas de véritables règles mais plutôt des indications. Ceci dit, les 2 règles d'or qui suivent sont ce qu'il y a de plus proche de règles pures et dures... ++ Règle d'or n°1 Soyez aussi original que possible. On dit souvent qu'il n'y a pas d'idées originales, quelqu'un, quelque part aura toujours pensé à la même chose que vous. Mais cela ne signifie pas que votre chapitre maison ne peut pas être original. S'inspirer d'un chapitre existant, d'un livre, d'un film, d'une période de l'histoire, d'une culture ou quoi que ce soit d'autre est une bonne idée. Cependant, ne copiez pas l'idée de départ en entier; ajoutez quelque chose, retirez quelque chose, jouez avec un moment, vous serez probablement surpris du résultat final... ++ Règle d'or n°2 Soyez prêt à accepter la critique de vos idées, et à corriger votre Index Astartes en conséquence. Si vous postez votre IA, c'est que vous voulez l'améliorer. Le but principal est de partager vos idées avec d'autres personnes dans la même situation et d'obtenir autant de points de vue que possible pour vous aider dans votre processus créatif. Vous n'êtes pas obligé de prendre en compte l'intégralité des conseils et suggestions qui vous seront données, vous n'êtes pas obligé de les aimer, mais il est inutile de poster un IA si vous n'êtes pas prêt à considérer sérieusement les idées et suggestions qui seront présentées par ceux qui auront lu votre IA. La majorité des gens qui répondent et présentent leur avis le font dans le but de vous aider, souvenez-vous de cela. L'autre face de cette pièce est que l'on attendra de la part de ceux qui répondent d'apporter des critiques constructives et argumentées, et non pas coller une étiquette "ridicule" ou "sans valeur" sur vos idées. Votre chapitre maison c'est votre bébé, nous comprenons tous cela car nous avons tous été dans cette situation un jour ou l'autre. Mais il est important de savoir lâcher une idée quand son potentiel s'est effrité au-delà de toute récupération. N'ayez pas peur de laisser tomber une idée ou de la retravailler pour qu'elle "colle". Au pire, vous pourrez toujours utiliser une idée abandonnée pour créer un autre chapitre maison, plus tard. Un bon IA se développera presque de lui-même, prenant vie, n'ayez pas peur de le laisser grandir... ++ Ayez un thème bien défini pour votre chapitre et suivez le jusqu'au bout. La partie la plus dure et la plus vitale dans la création d'un chapitre maison est de lui donner un thème, de lui donner une identité ou un objectif unique et ensuite de "broder" ce thème au cœur de chacun des aspects de leur caractère. Une fois ce thème défini vous pourrez vous pencher sur les autres aspects de votre chapitre, comment son nom, son monde d'origine, son histoire, sa doctrine de combat, son organisation, ses relations avec l'extérieur et son cri de guerre peuvent y être relié. En faisant cela, le chapitre commence à devenir plus réaliste, et en fait bien plus facile à décrire, au lieu de n'être qu'un ensemble disparate d'idées jetées ensemble. Si vous avez une idée que vous aimez mais qui ne cadre pas avec le thème de votre chapitre, mettez-la de coté pour plus tard. Son temps viendra sûrement pour un autre projet... ++ Lisez autant de fluff que possible. Cela parait évident mais le plus vous lirez de fluff, le plus vous pourrez vous faire une idée de ce qui est ou pas possible à l'intérieur du cadre narratif défini par GW pour l'univers de 40k. Ainsi vous serez plus à même d'écrire un background pour votre chapitre qui soit, non seulement plausible, mais aussi "fluffique". Et il n'y a rien de plus gratifiant que de savoir que l'on vient de créer un IA qui se fond complètement dans l'univers 40k. ++ Faites des recherches sur ce que vous avez décidé pour votre chapitre. Renseignez-vous sur le Secteur dans lequel vous voulez baser votre chapitre. Vous trouverez ainsi les événements qui ont marqué ce secteur, quels systèmes et planètes le composent, quels types d'ennemis votre chapitre aura le plus de chances de rencontrer... Renseignez-vous sur le patrimoine génétique que votre chapitre