🎼 Horaire De Priere La Roche Sur Yon

Jaime la Chasse, le mĂ©dia de promotion de la chasse et de la ruralitĂ© Retrouvez toutes les actualitĂ©s de la chasse : vidĂ©os de chasse, chiens de chasse, fĂ©dĂ©rations de chasse (fdc), armureries, Ă©quipements de chasse, vĂ©nerie, chasse au grand gibier, chasse petit gibier N’ayons pas peur de dire “J’aime la Chasse” !Ăč Calendrier mensuel Calendrier mensuel des horaires de priĂšre musulmane Ă  La Roche-sur-Yon, France PrĂ©cĂ©dent aoĂ»t 2022 Suivant JourFadjrLever de soleilDohrAsrCoucher de soleilMaghribIcha Definition of islamic prayer times in Islam awkat salat Al fajr al fadjr/al Sobh prayer morning prayer A prayer that begins at dawn or dusk in the morning. The sobh ends just before sunrise. Note that there is a confusion between the terms "sobh" and "fajr" which according to scholars are used to refer to the first obligatory prayer in the morning. This is explained by the fact that before performing the obligatory prayer there is a highly recommended prayer called "Sounnat Al Sobh", "Sounnat Al Fajr" or "Rabibatou Al Fajr" al Dhor, al dhuhr, zuhr or al dhohr prayer midday prayer A prayer that begins at midday, when the sun's rays have passed the meridian. For convenience many prayer times add 5 minutes at midday to determine the start of Dhor. The dhor ends at the beginning of the Asr. al Asr or asar prayer afternoon prayer The timing of the Asr prayer depends on the size of the shadow cast by an object. According to the Shafiite school of jurisprudence, the Asr begins when the size of the shadow exceeds the size of the object. According to the Hanafi school, the Asr begins when the projected shadow exceeds twice the size of the object. al Maghrib or maghreb prayer prayer at sunset A prayer that begins at sunset and ends at the beginning of isha. Al Icha or isha prayer Night Prayer A prayer that begins when night falls and the evening twilight disappears. Related searches islamic prayer schedule in La Roche-sur-Yon, namaz times in La Roche-sur-Yon, salah times in La Roche-sur-Yon, awkat salat in La Roche-sur-Yon, aw9at salat in La Roche-sur-Yon, mawqit salat in La Roche-sur-Yon, muslim prayer time in La Roche-sur-Yon, mosque prayer time in La Roche-sur-Yon, adhan, adan, azan, salat La Roche-sur-Yon, Salat al fajr in La Roche-sur-Yon, Salat al Sobh in La Roche-sur-Yon, Salat al dohr in La Roche-sur-Yon, Salat al asr in La Roche-sur-Yon, Salat al maghrib in La Roche-sur-Yon, Salat al isha in La Roche-sur-Yon, prayer times. Horairesde priĂšres sur La Roche-Sur-Yon, dĂ©partement VendĂ©e (Pays De La Loire) sur Sunnabox.com. Retrouver Ă©galement les heures de priĂšres de plus de 36 000 villes en France Salat; Siyam; Chargement Inscription Connexion. Salam alikoum, bienvenue sur l'univers d'applications Sunnabox.com, dont le but est de faciliter votre pratique au quotidien. En savoir Le dimanche 5 septembre 2021, Ă  l’église St Jean Baptiste de Niort Les PĂšlerins de l’Eau Vive animeront la messe de 9 et prĂ©senteront leur mouvement. Quelques pĂšlerins de l’Eau Vive viendront de VendĂ©e. Il y aura notamment François PEPIN qui est mĂ©decin alcoologue Ă  la Roche sur Yon. Il a Ă©tĂ© ordonnĂ© diacre en 2001 par Mgr Garnier au service des malades de l’alcool. Un temps d’échange sera possible aprĂšs la messe autour du verre de l’amitiĂ© sans alcool bien sĂ»r ! Les PĂšlerins de l’Eau Vive, serviteurs des blessĂ©s de l’alcool. » Parce que nous croyons que la dĂ©pendance Ă  l’alcool a pour origine un mal spirituel sous-jacent Marion Cahour », nous implorons dans la priĂšre la guĂ©rison de nos frĂšres et de nos sƓurs concernĂ©s par ce mal. Nous intercĂ©dons aussi pour leurs proches. Reconnu en 1991 par l’évĂȘque de Nantes, ce mouvement s’inscrit dans la Pastorale de la SantĂ© des diocĂšses. Pour dĂ©couvrir sa mission, son histoire, son action, et divers tĂ©moignages, consultez le site Contacts sur Niort 07 61 74 01 42 ou 06 79 10 49 65 Horairede priĂšre pour la ville de Retrouvez sur notre site les horaires des priĂšres (heures de salat) quotidiennes de la ville de pour aujourd'hui ainsi que pour la semaine Ă  venir. Horaires de priĂšre
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Elles possĂ©daient l'une et l'autre un beau timbre de soprano d'agilitĂĄ, plus corsĂ©e pour ce qui est de la Bordoni, dit-on. Elles devinrent rivales lorsqu'elles furent engagĂ©es au King's Theater. Cette rivalitĂ© connut un pic mĂ©morable lors d'une reprĂ©sentation de l'Astianatte de Bononcini, le 6 juin 1727, puisqu'elles en vinrent aux mains sur scĂšne, devant leurs supporters respectifs, rangĂ©s en deux clans et dĂ©chaĂźnant un indescriptible chahut. Sifflets et bronca d'aujourd'hui, lors des soirĂ©es houleuses de Bastille, semblent peu de chose Ă  cĂŽtĂ© de cette dĂ©bauche d'enthousiasme et de vindicte ! Simone Kermes et Vivica Genaux les feront revivre Ă  travers leur rĂ©pertoire de Haendel Scipione, Alessandro, Giulio Cesare Ă  Porpora AdelaĂŻde, Orfeo, de Hasse Cleofide, Artaserse, Issipile Ă  Vinci, ou encore les moins connus Bononcini, Ariosti ou Torri. Elles seront accompagnĂ©es par la Cappella Gabetta, dirigĂ©e par AndrĂ©s Gabetta. De la pyrotechnie vocale en perspective ! Théùtre des Champs-ElysĂ©es, le 21 janvier 2015, Ă  20H RĂ©servations 15, Avenue Montaigne, 75008 Paris ; par tel. 01 49 52 50 50 ; en ligne 21, 25, 31 / 1 Deux oratorios de Michelangelo Falvetti en tournĂ©e Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn DR Le ChƓur de Chambre de Namur & La Cappella Mediterranea sous la direction de Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn prĂ©senteront lors d'une tournĂ©e europĂ©enne deux Ɠuvres majeures de Michelangelo Falvetti 1642-1692 l'oratorio Il Diluvio Universale et Nabucco, créés respectivement en 1682 & 1683 Ă  Messine. Cette tournĂ©e europĂ©enne s'arrĂȘtera Ă  Paris, Metz Il Diluvio universale et Ă  Versailles Nabucco. VĂ©ritable explorateur des temps modernes, Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn, fĂ©ru de recherches musicologiques, n'a de cesse d'arpenter les idĂ©aux esthĂ©tiques propres aux musiques baroques et de les faire rayonner. InspirĂ© par l'un des Ă©pisodes les plus cĂ©lĂšbres de l'Ancien Testament, Il Diluvio universale le DĂ©luge universel relate le DĂ©luge et la dĂ©rive de NoĂ© sur son arche. Ce dialogue Ă  cinq voix et cinq instruments » destinĂ© Ă  l'Ă©glise, a pourtant tout d'une Ɠuvre théùtrale tant les passions violentes et les effets cataclysmiques sont nombreux. GrĂące Ă  Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn, ce n'est plus un simple concert qui est proposĂ© mais un vĂ©ritable panorama d'Ă©motions humaines dans lequel les trombes d'eaux ne rĂ©ussissent pas Ă  Ă©teindre la flamme animant les solistes. EncouragĂ© par le succĂšs remportĂ© avec la rĂ©habilitation, en 2010, de cet oratorio, au Festival d'Ambronay, Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn s'est attelĂ© Ă  la crĂ©ation d'une autre Ɠuvre inĂ©dite, composĂ©e en 1683 par Michelangelo Falvetti pour la cathĂ©drale de Messine Nabucco. PrĂ©figuration de l'opĂ©ra de Giuseppe Verdi, Ă©crit 130 ans plus tard, cette Ɠuvre est Ă  mi-chemin entre l'oratorio historique et le dramma per musica. L'une de ses grandes figures est Nabuchodonosor, Roi de Babylone qui envahit JĂ©rusalem et en dĂ©porta la population. On peut d'ailleurs voir dans ce Nabucco un outil politique de rĂ©sistance des siciliens Ă  l'oppression espagnole. Théùtre du ChĂątelet, Paris, le 21 janvier 2015 Ă  20 H Arsenal de Metz, le 25 janvier 2015 Ă  16 H Chapelle royale du ChĂąteau de Versailles, le 31 janvier 2015 Ă  20 H. RĂ©servations ChĂątelet Caisses, 17 Avenue Victoria, 75001 Paris; par tel 01 40 28 28 40; en ligne Arsenal de Metz Caisses, 3 avenue Ney, 57000 Metz ; par tel. 03 87 74 16 16 ; en ligne bill ChĂąteau de Versailles par tel. 01 30 83 78 89 ; en ligne 26, 27, 29, 30 / 1 & 1, 2 / 2 Les fĂȘtes vĂ©nitiennes de Campra L'opĂ©ra-ballet, genre si typiquement français, a trouvĂ© son modĂšle avec AndrĂ© Campra 1660-1744, et tout particuliĂšrement ses FĂȘtes vĂ©nitiennes, dont la crĂ©ation eut lieu en 1710 Ă  l'AcadĂ©mie Royale de musique. L'Ɠuvre connut un succĂšs immĂ©diat, car elle rĂ©pondait Ă  un mouvement d'intĂ©rĂȘt en rĂ©action Ă  la tragĂ©die lyrique et Ă  son caractĂšre empesĂ©, en faveur d'un spectacle plus vivant et somptueux dans sa prĂ©sentation. D'autant que sa construction en diverses entrĂ©es », pourvues chacune d'une intrigue autonome, autorisait la diversitĂ© et la plus grande fantaisie. Campra et son librettiste Antoine Danchet devaient d'ailleurs imaginer plusieurs types d'entrĂ©es, au goĂ»t du jour, le seul lien entre elles Ă©tant de dĂ©rouler quelque intrigue ayant pour unique lieu la SĂ©rĂ©nissime. Ces FĂȘtes vĂ©nitiennes seront donnĂ©es Ă  l'OpĂ©ra Comique dans une version en un prologue et trois entrĂ©es, Les SĂ©rĂ©nades », Le Bal » et L'OpĂ©ra ». Qui mieux que William Christie pour faire revivre ce gĂ©nial mĂ©lange de danse, de comĂ©die, d'intrigues galantes sur fond de carnaval vĂ©nitien ! Et il ne faudra pas moins que l'imagination dĂ©bordante de Robert Carsen pour en assurer la mise en scĂšne. Un spectacle trĂšs attendu. OpĂ©ra Comique, les 25, 27, 29, 30 janvier, 1er fĂ©vrier 2015, Ă  20 H, et le 2/2 Ă  15H. RĂ©servations Billetterie, 1 place Boieldieu, 75002 Paris ; par tel. 0825 01 01 23 ; en ligne 31 / 1 – 8 / 2 Les 40 ans de l'auditorium de Lyon DR L'auditorium de Lyon fĂȘte ses quarante printemps. Le bĂątiment Ă  l'architecture moderniste, du moins en extĂ©rieur, typique des annĂ©es 1970, fit beaucoup jaser lors de son inauguration ; car Guignol n'est pas tendre, mĂȘme Ă  la Part-Dieu ! Les diatribes se sont Ă©teintes depuis longtemps et cet Ă©vĂ©nement anniversaire sera cĂ©lĂ©brĂ© par une semaine de festivitĂ©s, concerts, confĂ©rences, exposition, visite des coulisses, et mĂȘme jeu de piste dans la quartier... CĂŽtĂ© concerts, l'Orchestre national de Lyon donnera trois programmes d'une part, une soirĂ©e, sous la direction de Leonard Slatkin, rĂ©unissant le Premier concerto pour piano et orchestre de Brahms, sous les doigts d'HĂ©lĂšne Grimaud, son cheval de bataille, Ma mĂšre l'Oye de Ravel, et Posludium de Bruno Mantovani 30 janvier Ă  20H, et 31/1, Ă  18H, d'autre part, la 7 Ăšme symphonie de Beethoven, Taras Bulba de Janacek et une crĂ©ation de Mantovani, In and Out, pour timbales et orchestre », commande de l'orchestre de Lyon 5 fĂ©vrier Ă  20H. Sylvain Cambreling dirigera son frĂšre BenoĂźt, aux percussions. Et enfin la Symphonie Fantastique de Berlioz, sous la baguette de Serge Baudo qui, le 14 fĂ©vrier 1975, inaugurait les lieux avec cette mĂȘme Ɠuvre le 8/2, Ă  16H. Un soirĂ©e de jazz cubain sera offerte par le pianiste icĂŽne Chucho ValdĂ©s le 2/2 Ă  20H. Vincent Warnier donnera un rĂ©cital d'orgue, de Bach Ă  Vierne, de Fanck Ă  DuruflĂ©, de Liszt Ă  DuprĂ© le 7/2 Ă  18H. A noter encore une matinĂ©e associant le Pierrot lunaire de Schoenberg et une crĂ©ation Ă  Lyon de Mantovani, son Trio pour clarinette, piano et violon 8/2 Ă  11H, et le festival Aire de jeu de Subsistances » qui honorera le compositeur finlandais Kalevi Aho, avec des extraits de sa Sinfonia per organo et son Quintette Ă  vents, associĂ©s Ă  diverses piĂšces d'orgue de Marcel DuprĂ© et Ă  deux piĂšces de Poulenc, le Trio pour hautbois, basson et piano, et le Sextuor, interprĂ©tĂ©s par des musiciens de l'Orchestre de Lyon 1er/2, Ă  16H. Auditorium de Lyon, du 31 janvier au 8 fĂ©vrier 2015. RĂ©servations Billetterie, 149 rue Garibaldi, 69003 Lyon ; par tel. 04 78 95 95 95 ; en ligne 5, 6 / 2 La lueur visionnaire du Requiem de Berlioz Portrait de Berlioz par Gustave Courbet, Paris, MusĂ©e d'Orsay S'il est une Ɠuvre frappĂ©e au coin du gigantisme c'est bien celle-lĂ . Hector Berlioz a mis dans sa Grande Messe des morts, créée en 1837 aux Invalides Ă  Paris, un souffle Ă  la mesure de l'idĂ©e qu'il s'en faisait. Les qualificatifs se bousculent Ă  l'audition grandiose, monumentale, emplie d'un souffle inouĂŻ. On pense au dĂ©luge cataclysmique du Dies Irae ou du Tuba mirum avec leurs batteries d'accords de timbales et leurs fanfares de cuivres. Cette glorification du Jugement dernier hantait Berlioz. Par son dramatisme sans doute, quoique peut-ĂȘtre pas aussi théùtral qu'il n'y paraĂźt terrifiant, certes, mais d'abord empreint de grandeur et d'austĂ©ritĂ©. En un mot une lueur visionnaire » qui est aussi humanitĂ© et espoir. Dans le cadre de leur rĂ©sidence parisienne, l'Orchestre national du Capitole de Toulouse et Tugan Sokhiev seront Ă  la manƓuvre. On sait l'empathie du chef ossĂšte pour le rĂ©pertoire français. Le chƓur OrfeĂłn Donostiarra les rejoindront, comme, Ă  l'heure du Sanctus, le tĂ©nor Bryan Hymel qui s'est dĂ©jĂ  taillĂ© une belle rĂ©putation dans le rĂŽle d'EnĂ©e des Troyens au Royal Opera de Londres. Une belle occasion de tester les voĂ»tes de la toute nouvelle Philharmonie de Paris. Le concert du 6 janvier sera prĂ©cĂ©dĂ© la veille d'une exĂ©cution Ă  la Halle aux grains de Toulouse dans le cadre de la saison symphonique de l'orchestre. Philharmonie de Paris I Grande salle, le 6 fĂ©vrier 2015 Ă  20H30, Halle aux grains, Toulouse, le 5 fĂ©vrier 2015 Ă  20H RĂ©servations A Paris, par tel 01 44 84 44 84 ; en ligne A Toulouse, par tel. 05 61 63 13 13 ; en ligne ou 5/ 2 & 20, 21 /3 Prades au Champs-ElysĂ©es Pablo Casals / DR Le festival Pablo Casals de Prades est un des rares Ă©vĂ©nements en Europe initiĂ© dĂšs son origine selon les valeurs humanistes et philosophiques d'un homme, cĂ©lĂšbre musicien, engagĂ© contre toutes formes de totalitarisme. Cet homme, Pablo Casals, a quittĂ© l'Espagne en 1939 pour s'installer Ă  Prades et y crĂ©er en 1950 son propre Ă©vĂ©nement, seul endroit au monde oĂč l'on pouvait entendre le MaĂźtre en compagnie de ses amis musiciens, Isaac Stern, Dietrich Fischer-Dieskau, Yehudi Menuhin, Rudolf Serkin et tant d'autres. Depuis 1983, Michel Lethiec, directeur artistique de cette manifestation, n'a cessĂ© de la dĂ©velopper d'un point de vue artistique crĂ©ation en 2009 d'un concours international de composition, mais aussi gĂ©ographique, Prades Ă  Tokyo, Ă  New-York, Ă  JĂ©rusalem, Ă  San Paolo, mais aussi en Angleterre, en Allemagne, et depuis 22 ans Ă  Paris, au Théùtre des Champs- ElysĂ©es. Prades aux Champs-ElysĂ©es reconstitue l'expĂ©rience unique du festival d'Ă©tĂ© dont l'une des signatures est de constituer de grands groupes de musique de chambre. On y mĂȘle les gĂ©nĂ©rations et dĂ©couvre de jeunes talents internationaux dĂ©jĂ  bien affirmĂ©s. Cette saison, les trois concerts permettront de les entendre dans des rĂ©pertoires emblĂ©matiques. Le 5 fĂ©vrier, le Quatuor Talich, Nobuko Imai, Michel Lethiec, Jean-Philippe Collard joueront Mozart, Brahms et Dvoƙák. Le 20 mars, Fumiaki Miura, Boris Brovtsyn, Vladimir Mendelssohn, Hartmut Rohde, Arto Noras, Jurek Dybal, Michel Lethiec, AndrĂ© Cazalet, Giorgio Mandolesi, Itamar Golan joueront Haydn, Mendelssohn et Schubert. Le 21 mars, Fumiaki Miura, Boris Brovtsyn, Vladimir Mendelssohn, Hartmut Rohde, Arto Noras, Jurek Dybal, Michel Lethiec, AndrĂ© Cazalet, Giorgio Mandolesi, Itamar Golan et la mezzo-soprano Allison Cook joueront Richard Strauss, Mahler et Brahms. Théùtre des Champs-ElysĂ©es, les 5 fĂ©vrier, 20 et 21 mars 2015, Ă  20H RĂ©servations 15 avenue Montaigne. 75008 Paris ; par tel. 01 49 52 50 50 ; en ligne 6, 8, 10, 12, 15 / 2 Double bill russe Ă  l'OpĂ©ra de Nancy Serge Rachmaninov / DR Serguei Rachmaninov a composĂ© trois courts opĂ©ras, Aleko, Le Chevalier misĂ©rable, et Francesca da Rimini. L'OpĂ©ra de Nancy Lorraine prĂ©sente en un mĂȘme spectacle le premier et le troisiĂšme ; laissant de cĂŽtĂ© la piĂšce mĂ©diane, sur le thĂšme de l'Avare de MoliĂšre. Aleko, est une Ɠuvre de jeunesse puisque Rachmaninov la compose en 1892, alors qu'il est encore au conservatoire, et pour le concours final, sur un livret inspirĂ© du poĂšme Les Tziganes » de Pouchkine. En un acte, l'opĂ©ra est restĂ© cĂ©lĂšbre par la fameuse cavatine de la basse, immortalisĂ©e par Chaliapine. Sa musique est souvent flamboyante et traduit l'influence de Tchaikovski. Francesca da Rimini 1904/1905 dĂ©crit les amours maudits de Paolo Malatesta et de Francesca, sur un texte s'inspirant directement de l'Enfer » de La Divine ComĂ©die de Dante. La piĂšce comporte deux parties, un prologue et un Ă©pilogue, mais sa durĂ©e excĂšde de peu l'heure. La partie purement symphonique la distingue, en particulier durant le long prologue purement instrumental, seulement agrĂ©mentĂ© de chƓurs Ă  bouche fermĂ©e, qui se seraient imposĂ©s au musicien du fait de l'incapacitĂ© de son librettiste, Modest Tchaikovski, frĂšre du compositeur de La PathĂ©tique », Ă  Ă©crire un texte digne de ce nom. La production nancĂ©enne est confiĂ©e Ă  Silviu Purcǎrete, dont la mise en scĂšne de Artaserse de Vinci fit sensation il y a deux ans en ce mĂȘme lieu, et Ă  Rani Calderon, 1er chef invitĂ© Ă  l'OpĂ©ra de Lorraine. OpĂ©ra de Nancy Lorraine, les 6, 10, 12, fĂ©vrier 2015, Ă  20H et les 8, 15/2 Ă  15H. RĂ©servations billetterie, 1 rue Sainte Catherine, 54000 Nancy ; par tel 03 83 85 33 11 ; en ligne www, La Folle JournĂ©e 2015 Passions de l'Ăąme et du cƓur La Folle JournĂ©e de Nantes se lance dans un nouveau concept thĂ©matique. AprĂšs les Ă©ditions consacrĂ©es Ă  un compositeur ou Ă  un groupe de compositeurs, voire Ă  un mouvement musical, le programme de l'Ă©dition 2015 est articulĂ© autour d'un thĂšme largement transversal la passion en musique. On se propose d'explorer la contagion Ă©motive qui trĂšs tĂŽt a gagnĂ© l'Europe, pour traverser toutes les Ă©poques, baroque, classique, romantique et moderne. Vaste sujet ! Qui permet d'embrasser plusieurs siĂšcles d'un coup comme les genres les plus divers, et en ratissant large, de multiplier l'offre de concerts Ă  l'envi, comme l'aime son fondateur RenĂ© Martin. Qui souligne le caractĂšre fĂ©dĂ©rateur de la chose, permettant mĂȘme de faire se rencontrer les passionnĂ©s de classique, de jazz, de musique de film ou de musique Ă©lectronique ! Qui dit passion », dit affects et sentiments, joies de l'intellect et prĂ©fĂ©rences du cƓur, au