utilise, y a-t'il quelque chose d'inhabituel à son propos, une mutation mineure d'un des organes Raven Guard, ou des organes qui manquent Imperial Fists? [Voir l'Appendice 3 Chapitres Successeurs et Patrimoine Génétique pour de plus amples informations à ce propos. -NdT] ++ Commencez par faire un résumé de vos idées. Créer un bon IA est un processus holistique, au fur et à mesure qu'une partie se développe, elle peut inspirer des idées qui affecteront directement d'autres parties. Il est donc souvent plus utile de développer l'IA dans son ensemble plutôt que de passer du temps à développer, par exemple, la section sur le monde d'origine avant de passer aux doctrines de combat pour finalement vous rendre compte que vous avez eu une idée durant la rédaction des tactiques qui nécessite un changement au niveau du monde... Commencer avec les bases ne peut pas vous faire de mal Quel est leur patrimoine génétique? Quelle est leur fondation? Quel est le symbole du chapitre? Ses couleurs? A quoi ressemble leur monde d'origine et quel type de culture abrite-t-il? Est-ce un monde-ruche? Un monde Sauvage? etc Où dans l'Imperium sont-ils basés? Cela aide particulièrement à définir leurs ennemis les plus courants. Quelle est leur doctrine de combat? Préfèrent-ils le corps à corps ou écraser l'ennemi sous des tirs massifs? Comment sont-ils organisés? Suivent-ils le Codex Astartes à la lettre ou sont-ils un peu différents? Quelles sont leurs croyances? ++ Restez simple, rien ne bat des idées simples. Une idée simple et bien écrite est infiniment préférable à une intrigue complexe mais moins bien conçue. De plus, il est en fait bien plus simple d'écrire à propos d'une idée simple, ce qui est un bonus intéressant. Vous vous rendrez aussi compte qu'une fois que vous aurez posé les bases clairement, les idées commenceront à se développer d'elles-mêmes en quelque chose de plus complexe. ++ Laissez le fluff dicter les traits et non pas le contraire. Commencez par écrire votre IA, puis décidez des traits qui collent à votre fluff. Il est préférable de faire de cette façon que de tenter de faire coller votre background à vos traits préférés. Vous vous retrouveriez le plus souvent avec une version bancale de votre vision originale du chapitre parce que vous aurez dû "bidouiller" le fluff pour que ça colle. La dernière chose que vous vouliez est d'investir du temps et de la sueur dans l'écriture d'un IA complet, juste pour vous rendre compte que vous n'êtes pas content du résultat final parce qu'il ne correspond pas à ce que vous vouliez pour commencer. ++ Utilisez un patrimoine génétique stable. Le fluff officiel nous apprend que les 2/3 des chapitres furent créés en utilisant le patrimoine génétique des Ultramarines. Il y a donc de fortes chances que ce soit le cas de votre chapitre, cela ne vous oblige pas à en faire des sosies des UM pour autant. [Cf. Mortifactors par exemple -NdT] Le patrimoine génétique suivant par ordre d'utilisation est celui des Imperial Fists. Puis viennent ceux des White Scars, Salamanders et Iron Hands, tous utilisés assez régulièrement. Par contre ceux des Blood Angels et Raven Guard sont plus rarement utilisés à cause de leurs anomalies génétiques. Celui des Dark Angels, bien que pur est rarement utilisé pour des raisons "politiques". Et enfin, celui des Space Wolves n'a plus été utilisé depuis les problèmes rencontrés par les Wolf Brothers peu après la Seconde Fondation. ++ Rappelez-vous que l'ambigüité, au bon endroit, peut être une bonne chose. Ambigüité, conjecture, théories de conspiration... Utilisé correctement tout cela peut amener un air de mystère à votre chapitre. Vous insérerez ainsi une intrigue juteuse qui chatouillera le lecteur. Par exemple, les gens se posent toujours des questions à propos des deux légions disparues, il y a des conjectures à propos de l'implication de l'Inquisition et de l'Officio Assassinorum dans la chute des Celestial Lions durant la 3ème guerre pour Armageddon et la destruction de la forteresse-monastère des Crimson Fists... Et qu'en est-il des mains métalliques