centre mĂȘme de l'acte crĂ©ateur. Musiques sacrĂ©es et profanes seront au rendez vous comme le seront Ă  peu prĂšs tous les genres musicaux, du symphonique au rĂ©cital, de la musique de chambre au lyrique. Aussi la liste des compositeurs convoquĂ©s est-elle pratiquement sans fin, puisque cela va de Gesualdo Ă  Monteverdi, de Mozart Ă  Beethoven, de Schubert Ă  Brahms, en passant par Schumann, de Berlioz Ă  Chopin ou Ă  Liszt, sans oublier les reprĂ©sentants des Ă©coles nationales, russe, Borodine, TchaĂŻkovski, ou tchĂšque, Dvoƙák et Janacek, ou encore de Mahler Ă  Schoenberg en passant par Berg, et plus prĂšs de nous, Chostakovitch et l'incontournable Gorecki... Gageons que l'inĂ©dit sera osĂ© et que l'Ă©lan de curiositĂ©, consubstantiel Ă  la manifestation nantaise, et Ă  son preview » en rĂ©gion les jours prĂ©cĂ©dents, sera lĂ  bien prĂ©sent. Les innombrables concerts prĂ©sentant des interprĂštes jeunes ou confirmĂ©s, en tous cas renommĂ©s, selon le schĂ©ma dĂ©sormais institutionnalisĂ© Ă  Nantes de sĂ©ances de Ÿ d'heure Ă  une heure, ouvriront l'offre Ă  l'infini, permettant un choix sans Ă©quivalent ailleurs. Le volet didactique sera tout aussi attractif, illustrĂ© par un brelan de confĂ©renciers Ă©mĂ©rites, fĂ©rus d'analyse musicale. C'est que rien n'est ici nĂ©gligĂ© pour attirer de nouveaux mĂ©lomanes et fidĂ©liser les habituĂ©s, de plus en plus nombreux, de ce grand Ă©vĂ©nement populaire Ă  haute exigence artistique. Enfin, la dimension pĂ©dagogique sera de nouveau en exergue. Ainsi en partenariat avec le rectorat et la DĂ©lĂ©gation AcadĂ©mique de l'Action Culturelle seront organisĂ©s des ateliers et parcours pĂ©dagogiques pour les jeunes des Ă©tablissements scolaires, permettant de croiser les disciplines artistiques, ainsi que mis en place des projets spĂ©cifiques Ă  destination de l'enseignement supĂ©rieur. Alors, tous Ă  Nantes pour de longues journĂ©es pas comme les autres, encore plus enivrantes que dĂ©lirantes ! Centre des congrĂšs, Nantes, du 28 janvier au 1er fĂ©vier 2015. Locations aux guichets de la CitĂ©, Ă  partir du 10 janvier 2015, Ă  8H, le 11 janvier Ă  partir de 14H, et Ă  compter du 12/1, tous les jours de 13H Ă  19H, sauf samedi et dimanche ; par tel. 0892 705 205, Ă  partir du 10 janvier 2015 Ă  10H ; en ligne Ă  partir du 10 janvier 2015, Ă  10H RĂ©gion des Pays de la Loire, du 23 au 25 janvier 2015 Ă  Saint-Nazaire, Cholet, Saumur, Fontevraud, Laval, La FlĂšche, SablĂ©-sur-Sarthe, La Roche-sur-Yon, Challans, Fontenay-le-Comte et l'Ile d'Yeu. . Jean-Pierre Robert. *** L'ARTICLE DU MOIS Haut Tous les professeurs de chant devraient connaĂźtre l'anatomie de la voix L'experte en anatomie du mouvement Blandine Calais-Germain propose des formations sur l'anatomie vocale, depuis de nombreuses annĂ©es. Son dernier livre Ă©tait trĂšs attendu il est consacrĂ© lui aussi Ă  ce sujet. Cette spĂ©cialiste atypique tĂ©moigne ici de son parcours, de sa mĂ©thode et de son credo, en la matiĂšre
 Blandine Calais-Germain, votre dernier livre a pour titre Anatomie pour la voix », et vous animez de longue date des stages sur cette thĂ©matique. Est-ce le fruit d'un cheminement mĂ©dical » ? Blandine Calais-Germain Non, plutĂŽt celui d'un itinĂ©raire atypique, dont le mĂ©dical fait partie. Au dĂ©part, j'Ă©tais danseuse et professeure de danse. Puis je suis devenue kinĂ©sithĂ©rapeute, ce qui m'a amenĂ©e Ă  me lancer, il y a 33 ans, dans des formations axĂ©es sur l'anatomie. La premiĂšre avait pour thĂ©matique l'anatomie du mouvement et est toujours Ă  l'ordre du jour. Elle voulait combler un manque de connaissance que j'avais moi-mĂȘme ressenti, en tant que danseuse, et que les professionnels qui bougent, dans le cadre de leur mĂ©tier, vivent souvent douloureusement dans leur chair ». Je veux parler ici aussi bien des musiciens, des danseurs ou des artistes de cirque, que des sportifs exerçant dans le domaine des arts martiaux ou du Yoga, par exemple. Avoir cette connaissance conduit au contraire Ă  rĂ©pĂ©ter un acte physique prĂ©cis, jusqu'Ă  ce qu'il devienne virtuose, tout en Ă©vitant les consĂ©quences pathologiques qui peuvent en rĂ©sulter
 Bref, Ă  effectuer un geste Ă  la fois performant et sain ! D'ailleurs, Mon premier stage a rĂ©sultĂ© d'une demande dans ce sens, formulĂ©e par des danseurs. Ces personnes avaient dĂ©jĂ  suivi des cours d'anatomie, mais hĂ©las sans lien avec leurs besoins. La plupart des kinĂ©sithĂ©rapeutes ignorent, dans leur propre corps, la succession des actions qui pose problĂšme aux professionnels du mouvement. Ils n'en ont qu'une connaissance thĂ©orique. Mon expĂ©rience hors norme m'a permis, en quelque sorte, de crĂ©er une passerelle entre les deux types de mĂ©tiers, pour prĂ©venir plutĂŽt que guĂ©rir, et optimiser les gestes. Blandine Calais-Germain en phase d'intervention. Photo reproduite avec l'autorisation de Blandine Calais-Germain. Tous droits rĂ©servĂ©s Alors comment en ĂȘtes-vous arrivĂ©e Ă  l'anatomie de la voix ? J'ai trĂšs vite dĂ©veloppĂ© mon activitĂ© d'enseignante d'anatomie pour le mouvement, car cette proposition rĂ©pondait - et rĂ©pond toujours - Ă  un grand besoin. Du coup, j'ai rapidement dĂ» travailler et prĂ©senter ma dĂ©marche, de façon nomade, loin de chez moi. Je cumulais les heures de voyage en avion et les temps d'intervention, sans tenir compte de ma fatigue
 et ma voix ne suivait pas. Elle se cassait » en plein milieu d'un stage. C'Ă©tait trĂšs angoissant. Alors j'ai menĂ© une enquĂȘte auprĂšs d'une trentaine de professionnels de cet instrument. Je voulais tout savoir. A quoi servent le diaphragme et le larynx ? Pourquoi la voix rĂ©sonne-t-elle ? Comment faire pour qu'elle porte davantage sans Ă©puiser les cordes vocales ? Comment Ă©viter ces angines Ă  rĂ©pĂ©tition qui, Ă  l'Ă©poque, me sautaient Ă  sans arrĂȘt Ă  la gorge ? J'Ă©tais et suis encore une marathonienne de la voix. Il fallait donc que j'apprenne Ă  fortifier, Ă  rendre endurant » l'endroit oĂč se situent les cordes vocales. J'ai fait cette investigation notamment en prenant des sĂ©ances d'orthophonie, durant lesquelles je posais toutes les questions nĂ©cessaires pour comprendre l'envers du dĂ©cor ». Je vous parle de cela en particulier, mais chacun de mes interlocuteurs m'a fait cadeau d'une pĂ©pite, et tout cela a dĂ©bouchĂ© sur mon premier stage d'anatomie de la voix, en 1995. Depuis, mes connaissances en la matiĂšre se sont tellement Ă©toffĂ©es que cette formation se compose dorĂ©navant de trois volets. Comment ces stages d'anatomie de la voix se dĂ©roulent-ils, aujourd'hui ? Tout d'abord, pour ceux qui veulent les suivre tous, je prĂ©conise de le faire, si possible, dans un ordre prĂ©cis en premier le volet sur la respiration, ensuite celui qui zoome sur le larynx, et enfin la session consacrĂ©e Ă  la boĂźte Ă  rĂ©sonner » formĂ©e par le pharynx et la bouche. Ces trois formations sont chacune faites de parties thĂ©oriques, consacrĂ©es Ă  l'anatomie, et d'exercices pratiques, pour intĂ©grer et incorporer », au sens fort du terme, les connaissances Ă  son profit. Comme je ne suis pas chanteuse de mĂ©tier, j'anime ces sessions en m'entourant systĂ©matiquement de deux autres spĂ©cialistes, aux profils trĂšs diffĂ©rents du mien. Ce sont, d'une part, le mĂ©decin phoniatre Guy Cornut, qui est Ă©galement chef de chƓur de longue date et, d'autre part, le professeur de voix et d'art dramatique hors du commun Vicente FuentĂšs. Le premier donne accĂšs Ă  des vidĂ©os passionnantes, grĂące auxquelles on peut voir les mouvements qui se dĂ©ploient Ă  l'intĂ©rieur du corps, lorsque l'on chante. Il a pu rĂ©aliser ces documents auprĂšs de patients en difficultĂ©, mais aussi de chanteurs performants, du point de vue de l'instrument. Leur visionnage et les commentaires de Guy Cornut sont trĂšs instructifs. Ce chef de chƓur propose Ă©galement des exercices aux stagiaires, de quoi faire un point sur leur Ă©tat vocal et, le cas Ă©chĂ©ant, leur faire dĂ©passer certains de leurs blocages. Quant Ă  Vicente, il met tout simplement en corps et en voix », de la tĂȘte aux pieds, Ă  raison d'au moins 4 h par jour, les connaissances thĂ©oriques que je dĂ©ploie auparavant, durant les plages ou j'interviens en personne. Les progrĂšs vocaux qu'il obtient sont carrĂ©ment saisissants ! Enfin, pour ce qui me concerne, j'assure bien entendu l'enseignement thĂ©orique de l'anatomie, et des phases d'incorporation pratique de ces connaissances. Blandine Calais-Germain prĂ©sente un moulage relatif au cou. Photo reproduite avec l'autorisation de Blandine Calais-Germain. Tous droits rĂ©servĂ©s En quoi consistent vos interventions, plus prĂ©cisĂ©ment? Pendant les sĂ©ances thĂ©oriques sur l'anatomie, je fais dĂ©couvrir les os, les muscles et les autres tissus ou organes concernĂ©s par la voix, essentiellement Ă  l'aide de moulages destinĂ©s aux Ă©tudiants en mĂ©decine, et de grands dessins que j'ai faits moi-mĂȘme. J'explique toutes les façons dont ces Ă©lĂ©ments peuvent bouger et interagir, en fonction des gestes respiratoires et vocaux que l'on veut mettre en route. J'invite Ă©galement les participants Ă  colorier des illustrations anatomiques de grand format, dont des reproductions de mes dessins, en associant dĂ©finitivement » des couleurs prĂ©cises Ă  chaque type d'organe concernĂ©. Cette Ă©tape me permet de valider que les stagiaires ont compris, et d'installer une mĂ©morisation visuelle. Durant ces sĂ©ances, je rĂ©ponds aux nombreuses questions des participants. Le fait que ces stages rassemblent aussi bien des professeurs de yoga, que des acteurs, des formateurs en management, des chanteurs, des orthophonistes ou des boulangĂšres en reconversion, engendre une palette de demandes d'une richesse extraordinaire. C'est Ă©clairant pour tous. Durant mes interventions pratiques », je fais faire, en conscience de ce qui se passe sur le plan anatomique, des mouvements abordĂ©s prĂ©cĂ©demment, de façon thĂ©orique. Je recours pour cela Ă  des gestes inhabituels, effectuĂ©s lentement, avec parfois quelques accessoires, tels des coussins parallĂ©lĂ©pipĂ©diques en mousse. Ces Ă©lĂ©ments externes s'avĂšrent utiles pour apprĂ©hender, au niveau physique, des muscles dont les gens n'ont gĂ©nĂ©ralement aucune idĂ©e, parce qu'ils les sollicitent au quotidien sans faire appel Ă  leur volontĂ©. Tous ceux qui apprennent Ă  chanter devraient-ils suivre vos stages d'anatomie vocale? Non. Il y en a que cela pourrait perturber, comme certaines femmes peuvent l'ĂȘtre par la quantitĂ© d'informations reçues sur leur accouchement Ă  venir, au lieu de pouvoir y puiser la confiance dont elles ont besoin. En revanche, tous les professeurs de chant devraient connaĂźtre l'anatomie de la voix. Ils seraient ainsi en capacitĂ© de repĂ©rer, lorsqu'ils observent un Ă©lĂšve en train de chanter, la ou les parties de la structure vocale qui pourraient ĂȘtre amĂ©liorĂ©e chez lui. Ces enseignants pourraient alors proposer des exercices pointus pour enlever ou ajouter de la pression sous la glotte, mobiliser les cĂŽtes ou libĂ©rer les tensions du cou
 Et je ne cite lĂ  que quelques uns des facteurs qui entrent en ligne de compte. Cette connaissance les amĂšnerait Ă  sortir du systĂšme habituel, qui est limitant. Faute de formation suffisante, ces pĂ©dagogues ont bien du mal Ă  mettre en Ɠuvre des techniques diffĂ©rentes de celles qu'ils ont adoptĂ©es pour rĂ©soudre leurs propres problĂšmes. Or non seulement ces solutions ne sont pas toujours transposables, mais elles n'ont gĂ©nĂ©ralement aucune prise sur les autres types de difficultĂ©s rencontrĂ©es par les Ă©lĂšves. Dans ce contexte, les maĂźtres ne sont pas en situation d'imaginer les obstacles qui n'ont pas barrĂ© leur route, quand ils Ă©taient en pĂ©riode d'apprentissage. Diagnostiquer ces entraves et amener ceux qu'ils sont censĂ©s guider Ă  s'en libĂ©rer est donc hors de leur portĂ©e. Quel dommage ! Blandine Calais-Germain Ă  gauche durant un stage d'anatomie. Photo reproduite avec l'autorisation de Blandine Calais-Germain. Tous droits rĂ©servĂ©s. Qu'est-ce que votre livre sur l'anatomie de la voix, publiĂ© fin 2013, apporte de plus? Mon ouvrage est le seul Ă  prĂ©senter la structure vocale dans son ensemble, de façon trĂšs illustrĂ©e, dĂ©taillĂ©e, simple et exhaustive. Par exemple, pour rendre mes dessins significatifs des mouvements qu'ils Ă©voquent, je les ai multipliĂ©s en changeant d'angle. Lorsque cela a un intĂ©rĂȘt, on peut ainsi observer un mĂȘme os vu de dessus, de dessous, de trois-quarts, en perspective
 Et tous ces dessins se renvoient les uns aux autres, pour former un immense puzzle. J'ai par ailleurs rĂ©ussi Ă  mettre les explications au plus prĂšs des schĂ©mas concernĂ©s, avec des flĂ©chages courbes, au besoin, pour un maximum d'efficacitĂ©. Je rends grĂące Ă  la graphiste avec laquelle j'ai pu mettre cela au point ! Le cĂŽtĂ© bande dessinĂ©e », ainsi obtenu, Ă©vite des kilomĂštres de textes indigestes. Il rend le sujet accessible au bĂ©otien, sans pour autant tomber dans la vulgarisation imprĂ©cise. J'ai du reste pris soin de faire valider toutes les pages comportant des notions de physique par l'ingĂ©nieur en biomĂ©canique et cosignataire de la publication qu'est mon fils. De la sorte, ces passages sont Ă  la fois irrĂ©prochables, sur le plan scientifique, et comprĂ©hensibles par Monsieur et madame tout le monde ». Pour les personnes qui suivent mes stages, ce recueil est un prĂ©cieux support de mĂ©morisation et d'approfondissement. De plus, il renvoie Ă  des exercices dĂ©crits dans d'autres de mes livres, Ă  faire ou Ă  faire faire, et pour certains testĂ©s durant le stage
 Il peut donc constituer, soit une sorte d'entrĂ©e en matiĂšre, soit le socle d'une connaissance solide, Ă©tayĂ©e Ă  partir des stages. Avez-vous encore d'autres projets concernant la voix ? Dessin de Blandine Calais-Germain personne chantant, les bras levĂ©s. Photo reproduite avec l'autorisation de Blandine Calais-Germain. Tous droits rĂ©servĂ©s. Oui
 l'Ă©criture d'un livre pratique sur l'appogio du souffle ». Ce terme traduit une façon particuliĂšre d'engager le souffle et la pression vocale. Cette technique a Ă©tĂ© mise au point, de maniĂšre progressive et totalement empirique par les chanteurs classiques, et j'ai eu l'opportunitĂ© d'acquĂ©rir ce savoir. Il m'intĂ©resse, en tant que kinĂ©sithĂ©rapeute, car l'intĂ©grer, y compris pour les non-chanteurs, a des effets bĂ©nĂ©fiques sur l'ensemble du corps, relativement Ă  la position debout. Aujourd'hui, je ne veux pas m'avancer plus sur ce sujet je ne sais pas du tout quand je vais pouvoir concrĂ©tiser cette intention, car je suis actuellement en plein dĂ©veloppement d'autre chose. Je suis en fin de carriĂšre, et j'ai l'immense bonheur de pouvoir transmettre mes contenus et ma mĂ©thode, dans le domaine du mouvement, Ă  une Ă©quipe d'enseignants que je suis en train de former. Depuis 5 ans, j'ai créé une mĂ©thode j'ai Ă©crit des partitions de mouvements », toutes rassemblĂ©es sous le nom de Geste anatomique ». J'ai appelĂ© l'une d'elles PĂ©rinĂ©e et mouvement ». Je vous en parle, parce que dans ce cycle de 10 h de formation, je consacre l'une de ces heures au lien – considĂ©rable - qui existe entre la voix et le pĂ©rinĂ©e
 Et je constate que cela donne fort envie Ă  mes apprentis » de se former Ă©galement Ă  l'anatomie de la voix. La boucle est bouclĂ©e ! Propos recueillis par Françoise Nowak * * Françoise Nowak est accoucheuse de voix et journaliste Pour en savoir plus Anatomie pour la voix, Blandine Calais-Germain et François Germain, Éditions dĂ©sIris. La voix, Guy Cornut, PUF, collection Que sais-je. Moyens d'investigation et pĂ©dagogie de la voix chantĂ©e, coordination Guy Cornut, Éditions SymĂ©trie. Atlas video-stroboscopique des principales pathologies laryngĂ©es et bĂ©nignes, Guy Cornut, De Boeck. *** L'ENSEIGNEMENT MUSICAL Haut SynthĂšse harmonique
 Une nouvelle façon de voir l'analyse musicale ! SynthĂšse N° 1 Qui a dit que les octaves parallĂšles Ă©taient interdites en harmonie? Tenez en voici une sĂ©rie prise dans une grande Ɠuvre
 Écoutez le fichier midi synthĂšse 1 Debussy ? Ravel ? RĂ©partissons la sur trois portĂ©es, et allongeons le premier accord Écoutez le fichier midi synthĂšse 2 Ajoutons une pĂ©dale de do Écoutez le fichier midi synthĂšse 3 Avez-vous reconnu ? Oui ? Vous avez une bonne oreille harmonique! Non ? pas de souci, tout va bientĂŽt s'Ă©clairer ! X X X SynthĂšse n°2 Puisque nous avons laissĂ© la pĂąte reposer.. Il est temps de laisser dans notre descente les Ă©chappĂ©es faire leur apparition ! Écoutez le fichier midi synthĂšse 4 La voix du bas s'arpĂšge, Écoutez le fichier midi synthĂšse 5 Puis celle du milieu Ecoutez le fichier midi synthĂšse 6 Ça y est ? Vous avez reconnu ? Oui, il s'agit bien des premiĂšres mesures de la Barcarolle de Chopin ! Laissons simplement les Ă©chappĂ©es apparaitre Ă©galement dans la voix du haut ! Écoutez le fichier midi synthĂšse 7 Enfin quelques notes de passage appoggiaturĂ©es.. Écoutez le fichier midi synthĂšse 8 Et le tour est jouĂ© ce Chopin ! Quel magicien
 Dissimuler Ă  ce point une simple descente conjointe d'accords parfaits ! On savait dĂ©jĂ  que le polonais utilisait ses ornements de maniĂšre trĂšs judicieuse ! Pour ceux qui ne voyaient pas en lui un vrai prĂ©curseur de Debussy ! Philippe Morant. *** SPECTACLES ET CONCERTS Haut Hommage au Professeur Serge Gut Le mardi 9 dĂ©cembre 2014, un vibrant hommage a Ă©tĂ© rendu au regrettĂ© Professeur Serge Gut dans les Salons de la PrĂ©sidence de l'UniversitĂ© Paris-Sorbonne, Ă  l'initiative de Jean-Jacques Velly qui, en prĂ©sence de Madame Inge Gut, a accueilli les collĂšgues, amis et admirateurs de la carriĂšre et de l'Ɠuvre de Serge Gut, figure Ă©minente de la Musicologie française » ayant publiĂ© une dizaine de livres et participĂ© Ă  de nombreux Colloques en France, Allemagne et Hongrie, Ă©galement compositeur et collaborateur de L'Éducation musicale pendant de nombreuses annĂ©es. D'autres interventions de son collĂšgue Jean-Pierre Bartoli, de son ancien Ă©tudiant si fidĂšle Vincent Arlettaz, de sa niĂšce Catherine Grevelinck ont brossĂ© un Ă©mouvant portrait de l'homme, de son enthousiasme et de son engagement. Cette rĂ©ception a Ă©tĂ© suivie d'un Concert-Hommage Ă  l'Amphithéùtre Richelieu oĂč Jean-Jacques Velly, pour connaĂźtre Serge Gut », a Ă©voquĂ© la place de la musique et de la poĂ©sie dans son Ɠuvre, et proposĂ© en quelque sorte son testament musicologique. Des projections de diapositives le Professeur au travail en Amphi, dans son bureau ou encore lors de la remise de sa LĂ©gion d'Honneur, en vacances
 le rendaient encore plus prĂ©sent ». Avant l'audition, les Ɠuvres ont Ă©tĂ© commentĂ©es par la lecture des analyses de l'auteur. Le programme comprenait des piĂšces de Serge Gut, mais aussi de ses musiciens prĂ©fĂ©rĂ©s Claude Debussy, Franz Liszt et Richard Wagner. Comme de juste, l'audition a dĂ©butĂ© par des extraits de Trois PrĂ©ludes fluides pour piano 1960 de Serge Gut, interprĂ©tĂ©s par François Henry, soliste et accompagnateur avisĂ©, suivis de deux MĂ©lodies sur des textes de ThĂ©ophile Gautier Les Papillons et Plaintive tourterelle composĂ©es en 1955, chantĂ©es par Marie Soubestre Soprano mettant en valeur l'intĂ©rĂȘt de Serge Gut pour la poĂ©sie française. Ce fut aussi le cas de ses Trois MĂ©lodies Barcarolle ThĂ©ophile Gautier, Le Songe d'une nuit d'Ă©tĂ© Paul Fort et Un baiser Paul Andreu interprĂ©tĂ©es avec sensibilitĂ© par Annabelle Cardron. Claude Debussy Ă©tait reprĂ©sentĂ© par Canope extrait de ses PrĂ©ludes pour piano dans l'interprĂ©tation de François Henry ; et Franz Liszt, par Chapelle de Guillaume Tell extrait des AnnĂ©es de PĂšlerinage bĂ©nĂ©ficiant de la technique Ă©blouissante de Fumiko Sonegawa, pianiste et Ă©galement accompagnatrice hors pair des Wesendonk-Lieder. Deux points culminants ont marquĂ© ce concert. L'intervention trĂšs remarquĂ©e de Marion Gomar, Soprano si bien formĂ©e Ă  la Hochschule fĂŒr Musik und Theater de Leipzig, chanteuse typiquement wagnĂ©rienne qui, avec Ă©motion et grande musicalitĂ©, a su traduire chaque nuance de la partition et, en particulier, La mort d'Isolde Isoldes Liebestod. Enfin, Trois MĂ©lodies de la revue Sensations de Paris de Serge Gut, dans l'arrangement de Jean-Jacques Velly pour soprano, violon, piano et contrebasse Viens tout contre moi, Pour ĂȘtre star et Sensations de Paris interprĂ©tĂ©es avec dĂ©contraction et bonhomie par Annabelle Cardron Soprano, Viviane Waschbusch violon et RĂ©gis Prudhomme Contrebasse, accompagnĂ©es au piano avec assurance par Jean-Jacques Velly. ComposĂ©es en 1954, ces Ɠuvres de jeunesse — tour Ă  tour mĂ©lancoliques ou trĂšs animĂ©es, jazzifiantes avec des rythmes syncopĂ©s et percutants — tiennent un peu du music-hall des annĂ©es 1950, Ă  la fois sentimentales, enjouĂ©es et d'une trĂšs belle envolĂ©e. Elles reflĂštent le caractĂšre enthousiaste et l'humour du compositeur et ont posĂ© un point d'orgue en feux d'artifice sur ce remarquable hommage rendu par l'UniversitĂ© Paris-Sorbonne et l'UFR de Musique et Musicologie au trĂšs regrettĂ© Serge Gut. Édith Weber. Rameau, maĂźtre Ă  danser Jean-Philippe RAMEAU Daphnis et ÉglĂ©. Pastorale hĂ©roĂŻque en un acte sur un livret de Charles CollĂ©. La Naissance d'Osiris. Acte de ballet sur un livret de Louis de Cahusac. Élodie Fonnard, Magalie LĂ©ger, Reinoud Van Mechelen, Sean Clayton, Arnaud Richard, Pierre BessiĂšre. ChƓur et Orchestre des Arts Florissants, dir. William Christie. Mise en scĂšne Sophie Daneman. © Philippe Delva RafraĂźchissante soirĂ©e que celle Ă  laquelle nous conviait William Christie, dans le cadre d'une tournĂ©e cĂ©lĂ©brant Rameau, qui aprĂšs Caen et Dijon, en passant par Luxembourg et mĂȘme Moscou, se concluait Ă  la CitĂ© de la musique. PrĂ©texte Ă  l'exhumation de deux piĂšces tardives, empruntĂ©es au genre de l'acte de ballet. Au faĂźte de la gloire, mais affectĂ© par les rivalitĂ©s artistiques et politiques, Rameau compose de moins en moins, se consacrant essentiellement Ă  ces actes de ballet Ă  l'occasion d'Ă©vĂšnements officiels. La pastorale hĂ©roĂŻque Daphnis et ÉglĂ© a Ă©tĂ© créée en octobre 1753 Ă  Fontainebleau pour fĂȘter la naissance de Xavier Pierre Joseph, duc d'Aquitaine. L'auteur du livret est Charles CollĂ©, qui ne passait pas pour un admirateur du musicien, quoiqu'il ait pris le parti de celui-ci contre les lullistes dans la querelle des Bouffons. L'Ɠuvre compose un divertissement sans autre prĂ©tention que celle de cĂ©lĂ©brer le passage de l'amitiĂ© Ă  l'amour chez deux jeunes bergers. L'influence de la maniĂšre italienne est forte dans cette succession de morceaux dont plusieurs sont de forme concertante et oĂč la danse occupe une place de choix. Les deux hĂ©ros, rejoints par l'Amour, un grand PrĂȘtre et Jupiter, endossent une partie vocale pas moins intĂ©ressante au fil de duos de plus en plus dĂ©veloppĂ©s Ă  mesure que l'amitiĂ© fait place Ă  l'amour. La Naissance d'Osiris, ou la fĂȘte de Pamille, sur un livret du fidĂšle Louis de Cahusac, a Ă©tĂ© créée le 12 octobre 1754, pareillement Ă  Fontainebleau, dans le cadre des cĂ©lĂ©brations de la naissance du duc de Berry, futur Louis XVI. L'atmosphĂšre y est plus bucolique que dans la piĂšce prĂ©cĂ©dente et les figures dansĂ©es plus dĂ©veloppĂ©es. C'est que Cahusac y met en pratique ses thĂ©ories sur la danse, dĂ©veloppĂ©es dans son tout rĂ©cent traitĂ© La Danse ancienne et moderne », et ce qu'on appelle ballet figurĂ© ou danse d'action. Une des plus topiques est celle dĂ©crivant l'Ă©pouvante des bergers surpris par l'orage dĂ©chaĂźnĂ© par Jupiter. On y trouve aussi plusieurs musettes, tambourins, rondeau et une longue contredanse qui clĂŽt l'opĂ©ra avec le chƓur. Le chant n'est pas pour autant nĂ©gligĂ©, dont la partie du dieu Jupiter qui bien que second rĂŽle, se voit gratifiĂ© d'une longue sĂ©quence introduite de maniĂšre grandiose par un orage effrayant avec tonnerre et Ă©clairs. © Philippe Delva William Christie donne de ces piĂšces une lecture suprĂȘmement Ă©quilibrĂ©e, et les musiciens des Arts Florissants distillent des sonoritĂ©s envoĂ»tantes, d'une infinie douceur aux cordes, et d'une fine couleur dans les bois, basson et hautbois en particulier. Sans parler de la note agrĂ©ablement archaĂŻsante qu'apportent des instruments originaux comme la musette ou le tambour de basque. La sonoritĂ© reste chambriste, car Christie choisit une formation rĂ©duite. Si la disposition en fond de plateau, derriĂšre les solistes, chƓurs et danseurs, ne favorise pas le dĂ©ploiement sonore, du clavecin et de la basse continue notamment, du moins l'effet de proximitĂ© entre toutes ces forces est-il un avantage indĂ©niable. Ses jeunes chanteurs, Christie les couve du regard. Au premier chef les deux rĂŽles titres dans Daphnis et ÉglĂ©, la soprano Élodie Fonnard et le haute-contre Reinoud Van Mechelen, tous deux laurĂ©ats du Jardin des Voix en 2011 voix d'une aĂ©rienne fraicheur et d'une expressivitĂ© Ă©tonnante dans l'exigeante dĂ©clamation ramiste et ses appogiatures. Magali LĂ©ger, qui campe un Amour espiĂšgle Ă  souhait auprĂšs des deux hĂ©ros, puis Pamille dans la seconde piĂšce, dĂ©ploie un chant vif argent. Le Jupiter de Pierre BessiĂšre est bien sonore. La mise en scĂšne Ă  Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  Sophie Daneman. Elle dĂ©passe la simple mise en espace dictĂ©e par une exĂ©cution en salle de concert façon théùtre de trĂ©teaux, elle parvient avec une belle Ă©conomie de moyens mais une riche inventivitĂ©, Ă  donner vie Ă  ces deux pochades. L'idĂ©e, fort lumineuse, Ă©tant de les unir en une seule et mĂȘme histoire le rejeton Osiris dont on fĂȘte la naissance dans la seconde, Ă©tant le fruit des amours de Daphnis et ÉglĂ©, rĂ©vĂ©lĂ©es au fil de la premiĂšre ! Autrement dit une variation en deux sĂ©quences sur le triomphe de l'Amour, thĂšme emblĂ©matique de l'opĂ©ra baroque s'il en est. La chorĂ©graphie de Françoise Denieau est agrĂ©able, sans modernisme inutile, Ă©pousant rythmes et volutes musicales. Le Brahms lumineux de Bernard Haitink Bernard Haitink, Emanuel Ax & le COE Ă  Lucerne en 2010 © Priska Ketterer/Lucerne festival A l'automne d'une carriĂšre bien remplie, Bernard Haitink sait nous faire toucher du doigt le pouvoir revigorant de la musique. De celle de Brahms en l'occurrence. Pour son second concert parisien, il proposait le DeuxiĂšme concerto pour piano et la QuatriĂšme symphonie. Le concerto op. 83 trouve ici une interprĂ©tation d'un grand classicisme et fort nuancĂ©e, plus que romantique et virtuose. A la diffĂ©rence de la maniĂšre opulente de Christian Thielemann accompagnant Maurizio Pollini dans leur rĂ©cent CD cf. NL de 5/2014, Haitink affiche d'emblĂ©e une approche Ă©prise de clartĂ©. La formation orchestrale est rĂ©duite, avec des cordes pas trop nombreuses, dont seulement six violoncelles et quatre contrebasses, les premiers et seconds violons Ă©tant divisĂ©s, ce qui libĂšre un spectre sonore d'oĂč l'effet de masse est rĂ©solument absent. Dans cet Ă©crin de choix, le soliste Emanuel Ax n'a pas de difficultĂ© Ă  se faire entendre et n'a nul besoin de lutter au fil de ce qui reste une Ɠuvre proche de la symphonie concertante. Le choix des tempos rĂ©vĂšle un souci de vĂ©ritĂ©, de transparence aussi. L'allegro initial, qui voit le piano entrer immĂ©diatement et s'investir dans une brillante cadence et un dialogue avec les cors, ne cherche Ă  ĂȘtre imposant, mais vrai. Et Emanuel Ax dĂ©ploie ainsi une belle fluiditĂ©. L'appassionato suivant offre un scherzo, certes passionnĂ© et fantastique, mais qui sait raison garder dans sa vigueur, le piano et l'orchestre y Ă©tant intimement mĂȘlĂ©s dans l'Ă©pisode central, un trio sur le mode d'une danse populaire. Le refus de toute sollicitation se confirme avec l'andante dont le tempo est pris assez allant dans le solo du violoncelle, ce qui ne nuit en rien Ă  son caractĂšre de confidence, mais dĂ©place simplement la charge expressive le duo qui s'instaure entre piano et cello s'Ă©carte de l'Ă©panchement, pour favoriser un lyrisme plus contrĂŽlĂ© et empreint de naturel. Haitink contraste la partie centrale du mouvement par un ralentissement du tempo et un abaissement du volume sonore, crĂ©ant un moment de poĂ©sie magique duquel le soliste tire amplement profit. On mesure lĂ , et plus qu'ailleurs, combien Emanuel Ax s'en tient Ă  une approche objective, sans affĂšterie dĂ©placĂ©e ni virtuositĂ© affirmĂ©e ; ce qui peut dĂ©concerter les tenants d'une vision hyper romantique de l'exĂ©cution du concerto. Le finale progresse avec un naturel enviable, Ă  la fois joyeux et nostalgique. La QuatriĂšme symphonie, op. 98, la derniĂšre confiĂ©e par Brahms Ă  l'orchestre, n'Ă©tait le Double concerto pour violon et violoncelle Ă  venir, affirme le mĂȘme souci de rigueur des plans, d'aĂ©ration de la structure, de luminositĂ© sonore. Haitink et ses merveilleux musiciens en donnent une lecture suprĂȘmement Ă©quilibrĂ©e, ce que, lĂ  encore, le recours Ă  une formation moins nombreuse que souvent achĂšve de distinguer. Les couleurs automnales de cette Ɠuvre, son aspect mĂ©ditatif, ses moments Ă©lĂ©giaques en ressortent avivĂ©s. L'allegro moderato, conçu dans l'esprit de la chaconne, est tout de clartĂ© dans ses diverses et si nombreuses composantes. L'andante Ă©tablit une atmosphĂšre proprement magique, d'une profonde gravitĂ©, quoique non excessivement mĂ©lancolique, pleine de tendresse plutĂŽt. L'allegro giocoso est, soudain, d'une belle effervescence, presque tumultueux. La battue du chef, si simple, dĂ©voilera ici des trĂ©sors d'Ă©nergie. Quant Ă  l' energico e passionato » final, il sĂ©duit par son architecture aĂ©rĂ©e, celle de sa vaste Passacaille et de ses variations multiples, menant l'Ɠuvre Ă  une glorieuse pĂ©roraison, lĂ  encore non imposante. L'osmose entre le chef et ses jeunes musiciens fait plaisir Ă  voir, comme la qualitĂ© des solistes de la petite harmonie, flĂ»te, hautbois et clarinette. Patricia Petibon est La Belle excentrique Patricia Petibon entourĂ©e de Nemanja Radulovic, David Levi, Susan Manoff, Olivier Py, Christian-Pierre La Marca, David Venitucci / DR Avec Patricia Petibon le rĂ©cital prend une autre dimension, voire acquiert une signification diffĂ©rente, loin du dialogue formel, voire un peu compassĂ© souvent, entre chanteur et pianiste. PlutĂŽt que de donner quelques mĂ©lodies d'un mĂȘme compositeur, elle en invite plusieurs, mĂȘle leurs piĂšces Ă  des chansons et s'entoure d'amis musiciens, pianiste, violoncelliste, accordĂ©oniste, percussionniste... Elle choisit d'illustrer une maniĂšre, la fantaisie sĂ©rieuse, sous la banniĂšre de La Belle Excentrique d'Erik Satie, et ne se contente pas de chanter mais théùtralise chaque piĂšce. La rĂ©fĂ©rence Ă  ce musicien original, pour ne pas dire en marge, donne le ton d'une soirĂ©e qui se veut hors des sentiers battus. Le besoin de rire, souligne-t-elle, est inhĂ©rent Ă  chacun de nous, le besoin d'absurde aussi, ce jeu avec les dĂ©calages et la surprise d'associations improbables, mais appelant le sous entendu. Aussi le programme va-t-il osciller entre comique et sĂ©rieux, fantaisie et gravitĂ©, mĂȘme si pour une large part portĂ© sur le versant nostalgique. La grande ritournelle de La Belle Excentrique, jouĂ©e Ă  quatre mains par Susan Manoff et David Levi, ouvre le bal et donne le ton. Un ton d'abord plus retenu que fantaisiste avec Poulenc, Manuel Rosenthal ou FaurĂ©. Ce dernier, Patricia Petibon le sent naturellement. Puis vient, sans crier gare, Satie et ses extravagances La Statue de bronze », DaphĂ©nĂ©o » ou son dĂ©sopilant Allons-y, Chochotte ». Des intermĂšdes purement instrumentaux auront rythmĂ© le discours. La seconde partie s'ouvre par On s'aimerait » de LĂ©o FerrĂ©, Petibon faisant duo avec Olivier Py, façon caf' conc', avec une belle efficacitĂ© un morceau d'anthologie. Vont ensuite alterner des pages lyriques de FaurĂ© ou de Francine Cockenpot Colchiques dans les prĂ©s » et des scĂ©nettes au ton badin de Reynaldo Hahn PholoĂ© » et A Chloris », ou de Manuel Rosenthal, celui des Chansons de Monsieur Bleu, dont elle donne trois mini caricatures loufoques, Fido, Fido », L'ÉlĂ©phant du Jardin des Plantes » et Le Vieux chameau du Zoo », avec force dĂ©hanchement dĂ©monstratif. Car ces mĂ©lodies sans-gĂȘne furent créées dans les annĂ©es 1930 par Marie Dubas, illustre figure du music-hall. Elles ouvrent ici la voie Ă  Fernandel et Ă  ses deux piĂšces impayables, C'est un dur » et Le Tango corse » le duo avec Py, oĂč chacun en remet dans le genre grivois ou lascif, est dĂ©lirant. Le programme s'achĂšve par une incursion en territoire espagnol, avec Granada » de Agustin Lara, plus ibĂ©rique que nature. Patricia Petibon mĂšne gentiment, mais sĂ»rement, les auditeurs par la main durant ce parcours inhabituel, aux associations osĂ©es. Elle prend des risques, mais les assume avec aplomb et grĂące. Car Petibon donne tout, et va trĂšs loin dans l'expression, mais jamais ne frĂŽle la faute de goĂ»t. Le chant est souverain avec un medium dĂ©sormais plus dĂ©veloppĂ© qui confĂšre au timbre un supplĂ©ment de chaleur, sans parler de ces notes tenues sans vibrato qui n'appartiennent qu'Ă  elle. Elle gratifiera le public conquis de deux bis, dont un Jolie mĂŽme » de belle gouaille, entourĂ©e de ses compĂšres musiciens, qu'elle fera justement un Ă  un acclamer. On retrouve l'essentiel de ce programme, quoique dans un ordre diffĂ©rent, dans la CD que vient de publier le label Universal DG 479 2465 . Les musiciens de la Grande Guerre Nicolas Stavy / DR Dans le cadre de la saison musicale du MusĂ©e des ArmĂ©es aux Invalides, en parallĂšle Ă  l'exposition Vu du Front ReprĂ©senter la Grande Guerre » et avec le soutien du label discographique Hortus, Ă©tait proposĂ© un concert au programme aussi inĂ©dit qu'enrichissant. InĂ©dit par son architecture, tour Ă  tour rĂ©cital et partie symphonique, comme par les compositeurs Ă  l'affiche. Enrichissant, car permettant d'entendre des piĂšces presque jamais jouĂ©es. Le pianiste Nicolas Stavy donnait d'abord deux extraits du cycle Les Heures dolentes de Gabriel Dupont 1878-1914, composition dĂ©crivant les rĂ©flexions d'un malade alitĂ© observant la situation alentour. Épigraphe », qui ouvre le cycle, dĂ©crit une atmosphĂšre sombre, et La mort rĂŽde », la onziĂšme, oppose deux thĂšmes, l'un violent et sombre, l'autre plus calme, rare moment de rĂ©pit, encore que ce soit le premier qui l'emporte finalement. La CathĂ©drale blessĂ©e de la compositrice MĂ©lanie Bonis 1858-1937 offre un pianisme agitĂ©, bardĂ© de grands accords plaquĂ©s et rĂ©pĂ©tĂ©s qu'entrecoupe une section mĂ©diane d'un calme relatif. L'Ă©criture est magistrale, ce que Nicolas Stavy restitue avec tact. Le triptyque dramatique Les Croix de Bois d'Alex de Taye 1898-1952, inspirĂ© du roman Ă©ponyme de Roland DorgelĂšs, se joue de maniĂšre enchaĂźnĂ©e. La partie centrale Bataille » explose littĂ©ralement comme s'il pleuvait des Ă©clats d'obus un passage d'une puissance rare auquel l'excellent Orchestre Symphonique de la Garde RĂ©publicaine, dirigĂ© par SĂ©bastien Billard, apporte tout son Ă©clat. DĂ©butĂ© dans un calme prĂ©caire VeillĂ©e d'armes », l'Ɠuvre se termine dans un apaisement trompeur Morne plaine ». Edward Elgar a Ă©crit Polonia, pour orchestre, en 1915, en hommage au sacrifice des soldats polonais, et dĂ©dia l'Ɠuvre Ă  Ignaz Paderewski. RequĂ©rant des forces immenses, elle sonne curieusement Ă©quivoque, Ă  la fois hymnique et apaisĂ©e, sa partie centrale avec solo de violon apparaissant presque suave, ce qui ne laisse pas d'Ă©tonner dans un tel contexte. Diversions for piano and orchestra, op. 21, de Benjamin Britten est le fruit d'une commande du pianiste autrichien Paul Wittgenstein qui ayant perdu le bras droit durant la PremiĂšre Guerre, avait demandĂ© Ă  plusieurs compositeurs d'Ă©crire pour lui. Ravel composera ainsi son Concerto pour la main gauche, comme Prokofiev son QuatriĂšme concerto pour piano. Paul Hindemith, Erich Korngold, Richard Strauss et Franz Schmidt en feront de mĂȘme. La piĂšce 1940 est construite sur le schĂ©ma thĂšme exposĂ© par l'orchestre et variations, au nombre de dix extrĂȘmement contrastĂ©es. Si l'Ă©criture orchestrale reste relativement sage, encore qu'annonçant les audaces Ă  venir, la capacitĂ© virtuose pour la seule main gauche n'a rien Ă  envier Ă  Ravel