de Ferrus Manus, les doit-il à un combat contre un C'tan? Tout comme un magicien, ne révélez pas tous vos secrets... ++ Bien sûr ce sont des héros, mais assurez vous qu'ils restent crédibles. Votre chapitre est votre point de focale narrative, les "héros" si vous préférez, et il est clair que leurs actions et batailles doit être présenté sous un angle positif, mais assurez-vous de rester crédible. Si vous affirmez qu'ils ont annihilé une légion renégate largement supérieure en nombre sans subir la moindre perte, puis qu'ils donnèrent une fessée à Abaddon avant de lui voler son Epée-Démon, alors vous avez dépassé les bornes et n'espérez pas d'autre réponse que "Ouais, c'est ça... " ++ Utilisez un des chapitres GW si vous le désirez. GW crée un nombre important de chapitres et souvent n'y accorde ensuite plus aucune attention, fournissant ainsi l'opportunité au créateur de chapitre maison novice d'en prendre les rennes. Ces chapitres peuvent être divisés en 2 catégories les chapitre "établis", pour lesquels un nom, un schéma de couleurs et un peu de fluff existent les White Consuls par exemple et ceux qui ne sont qu'un nom et un schéma de peinture comme beaucoup de ceux de l'Insignum Astartes ou de cette liste par exemple. Une chose importante à retenir en choisissant l'un de ces chapitres est que GW peut un jour décider de développer plus ce chapitre, balançant ainsi votre beau boulot par la fenêtre. Mais, si vous êtes prêt à prendre ce risque, alors développer un de ces chapitre peut-être une expérience gratifiante. ...et celles à ne pas faire +++ Patrimoine génétique +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre a été créé en utilisant un patrimoine génétique d'une Légion Renégate. Il n'y a aucune raison de faire cela, l'Imperium possède des stocks bien fournis d'Implants loyalistes, et bien qu'ils possèdent aussi des stocks d'implants de traitres, ils sont gardés dans des chambres à stase fermées. Bien sûr, il n'y a aucune raison qui vous interdise l'option que votre chapitre ne connaisse pas ses origines à cause de la perte ou de la destruction de leurs archives par exemple et de suggérer sans jamais le dire clairement qu'il ait pu être créé à partir d'un patrimoine génétique de traitre... [Cf. le lien supposé Blood Ravens/Thousand Sons -NdT] ++ N'utilisez pas le patrimoine génétique des Space Wolves pour votre chapitre. D'une certaine façon, cela rejoint le problème des Implants de Traitres. Un seul autre chapitre fut créé en utilisant les gènes des Space Wolves, les Wolf Brothers, et ils n'existent plus. Après cela l'utilisation du patrimoine génétique des Space Wolves fut interdite. La seule façon "fluff" qui vous permettrait de contourner ce problème est de créer un chapitre de la Fondation Maudite 21ème ou de la Fondation Obscure 13ème, mais il est très improbable qu'un tel chapitre connaisse l'origine de ses implants. Il est souvent bien plus simple d'utiliser les règles des Space Wolves et de renommer l'équipement et trouver une nouvelle idée pour justifier l'utilisation de ces règles. [Depuis la sortie du Codex Dark Angels V5 le paragraphe suivant n'est plus vraiment valide. Cependant certains de ses conseils peuvent toujours être intéressants pour ceux qui souhaitent coller au "vieux fluff"... -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre successeur des Dark Angels chasse les Déchus. Le fluff officiel établi clairement que seul les chapitres d'Impardonnés les Dark Angels et leurs 3 chapitres successeurs de la 2nde Fondation sont au courant de l'existence des Déchus. Aucun des chapitres de la 3ème fondation, ni des fondations suivantes, ne sont au courant. Votre chapitre n'est pas une exception. Si vous utilisez les règles des Dark Angels, il existe plein d'explications alternatives possibles pour la règle "La Traque des Déchus". Soyez créatif! ++ Ne touchez pas aux patrimoines génétiques. La modification et le mélange des Implants est une mauvaise idée, dans les rares occasions où la manipulation d'Implants a été tentée cela a abouti à de mauvaises choses pour le chapitre en question voir les Lamenters ou les Relictors par exemple. Le patrimoine génétique est le saint des saints, il est la part du Primarque implantée dans un Marine pour le rendre surhumain. Diluer ou manipuler les saints restes d'un Primarque est probablement la plus grande hérésie possible. La seule occasion ou vous pouvez vous en sortir avec un patrimoine génétique hybride et de créer un chapitre de la Fondation Maudite 21ème ou Obscure 13ème, et même dans ce cas, je ne le recommanderais pas. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a résolu la Malédiction de Sanguinius. Le patrimoine génétique de Sanguinius affecte ceux qui le reçoivent de façon encore plus forte que tout autre. En plus de gagner une grande longévité, ils héritent de la Malédiction de la Rage Noire et de la Soif rouge qui a déjoué toutes les tentatives de leurs Apothecaria pendant dix mille ans. Et bien que les manipulations peu judicieuses de la Fondation Maudite aie modéré ses effets, cela a engendré de sérieux effets secondaires. [Cf. Lamenters -NdT] Les successeurs des Blood Angels devraient toujours utiliser les règles du Codex Blood Angels et non pas les traits de chapitre... +++ Origine du Chapitre +++ ++ N'affirmez pas que votre chapitre est l'une des Légions disparues. Une partie du charme de l'univers du 41ème millénaire vient du fait que l'on ne sait pas tout. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu des deux Légions manquantes, nous ne savons même pas pourquoi elles-ont été effacées des archives Impériales. C’est une bonne chose, et GW sait très bien que s'ils nous révélaient chaque petit détail, nous perdrions tout intérêt assez vite. ++ N'affirmez pas que votre chapitre est constitué des membres restés loyaux d'un Légion ayant trahi durant l'Hérésie. Il semble évident que tout groupe aux couleurs d'une Légion renégate qui pointerait le bout de son nez dans l'espace Impérial serait reçu au son des canons et ne survivrait pas assez longtemps pour pouvoir convaincre qui que se soit de sa loyauté... [Peut-être voir ce qu’en disent les livres de l’Hérésie d’Horus, notamment ceux concernant Garro, notamment Sword of truth » qui sortira en décembre 2012] ++ N'affirmez pas que votre chapitre date de la Seconde Fondation. La Seconde Fondation est plus ou moins bouclée, la seule brèche reste les chapitres successeurs des Ultramarines, l'Apocryphe de Skaros affirme que 23 chapitres furent créés mais GW n'en a nommé que 15. [Mais il y a de fortes chances que GW se décide à citer les 8 autres un jour, vous plaçant alors dans la même situation peu confortable qu'avec d'autres génomes... -NdT] ++Ne formez pas de nouveaux chapitres à partir des compagnies perdues/oubliées d'un autre chapitre. Une compagnie ou un détachement d'un chapitre qui disparait ou est "oublié" par le chapitre "père" ne crée pas son propre chapitre même s'ils décident de repeindre leur armure et de changer leur nom. Une compagnie de Dark Angels séparée du chapitre peu importe le temps reste des Dark Angels, et se verrait tout simplement réintégrée au chapitre quand elle entrerait en contact avec le Roc... [Cf. la nouvelle Deathwing dans le livre du même nom. -NdT] ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par un autre. Que la section de commandement du chapitre "Y" soit, à l'origine, formé par des membres du chapitre "X" est raisonnable, mais un chapitre augmentant ses effectifs jusqu'à ce qu'il y ait 1000 Marines surnuméraires pour ensuite les laisser former leur propre chapitre ne tient pas debout... ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut créé par insérez votre Primarque favori ici en secret avant l'Hérésie. Il n'y avait pas de raison pour que cela arrive. Avant l'Hérésie les Marines étaient organisés en Légions. Pourquoi un Primarque aurait il choisi de diluer son pouvoir plutôt que de simplement ajouter plus d'hommes à sa Légion? Pour être encore plus clair avec l'existence de 20 Légions, il n'y avait tout simplement aucun besoin de chapitre "secrets", ils avaient toute la "main d'œuvre" nécessaire. ++ N'affirmez pas que votre chapitre fut fondé par un 21ème Primarque secret. Il y avait 20 Primarques. Ni plus, ni moins. N'essayez pas de briser 25 ans de fluff en créant votre propre Primarque secret, c'est ridicule et sans intérêt. Quand vous créez un chapitre maison, vous pouvez définir le caractère de votre chapitre comme vous le voulez, le patrimoine génétique ne joue qu'un rôle mineur. Créer un nouveau Primarque et un nouveau patrimoine génétique ne fait rien d'autre que retirer toute crédibilité à votre chapitre. Et, pour les mêmes raisons, n'affirmez pas que votre chapitre à été créé en utilisant le patrimoine génétique de l'Empereur. Seuls les Custodes peuvent le prétendre [cfr Le premier Hérétique] ++ Ne tentez pas d'usurper le rôle d'une autre organisation Impériale. Habituellement, c'est l'Officio Assassinorum, pour une raison qui m'échappe. Le rôle des Space Marines n'est pas l'assassinat des dirigeants ennemis, ni de discrètement chasser les hérétiques, ni de policer une planète ni tout autre rôle déjà rempli par l'un des organes de la machine Impériale respectivement Officio Assassinorum, Ordo Hereticus et Adeptus Arbites au cas où vous vous poseriez la question!. Les Space Marines sont les Anges de la Mort de l'Empereur, une force de frappe chirurgicale composée de machines à tuer génétiquement modifiées. Bien qu'ils puissent être appelés en renfort quand la situation dépasse les capacités d'autres organisations Impériales, ils règlent le problème et s'en vont. Ils ne décident pas soudainement, après avoir pacifié une planète rebelle par exemple qu’ils vont remplir les fonctions d'Arbitrators sur cette planète. Il y a un million de planètes dans l'Imperium et un million de Marines pour les protéger. Les Marines sont bien trop précieux pour être gâchés sur des taches qui peuvent être effectuées par des hommes "moindres". ++ N'affirmez pas que votre chapitre a été fondé par qui que ce soit d'autre que les Hauts Seigneurs de Terra. Seuls les Haut Seigneurs de Terra, s'exprimant au nom de l'Empereur, ont le pouvoir d'ordonner la fondation de nouveaux chapitres. Point final. Le fluff officiel est assez clair sur le fait qu'il est extrêmement improbable qu'un Inquisiteur ou un membre de l'Adeptus Mechanicus, etc puisse manœuvrer les institutions Impériales pour permettre la formation d'un chapitre sans que les Haut Seigneurs n'interviennent. [L'exception qui confirme la règle les Steel Confessors. -NdT] Il est possible cependant de circonvenir au problème en décidant que le groupe Inquisition, Adeptus Mechanicus, etc... pétitionne les Haut seigneurs pour la création d'un chapitre avec des missions spéciales lors de la fondation suivante, gardant ainsi le chapitre dans le cadre "légal" tout en autorisant des influences externes sur celui-ci. +++ Clichés et autres facilités narratives +++ ++ Ne perdez pas votre chapitre dans le Warp. Pour une raison simple, c'est vieux, barbant, et surexploité. Cela n'ajoute rien à l'histoire ou au caractère d'un chapitre. Il existe des tas d'autres manières de faire disparaitre votre chapitre pour quelques centaines d'années si c'est ce que vous voulez. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont des femmes. Le fluff est clair sur ce point le développement des organes spécifiques des Marines est lié aux hormones mâles. Cela ne fonctionne pas avec les femmes. [Pour plus de détails sur la raison intrinsèque de cette règle voir le 6ème post de ce sujet. -NdT] ++ Evitez les changements de nom de chapitre. Encore un truc surexploité. Pourtant, un changement de nom est un événement majeur à lui tout seul pour un chapitre de Space Marines. Il existe des exemples de chapitres qui l'ont fait les Luna Wolves ont changé de nom deux fois par exemple, mais ils portent la marque du Chaos Indécis! mais de nombreux chapitres peuvent retracer leur histoire sur dix mille ans et peu l'ont fait car ils tiennent la continuité et l'histoire en haute estime, alors considérez sérieusement si un changement de nom est nécessaire ou s'il ajoute à l'histoire de votre chapitre... Même une