en termes de vĂ©locitĂ©. Britten dĂ©ploie un arsenal de techniques pianistiques des plus ingĂ©nieuses, tout en prĂ©servant l'unitĂ© thĂ©matique. Les courts morceaux varient les climats sarcastique Marche », lyrique Nocturne », ludique Badinerie », voire humoristique Burlesque » dont le solo de saxophone parmi un Ă©talage des vents est digne de Stravinski. L'Ɠuvre culmine dans deux Toccatas successives, la premiĂšre pour un vrai feu d'artifice de l'orchestre, la seconde en forme de cadence du piano, presque improvisĂ©e. Nicolas Stavy empoigne ce maelström sonore avec aplomb et triomphe de tous ses traits saisissants. L'orchestre lui peaufine le plus brillant des Ă©crins. Une prouesse, qui vaudra au soliste une juste ovation. Il remerciera le public de la cathĂ©drale Saint-Louis des Invalides par une longue piĂšce de Schumann. Les Caprices de Marianne font salle comble Ă  l'OpĂ©ra de Massy Henri SAUGUET Les Caprices de Marianne. OpĂ©ra-comique en deux actes. Livret de Jean-Pierre GrĂ©dy, d'aprĂšs la piĂšce d'Alfred de Musset. AurĂ©lie Fargues, Cyrille Dubois, Marc Scoffoni, Thomas Dear, Julie Robard-Gendre, Carl Ghazarossian, Xin Wang, Tiago Matos, Jean-Vincent Blot. Orchestre de l'OpĂ©ra de Massy, dir. GwennolĂ© Rufet. Mise en scĂšne Oriol Tomas. © Alain Julien DeuxiĂšme Ă©tape d'une vaste tournĂ©e qui, sur deux ans et dans 15 maisons d'OpĂ©ra Ă  travers l'hexagone, va proclamer haut et fort le travail magistral accompli par le Centre Français de Promotion Lyrique, le spectacle des Caprices de Marianne s'est arrĂȘtĂ© Ă  l'OpĂ©ra de Massy devant une salle comble. InspirĂ© directement de la piĂšce d'Alfred de Musset, l'opĂ©ra-comique d'Henri Sauguet 1901-1989, créé au Festival d'Aix en 1954, Ă©tait Ă  peu prĂšs tombĂ© dans l'oubli depuis lors, n'Ă©taient un disque, en 1959, dirigĂ© par Manuel Rosenthal avec Michel SĂ©nĂ©chal, AndrĂ©e Esposito et Camille Mauranne chez Solstice, et des productions, plus rĂ©cemment, Ă  Dijon et Ă  CompiĂšgne. Il y a lĂ  pourtant bien des trĂ©sors Ă  redĂ©couvrir. A commencer par une adaptation finement pensĂ©e de la comĂ©die douce amĂšre de Musset par un librettiste avisĂ© Jean-Pierre GrĂ©dy Ă©pouse Ă  merveille l'ambivalence de la poĂ©tique de Musset, le jeu apparemment badin des sentiments amoureux, cruel en rĂ©alitĂ©, entre comique et tragique, fantaisie et Ă©motion, et ce cĂŽtĂ© dĂ©concertant oscillant entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, lyrisme et rĂ©alisme. Chez quatre personnages, une femme et un triangle amoureux, le mari, l'amant, et l'ami de ce dernier dĂ©signĂ© comme porte-voix, dont la belle finit par s'Ă©prendre, sans Ă©cho de la part de celui-ci. Une musique fort inventive et attachante traduit ces volte faces, par un dĂ©bit qui fuit les schĂ©mas convenus, au fil d'une suite ininterrompue de courtes scĂ©nettes incluant Ă  l'occasion un petit air plus dĂ©veloppĂ©. De ses maĂźtres, Satie et Koechlin, Sauguet a retenu les leçons faire simple, voire ascĂ©tique, et ne jamais renoncer au souci de garder le texte comprĂ©hensible. D'oĂč une orchestration originale Ă  la polytonalitĂ© raffinĂ©e, utilisant un panel de timbres extrĂȘmement variĂ©s, Ă  la rythmique complexe, emplie de trouvailles inattendues. Aussi la symphonie est-elle chatoyante dans sa franche diversitĂ©, jamais Ă©paisse. Et le chant reste celui d'une conversation musicale, dĂ©clamation lyrique claire, de style arioso, toujours intelligible. On pense Ă  la prosodie debussyste, dont Sauguet avait dĂ©couvert la lumineuse beautĂ©, Ă  PellĂ©as et MĂ©lisande bien sĂ»r. © Alain Julien Tout cela, la production de l'OFPL l'intĂšgre avec doigtĂ©. La mise en scĂšne du quĂ©bĂ©cois Oriol Tomas est fluide et portraiture des personnages spontanĂ©s, sans jamais souligner, encore moins appuyer un marivaudage qui tourne au jeu cruel et vire au drame, presque sans qu'on le sente venir. Le mari un brin sĂ©rieux, un peu raide aussi, obsĂ©dĂ© par ces amants qui rĂŽdent alentour, qui va user de l'appui d'hommes de l'ombre pour tailler en piĂšce un amant encombrant ; un jeune amoureux romantique, au spleen gros comme çà, dont l'authenticitĂ© vous fait fondre de compassion ; un ami fantasque, Ă  l'abord clownesque, qui le masque tombant, endosse vite l'habit tragique ; enfin une jolie femme esseulĂ©e, un peu dĂ©tachĂ©e, qui peu Ă  peu va se dĂ©couvrir de vrais sentiments et se prĂȘter au jeu de l'amour. Mais badine-t-on avec l'amour ? Ils cĂŽtoient une poignĂ©e de personnages burlesques qui plus que de jouer les utilitĂ©s, les font se rĂ©vĂ©ler en creux. La piĂšce s'inscrit dans une dĂ©coration sobre, celle d'une grande galerie napolitaine, lieu d'Ă©changes mais aussi d'oppression, cette unitĂ© picturale Ă©tant agrĂ©ablement colorĂ©e par des Ă©clairages changeants, et agrĂ©mentĂ©e de quelques fumĂ©es fugaces Ă©manant subtilement du VĂ©suve voisin. La petite troupe Ă©volue avec aisance dans cette ambiance de frivolitĂ© sĂ©rieuse. On admire la parfaite diction de chacun. Une mention particuliĂšre au beau tĂ©nor clair de Cyrille Dubois, Coelio, prototype du jeune et sombre romantique, prĂȘt Ă  braver la mort par amour, et Ă  Marc Scoffoni, Octave, qui dans le rĂŽle ingrat de l'ami porte-flamme, prĂ©cipite la chute d'Icare, et dĂ©laisse l'indĂ©cise Marianne. La direction avisĂ©e et fort attentive pour ses chanteurs de GwennolĂ© Rufet fait un sort enviable Ă  cette partition dĂ©licieusement mĂ©lancolique, qui n'a rien perdu de son pouvoir d'attraction. Comme il en est de ces autres pochades opĂ©ratiques bien françaises que sont L'Heure espagnole de Ravel, Les Mamelles de TirĂ©sias de Francis Poulenc ou les mini opĂ©ras de Germaine Tailleferre. Jean-Pierre Robert. Un amĂ©ricain Ă  Paris le souffle de Broadway George & Ira GERSHWIN Un AmĂ©ricain Ă  Paris. Musical d'aprĂšs le film Ă©ponyme de Vincente Minnelli 1951. Livret de Craig Lucas. Arrangements musicaux Rob Fischer. Orchestration Christopher Austin. Robert Fairchild, Leanne Cope, Brandon Uranowitz, Jill Paice, Max von Essen, Veanne Cox. Ensemble instrumental du ChĂątelet, dir. Brad Haak. Mise en scĂšne et chorĂ©graphie Christopher Wheeldon. © Angela Sterling Parmi les nombreuses comĂ©dies musicales de George Gershwin on ne trouve pas trace de Un amĂ©ricain Ă  Paris ». Ce titre est celui d'une piĂšce pour orchestre de 1928 et aussi d'un film culte rĂ©alisĂ© en 1951 par Vincente Minnelli, avec Gene Kelly, et Leslie Caron. Aussi Ă©tait-il inĂ©dit d'adapter le film Ă  la scĂšne et ainsi d'imaginer le musical que l'auteur aurait pu Ă©crire. Pari lancĂ© par l'Ă©quipe du ChĂątelet en coproduction avec Broadway. Et nul doute gagnĂ©, en tout cas de ce cĂŽtĂ©-ci de l'Atlantique ! Un travail considĂ©rable a Ă©tĂ© fait pour recrĂ©er une trame accrocheuse, tout en se dĂ©tachant du film. A commencer par la dĂ©cision de la situer, non plus en 1949, mais au sortir mĂȘme de la guerre. Ensuite et surtout, en concevant un spectacle qui mĂȘle chansons et morceaux orchestraux, installant un florilĂšge des grands tubes des frĂšres Gershwin. Le choix s'est portĂ© bien Ă©videmment d'abord sur le poĂšme symphonique An American in Paris. Mais ont aussi Ă©tĂ© retenus le Concerto pour piano en fa et la Seconde Rhapsodie pour piano et orchestre de 1931. Tous extraits symphoniques entrelardĂ©s d'un certains nombre de chansons telles que I Got Rhytm », 's Wonderful » ou But Not For Me ». Le spectacle s'articule autour de l'histoire de la mystĂ©rieuse et sĂ©duisante française Lise Dassin, courtisĂ©e par trois hommes l'amĂ©ricain Jerry, ex GI, le français de bonne famille Henri Baurel, mais aussi le compositeur Adam Hochberg. Ce dernier prend les traits de Gershwin lui-mĂȘme composant un musical qui doit ĂȘtre donnĂ© au Théùtre du ChĂątelet Ă  Paris... Car en fait ce qui rĂ©unit tout ce petit monde, c'est la crĂ©ation du nouveau show. On croise encore une riche amĂ©ricaine sur le retour, Milo Davenport, dotĂ©e de cette Ă©nergie dĂ©bordante qui n'appartient qu'Ă  cette caste. Elle va jouer les mĂ©cĂšnes de l'entreprise qui voit Lise ĂȘtre la prima bellerina, Jerry le dĂ©corateur, et Adam l'auteur de la musique. On passe des rues d'un Paris fraichement libĂ©rĂ©, aux Galeries Lafayettes, des quais de Seine au foyer de la danse du théùtre parisien. Pour corser l'intrigue, on a imaginĂ© que Lise Ă©tait juive, cachĂ©e durant l'Occupation, ce qui rend encore plus crĂ©dible l'attirance Ă©prouvĂ©e par le musicien juif Adam pour la jeune fille. Dans cette atmosphĂšre de libertĂ© retrouvĂ©e, les personnages s'affranchissent des tabous et conventions des annĂ©es de guerre, pour cĂ©lĂ©brer la joie reconquise, le retour Ă  la vie, dans une dĂ©bauche de rythmes de danses. Robert Fairchid & Leanne Cope ©Angela Sterling Le spectacle est huilĂ© au millimĂštre prĂšs comme savent le concocter les amĂ©ricains dans leurs musicals, toujours habitĂ©s du plus grand professionnalisme. Aucun temps mort, mĂȘme si entre les numĂ©ros dansĂ©s, le cheminement de l'histoire exige des pauses d'explication parlĂ©es. Heureusement pas trop longues, elles sont habilement mĂ©nagĂ©es. Les courtes scĂšnes se succĂšdent sans solution de continuitĂ© dans une dĂ©coration suggestive aux tons pastels, qui associe projections en fond de scĂšne et accessoires rapidement installĂ©s, tels que colonnes Morris, bribes d'intĂ©rieurs bourgeois, jeux de miroirs. Cela va du figuratif Ă  l'abstraction comme une toile cubiste lors de la scĂšne du Pas de deux opposant Lise et Jerry, de la revue de music hall balayĂ©e par des Ă©clairages extravagants, au climat tamisĂ© d'un cabaret parisien. L'entertainment laisse constamment sur le qui vive, en particulier dans les ensembles menĂ©s Ă  train d'enfer et les duos Ă  l'allure aĂ©rienne. Un souci d'esthĂ©tisme domine le spectacle, encore mis en exergue dans les costumes, et il s'en dĂ©gage une impression de lĂ©gĂšretĂ©, celle d'une chorĂ©graphie oĂč cohabitent avec bonheur plusieurs styles, classique et moderne. C'est que tous les protagonistes se dĂ©pensent sans compter. On a confiĂ© les deux rĂŽles principaux Ă  des danseurs chevronnĂ©s, gage d'aisance et de fluiditĂ©. Car tant Robert Fairchid, premier danseur du New York City Ballet, athlĂ©tique et romantique Ă  souhait, que Lanne Cope, danseuse Ă©toile au Royal Ballet de Londres, joli cƓur Ă  saisir et d'une impressionnante prĂ©sence, font plus qu'assurer le show ils chantent comme ils dansent ! L'Adam de Brando Uranowitz est fort sympathique, mĂ©lange de fonceur et de timide, en butte aux incertitudes de la crĂ©ation, et la Milo de Jill Paice est plus vraie que nature dans le genre j'ai encore quelques atours, j'ai de l'argent pour faire le bonheur des jeunes ». Musicalement, la soirĂ©e offre les sonoritĂ©s bariolĂ©es de la musique combien attachante de Gershwin, grĂące Ă  un orchestre peu nombreux rehaussĂ© de piano, percussions et d'une once d'accordĂ©on et de claquettes. On savoure un mĂ©lange de musique noire amĂ©ricaine, de jazz et de musique savante europĂ©enne, de thĂšmes mĂ©morables et de rythmes endiablĂ©s, subtile alliance entre french touch » et american tunes ». Et une orchestration habile, mĂȘme si insistant un peu trop sur la rĂ©pĂ©tition de thĂšmes connus. Et l'on dĂ©couvrit Christophe Colomb... FĂ©licien DAVID Christophe Colomb ou la dĂ©couverte du nouveau monde. Ode-symphonie en quatre parties. PoĂšme de MĂ©ry, Chaubet et Sylvain Saint-Étienne. Chantal Santon-Jeffery, Julien Behr, Josef Wagner. Jean-Marie Winling, rĂ©citant. ChƓur de la Radio Flamande. Les SiĂšcles, dir. François-Xavier Roth. François-Xavier Roth & Les SiĂšcles / DR FĂ©licien David 1810-1876 sort peu Ă  peu de l'ombre, grĂące Ă  la perspicacitĂ© de la Fondation Bru Zane Centre de musique romantique française. AprĂšs des exĂ©cutions de concert de son Ode-symphonie Le DĂ©sert et de ses opĂ©ras Herculanum, et Le Saphir, voici qu'est prĂ©sentĂ© Christophe Colomb ou la dĂ©couverte du nouveau monde, dans le superbe Ă©crin de l'OpĂ©ra Royal du chĂąteau de Versailles. Écrite en 1847, l'Ɠuvre marque l'aboutissement chez le musicien du genre de l'Ode-symphonie, mĂȘlant oratorio et mĂ©lodrame. Le rĂ©citant y occupe en effet un rĂŽle dĂ©terminant, plus qu'un simple narrateur, mais intervenant pour commenter l'action Ă  des moments clĂ©s et renforcer l'aspect descriptif de l'environnement. Ses quatre parties composent une succession de tableaux indĂ©pendants Le dĂ©part » marque l'adieu et la priĂšre, La nuit des tropiques », les mystĂšres de la mer, La rĂ©volte », les affres du dĂ©couragement de marins s'enfonçant dans la mutinerie, enfin Le nouveau monde » l'arrivĂ©e en rive fĂ©conde, destination tant attendue. L'Ɠuvre s'inscrit aussi dans l'hĂ©ritage du mouvement Saint Simonien dont FĂ©licien David fut le compositeur officiel en 1831, avant que celui-ci ne soit dissout l'annĂ©e suivante. Au confluent des idĂ©aux de philanthropie, de fraternitĂ© et d'universalisme, la composante religieuse n'est pas absente le dĂ©part pour les AmĂ©riques, c'est l'idĂ©e d'Ă©vangĂ©lisation prĂŽnĂ©e par le PĂšre BarthĂ©lĂ©my Prosper Enfantin, dont Colomb est le porte parole et les marins ses disciples. La piĂšce dĂ©crit ainsi le voyage et les Ă©preuves initiatiques auxquelles ils sont soumis, et au-delĂ  de l'idĂ©e de conquĂȘte, celle de la rencontre avec les indigĂšnes. Elle s'achĂšve d'ailleurs dans une harangue du hĂ©ros, dont la portĂ©e humaniste est en avance sur son temps Respectons tous leurs droits, rendons leurs jours prospĂšres, et n'oublions pas qu'ils sont aussi nos frĂšres ». L'Ă©criture orchestrale est raffinĂ©e, convoquant un effectif fort vaste et un instrumentum original, avec cuivres renforcĂ©s, ophiclĂ©ide et brelan de percussions dont se dĂ©tachent la grosse caisse et le tambour de basque. La partie vocale exige un chƓur mixte et trois solistes. Plusieurs pages font montre de trouvailles ingĂ©nieuses incluant en particulier la donnĂ©e fantastique chĂšre au XIX Ăšme siĂšcle. Comme la deuxiĂšme section dont le prĂ©lude dĂ©crit le calme presque hypnotique de la mer, moment de pure contemplation, voire d'extase romantique. Ou la Chanson du mousse », belle rĂȘverie du tĂ©nor, qui n'est pas sans anticiper l'air du jeune marin phrygien Hylas, au dernier acte des Troyens de Berlioz. La tempĂȘte qui surgit, dĂ©chaine les Ă©lĂ©ments dans la meilleure veine des cataclysmes baroques, par un orchestre fortissimo ponctuĂ© de coups secs de grosse caisse. L'introduction de la troisiĂšme partie dĂ©crit le calme quelque peu effrayant d'une mer d'huile sous un ciel dardant de tous ses feux, Grand dĂ©sert de saphir qu'aucun souffle ne ride », et installant parmi les matelots un sentiment de perte d'espoir et de dĂ©solation. Ce lourd climat va en prĂ©cipiter la rĂ©volte, savamment reprise en main par Colomb. La derniĂšre partie couvre en fait plusieurs Ă©pisodes un prĂ©lude symphonique trĂšs Ă©laborĂ© dĂ©crit la dĂ©couverte de la terre nouvelle, suivi d'une danse des sauvages animĂ©e, qui offre par anticipation la vision naĂŻve des indigĂšnes telle que les arrivants vont l'Ă©prouver. François-Xavier Roth, infatigable dĂ©couvreur de musiques mĂ©connues, insuffle Ă  cette fresque Ă©pique une vie de tous les instants et les SiĂšcles dĂ©ploient des sonoritĂ©s riches et diaprĂ©es. Le ChƓur de la Radio Flamande et les solistes enrichissent cette exĂ©cution de leurs talents, dont le tĂ©nor Julien Behr et la baryton Josef Wagner. Une enrichissante expĂ©rience ! Jean-Pierre Robert. La ClĂ©mence de Titus au Théùtre des Champs-ElysĂ©es Une premiĂšre bien classique. Wolfgang AmadĂ© MOZART La Clemenza di Tito. Opera seria en deux actes. Livret de Caterino Mazzola d'aprĂšs Pietro Metastasio. Kurt Streit, Karina Gauvin, Julie Fuchs, Kate Lindsey, Jule Boulianne, Robert Gleadow. Ensemeble vocal Aedes. Le Cercle de l'Harmonie, dir. JĂ©rĂ©mie Rohrer. Mise en scĂšne Denis PodalydĂšs. © Vincent Pontet Pour cette premiĂšre production en version scĂ©nique de La ClĂ©mence de Titus, depuis l'ouverture du TCE en 1913, Michel Franck avait bien fait les choses, confiant la direction musicale Ă  son complice habituel, mozartien reconnu, JĂ©rĂ©mie Rohrer et la mise en scĂšne au comĂ©dien, metteur en scĂšne, sociĂ©taire de la ComĂ©die Française, Denis PoladylĂšs, tous deux associĂ©s Ă  une distribution vocale de tout premier ordre. La mauvaise rĂ©putation de cet opĂ©ra de Mozart, composĂ© l'annĂ©e de sa mort en 1791, explique sans doute ce long silence de plus d'un siĂšcle. Un opĂ©ra, qualifiĂ© par l'impĂ©ratrice Marie Louise, sƓur de Leopold II, de grosse cochonnerie allemande » qui aurait Ă©tĂ© Ă©crit d'aprĂšs la lĂ©gende en quelques jours par un compositeur pressĂ©, travaillant parallĂšlement sur la FlĂ»te enchantĂ©e. Un opĂ©ra pĂątissant d'une intrigue assez pauvre et d'une cĂ©sure qui va croissante entre la noblesse voulue du propos Ă©manant des LumiĂšres et la faiblesse de la dramaturgie, mettant Ă  jour la mollesse du personnage principal, Titus, dont on a l'impression que la clĂ©mence rĂ©sulte plus de la fuite en avant que d'une attitude rĂ©solue politique ou spirituelle. Et pourtant, il semble bien que Mozart dans cette Ɠuvre ait voulu laisser un message qui lui tenait Ă  cƓur puisque s'inscrivant dans un testament maçonnique en trois points Devoirs envers soi La ClĂ©mence de Titus, envers l'humanitĂ© La FlĂ»te enchantĂ©e, envers Dieu Requiem. Peut-ĂȘtre moins Ă©vidente que dans la FlĂ»te enchantĂ©e, la trame maçonnique est cependant incontestable valorisant le pardon, la tolĂ©rance et la sĂ©rĂ©nitĂ© face Ă  la mort. DĂšs l'ouverture les trois roulements en tĂ©moignent, comme l'utilisation du cor de basset et de la clarinette, instruments fĂ©tiches des Colonnes d'Harmonie. Il semble Ă©galement que la commande de la ClĂ©mence de Titus ait Ă©tĂ© favorisĂ©e par diffĂ©rents membres de la Loge VĂ©ritĂ© et UnitĂ© aux trois colonnes couronnĂ©es » que Mozart frĂ©quentait Ă  Prague, ville oĂč eut lieu la crĂ©ation le 6 septembre 1791. © Vincent Pontet Denis PoladylĂšs a choisi de faire commencer l'action Ă  partir de la scĂšne des Adieux de la BĂ©rĂ©nice de Racine Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus. Adieu, Seigneur, rĂ©gnez, je ne vous verrai plus. » IdĂ©e pertinente, vers admirables dĂ©clamĂ©s dans le silence et la pĂ©nombre, prĂ©cĂ©dant les premiĂšres notes de l'ouverture. Un fantĂŽme de BĂ©rĂ©nice qui hantera sans cesse l'esprit de Titus, lui rappelant le sacrifice d'un amour Ă  la raison d'Ă©tat et les nĂ©cessitĂ©s du devoir de monarque, une apparition que Denis PoladylĂšs fera dĂ©ambuler rĂ©guliĂšrement sur le plateau, aperçue du seul Titus, comme un souvenir qui vous hante, comme un regret, peut-ĂȘtre un remord. © Vincent Pontet L'action romaine est ici transposĂ©e dans un hĂŽtel cossu des annĂ©es trente oĂč semble rĂ©uni tout le gouvernement exilĂ© de Titus. Les dĂ©cors en bois sombre d'Eric Ruf ajoutent Ă  cette atmosphĂšre confinĂ©e. Une mise en scĂšne finalement assez sage, peu dĂ©rangeante, sobre, mais sans gĂ©nie, se limitant Ă  un jeu d'acteurs, qui ne dĂ©livre pas de message nouveau, ni d'Ă©clairage particulier, qui se contente de suivre l'action comme si son auteur, dont on connait pourtant l'acuitĂ© de la vision théùtrale, Ă©tait constamment comme empĂȘchĂ© par la musique, par l'atmosphĂšre particuliĂšre de l'opĂ©ra. Une certaine rĂ©serve dĂ©jĂ  remarquĂ©e lors de ses prestations prĂ©cĂ©dentes sur cette mĂȘme scĂšne. Au plan musical en revanche, pas de rĂ©serves. JĂ©rĂ©mie Rohrer dirigeant son Cercle de l'Harmonie assume avec brio sa rĂ©putation de chef mozartien. Le discours est fluide, la lecture dynamique, mais on regrettera que les instruments anciens, notamment les vents cor de basset et clarinette, n'aient pas le brio nĂ©cessaire pour l'accompagnement concertant des cĂ©lĂšbres airs de Sesto et Vitellia avec clarinette ou cor de basset obligĂ©s. Quant Ă  la distribution vocale, si l'on excepte le Titus vieillissant de Kurt Streit, elle parait globalement homogĂšne dans sa qualitĂ©, dominĂ©e par le beau Sextus de Kate Lindsey, androgyne au timbre un peu mĂ©tallique. Karina Gauvin campe une Vitellia de belle facture assumant crĂąnement les difficultĂ©s de sa partition s'Ă©tendant du sol grave au contre-rĂ©. Julie Boulianne Annius et Julie Fuchs Servilia sont Ă©galement trĂšs convaincantes vocalement et scĂ©niquement, tout comme Robert Gleadow, parfait dans le rĂŽle de Publius. Bref, une belle production, trĂšs attendue, classique dans sa facture, qui a su rĂ©pondre Ă  nos attentes, surtout par sa qualitĂ© musicale superlative qui lui valut l'ovation sans rĂ©serves de la salle. Nul n'est prophĂšte en son pays ! © Su Rosner StĂ©phane DenĂšve fait indiscutablement partie de ces musiciens français mal aimĂ©s dans leur pays, peu prĂ©sents sur les scĂšnes françaises, alors que leur intelligence et leur talent sont unanimement reconnus ailleurs ! Actuellement directeur musical de l'Orchestre de la Radio de Stuttgart, premier chef invitĂ© du Philadelphia Orchestra, dirigeant rĂ©guliĂšrement les phalanges mondiales les plus prestigieuses, StĂ©phane DenĂšve semble un peu boudĂ© par les organisateurs de concerts parisiens. C'est dire si son passage Ă  Paris, Ă  la tĂȘte du National », dans le nouveau Grand Auditorium de la Maison de la Radio, avait valeur d'Ă©vĂšnement. Un public nombreux, probablement plus curieux de la nouvelle salle que mĂ©lomane averti, attirĂ© par le superbe programme proposĂ© ce soir. La Symphonie n° 5 dite RĂ©formation » de Felix Mendelssohn 1809-1847, créée Ă  Berlin en 1832, mal aimĂ©e du compositeur, oĂč les successeurs de Mendelssohn firent de nombreux emprunts comme Wagner, Bruckner ou Mahler. Une composition se concluant sur le Choral luthĂ©rien Ein feste Burg ist unser Gott », dĂ©jĂ  utilisĂ© par Bach un siĂšcle auparavant, un finale qui couronne avec Ă©clat cet hymne instrumental Ă  la gloire de la RĂ©forme. StĂ©phane DenĂšve en donna une narration solennelle, claire et pleine d'allant qui fit valoir l'orchestration riche et les trĂšs belles sonoritĂ©s du National » au mieux de sa forme, lequel trouvait lĂ , dans cette superbe salle, un Ă©crin Ă  la hauteur de ses ambitions. Une deuxiĂšme partie de concert consacrĂ©e Ă  la musique française avec le Concerto pour deux pianos 1932 de Francis Poulenc que Frank Bradley et Eric Le Sage interprĂ©tĂšrent de maniĂšre fusionnelle et aboutie rendant Ă  cette Ɠuvre toute sa poĂ©sie, sa pĂ©tulance et son humour ; du pur Poulenc» donc, comme aimait Ă  le souligner le compositeur. Pour conclure, la Symphonie n° 3 1930 d'Albert Roussel, probablement la plus rĂ©ussie de ses quatre symphonies, un des jalons essentiels de la musique française du XXe siĂšcle, Ă  la fois dynamique et sereine, une musique pure affranchie de tout pittoresque et de toute vellĂ©itĂ© descriptive, oĂč l'art du phrasĂ©, l'intelligence de direction et la complicitĂ© de StĂ©phane DenĂšve avec les musiciens firent encore une fois merveille. Une trĂšs belle soirĂ©e oĂč devant les applaudissements soutenus du public et des musiciens, StĂ©phane DenĂšve exprima avec pudeur et Ă©motion, tout le plaisir qu'il Ă©prouvait Ă  se trouver lĂ , sur cette scĂšne, avec ce bel orchestre
.Une dĂ©claration comme une priĂšre
Puisse-t-elle ĂȘtre entendue ! En attendant, revenez quand vous voudrez Monsieur DenĂšve ! Le succĂšs d'Adrien Perruchon DR Les viroses hivernales auront fait le malheur des uns, mais le bonheur des autres
 Lionel Bringuier, puis Mikko Franck ayant dĂ©clarĂ© forfait pour cause de maladie, c'est en dĂ©finitive au percussionniste, timbalier solo de l'orchestre, Adrien Perruchon qu'Ă©chut la baguette pour ce concert associant Brahms et Dvoƙák, dans le nouvel auditorium de la Maison de la Radio. Un dĂ©but de carriĂšre impromptu pour ce jeune chef en formation, sous la haute surveillance de Mathieu Gallet, prĂ©sident de Radio France, devant une salle pleine comme un Ɠuf, le concert faisant l'objet d'une retransmission en direct
. VoilĂ  pour le contexte ! C'est parfois comme cela que commencent les grandes aventures ! On ne s'attardera pas plus avant sur le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Brahms dont l'interprĂ©tation du pianiste François-FrĂ©dĂ©ric Guy ne restera pas dans les mĂ©moires. Un soliste un peu fantasque difficile Ă  suivre qui mit souvent le jeune chef en difficultĂ©, des dĂ©calages nombreux, des attaques floues, un piano dur, un discours hachĂ© qui entacha gravement l'exĂ©cution de cette symphonie concertante. Un dĂ©but de concert assez calamiteux dont la responsabilitĂ© est directement imputable au pianiste comme la suite le prouvera ! Car c'est bien lors de la deuxiĂšme partie de concert consacrĂ©e Ă  la Symphonie n° 8 d'Anton Dvoƙák que le jeune Adrien Perruchon prit son envol
 LibĂ©rĂ©, soutenu par une complicitĂ© inaltĂ©rable de ses condisciples du Philhar », le jeune chef nous en livra une lecture d'une belle maturitĂ©, parfaitement en place, dynamique faisant magnifiquement sonner tous les pupitres et notamment les vents particuliĂšrement sollicitĂ©s dans cette Ɠuvre, conçue comme un hymne Ă  la Nature. Une composition qui enthousiasma le public par sa richesse mĂ©lodique, ses aspects dansants, une partition qui semble s'Ă©loigner de Brahms pour regarder du cotĂ© de TchaĂŻkovski. Une soirĂ©e au dĂ©but hĂ©sitant et incertain qui se conclut sur le triomphe d'Adrien Perruchon. Ovation de la salle et de l'orchestre saluant talent et courage. Bravo Monsieur Perruchon! A suivre
 Patrice Imbaud. Back to Bach au MusĂ©e d'Orsay Maurizio Baglini © Grazia Lissi Immense virtuose du piano en mĂȘme temps que compositeur Ferrucio Busoni avait une passion dĂ©bordante pour JS. Bach auquel il aimait s'identifier. Dans ce concert que nous offre le magnifique pianiste Maurizio Baglini, on peut s'imaginer, Ă  travers les Ɠuvres jouĂ©es, l'Ă©ventail des interventions de Busoni dans les Ɠuvres de Bach. Avec les Ɠuvres pour orgue, l'enjeu consiste avec un seul clavier Ă  faire entendre une piĂšce pour deux claviers ! La fameuse Toccata en rĂ© mineur BWV 565, dans sa transcription pour piano de 1920, est traitĂ©e comme une grande Ɠuvre de concert exigeant une technique de haut vol et de larges mains. Baglini s'en joua des difficultĂ©s avec panache. On n'oublie le violon dans la transcription de la Partita BWV 1004, effectuĂ©e par Busoni en 1897, et on est plus prĂšs d'une Ɠuvre pour clavier. A l'Ă©coute, on peut se demander si ce ne sont pas des Ɠuvres de Busoni que l'on entend plutĂŽt que des Ɠuvres de Bach. C'est une piĂšce originale que nous offre le pianiste en interprĂ©tant avec fougue la Sonatina super Carmen, composĂ©e par Ferrucio Busoni en 1920. Ici point de transcription mais plutĂŽt une paraphrase comme savait le faire Liszt. C'est d'ailleurs une paraphrase de la fameuse Campanella » de Paganini, par Liszt, que Maurizio Baglini a jouĂ© en bis ainsi que trĂšs belle sonate de Scarlatti. Mais tant de brio, de technicitĂ© ahurissante nous entraĂźnĂšrent dans un maelström sonore oĂč la sensibilitĂ© de Maurizio Baglini, qui est un pianiste Ă©poustouflant dans ce rĂ©pertoire, n'avait pas droit de citĂ©. Seule l'interprĂ©tation de la sonate nous a fait entendre un artiste sensible. Reste que le programme Ă©tait intelligent et tout Ă  fait dans l'axe du programme fixĂ© par Orsay. Bach/Busoni is Back ! Alain Laloum, entre Bach et Schumann Alain Laloum © Carole Bellaiche Ce jeune pianiste de 27 ans a dĂ©jĂ  une belle carriĂšre derriĂšre lui. Entre rĂ©cital et concerto, son rĂ©pertoire est assez large. Beethoven, Brahms, Mozart, Schumann sont les compositeurs qu'il interprĂ©ta et interprĂ©tera en 2014 et 2015. Pourquoi avoir associĂ© Bach et Schumann dans cette sĂ©rie de concert Back to Bach » ? Parce que pour Schumann Bach Ă©tait son pain quotidien ». Chacune de ses compositions porte de maniĂšre plus ou moins affirmĂ©e la marque du Cantor. Donc c'est avec Bach et la Partita n°6 BWV 830 qu'Adam Laloum commença son rĂ©cital dans l'auditorium du MusĂ©e d'Orsay. Les Partitas pour clavier, au nombre de six, occupent une place importante dans l'Ɠuvre pour clavecin de JS. Bach, non seulement parce qu'il s'agit de l'opus I mais aussi parce que ce recueil est le fondement de l'Ă©difice de la Clavier Übung » qui constitue, avec le Clavier bien TempĂ©rĂ© » et l'Art de la Fugue », la synthĂšse de l'Ɠuvre pour clavecin de Bach. L'ordre des tonalitĂ©s des Partitas n'a pas Ă©tĂ© choisi au hasard. Il apparaĂźt que chaque Partita s'Ă©loigne de la prĂ©cĂ©dente, par intervalle croissant, tantĂŽt de façon ascendante, tantĂŽt de façon descendante. L'ordre, comme souvent chez Bach, a Ă©tĂ© savamment pensĂ©. Ainsi la premiĂšre Ă©tant en si bĂ©mol majeur, la sixiĂšme sera en mi mineur ! Ces partitas se composent de mouvements traditionnels de la suite pour clavier qu'on trouve au XVIIĂšme siĂšcle Allemande, Courante, Sarabande, Gigue. Chacune possĂšde un PrĂ©lude ainsi que d'autres galanteries ». La sixiĂšme commence par une Toccata, une piĂšce dans le style fantasticus. Ces piĂšces galantes » ne cachent pas la complexitĂ© polyphonique qui atteint son point culminant dans la gigue fuguĂ©e. Les Partitas sont une dĂ©monstration de la virtuositĂ© de Bach au clavier. D'aprĂšs le biographe Forkel, les Partitas ont fait grand bruit dans le monde musical car on n'avait rarement entendu d'aussi excellentes compositions pour le clavecin. La problĂ©matique aujourd'hui est de savoir comment jouer Bach au piano et de plus sur un Steinway Grand, l'instrument qui a rĂ©ussi aujourd'hui Ă  normer le son des claviers internationaux. Comment faire sonner sur un piano cette musique Ă©crite pour le clavecin et qui est si souvent interprĂ©tĂ©e magnifiquement par des clavecinistes. La discussion est toujours ouverte. Musique intemporelle, elle peut ĂȘtre jouĂ©e sur un piano parce que cet instrument est plus moderne diront certains. Alors pourquoi refuser les synthĂ©s et autres instruments Ă©lectroniques Ă  clavier ? La querelle est sans fin. L'interprĂ©tation est, dirons-nous, question de mode. Glenn Gould a ouvert la voie. Commercialement il a rĂ©ussi Ă  devenir une sorte de rĂ©fĂ©rence, mais qui aujourd'hui est souvent battue en brĂšche. Alors quand on a 27 ans et qu'on se trouve face Ă  un tel monument comment fait-on ? On se lance et on verra bien. Ce qu'on peut dire de l'interprĂ©tation d'Adam Laloum c'est que son jeu Ă©tait propre il a jouĂ© les notes avec toute la dextĂ©ritĂ© qu'ont tous les jeunes pianistes actuels. Tout cela sonnait juste, impeccable, souvent avec trop de pĂ©dale, le pĂ©chĂ© mignon de toute une gĂ©nĂ©ration. Il faut que ça sonne, pour paraphraser Boris Vian. Gould est passĂ© par lĂ . A vrai dire, Ă  l'Ă©coute de cette Partita on s'ennuyait un peu. Il faut peut-ĂȘtre vieillir pour jouer cette Ɠuvre ? La concurrence est rude dans les interprĂ©tations de cette piĂšce importante pour clavier. Ce rĂ©pertoire n'est pas dans sa sensibilitĂ© actuellement. Mais avec Schumann Laloum a montrĂ© toute la palette de son talent. Cette Ɠuvre brillante que sont les Études Symphoniques » permet une interprĂ©tation trĂšs colorĂ©e, trĂšs expressive qui mĂȘle rĂȘverie, mĂ©lancolie et fougue. Elle commence avec un thĂšme en do diĂšse mineur puis suivent onze variations sur un thĂšme appelĂ© Ă©tudes », chacune faisant appel Ă  des difficultĂ©s techniques complexes. Le finale est un allegro brillante », une sorte de feu d'artifice pianistique. C'est une Ɠuvre dont raffolent les pianistes. Adam Laloum a rĂ©ussi Ă  exprimer toute la poĂ©sie et l'expressivitĂ© que requiert cette Ɠuvre et qui exige une grande dextĂ©ritĂ©. Il Ă©tait avec Schumann dans son Ă©lĂ©ment ce matin-lĂ  Ă  Orsay. Un jeune artiste Ă  suivre et Ă  Ă©couter grandement. Le Bach de CafĂ© Zimmermann DR L'ensemble CafĂ© Zimmermann rĂ©unit des solistes de haut niveau s'attachant Ă  faire revivre l'Ă©mulation artistique portĂ©e par l'Ă©tablissement de Gottfried Zimmermann dans le Leipzig du XVIIIĂšme siĂšcle. Le projet est nĂ© en 1999 sous l'impulsion de la claveciniste CĂ©line Frisch et du violoniste Pablo Valetti. Le concert Ă©tait placĂ© sous la splendeur des voix, la beautĂ© de l'interprĂ©tation de cantates de JS Bach oĂč Emmanuel Laporte au hautbois et Hannes Rux Ă  la trompette ont apportĂ© leur soutien talentueux. La soprano Sophie KarthaĂŒser se jouait des difficultĂ©s Ă  chanter la Cantate BWV 51 si cĂ©lĂšbre avec ce magnifique Choral Sei Lob und Preis mit ». La BWV 82 pour basse Ă©tait de toute beautĂ© grĂące au timbre chaleureux de Christian Immler. Le concert se termina avec la Cantate BWV 32 oĂč les deux chanteurs nous ont une deuxiĂšme fois sĂ©duit. On peut retrouver cet excellent ensemble chaleureusement conseillĂ© les 3 et 10 fĂ©vrier prochains Ă  12h30 dans un programme Mozart et Bach, toujours Ă  l'Auditorium du musĂ©e d'Orsay oĂč la programmation est d'un haut niveau. StĂ©phane Loison. *** L'EDITION MUSICALE Haut FORMATION MUSICALE Salvatore GIOVENI PrĂ©cis d'harmonie tonale. Delatour DLT2450. Il faudrait bien plus que quelques lignes pour dire tout le bien qu'on peut penser de cet ouvrage. Outre que la prĂ©sentation en rend la lecture et l'Ă©tude fort agrĂ©ables, le contenu rĂ©pond pleinement Ă  ce qu'on peut attendre d'un tel traitĂ© une visĂ©e d'abord musicale de l'harmonie
 Les exemples sont extrĂȘmement bien choisis, bien expliquĂ©s et comprĂ©hensibles immĂ©diatement, la progression Ă  la fois logique et historique, bref, nous ne pouvons que conseiller Ă  chacun d'utiliser ce volume et de s'en pĂ©nĂ©trer sans modĂ©ration. C'est un rĂ©gal ! OPERA / FORMATION MUSICALE Claire VAZART Le Tour du Monde en 80 jours. OpĂ©ra pour 3 voix Ă©gales ou 3 voix mixtes. Livret adaptĂ© du roman de Jules Verne. Delatour DLT2166. Que voilĂ  une rĂ©alisation passionnante ! D'une durĂ©e d'une heure environ et entiĂšrement chantĂ©e, l'Ɠuvre est constituĂ©e de 19 numĂ©ros de 1'30 Ă  7' comportant une ouverture, un intermĂšde et 17 parties chantĂ©es la premiĂšre et la derniĂšre Ă©tant identiques. DestinĂ©e Ă  des Classes Ă  Horaires AmĂ©nagĂ©s Musique de collĂšge ou Ă  des chorales d'Ecoles de Musique, il est composĂ© - d'un chƓur Ă  1, 2, ou 3 voix intervenant dans chaque numĂ©ro Ă  la façon d'un chƓur antique narrateur, commentateur, foule - de 13 parties solistes qui interviennent sur 1 ou 2 scĂšnes afin qu'un nombre important d'enfants ait un moment de mise en valeur et de responsabilitĂ© individuelle. - de 4 parties solistes plus importantes Ă©ventuellement destinĂ©es aux Ă©lĂšves chanteurs ou comĂ©diens. - L'intermĂšde peut facilement ĂȘtre jouĂ© par un Ă©lĂšve de cycle II, piano solo. - Certains numĂ©ros, pour chƓur uniquement, peuvent ĂȘtre exĂ©cutĂ©s seuls dans un autre contexte que celui de l'opĂ©ra. On voit l'ambition du projet. Le langage est tonal ou modal, tenant compte des diffĂ©rents pays traversĂ©s et de l'ambiance XIX° siĂšcle que l'auteur a voulu trĂšs explicitement prĂ©server Ă©galement dans le texte. En plus de l'intĂ©rĂȘt musical et pĂ©dagogique Ă©vident, cette Ɠuvre permettra peut-ĂȘtre de redonner le goĂ»t d'une certaine littĂ©rature pour la jeunesse qui n'avait rien d'enfantine. CHANT Anthony GIRARD Paysages de l'Ăąme sur des poĂšmes de Heather Dohollau. SymĂ©trie ISMN 979-0-2318-0745-5. Il y a une concordance parfaite entre la musique poĂ©tique d'Anthony Girard et la poĂ©sie si musicale de Heather Dohollau, cette poĂ©tesse anglaise qui s'est si bien appropriĂ© la langue française la plus poĂ©tique. On ne manquera pas de savourer ces cinq dĂ©licats paysages brossĂ©s par l'auteur dans son langage si personnel. C'est une trĂšs belle Ɠuvre ! CHANT CHORAL Graham BUCKLAND 33 spirituals for upper voices. Accompagnement de BA 7572. Tous les plus cĂ©lĂšbres spirituals », de Go down Moses Ă  O happy day en passant par Johua, Little David et tous les autres, figurent dans ce recueil destinĂ© aux chƓurs de femmes avec ou non une soliste. Ils peuvent ĂȘtre utilisĂ©s Ă  l'unisson avec accompagnement de piano et conviennent Ă©galement aux chƓurs d'enfants. Ils sont sans grande difficultĂ©, mais tout rĂ©sidera dans le style de l'interprĂ©tation