campagne où ils perdent 80% de leurs effectifs ne serait probablement pas suffisante pour le justifier. Leur passage au service des Puissances de la Ruine est le genre de chose qu'ils célébreraient sûrement par un changement de nom pour coller à leur nouveaux objectifs, et encore, pas toujours! ++ Evitez le "truc" de l'Inquisiteur renégat. Résistez à l'envie de couvrir les défauts de votre fluff avec l'intervention soudaine et hors de contexte d'un Inquisiteur renégat/radical. Un Inquisiteur qui apparait de nulle part, remue sa baguette magique et fait disparaitre ainsi tout les problèmes, comme par exemple pourquoi votre chapitre est constitué de femmes / est le successeur loyaliste d'une Légion renégate / guérit subitement de la mutation qui l'afflige, ne fera jamais une bonne histoire. Cela ne peut pas être vu autrement que comme soit une façon sans imagination d'expliquer une caractéristique potentiellement intéressante de votre chapitre, soit une tentative désespérée de rationaliser ce qui était une mauvaise idée dès le début. De toutes façons, c'est surfait et ça ne fonctionne pas alors autant l'éviter. ++ Ne confondez pas "déviation du Codex" avec originalité et caractère. Ce qui distingue un chapitre c'est comment et pourquoi il fait les choses différemment des autres chapitres, mais ne tombez toutefois pas dans le piège de croire que charger votre chapitre avec des déviations de l'organisation Codex et des "gimmicks" pris sur des chapitres GW, comme un patrimoine génétique hybride, est la même chose qu'être original et donner du caractère. Ce n'est pas parce qu’il existe des précédents pour un certain événement que cela avancera l'histoire de votre chapitre. De telles "déviances" nécessitent bien plus d'explications pour les intégrer dans le background de votre chapitre qu'un "Mais les Relictors / Space Wolves / Chevaliers Gris peuvent le faire!" Pourquoi cet événement incroyablement rare suffisamment pour que le chapitre GW en question fasse partie des "chapitres de légende" arriverait-il à votre chapitre? Et encore plus important, comment un tel événement affecterait-il l'existence même de votre chapitre? Bien qu'une ou deux "déviances" puissent être incorporées au thème de votre chapitre, voire en devenir le thème lui-même, si vous devez intégrer trop de ces événements le chapitre ne pourra qu'en perdre son identité et voir sa crédibilité affaiblie. Ce qui peut être accompli tout en restant dans les contraintes d'un patrimoine génétique normal et d'une organisation Codex est énorme. En fait, cela s'avère bien souvent plus gratifiant, car cela réclame plus d'imagination et de flair de faire la même chose en restant dans ces limites que de se laisser aller aux trop faciles "trucs" de patrimoine génétique hybride, énormes différences d'organisation et autres Inquisiteurs Renégats... Ne choisissez pas le plus court chemin. Vous apprécierez d'autant plus le résultat si vous allez aux limites de vous-même et de votre imagination. ++ N'affirmez pas que vos Marines sont "gentils". Ils ne le sont pas! Les Marines sont des machines à tuer génétiquement modifiées. D'accord, certains chapitres comme les Salamanders ont un aspect "humanitaire" mais ils ne sont pas gentils et doux pour autant. Ils chantent toujours des Catéchismes de la Haine en allant au combat, et ils détruiront quiconque ou quoi que ce soit qui s'oppose à la volonté de l'Empereur. Il y a une énorme différence entre aider des réfugiés quand il n'y a pas de combats par exemple et choisir d'ignorer la marée de peaux vertes chargeant pour ramasser le nounours boueux d'une petite fille en pleurs. L'Imperium est un endroit rude où les gens gentils ne survivent pas longtemps. Dans la même veine, un chapitre de 1000 Marines ne se transforme pas en ambassadeurs pour négocier la reddition de rebelles, ils ne forment pas d'alliances avec des Xenos. Ils les tuent, problème résolu. ++ N'affirmez pas que votre chapitre a joué un rôle central dans l'une des campagnes majeures. Les campagnes majeures de GW sont bouclées. Par exemple, la bataille pour Macragge