 Ces spirituals sont en tout cas remarquablement harmonisĂ©s, avec une simplicitĂ© qui est tout le contraire de pauvretĂ©. ORGUE et PIANO FrĂ©dĂ©ric LEDROIT Oppositions pour piano et orgue. Delatour DLT2141. Exploitant Ă  l'extrĂȘme les possibilitĂ©s de puissance et de timbres des deux instruments, l'auteur les oppose dans un duel qui les pousse aux limites de leurs possibilitĂ©s. Trois mouvements dans ces oppositions Fusion », Volcanique » et Cristal ». Inutile de dire que les interprĂštes doivent, eux aussi se donner Ă  fond et que ni le piano ni l'orgue ne peuvent ĂȘtre de petite dimension ! PIANO Davide PERRONE Improvisation pour piano. Assez difficile. Delatour DLT2368. Voici une trĂšs jolie piĂšce pleine de poĂ©sie. AprĂšs une premiĂšre partie tout en arpĂšges soutenant un chant trĂšs lyrique dans un tempo rubato », une deuxiĂšme partie plus rythmique aux accents sud-amĂ©ricains anime le discours. La troisiĂšme partie revient au premier thĂšme et Ă  ses arpĂšges en amplifiant encore le propos. Il y a donc beaucoup de facettes diverses dans cette piĂšce colorĂ©e. Henri-Jean SCHUBNEL PremiĂšre Sonate opus 10 pour piano. Delatour DLT2446. Les Ă©ditions Delatour publient en mĂȘme temps les trois sonates pour piano de ce compositeur, Ă©lĂšve de Tony Aubin Ă  qui cette premiĂšre sonate est dĂ©diĂ©e. DatĂ©e de 1965, cette oeuvre est en quatre mouvements, le mouvement lent Ă©tant le troisiĂšme. L'Ă©criture, sans concession, est Ă  la fois lyrique et contrastĂ©e. Souhaitons que les pianistes s'emparent de ces trois Ɠuvres pour nous les faire dĂ©couvrir en concert. Henri-Jean SCHUBNEL DeuxiĂšme Sonate opus 20 pour piano. Delatour DLT2447. C'est en 1999 que l'auteur Ă©crit, plus de trente ans aprĂšs la, premiĂšre, cette deuxiĂšme sonate. Le premier mouvement bien que ModĂ©rĂ© », dĂ©roule un discours en doubles croches qui soutient un thĂšme rĂ©current. Le deuxiĂšme mouvement est constituĂ© par un choral qui encadre deux variations. Le Final allegro met en valeur un thĂšme rythmique et interrogateur dĂ©veloppĂ© tout au long du mouvement sous des formes diverses, le tout se terminant par une sorte de feu d'artifice fortissimo. Henri-Jean SCHUBNEL TroisiĂšme Sonate opus 30 pour piano. Delatour DLT2448. Ce compositeur, Ă  la fois grand scientifique et grand musicien, organiste, Ă©lĂšve de Tony Aubin, nous offre ici, quatre ans seulement aprĂšs la deuxiĂšme, sa troisiĂšme sonate pour piano. Elle comporte trois mouvements. Le premier est un moderato expressivo, plein de contraste, Ă  la fois lyrique et passionnĂ©. Le deuxiĂšme est une CantilĂšne qui fait penser Ă  certains thĂšmes de Ravel. Quant au troisiĂšme mouvement, un allegro marcato, il dĂ©roule des aspects trĂšs variĂ©s et se termine par un Allegro Appassionato aussi fougueux que passionnĂ©. C'est une belle Ɠuvre Ă  dĂ©couvrir, mais qui demande un excellent niveau d'instrument. A quand un rĂ©cital regroupant ces trois sonates ? Gilles MARTIN 10 petits amusements pour piano. Fin de premier cycle. Sempre piĂč SP0136. On aurait pu appeler cela 10 petites Ă©tudes », mais le titre n'a pas bonne presse
 Et pourtant, il n'y a pas que celles de Chopin qui sont de la vraie musique ! Gilles Martin nous en donne ici la preuve avec ces piĂšces explorant sans en avoir l'air et, prĂ©cisĂ©ment, comme s'en amusant, les diffĂ©rentes difficultĂ©s et les diffĂ©rents styles de la musique de clavier. Ce sont des piĂšces d'audition ou de concours, certes, mais elles sont d'abord de la musique, tout simplement. Gilles MARTIN 10 amusements pour piano. Fin de second cycle. Sempre piĂč SP0137. AprĂšs les petits » amusements, voici les amusements tout court ! On pourra se reporter Ă  la recension ci-dessus qui est tout Ă  fait valable pour ce recueil. On y trouvera autant de variĂ©tĂ© et de musique que dans le prĂ©cĂ©dent. Souhaitons-lui donc beaucoup de succĂšs ! Alexandre DESPLAT Argo. Extraits de la bande originale du film. Alfred 40966. TrĂšs fidĂšles Ă  l'original, et en mĂȘme temps d'une grande simplicitĂ©, ces trois extraits de la musique du film Argo devraient plaire aux pianistes qui ont vu le film. Edgar KNECHT Dance on deep waters. BĂ€renreiter BA 8772. VoilĂ  une Ɠuvre tout Ă  fait intĂ©ressante. Certes, la partition est explicitement pour piano, mais Ă  la fois par les indications portĂ©es sur la partition chiffrage dĂ©taillĂ© des accords et par l'Ă©coute des enregistrements disponibles deux vidĂ©os sur YouTube en lien avec l'Ă©diteur, et l'ensemble de l'album sur Deezer, on se rend vite compte qu'elle gagnera Ă  ĂȘtre enrichie par un petit ensemble de jazz. Car c'est bien de vrai jazz qu'il s'agit, trĂšs attachant, trĂšs prenant. On ne peut qu'ĂȘtre sĂ©duit par ces pages trĂšs poĂ©tiques mais dont l'apparente simplicitĂ© demande cependant un mĂ©tier » et une sensibilitĂ© d'interprĂštes ayant une longue frĂ©quentation de ce style de musique. Mais aprĂšs tout, ce peut trĂšs lĂ©gitimement ĂȘtre l'occasion de commencer ! Bien sĂ»r, les interprĂštes allemands y reconnaissent des thĂšmes familiers, mais cette culture n'est pas indispensable pour goĂ»ter ces ballades dĂ©licatement jazz. Ludwig van BEETHOVEN Concerto n° 4 en sol majeur pour piano et orchestre op. 58. BĂ€renreiter Conducteur BA 9024, RĂ©duction pour piano deux pianos BA 9024-90. Les Ă©ditions BĂ€renreiter continuent de publier l'intĂ©grale des concertos pour piano de Beethoven. On retrouve dans ce quatriĂšme concerto toutes les qualitĂ©s que nous avions signalĂ©es pour les trois premiers intĂ©rĂȘt de la prĂ©face de Jonathan Del Mar qui rĂ©alise cette Ă©dition, et de la rĂ©duction pour piano de Martin Schelhaas. Il s'agit d'une future intĂ©grale en tous points remarquable. VIOLONCELLE Sophie LACAZE Variations sur quatre haĂŻkus pour violoncelle. Moyen avancĂ©. Delatour DLT2408. ComposĂ©es en 2009 pour Florian Lauridon, ces quatre petites piĂšces furent créées en 2010 au cours d'un concert de l'ItinĂ©raire. Il s'agit de quatre haĂŻkus de Buson, le grand poĂšte japonais du XVIII° siĂšcle Pluie de printemps
 », AprĂšs avoir contemplĂ© la lune... », Ondulante serpentante
 » et Au milieu de la plaine... ». L'Ă©criture, contemporaine, traduis les ambiances de ces quatre poĂšmes. Charles-Marie WIDOR Moderato cantabile extrait de la 6Ăšme symphonie pour orgue. Transcription pour violoncelle et orgue de Jean-Paul IMBERT. Delatour DLT2326. Le transcripteur, lui-mĂȘme organiste, est donc orfĂšvre en la matiĂšre. On pourra craindre simplement que le violoncelliste n'interprĂšte de façon trop romantique ce thĂšme qui parcours l'Ɠuvre et ne donne quelques malencontreux coups de boĂźte » expressive, bien entendu ! Mais faisons confiance aux interprĂštes. AprĂšs tout, pourquoi pas ? FLÛTE TRAVERSIERE Pascal PROUST Piccolo divertimento pour piccolo et piano. Fin 2Ăšme cycle. Sempre piĂč SP0140. Ce petit divertissement comporte trois petites piĂšces I – Classico, II – Romantico, III – Giocoso. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces piĂšces pleines de fraicheur n'engendrent pas la mĂ©lancolie. Ne boudons pas notre plaisir, qui devrait ĂȘtre celui des jeunes interprĂštes. Leonello CAPODAGLIO ÉlĂ©gie pour flĂ»te et piano. 2Ăšme cycle. Sempre piĂč SP0127. Comme celle de FaurĂ©, si elle commence de façon
 Ă©lĂ©giaque, cette piĂšce s'anime en son milieu et termine mĂȘme de façon Ă©pique ». C'est dire combien son lyrisme possĂšde de multiples facettes. Elle met donc en valeur aussi bien les capacitĂ©s musicales que techniques des interprĂštes, car le pianiste n'est pas en reste pour les difficultĂ©s et constitue un vĂ©ritable partenaire. Max MÉREAUX Madrigal pour flĂ»te seule. 3Ăšme cycle. Sempre piĂč SP0103. Il y a beaucoup de poĂ©sie et de charme dans cette piĂšce oĂč le flĂ»tiste devra faire oublier la difficultĂ© technique pour en exprimer toute la substance musicale, tout le lyrisme, en un mot toute la beautĂ©. Francis COITEUX Petit clown pour flĂ»te ut et piano. PrĂ©paratoire. Lafitan On trouvera bien du plaisir Ă  dĂ©couvrir ce petit clown sautillant, virevoltant puis un peu mĂ©lancolique dans un cantabile » dĂ©bouchant sur une cadence qui ramĂšne aux pirouettes du dĂ©but. Les interprĂštes devraient y trouver beaucoup de plaisir. Signalons que l'Ă©diteur regroupe maintenant toutes ses productions pour instrument et piano dans une rubrique musique de chambre » pour indiquer qu'il s'agit bien de partitions Ă©crites pour deux Ă©lĂšves. Alain FLAMME Babyl One pour flĂ»te en ut et piano. SupĂ©rieur. Lafitan Nous n'Ă©piloguerons pas sur les diffĂ©rentes interprĂ©tations dont ce titre est susceptible. Le compositeur et flĂ»tiste belge nous offre ici une Ɠuvre peine de lyrisme et de dynamisme. AprĂšs une longue introduction mettant en valeur l'aspect poĂ©tique de la flĂ»te, un allegro sautillant et charmeur donne une vie intense avant que ne revienne une fin poĂ©tique dans l'esprit du dĂ©but de l'Ɠuvre. Le pianiste est un acteur Ă  part entiĂšre de l'Ɠuvre et sa partition, fort intĂ©ressante, est Ă  la hauteur des difficultĂ©s rencontrĂ©es par son partenaire
 CLARINETTE Marc-Antoine DELATTRE Chante et danse pour clarinette et piano. ElĂ©mentaire. Lafitan Le titre est un reflet fidĂšle du contenu de cette piĂšce qui d'un andante espressivo » Ă  un allegro moderato » plus dansant revient Ă  la fin au tempo primo », qui se termine sur un feu d'artifice de deux mesures. Le langage, classique, a beaucoup de charme et de finesse. Sylvain KASSAP Silver eye pour ensemble de clarinettes. Commande de la communautĂ© d'aglomĂ©ration Argenteuil-Bezons. Dhalmann FD0463. Saluons cette Ɠuvre, nĂ©e d'une rĂ©sidence du musicien et compositeur Sylvain Kassap, Ɠuvre qui permet Ă  un ensemble de clarinettes de niveaux distincts, allant du premier au troisiĂšme cycle, d'interprĂ©ter une Ɠuvre destinĂ©e Ă  une classe de clarinettes et d'une durĂ©e d'environ un quart d'heure. L'objectif Ă©tait ambitieux, mais il est pleinement rempli car l'Ɠuvre a remportĂ© le Prix de l'enseignement musical 2014, Prix de la rĂ©sidence d'un compositeur. Pour la mise en Ɠuvre, on fera spĂ©cialement attention Ă  la spatialisation, particuliĂšrement importante pour un bon rendu » de l'Ɠuvre. Souhaitons beaucoup de succĂšs Ă  cette Ɠuvre passionnante. Max MÉREAUX Badinerie pour saxophone alto et piano. Moyen. Lafitan Commençant par une partie plus rythmique dont le cĂŽtĂ© syncopĂ© devrait causer quelques difficultĂ©s aux interprĂštes, la piĂšce se poursuit par un solo en tempo libre » qui s'enchaine avec une partie plus lyrique avant que la rythmique et les chromatismes du dĂ©but ne reviennent pour conclure ce trĂšs agrĂ©able morceau. Les pianistes apprĂ©cieront que, pour une fois, le saxophone, sur leur partie, soit notĂ© en effet rĂ©el »  Ce serait un bon exemple Ă  suivre pour tous les instruments dits transpositeurs car en fait, eux ne transposent » pas, ce sont les malheureux accompagnateurs qui transposent
 !. TROMPETTE Max MÉREAUX Cantabile pour trompette ou cornet ou bugle. Moyen. Lafitan Une trĂšs jolie mĂ©lodie se dĂ©roule sur un accompagnement trĂšs doux et trĂšs harmonieux du piano, mĂ©lodie qui dĂ©bouche sur une cadence plus rythmĂ©e pour revenir au thĂšme du dĂ©but, mais dans le ton homonyme mineur, ce qui confĂšre un cĂŽtĂ© mĂ©lancolique Ă  la fin de ce cantabile fort bien venu. SAXHORN BASSE/EUPHONIUM/TUBA Jean-Jacques FLAMENT Leçon de danse pour saxhorn basse, euphonium ou tuba et piano. Lafitan Du galop Ă  la valse, cette leçon de danse » destinĂ©e Ă  la fin du premier cycle sera Ă  la fois rĂ©jouissante et excitante pour ses interprĂštes en mĂȘme temps qu'elle pourra parfois leur donner du fil Ă  retordre. Mais au final, le plaisir sera au rendez-vous ! RĂ©mi MAUPETIT Bernard le canard pour saxhorn basse ou euphonium ou tuba et piano. PrĂ©paratoire. Lafitan Canard, vous avez dit canard ? C'est certainement ce que cherchera Ă  Ă©viter l'interprĂšte de cette piĂšce rĂ©jouissante qui a un petit air de fanfare campagnarde, de promenade bonhomme, bref, qui justifie son titre par son allure champĂȘtre. Quoi qu'il en soit, l'ensemble est bien agrĂ©able Ă  entendre et certainement Ă  jouer. RenĂ© POTRAT Un monde Ă  toi pour saxhorn basse ou euphonium ou tuba et piano. ElĂ©mentaire. Lafitan Il faudra que les interprĂštes s'approprient ce monde trĂšs chromatique et souvent heurtĂ©. L'ambiance semble parfois ĂȘtre plutĂŽt celle d'une fin du monde ou d'un monde ?. Bref, il s'agit d'une piĂšce attachante mais exigeante pour les Ă©lĂšves. PERCUSSIONS Thierry DELERUYELLE Bingo star. PiĂšce en 4 mouvements pour percussions et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan Chaque mouvement est interprĂ©tĂ© par un type de percussion. Le premier est un joyeux allegro dĂ©volu au xylophone, le deuxiĂšme est une valse pour caisse claire, le troisiĂšme un mouvement chantant destinĂ© au vibraphone et le dernier, un allegro martial pour timbales. Le tout forme un bien rĂ©jouissant ensemble pour une audition ! David LEFEBVRE Xylotude n0° 4 pour xylophone et piano. PrĂ©paratoire. Lafitan Cette petite piĂšce nous laisse longtemps dans une incertitude tonale qui lui confĂšre un cĂŽtĂ© un peu exotique, mais qui ne manque pas de charme. Le rythme, Ă©galement, contribue Ă  ce climat un peu Ă©trange. Mais c'est pour notre plus grand plaisir. Christian HAMOUNY Tokatotung. Ensemble pour 6 percussionnistes. Facile-moyen. Dhalmann FD 0249. PrĂ©cisons tout de suite la nomenclature 4 bongos, 4 congas, cinq cloches Ă  vaches, 4 timbales, 6 toms, marimba, wood block, cabassa, guiro, vibraslap, claves, 1 crotale, 5 cymbales. L'Ɠuvre, qui comporte une part d'improvisation avec modĂ©ration, demande l'auteur, peut Ă©galement servir pour une chorĂ©graphie et donner lieu Ă  des reprises, indiquĂ©es par l'auteur, et, selon son conseil, Ă  ne pas trop multiplier. MUSIQUE DE CHAMBRE Timothy HAYWARD Quatuor Ă  cordes n° 1. Delatour DLT 2165. On s'accorde en gĂ©nĂ©ral pour dire que l'Ă©criture d'un quatuor Ă  cordes est une entreprise Ă  la fois exaltante et pĂ©rilleuse, rĂ©servĂ©e Ă  la maturitĂ©. Timothy Hayward, dont l'activitĂ© de compositeur, classique et jazz, n'a cessĂ© de s'accroĂźtre, possĂšde cette maturitĂ©. Ces trois mouvements ont Ă©tĂ© accueillis avec un grand succĂšs lors de leur crĂ©ation en 2010. Souhaitons que nous puissions bientĂŽt, par le disque et le concert, connaĂźtre mieux cette Ɠuvre. ORCHESTRE Claude DEBUSSY La Mer. Trois esquisses symphoniques. EditĂ© par Douglass Woodfull-Harris. Esition de poche ». BĂ€renreiter Urtext TP 780. Conducteur BA 7880 et matĂ©riel d'orchestre sont Ă©galement disponibles Ă  la vente. Que dire de cette excellente Ă©dition sinon qu'elle tient compte de toutes les recherches faites jusqu'Ă  ce jour. Et qu'il est agrĂ©able d'avoir une Ă©dition trilingue
 La prĂ©face est tout simplement passionnante et touche Ă  tous les aspects de l'Ɠuvre. CANTATE Anthony GIRARD Chemins couleur du temps. Cantate pour double chƓur Ă  deux voix Ă©gales, harpe et quatuor Ă  cordes. SymĂ©trie ISMN 979-0-2318-0735-6. Cette Ɠuvre est composĂ©e sur des poĂšmes français et anglais de Heather Dohollau. Sur les sept poĂšmes proposĂ©s, un seul est en français. Cette poĂ©tesse nĂ©e au pays de Galles avait trouvĂ© en France et avec le français, et par confrontation des deux langues, le chemin de l'indicible », comme le dit Anthony Girard. On connait la qualitĂ© poĂ©tique et mystique des Ɠuvres d'Anthony Girard. Celle-ci, par la dĂ©licatesse et l'originalitĂ© des moyens sonores mis en Ɠuvre, ne dĂ©roge pas. PoĂšmes et musiques semblent indissociables. Il s'agit d'une Ɠuvre qui mĂ©rite d'ĂȘtre connue et aimĂ©e
 Daniel Blackstone. VOIX Graham BUCKLAND 33 Spirituals for upper Voices, Kassel, Baerenreiter , 2014. BA 7572, 79 p. - 17, 95 €. Ce recueil regroupe 33 Spirituals pour tessitures aigĂŒes, c'est-Ă -dire pour 3 voix de femmes. Ces chants, bien adaptĂ©s aux voix fĂ©minines, peuvent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec ou sans accompagnement au piano. Graham Buckland nĂ© en 1951 Ă  Weymouth, en Angleterre — Ă  la fois compositeur, chef d'orchestre, musicologue et pianiste — a rĂ©alisĂ© ces 33 versions en conformitĂ© avec l'esthĂ©tique spĂ©cifique des Negro Spirituals mĂ©lodie planant Ă  la partie supĂ©rieure, frĂ©quentes syncopes, quelques dissonances... Le piano assure des introductions, un support rythmique souvent en accords plaquĂ©s ; les paroles sont entrecoupĂ©es d'interjections O, de rĂ©pĂ©titions Amen, Hallelujah ; la structure est proche de celle de l'hymn. Les arrangements sont fidĂšles Ă  l'esprit de cette forme musicale depuis leur genĂšse au XIXe siĂšcle. Ils comprennent des chants trĂšs connus, tels que Were You There When They crucified my Lord n°11, Nobody Knows the Trouble I've seen n°17 si poignant ; Go Tell it on the Mountain n°9, Mary Had a Baby n°8 pour NoĂ«l, ou encore des pages historiques avec des personnages bibliques Go Down, Moses n°3, Joshua Fought the Battle of Jericho n°6, Ă©nergique et animĂ© ; Little David, Play on your Harp n°7, rĂ©pĂ©titif et scandĂ© par Hallelujah ; Jacob's Ladder L'Ă©chelle de Jacob, n°1 et les incontournables O When the Saints Go Marchin' in n°15, bien scandĂ©, Amazing Grace n°24 — l'une des hymnes chrĂ©tiennes les plus cĂ©lĂšbres dans le monde anglophone sur les paroles du prĂȘtre anglican John Newton Ă©crites vers 1760 — ou encore O Happy Day n°33. À cĂŽtĂ© de ces pages Ă  succĂšs depuis plusieurs dĂ©cennies, figurent des Spirituals Ă  dĂ©couvrir O Sinner Man, Where you gonna run to ? n°21, de caractĂšre interrogatif ; affirmatif He is King of Kings n°14 ; au conditionnel If I could, I surrely would n°5
 Ces 33 Spirituals avec PrĂ©face bilingue allemande, anglaise — une PrĂ©face française eĂ»t Ă©tĂ© bienvenue