opposa uniquement les Ultramarines aux Tyranides. Aucun autre chapitre n'était présent. Cela signifie que le votre n'y était pas, peu importe que vous le désiriez plus que tout. Les campagnes les plus récentes Armageddon, l'Œil de la Terreur, Medusa V, etc sont idéales pour les créateurs de chapitres maison car elles permettent à des chapitres mineurs d'avoir joué un rôle de soutien en arrivant comme renforts, en nettoyant après l'un des affrontement connus, ou en jouant un rôle sur la planète dans une zone qui n'a pas été trop couverte par le fluff officiel. Bien sûr, affirmer que votre chapitre a joué un rôle essentiel dans la bataille décisive et donc la plus documentée n'est pas une bonne idée... Malgré tout, ce sont vos figues, payées avec votre fric... Donc faites ce que vous voulez! Mais ne venez pas vous plaindre si on se moque de vos Marines issus d'un croisement entre les Blood Angels et les Iron Hands ayant réussi à surmonter la Malédiction de Sanguinius grâce à l'intervention d'un Inquisiteur Radical qui leur a fourni des armes-démon...RM2B6RP9E– Grafmonument voor CS Duytsch overleden 7 novembre 1795 UN sarcophage en pierre avec une urne est exposé à travers l'oeil voyant. Outre la tombe un saule pleurant et d'autres symboles de la mort comme un crâne, un scintigraphe et un fabricant de lampes à huile: Printmaker: F. E. Duytsch (propriété cotée) Lieu de fabrication: Pays-Bas Date: 1795 Une hypothèse célèbre lancée en 1911 par l’égyptologue Georg Möller consiste à identifier certains signes utilisés pour exprimer des capacités en grain avec des parties du dessin, stylisées, de l’Œil d’Horus, une représentation de l’œil gauche d’Horus perdu puis retrouvé. Selon la légende, Seth le lui ôta par jalousie et le découpa en plusieurs morceaux, Thot en retrouva six morceaux qui dans l’hypothèse de Moller, largement reprise, représentaient les six fractions, 1/2, 1/4, 1/8, 1/16, 1/32 et 1/64 mais il manquait encore 1/64 pour faire l’unité. Thot y ajouta alors le liant magique » permettant à l’œil de recouvrer son unité. De fait, les scribes opéraient leurs calculs en approximant 63/64 à 1. On trouve ces signes par exemple dans certaines sections du papyrus Rhind, les deux dernières vérifications de R37 et la dernière de R38 sont ainsi proposées sous forme de volumes de grains en hekat et écrites dans avec ces signes, de même que le calcul de R64. Möller voyait dans cette identification la source religieuse, donc des signes utilisés pour les fractions. Cette hypothèse a été abandonnée avec la découverte de nouveaux textes permettant de retracer le développement de ces signes. L’œil d’Horus, connu sous le nom d’Oudjat udjat/wedjat, ce qui veut dire en égyptien “complet”, œil du faucon qui voit tout, symbolisait l’entier, l’intégrité, la lumière et la connaissance, l’invulnérabilité, la fertilité, la santé, la clairvoyance, en somme la victoire sur le mal. Considéré comme porte-bonheur par les Égyptiens, il figurait sur amulettes, peintures et tombes, et il chassait les mauvais esprits. Dans les textes des Pyramides, l’oeil d’Horus est cité plus de 250 fois et on lui attribue le pouvoir de purification, de protection, de guérison et de restauration des forces. “Mon refuge est mon oeil, ma protection est mon oeil, ma force est mon oeil, ma puissance est mon oeil.” Texte des Pyramides; papyrus découvert par Georg Ebers, 1889. La “pyramide à oeil solaire” est “un exemple bien connu du symbolisme maçonnique" [Richard Andrew & Paul Schellenberger, The Tomb of God, 1996, p. 344; cf. référence ci-bas]. Les éléments constitutifs de l’œil d’Horus sont des fractions unitaires dont le dénominateur est chaque fois une puissance de 2, de 2 à 64. C’est en soi une série géométrique descendante. L’addition des six fractions, 32/64 + 16/64 + 8/64 + 4/64 + 2/64 + 1/64, donne 63/64, la fraction manquante étant sans doute ajoutée magiquement par Thot. Cette notation était employée pour indiquer les fractions du boisseau, le heqat, mesure de capacité des céréales. Exemple Orge heqat 1/2 + 1/4 + 1/32 = 25/32 boisseaux d’orge. .