 —, sont destinĂ©s aux chorales d'enfants, aux ensembles d'adultes comme aux chƓurs d'Églises ; ils peuvent ĂȘtre chantĂ©s Ă  l'unisson, la mĂ©lodie Ă©tant soutenue au piano ou Ă  l'orgue. À coup sĂ»r, ils seront apprĂ©ciĂ©s par les chefs, les chanteurs et les publics de tous Ăąges. Édith Weber *** LE COIN BIBLIOGRAPHIQUE Haut Jean-François ALIZON Aborder le rĂ©pertoire baroque sur la flĂ»te. 1 vol. Paris, L'HARMATTAN 2014, BDT0002, 316 p. - 33 €. AprĂšs ses Ă©tudes — notamment de flĂ»te Ă  bec — au Conservatoire de Strasbourg, ensuite auprĂšs de Hans-Martin Linde Ă  la Schola Cantorum de BĂąle, et aprĂšs avoir participĂ© Ă  des stages de Bartold Kuijken, Jean-François Alizon propose un remarquable bilan de sa vaste expĂ©rience tant artistique que pĂ©dagogique. Ses propos si judicieux concernent les flĂ»tes traversiĂšres modernes et baroques, la flĂ»te Ă  bec et d'autres instruments Ă  vent. Il souligne tout particuliĂšrement le travail technique et stylistique, les problĂšmes d'interprĂ©tation tels que l'ornementation ; les sources et Ă©ditions, sans oublier l'entretien et l'accord des instruments. Fait rare il prend largement en considĂ©ration la personnalitĂ© de chaque musicien face aux difficultĂ©s qu'il peut rencontrer », selon la PrĂ©face de Marie-Claude SĂ©gard, Directrice du Conservatoire de Strasbourg. En 11 chapitres, il Ă©voque la technique, les problĂšmes qui peuvent surgir pour l'interprĂšte par exemple la justesse et le trac. Il pose la question cruciale comment aborder la musique baroque » passĂ©, prĂ©sent, rhĂ©torique, rythme, esthĂ©tique ; s'interroge sur les sources constituĂ©es par les partitions et les traitĂ©s sans oublier leur lecture intelligente », les ouvrages modernes de rĂ©fĂ©rence et les monographies. Le Chapitre IV Écriture baroque et interprĂ©tation » est d'une importance capitale ; elle est traitĂ©e notamment sous l'angle mĂ©lodique, harmonique, en insistant Ă©galement sur l'ornementation improvisĂ©e et sur l'ornementation française, ainsi que sur les formes. Il met aussi l'accent sur le cadre rythmique et la danse », la nĂ©cessitĂ© du travail avec le corps, mais aussi les problĂšmes d'inspiration et de respiration. D'autres chapitres traitent l'embouchure sous ses divers aspects ; l'articulation et les liaisons en tant que nĂ©cessitĂ© et travail technique. Le Chapitre X, trĂšs instructif, concerne les diverses techniques de sonoritĂ©. L'excellent interprĂšte et remarquable pĂ©dagogue accorde une large part Ă  la virtuositĂ© et, par ailleurs, n'oublie pas d'expliquer les soins et prĂ©cautions Ă  apporter aux instruments. Sa conclusion rĂ©sume l'origine des donnĂ©es de son livre rencontres avec d'Ă©minents musiciens et maĂźtres, connaissance du passĂ©, y compris son travail personnel de recherche sur les instruments, dans la tradition des flĂ»tistes qui tournaient et perçaient le bois ». Il a aussi rĂ©coltĂ© des Ă©lĂ©ments sur le terrain, avec les Ă©lĂšves » et dans sa pratique et de la flĂ»te et de la danse. Il dĂ©finit ainsi la finalitĂ© de sa publication faisant Ă©tat d'une si vaste expĂ©rience Pour que le langage baroque retrouve sa mission initiale, ĂȘtre au plus prĂšs de l'Ă©motion pour la reprĂ©senter, mais aussi la faire partager, et magnifier l'instant ». Contrat bien rempli. Édith Weber. MichaĂ«l ANDRIEU Le Conservatoire de musique l'art et la maniĂšre
, 1vol. Rennes, HISTOIRES ORDINAIRES ÉDITIONS 2014, 138 p. - 10 €. AprĂšs, entre autres, les travaux bien connus de Pierre Constant au tout dĂ©but du XXe siĂšcle, dĂšs le sous-titre, MichaĂ«l Andrieu rĂ©vĂšle ainsi sa dĂ©marche et son propos RĂ©flexions sur l'Ă©volution des Ă©tablissements d'enseignement spĂ©cialisĂ© de la musique. Il s'interroge sur l'avenir de cette institution, car ce problĂšme est aussi ressenti par les directeurs, collĂšgues, Ă©lĂšves et Ă©lus. Il rappelle que la danse et l'art dramatique y sont aussi enseignĂ©s, et que le Conservatoire National Paris existe Ă  cĂŽtĂ© des CNR ou encore des institutions municipales ou autres associations. Le livre concerne ceux qui vivent le Conservatoire au quotidien » p. 13. Le Conservatoire » peut ĂȘtre un lieu d'Ă©litisme », un lieu d'excellence » ou le meilleur instrument pour dĂ©goĂ»ter Ă  tout jamais de la musique », ou encore un lieu de concert ». AprĂšs ces prĂ©alables, MichaĂ«l Andrieu s'intĂ©resse aux rapports entre musique et sociĂ©tĂ©. Il est Ă  la fois Docteur en Musicologie et professeur de culture musicale, formateur, chef d'orchestre, compositeur et chercheur cette diversitĂ© d'activitĂ©s artistiques et administrative directeur de Conservatoire lui a donc permis de projeter un regard neuf aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©lĂšve. Ses rĂ©flexions partent de son vĂ©cu. AprĂšs un bref rappel historique insistant aussi sur la dimension politique, l'auteur traite les composantes du Conservatoire directeurs, professeurs, Ă©lĂšves, mais aussi parents, Ă©lus et, en gĂ©nĂ©ral, responsables de la culture. À la suite de Marcel Landowski et de Maurice Fleuret, il s'agit donc de redĂ©finir les politiques culturelles et les nouvelles filiĂšres spĂ©cialisĂ©es DEM, CFMI, musiciens intervenants en milieu scolaire ou ceux actifs dans les Conservatoires CEFEDEM. L'auteur dĂ©crit, non sans humour, les acteurs, leurs fonctions respectives et l'Ă©volution de leurs mĂ©tiers d'artiste et de pĂ©dagogue, le lancement de nouvelles mĂ©thodes, tout en Ă©voquant leurs nombreuses difficultĂ©s pĂ©dagogiques. Le titre du Chapitre III est truculent Au secours, mon fils veut faire de la musique
 ». M. Andrieu observe que, dans l'optique de la dĂ©mocratisation de la musique, le Conservatoire doit rester pleinement en phase avec cette sociĂ©tĂ© qui Ă©volue ». La seconde partie survole des pratiques controversĂ©es le cours de formation musicale et l'Ă©valuation » contrĂŽle continu, Ă©valuation continue, auto-Ă©valution et mĂȘme celle des enseignants. Elle soulĂšve la question quelle pratique, Musique ou Musiques avec rock, jazz, slam, chansons de Brassens
 ? pouvant aller jusqu'Ă  l'oubli de Jean SĂ©bastien Bach. C'est une gageure de concilier musique classique et improvisation, informatique musicale et nouvelles pratiques. Heureusement, les cours rĂ©barbatifs de solfĂšge ont Ă©tĂ© relayĂ©s par la formation musicale FM. À cet Ă©gard, deux conceptions peuvent se dĂ©gager cours en tant que prĂ©paration Ă  la pratique instrumentale ou enseignement en tant que façon de comprendre la musique dans sa complexitĂ© et sa richesse. À propos de la musique, le Chapitre VIII pose les questions Un loisir amateur » ? La musique doit-elle rester un loisir ? La pratique doit-elle ĂȘtre libĂ©ratoire, gratuite » ? Par ailleurs, le Conservatoire ne doit pas ĂȘtre vĂ©cu comme un temps de contrainte ». La Coda est intitulĂ©e Et demain ? ». MichaĂ«l Andrieu constate l'accumulation sans sĂ©lection de nouveaux cours, dĂ©partements, publics, lieux
 et conclut que le renouveau du Conservatoire passe par l'implication de tous
 Tous travaillent pour faire vivre la rĂ©alitĂ© de l'art et de la culture dans la cité  Tous travaillent Ă  l'invention, la construction et la rĂ©alisation de l'avenir de la sociĂ©tĂ© dont ils partagent les visions. » p. 124. Conscient que certaines de ses rĂ©flexions pourront choquer, MichaĂ«l Andrieu a le mĂ©rite de brosser un tableau rĂ©aliste Ă  partir du vĂ©cu, de soulever des problĂšmes voire des polĂ©miques et d'ouvrir des voies vers l'avenir. Édith Weber. *** CDs et DVDs Haut Jean-Philippe RAMEAU. Nouvelles Suites de PiĂšces pour clavecin TroisiĂšme Livre Suite en la - Suite en sol. Alexandre Paley, clavecin. 1CD LAMUSICA Distribution Harmonia Mundi LMU002. TT 79’ 18. Le pianiste Alexander Paley, fanatique de l’Ɠuvre de Rameau, est nĂ© Ă  Kishniev, en Moldavie ; il a commencĂ© le piano Ă  l’ñge de six ans, donnĂ© son premier rĂ©cital Ă  treize ans, et effectuĂ© ses Ă©tudes au Conservatoire de Moscou. En 1988, il Ă©migre aux États-Unis, vit entre New York et Paris, et voyage beaucoup pour ses tournĂ©es de rĂ©citals et de concerts avec orchestre. Comme il le prĂ©cise lors de ma premiĂšre rencontre avec Rameau, j’avais sept ans » et il ajoute GrĂące Ă  lui, je suis Ă  mon tour tombĂ© amoureux de la France, et de Rameau en particulier, Rameau qui ne m’a plus jamais quittĂ© par la suite. » Dans le cadre du 250e anniversaire de la mort de Jean-Philippe Rameau, Alexander Paley a enregistrĂ© deux Suites extraites du Nouvelles Suites de PiĂšces pour Clavecin, 1728 TroisiĂšme Livre comprenant, d’une part, des Danses et d’autre part, des Ɠuvres aux titres particuliĂšrement Ă©vocateurs. InfluencĂ© par Glenn Gould, il recherche dans son interprĂ©tation les couleurs compatibles avec Rameau, soigne particuliĂšrement le tempo qui doit ĂȘtre la vitesse d’exĂ©cution qui permet Ă  l’interprĂšte de tout Ă©noncer musicalement ». Il se rĂ©clame aussi de Wanda Landowska Ă  propos des ornements qui, Ă  ses yeux, sont comme un vaste champ qui permet d’introduire ce qui existait autour de Rameau en son temps ». Dans sa Suite en la, le pianiste applique les principes de tempi diffĂ©renciĂ©s, par exemple pour les danses traditionnelles Allemande, Courante, Sarabande, Gavotte, avec ses six doubles. Le titre Les trois mains concerne leur croisement et les sauts de la main gauche par-dessus la main droite, innovation technique lancĂ©e notamment par Rameau. Dans la Suite en sol, il restitue l’aspect descriptif, voire pittoresque des piĂšces intitulĂ©es Les Tricotets dans laquelle Rameau superpose des rythmes Ă  3/4 et 6/8, La Poule page descriptive entre toutes, avec ses 5 croches rĂ©pĂ©tĂ©es pour figurer le cri de la poule Co co co co codaĂŻ avec, pour finir, de puissants accords et des arpĂšges dĂ©chaĂźnĂ©s, Les Sauvages ou encore L’Égyptienne qui n’est pas sans rappeler l’écriture de Scarlatti et conclut dans l’agitation et avec des traits de virtuositĂ© cette Suite. Alexander Paley, par sa remarquable technique pianistique, son toucher dĂ©licat, son sens de la construction, ses recherches concernant les tempi, les couleurs et l’exploitation des ornements, a signĂ© une authentique DĂ©fense et illustration de la musique de clavecin de Jean-Philippe Rameau. Selon ses propres termes, il tente simplement de partager cette immense beautĂ© qui naĂźt devant moi et devant l’auditeur ». Objectif atteint. Édith Weber. La boutique fantasque ». Maria Graf, harpe. 1CD RONDEAU PRODUCTION ROP6093. TT 60’ 22. Maria Graf a entrepris des Ă©tudes de harpe Ă  Munich, sa ville natale, puis a Ă©tĂ© l’élĂšve de Pierre Jamet, entre autres. Elle a acquis son expĂ©rience de l’orchestre avec les MĂŒnchner Philharmoniker dirigĂ©s par Sergiu Celibidache, puis comme harpe solo Ă  la Philharmonie de Berlin sous la baguette de Herbert von Karajan. Elle frĂ©quente les salles de concert du monde entier. Son vaste programme souligne la diversitĂ© de son rĂ©pertoire pour la harpe, l’un des plus anciens instruments dans l’histoire, Ă  la fois instrument, mais aussi orchestre permettant de combiner la mĂ©lodie et l’harmonie, de rendre des sons doux et mystĂ©rieux au grave, et cristallins et fulgurants Ă  l’aigu. Le titre de ce disque n’est autre que celui du Ballet d’Ottorino Respighi 1879-1936, dont il permet d’entendre des Valses. Il comprend, en outre, la Fantaisie en do mineur pour harpe seule op. 35 de Louis Spohr 1784-1859, des Variations en Mi b Majeur sur un thĂšme de La flĂ»te enchantĂ©e de W. A. Mozart, par Michail Glinka 1804-1857, ainsi que de nombreux arrangements Introduction et Variations sur des thĂšmes extraits de l’OpĂ©ra Norma de V. Bellini composĂ©es par Elias Parish Alvars 1808-1849 ; la Fantaisie sur un thĂšme extrait de l’OpĂ©ra EugĂšne OnĂ©guine Piotr Tchaikovski rĂ©alisĂ©e par Ekaterina Adolfovna Walter-KĂŒhne 1870-1931 ; la SĂ©rĂ©nade du Ballet RomĂ©o et Juliette de Sergei Prokoviev 1890-1953. Parmi les thĂšmes plus connus, figurent, entre autres, des adaptations de la Danse espagnole n°1 extraite de La vida breve de Manuel de Falla 1876-1946 ; Vltava La Moldau — extrait du Cycle Ma Vlast Ma Patrie — de Bedrich Smetana 1824-1884 et, plus proche de nous, la Pavane pour une Infante dĂ©funte de Maurice Ravel arrangement de Maria Graf. Au cours des 9 Ɠuvres enregistrĂ©es, l’excellente harpiste fait preuve d’une grande finesse, d’une adaptabilitĂ© Ă  des musiques et esthĂ©tiques si variĂ©es, nĂ©cessitant des sonoritĂ©s spĂ©cifiques et une parfaite maĂźtrise des possibilitĂ©s de l’instrument. Son interprĂ©tation est fidĂšle aux intentions des compositeurs venant d’horizons divers Allemagne, Russie, Italie, Angleterre, RĂ©publique tchĂšque et France. Elle s’impose par sons sens dans les rĂ©parties aux deux mains, par sa prĂ©cision dans le maniement des pĂ©dales. Elle brille par son tempĂ©rament, mais aussi son calme. Elle a signĂ© une belle dĂ©monstration de la polyvalence expressive de la harpe. Édith Weber. Vocalise Ave Maria ». Ellen Giacone, soprano, Pierre QuĂ©val, orgue, DaphnĂ© Lallemand de Driesen, harpe, Fabien Roussel, violon, Paul Ben soussan , violoncelle. 1CD MONTHABOR MUSIC S552276. TT 46’ 48. La soprano italo-nĂ©erlandaise Ellen Giacone a commencĂ© le chant lyrique Ă  l’ñge de 17 ans. Elle est spĂ©cialiste du rĂ©pertoire baroque, du Lied, mais aussi de la musique du XXe siĂšcle. Depuis 2012, elle est membre du Monteverdi Choir placĂ© sous la direction de Sir John Eliott Gardiner et entreprend de nombreuses tournĂ©es en Europe. Sa premiĂšre production discographique gravite autour de l’exploitation du thĂšme de l’Ave Maria et est rĂ©alisĂ©e avec le concours de Pierre QuĂ©val Ă  l’orgue, DaphnĂ© Lallemand de Driesen Ă  la harpe, Fabien Roussel au violon et Paul Ben soussan au violoncelle. Le titre gĂ©nĂ©rique Vocalise Ave Maria » regroupe judicieusement 13 versions reposant sur la mĂ©lodie de l’hymne bien connue Ave Maria ; 2 versions du Pie Jesu selon les derniers vers de la prose du XIIIe siĂšcle, souvent intĂ©grĂ©s Ă  la Messe de Requiem. L’audition sera particuliĂšrement instructive pour la comparaison des versions de Franz Schubert, CĂ©sar Franck, Camille Saint-SaĂ«ns, Jules Massenet, et, plus proches de nous, Pietro Mascagni 1863-1945, Jehan Alain 1911-1940, Henri Potiron 1882-1972, Vladimir Vavilov 1925-1973 — avec son pastiche Ave Maria de Caccini » publiĂ© en 1972 — et Éric Lebrun nĂ© en 1967. Cette rĂ©alisation thĂ©matique et mĂ©lodique commence par la Vocalise op. 34 n°14 Ave Maria de SergeĂŻ Rachmaninov 1873-1943. À noter, sortant des sentiers battus la dĂ©couverte de l’Ave Maria de Henri Potiron publiĂ© en 1947, discrĂštement soutenu Ă  l’orgue ; le motet Ă©ponyme d’Éric Lebrun, extrait des Quatre motets Ă  la Vierge parus aux Éditions Delatour France en 2009, vĂ©ritable priĂšre mariale. Ellen Giacone —tout en Ă©tant titulaire d’un Master en Biologie et d’un Master of Business Administration, absolument polyglotte — se consacre Ă  la musique. Elle s’impose d’ores et dĂ©jĂ  par sa voix claire et cristalline, son extrĂȘme justesse dans l’aigu, convenant parfaitement Ă  ce rĂ©pertoire qu’avec le concours des quatre instrumentistes, elle restitue Ă  merveille. Édith Weber. 28 Juillet 2014 Ă  Saint Thomas ».Daniel Leininger, orgue, Leandro Marziotte, conte-tĂ©nor, ClĂ©mence Schaming, violon. 1CD VOC 5315. TT 53’ 08. Comme le dĂ©montre ce disque, enregistrĂ© les 27, 28 live et 29 juillet 2014, la tradition lancĂ©e par Albert Schweitzer, le 28 juillet 1909, Ă  Strasbourg, en l’Église luthĂ©rienne Saint Thomas, pour commĂ©morer la mort de Jean SĂ©bastien Bach Ă  Leipzig, 28 juillet 1750, vers 21 h., vĂ©ritable institution locale, est toujours cultivĂ©e avec ferveur. Pour le concert du 28 juillet 2014, Daniel Leininger — organiste titulaire de l’Orgue historique Jean AndrĂ© Silbermann 1741 —, a fait appel au concours de Leandro Marziotte contre-tĂ©nor et de ClĂ©mence Schaming violon baroque. Comme il nous l’a Ă©crit il avait envie de graver et de publier ce moment unique », et c’est pour cette raison que trois Chorals soulignent l’atmosphĂšre rĂ©elle de ce rĂ©cital enregistrement live. Le programme de circonstance commence par la confession de foi Wir glauben all
 Nous croyons tous en un seul Dieu et se termine par une invocation Ă  la grĂące divine et une prĂ©paration Ă  l’au-delĂ  Vor deinem Thron tret’ ich hiermit. En parfait connaisseur, Daniel Leininger exploite les nombreuses possibilitĂ©s de registration de cet instrument prestigieux 1741, dont il dĂ©tient tous les secrets. L’Orgue a Ă©tĂ© restaurĂ© en l’état d’origine par Alfred Kern en 1979, et relevĂ© par la Manufacture d’orgues Quentin Blumenroeder de Haguenau, en 2008/9. Il comprend 3 claviers Positif de dos 49 notes, Grand Orgue 49 notes, Écho 49 notes + 24 ajoutĂ©es par A. Kern en 1979 et PĂ©dale 27 notes + 2, et est accordĂ© en tempĂ©rament Ă©gal. Pour le PrĂ©lude de choral in Organo con pedale BWV 680 Wir glauben all an einen Gott Leipzig, 1739, page massive et affirmative, l’excellent organiste a retenu un tempo tenant bien compte des possibilitĂ©s acoustiques de l’Église. Il est suivi du Choral Herr Jesu Christ, dich zu uns wend BWV 709, Weimar, autour de 1710, assez lumineux, avec des commentaires dĂ©coratifs. Il interprĂšte la cĂ©lĂšbre Toccata et Fugue en Fa majeur BWV 540, Cöthen, autour de 1720 avec notamment une grande maĂźtrise de la pĂ©dale en solo et un solide sens de la structure, avec une exposition prĂ©cise du thĂšme de la double fugue comprenant un premier sujet grave, puis un second vigoureux, symbolisant la mort puis la rĂ©surrection. Le Choral Von Gott will ich nicht lassen est d’abord chantĂ© par le contre-tĂ©nor Leandro Marziotte qui, avec une grande sensibilitĂ©, en restitue le caractĂšre mystĂ©rieux ; il est suivi par le PrĂ©lude de choral Ă©ponyme pour orgue BWV 658, avec cantus firmus Ă  la pĂ©dale, de caractĂšre plus sombre, mais Ă©clairĂ© par le rythme dactylique d’habitude utilisĂ© par J. S. Bach pour exprimer la joie. Pour conclure, Leandro Marziotte, avec une diction et une musicalitĂ© parfaites, expose la mĂ©lodie si prenante du choral traduisant l’attitude de l’homme face Ă  son CrĂ©ateur Vor deinem Thron tret’ ich hiermit BWV 668 prĂ©cĂ©dant le PrĂ©lude de Choral pour orgue, trĂšs intĂ©riorisĂ© et mĂ©ditatif, avec des entrĂ©es successives ; comme le prĂ©cise judicieusement Daniel Leininger, il s’agit d’un Chant du matin de l’éternitĂ©, danse mystique, oĂč chaque partenaire est parfaitement complĂ©mentaire de l’autre, comme la nuit et le jour, la terre et le ciel
 », et de son Ɠuvre ultime dictĂ©e Ă  son gendre, Johann Christoph Altnickol. Ce concert a Ă©tĂ© encore rehaussĂ© par un arrangement de l’Air Agnus Dei, extrait de la Messe en si mineur BWV 242, dont Leandro Marziotte, soutenu Ă  l’orgue par la basse continue et accompagnĂ© par ClĂ©mence Schaming au violon baroque, traduit l’atmosphĂšre si prenante. Ce disque propose encore le Concerto en rĂ© mineur BWV 596, transcrit Ă  l’époque de Weimar vers 1715 — oĂč Bach dĂ©couvre la musique italienne dont il apprĂ©cie la construction claire, l’élĂ©gance des lignes mĂ©lodiques et l’harmonie simple — d’aprĂšs L’Estro armonico d’Antonio Vivaldi, op. 3/11 Venise 1711, en cinq mouvements trĂšs contrastĂ©s Allegro initial brillant ; Grave introduisant la Fuga Ă  4 voix, influencĂ©e par le style italien ; Largo e spiccato de caractĂšre plus poĂ©tique, Ă  12/8 ; Allegro conclusif baignant dans la jubilation. Ce chef d’Ɠuvre est magistralement servi par Daniel Leininger avec un enthousiasme communicatif. Bref un programme autour du Cantor de Saint Thomas Ă  Leipzig, remplissant parfaitement les objectifs d’un Concert commĂ©moratif en l’Église Saint Thomas Ă  Strasbourg qui, depuis plus d’un siĂšcle, pĂ©rennise la tradition instaurĂ©e en 1909. RĂ©alisation discographique exceptionnelle. Édith Weber. Christmas at Downton Abbey ». 2CDs WARNER MUSIC TV CAT NO. WMTV241 LC14666. TT 74’10+ 64’ 48. À partir de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visuelle Downton Abbey, accompagnĂ©e d’un livret illustrĂ© par une vue de l’Abbaye de Downton sous la neige et l’ensemble des protagonistes, le Label WARNER MUSIC TV a rĂ©alisĂ© un florilĂšge de 45 piĂšces reprĂ©sentant la tradition de NoĂ«l en Angleterre, oĂč la fĂȘte est cĂ©lĂ©brĂ©e avec tant de ferveur. L’atmosphĂšre festive est créée d’emblĂ©e par la Downton Christmas Suite premiĂšre partie interprĂ©tĂ©e par le Budapest City Orchestra et l’ensemble Budapest Choral Voices. Parmi des arrangement de Christmas Carols trĂšs connus, figurent O Holy Night J. Ovenden, Ch. Blake, Silent Night J. Ovenden, In dulci jubilo bilingue — latin/anglais— chantĂ© par le ChƓur de Kings College Cambridge, le Kyrie eleison de la Messe de Minuit pour NoĂ«l de Marc-Antoine Charpentier dir. W. Christie
 sans oublier le 1er mouvement du Concerto de NoĂ«l d’Antonio Vivaldi, tout Ă  fait de circonstance. Le second CD commence par la seconde partie de la Downton Christmas Suite, et contient, entre autres, Ă©videmment le cĂ©lĂšbre Hallelujah extrait du Messie de G. Fr. Haendel Nikolaus Harnoncourt et le Gospel song Go, Tell It On The Mountain Thomas Hampson annonçant la Bonne Nouvelle ; Tannenbaum Ă©voquant le traditionnel sapin de NoĂ«l. Il se termine avec le 3e mouvement du Concerto de NoĂ«l d’Arcangelo Corelli. L’ensemble contient encore de nombreux NoĂ«ls, interprĂ©tĂ©s, entre autres, par le remarquable ChƓur de Kings College de Cambridge, par exemple le Carol O Come, All Ye Faithful arrangĂ© vers 1700 par John Reading d’aprĂšs l’hymne pour le temps de NoĂ«l Adeste fideles, attribuĂ©e Ă  Saint Bonaventure ; While Shepherds Watched ; Angels, From The Realms Of Glory NoĂ«l français Les anges dans nos campagnes, avec de souples vocalises sur Gloria in excelsis Deo. À noter Ă©galement, parmi d’autres, The Three Kings, intĂ©ressante composition dans laquelle le baryton solo relate l’évĂ©nement, tandis que le chƓur Ă©nonce en contrepoint la mĂ©lodie de Philipp NicolaĂŻ 1599 Wie schön leuchtet der Morgenstern Brillante Ă©toile du matin. Cette remarquable compilation discographique s’impose comme une authentique Anthologie de Christmas Carols, avec un clin d’Ɠil mĂ©lodique international. Elle illustre Ă  la fois la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte de NoĂ«l Outre-Manche, tout en formulant CD 1, plage 8 le souhait traditionnel We Wish You A Merry Christmas. Édith Weber. ADVENT ». Junger Kammerchor Rhein-Neckar, dir. Mathias Rickert. 1CD RONDEAU PRODUCTION ROP6098. TT 62’ 32. Mathias Rickert, chef du Junger Kammerchor Rhein-Neckar Jeune ChƓur de Chambre, a placĂ© son disque pour le temps de l’Avent sous le signe Une lumiĂšre dans l’obscuritĂ©. Cette rĂ©alisation regroupe au total 19 antiennes, chorals, chants et motets allant du XVIe siĂšcle Ă  notre Ă©poque. Parmi les mĂ©lodies bien connues, figurent l’antienne latine Alma Redemptoris Mater dans la version de Tomas Luis de Victoria 1548-1611 ; Rorate Caeli de William Byrd 1543-1623, le choral allemand Es kommt ein Schiff geladen — sur le texte v. 1626 de Daniel Sudermann, d’aprĂšs un chant marial strasbourgeois du XVe siĂšcle et publiĂ© Ă  Cologne en 1608 — interprĂ©tĂ© dans la version de Jan Wilke nĂ© en 1980, de mĂȘme que Macht hoch die TĂŒr, die Tor’ macht weit d’aprĂšs Georg Weissel 1590-1635, annonçant la venue du Sauveur. Plus proches de nous, le choral Der du die Zeit in HĂ€nden hast d’Erhard Mauersberger 1903-1982 — quatorziĂšme Cantor de Saint Thomas Ă  Leipzig aprĂšs J. S. Bach — sur le texte de Jochen Klepper ; O Rex gentium chantĂ© la semaine avant NoĂ«l, lors des VĂȘpres, dans l’arrangement de Bob Chilcott nĂ© en 1955, invocation au Roi des nations et Pierre d’angle, afin qu’il libĂšre les hommes qu’il a formĂ©s ; O Emmanuel, Rex et legifer noster B. Chilcott, invocation Ă  Emmanuel Dieu avec nous » afin qu’il nous sauve ; ou encore O Heiland reiss die Himmel auf Cologne, 1623 dans l’arrangement d’Ole SchĂŒtzler nĂ© en 1976, invocation au Sauveur, Étoile du matin » et chant de reconnaissance. Les voix jeunes, claires et lumineuses du ChƓur de chambre chantent a cappella avec une remarquable justesse d’intonation et un fondu exceptionnel. Elles sont dirigĂ©es avec autoritĂ© et musicalitĂ© par Mathias Rickert, professeur au Sankt Raphael Gymnasium et professeur de direction chorale Ă  la Staatliche Hochschule fĂŒr Musik de Mannheim. GrĂące Ă  l’heureuse initiative de Ruprecht Langer, ce disque, enregistrĂ© en avril 2014 sous le Label leipzicois RONDEAU PRODUCTION, est trĂšs reprĂ©sentatif des liturgies cĂ©lĂ©brĂ©es en Allemagne pendant les quatre Dimanches de l’Avent et — loin de l’agitation de nos villes — de leur atmosphĂšre bienfaisante et si lumineuse. Édith Weber. FlĂ»te de Pan et Orgue. Airs. Grandes Ɠuvres classiques ». Philipe Husser, flĂ»te de Pan, Pierre Cambourian, orgue. 1CD http// PH&PC1. TT 71’ 02. Comme le prĂ©cise Philippe Husser Ă  propos de la sortie de son nouvel album il est nĂ© suite Ă  la demande insistante de bon nombre d’auditeurs, tĂ©moins de nos concerts flĂ»te de pan et orgue ces derniĂšres annĂ©es, toujours déçus de ne pouvoir rentrer chez eux, aprĂšs un concert en notre compagnie, avec un souvenir sonore correspondant au programme. » VoilĂ  chose faite
 Philipe Husser FlĂ»te de Pan et Pierre Cambourian Orgue CavaillĂ©-Coll de l’Église Saint-Vincent-de-Paul, Paris ont prĂ©vu un programme adaptĂ© aux deux instruments dont les sonoritĂ©s se marient Ă  merveille. Il comprend un arrangement du Concerto pour hautbois en la mineur d’Alessandro Marcello 1673-1747, composĂ© vers 1708 ; le Concerto pour orgue en rĂ© mineur J. S. Bach/A. Vivaldi. Les deux interprĂštes proposent Ă©galement deux Airs de J. S. Bach de Phoebus et de Pan, ainsi que l’Air de Papageno de La FlĂ»te enchantĂ©e de Wolfgang AmadĂ© Mozart. La deuxiĂšme partie de cette rĂ©alisation concerne particuliĂšrement des Ɠuvres d’Edward Elgar 1857-1934 dont Chanson du matin, Chanson de nuit et Pump and Circumstance. La Roumanie — oĂč la flĂ»te de Pan, trĂšs prisĂ©e, est enseignĂ©e de longue date — est reprĂ©sentĂ©e par une Suite. Plus proche de nous, le thĂšme du film The Mission Roland JoffĂ©, 1986 sur la musique d’Ennio Morricone Gabriel’s Oboe sert de conclusion. Ce parcours historique interprĂ©tĂ© en parfaite connivence — avec les qualitĂ©s d’équilibre, de sonoritĂ©s spĂ©cifiques, dĂ©jĂ  soulignĂ©es dans nos deux derniĂšres recensions cf. L’EM, 10/2014 — constitue une convaincante rĂ©ponse Ă  la demande non seulement des auditeurs de leurs concerts, mais aussi des discophiles tous seront ravis. Édith Weber. Hans Leo HASSLER Geistliche Chormusik aus dem Hohen Dom zu Mainz. Mainzer Domchor, Domkantorei St. Martin, dir. Karsten Storck. 1CD RONDEAU PRODUCTION ROP6097. TT 58’ 32. Le Label leipzicois RONDEAU PRODUCTION a voulu commĂ©morer en 2014 le 450e anniversaire de la naissance de Hans Leo Hassler 1564-1612. À la charniĂšre entre la polyphonie de la Renaissance tardive et le dĂ©but du baroque vĂ©nitien, Hassler nĂ© Ă  Nuremberg en 1564 et mort Ă  Francfort-sur-le-Main en 1612 s’est rendu pour ses Ă©tudes Ă  Venise auprĂšs d’Andrea Gabrieli. Vers 1586, il est organiste de la Chambre d’Octavian II Fugger puis, en 1600, directeur de la musique municipale d’Augsbourg. Puis il s’installe Ă  Ulm et, aprĂšs 1608, il est organiste de la Chambre du Prince-Électeur Christian II de Saxe, Ă  Dresde. Si Hassler est surtout connu par ses Madrigaux, il a aussi composĂ© des Messes, Psaumes et Chorals gĂ©nĂ©ralement Ă  4 voix sur des mĂ©lodies traitĂ©es en fugue, ainsi que des Chansons spirituelles sur des mĂ©lodies traditionnelles simpliciter gesetzet », c’est-Ă -dire en contrepoint simple Ă  4 voix et homorythmiques pour faciliter l’intelligibilitĂ© du texte. AprĂšs une Intrada interprĂ©tĂ©e par les Mainzer DomblĂ€ser cuivres, page solennelle avec des effets d’échos selon l’usage italien, le Mainzer Domchor ChƓur de la CathĂ©drale de Mayence interprĂšte le bref choral pour le temps de PĂąques Christ ist erstanden von der Marter alle affirmant la RĂ©surrection ; les remarquables chanteurs sont bien soutenus par les cuivres. Quatre Messes sont interprĂ©tĂ©es la Missa Ecce quam bonum, la Missa Octo vocum, la Missa super Dixit Maria, chacune avec Kyrie, Gloria, Agnus Dei ; la Missa Come Fuggir, plus dĂ©veloppĂ©e, comprenant Kyrie, Gloria, Sanctus, Benedictus et Agnus Dei. Les interprĂštes en sont le Mainzer Domchor, la Domkantorei St. Martin, tous placĂ©s sous la direction avisĂ©e de Karsten Storck. Ils donnent un aperçu de la pratique musicale dans cette CathĂ©drale millĂ©naire avec alternance d’un chƓur de garçons, d’un ensemble vocal mixte et des cuivres. Dans l’ensemble, la musique de Hassler revĂȘt un caractĂšre Ă©nergique, festif, assez proche du madrigal et soucieux de la comprĂ©hension des paroles. Au centre de cette production discographique, figure une Suite pour Cuivres en 5 parties, privilĂ©giant les mouvements lents, proche de l’esprit madrigalesque, transcrite par K. Storck et B. Fitzgerald d’aprĂšs le recueil NeĂŒe teĂŒtsche GesĂ€ng nach Art der welschen Madrigalien und Canzonetten Nouveaux chants allemands Ă  la maniĂšre des madrigaux et canzonettes italiens, 1596 ; elle est interprĂ©tĂ©e avec Ă©lan par les Mainzer DomblĂ€ser. Ce disque comprend Ă©galement le Motet Dixit Maria ad Angelum et le Choral ƓcumĂ©nique, intense invocation Ă  la paix Verleih uns Frieden gnĂ€diglich sur le texte allemand et la mĂ©lodie de Martin Luther, 1529, d’aprĂšs l’antienne Da pacem, Domine, in diebus nostris. Comme de juste, ce bel hommage Ă  Hans Leo Hassler, retentissant Ă  la CathĂ©drale de Mayence, se termine aux accents jubilatoires du Psaume 100/99 Jubilate Deo omnis terra interprĂ©tĂ© par les Cuivres de la CathĂ©drale de Mayence. Il projette un Ă©clairage neuf sur sa musique religieuse. Voici encore une remarquable rĂ©alisation qui, plus de quatre siĂšcles aprĂšs la mort du compositeur, rend sa musique vivante et si prĂ©sente. Édith Weber. Sound in Search of a Past ». Ambra & Fiona Albek. 1CD VDE-GALLO CD 1415. TT 66’ 54. Les jumelles Ambra violon et alto et Fiona Albek piano, Ă  la recherche du passĂ© », rendent hommage Ă  la musique norvĂ©gienne, tchĂšque, hongroise, suisse et anglaise. Elles se produisent en duo ou en solistes, non seulement en Suisse, mais Ă©galement en Europe, aux États-Unis, en AmĂ©rique du Sud, en Australie et en Chine. À part la forme classique de la sonate, les autres Ɠuvres se rĂ©clament, entre autres, du folkore d’Europe de l’Est, de la musique suisse d’inspiration juive... Edvard Grieg 1843-1907 a composĂ© sa Sonate pour violon n°2 en Sol Majeur, op. 13, en 1867, alors ĂągĂ© de 24 ans. Il puise son inspiration dans le patrimoine national ; son esthĂ©tique est placĂ©e sous le signe des grands maĂźtres du XIXe siĂšcle, Schubert en particulier. Fiona s’impose d’emblĂ©e par son accompagnement prĂ©cis crĂ©ant l’atmosphĂšre douloureuse Lento doloroso et ses accords Ă©nergiques, et Ambra, par ses coups d’archets prĂ©cis, puis son envolĂ©e mĂ©lodique dans l’Allegro vivace. Le deuxiĂšme mouvement Allegretto tranquillo est suivi d’un Allegro animato conclusif bien enlevĂ©. Bedrich Smetana 1824-1884 est reprĂ©sentĂ© par From my Homeland Ma Patrie 1874-79 , aux accents lyriques ; Leos Janacek 1854-1884, par sa Sonate pour violon et piano composĂ©e entre 1921 et 1931 ; Bela Bartok 1881-1945, par ses Danses populaires roumaines dans l’arrangement pour alto et piano d’Alan Arnold. Ces Ɠuvres sont solidement marquĂ©es par le folklore, alors qu’Ernest Bloch 1880-1959, Suisse naturalisĂ© amĂ©ricain, de formation française, s’est particuliĂšrement intĂ©ressĂ© au rĂ©pertoire juif c’est le cas de la priĂšre Abodah pour la grande FĂȘte de Yom Kippur fĂȘte de la repentance. Le programme se termine par une Ɠuvre composĂ©e en 2010 — Ă  l’attention de l’Albek Duo — par William Perry nĂ© en 1930 The Nightingale in the Park, Ă©voquant le chant d’un rossignol dans un parc, en prĂ©sence d’un vieux couple, d’un poĂšte plongĂ© dans ses pensĂ©es, alors que des enfants jouent et que des amoureux s’y promĂšnent. Comme le souligne Stefano Bazzi, cette page descriptive, exempte de religiositĂ© ou de rĂ©sonance patriotique, est un hommage discret au style pastoral de Ralph Vaughan Williams, prĂ©curseur de l’école nationale anglaise. L’Albek Duo, sensible Ă  tant de nuances et de styles si divers, propose ainsi un Ă©loquent panorama du rĂ©pertoire pour violon respectivement alto et piano Ă  la fois cosmopolite, attachant et trĂšs original. Édith Weber. Hermann SUTER SĂ€mtliche Streichquartette intĂ©grale de quatuors Ă  cordes. Beethoven Quartett. 1 CD MUSIQUES SUISSES MGB CD 6279. TT 77’ 05. Hermann Suter est nĂ© Ă  Kaiserstuhl Allemagne en 1870 et mort en 1926 Ă  BĂąle. Issu d’une famille de musiciens, il a Ă©tudiĂ©, entre autres, avec Hans Huber et Carl Reinecke. InstallĂ© Ă  Zurich en 1892, il a Ă©tĂ© organiste et chef de chƓur ; puis en 1902, professeur Ă  la Schola Cantorum de BĂąle. À la fois interprĂšte et compositeur d’Ɠuvres vocales Oratorio, Cantates, Chorlieder
 et de musique de chambre 3 Quatuors et 2 Sextuors, son esthĂ©tique se rattache dans l’ensemble au postromantisme. Comme le rappelle Georg-Albrecht Eckle dans son judicieux texte de prĂ©sentation, Hermann Suter s’est imposĂ© sur la scĂšne internationale avec son Premier Quatuor Ă  cordes en RĂ© Majeur, op. 1 1901, structurĂ© en quatre mouvements trĂšs diffĂ©rents les uns des autres deux mouvements rapides et expansifs
 [qui] encadrent deux morceaux qui pourraient ĂȘtre dĂ©crits comme des piĂšces de caractĂšre. » Il commence par l’Allegro brioso permettant immĂ©diatement Ă  l’excellent Beethoven Quartett de s’imposer Ă  la fois par la prĂ©cision de son jeu et sa sonoritĂ© si prenante. Hermann Suter a intitulĂ© le deuxiĂšme mouvement Moderato con svogliatezza, quelque peu morose », les interprĂštes en recrĂ©ent l’atmosphĂšre voulue. Il est suivi d’un Larghetto cantabile particuliĂšrement expressif, avec un Fugato trĂšs dĂ©cidĂ©. L’Allegro conclusif se veut trĂšs agitĂ©. On y sent la proximitĂ© de Wagner et de Brahms. Dans son Quatuor Ă  cordes n°2 en Do mineur, op. 10 1910, Hermann Suter s’est inspirĂ© de Beethoven. Ce deuxiĂšme Quatuor commence par un Moderato malinconico servant quelque peu de fil conducteur et contrastant avec l’Allegro impetuoso et le Molto moderato ma con grazia avec Variations. Les interprĂštes y privilĂ©gient absolument le facteur Ă©motionnel, les sonoritĂ©s chantantes et, comme le fait observer Georg-Albrecht Eckle, la polyphonie qui accorde une indĂ©pendance maximale aux voix individuelles ». Le Quatuor Ă  cordes n°3 en Sol Majeur Amselrufe », op. 20, a Ă©tĂ© composĂ© en 1918, vers la fin de sa vie. Merian fait allusion Ă  un style dĂ©contractĂ© auquel Hermann Suter s’était dĂ©jĂ  essayĂ© en 1916
 Le compositeur se dĂ©tourne ici de toute expĂ©rimentation formelle Ă  grande Ă©chelle pour retourner Ă  la joyeuse libertĂ© des formes classiques
 » La dĂ©marche est intĂ©ressante, car le premier thĂšme n’est autre que le chant d’un merle Amselrufe, faisant l’objet d’un travail thĂ©matique solide. Suter spĂ©cule sur les oppositions de mouvements Comodo – Allegro ; Allegretto vivace e grazioso Reigen ­­— c’est-Ă -dire Ronde ; Adagio-Presto. Matyas Bartha et Laurentius Bonitz violons, Vahagn Aristakesyan alto et Carlos Conrad violoncelle traduisent excellemment les nombreuses intentions du compositeur. Cette remarquable formation se distingue par son Ă©quilibre et sa cohĂ©sion. Elle a signĂ© une belle DĂ©fense et illustration de l’intĂ©grale des Quatuors de Hermann Suter c’est tout Ă  l’honneur de la Collection Musiques Suisses ». Édith Weber. Jewish Songs ». Pierre-Luc Bensoussan, batterie, Pierre Diaz, saxophones, Patrice Soletti, guitare Ă©lectrique et objets sonores. 1CD Éditions de l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives IEMJ CDD 001. TT 49’ 26. L’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives IEMJ, créé en 2006 par la Fondation du JudaĂŻsme Français, en partenariat avec l’Association Yuval, a pour mission de recenser, prĂ©server et diffuser le patrimoine musical juif en France par des enregistrements audio et vidĂ©o, des partitions, monographies
 La Collection DĂ©couvertes » invite les discophiles Ă  un Voyage instrumental et poĂ©tique sur les traces des musiques juives ». HervĂ© Roten, Docteur en Musicologie de l’UniversitĂ© Paris-Sorbonne, Directeur de l’IEMJ, a regroupĂ© 7 piĂšces de Chants juifs typiques, Ă©voquant l’histoire et les vicissitudes du Peuple d’IsraĂ«l, par le biais de la musique et du chant qui, grĂące Ă  la mĂ©lodie, suscitent l’émotion de l’exil, mais aussi celle des jours heureux ». Cette rĂ©alisation est accompagnĂ©e d’un bref commentaire français et anglais. La premiĂšre piĂšce Bith Aneth plonge immĂ©diatement l’auditeur dans l’atmosphĂšre nostalgique et langoureuse si caractĂ©ristique de l’ñme juive. La cĂ©lĂšbre chanson Dona Dona, selon le texte d’accompagnement Ă©crite en yiddish par Aaron Zeitlin sur la musique de Sholom Secunda, dĂ©crit la condition d’un petit veau ligotĂ© menĂ© Ă  l’abattoir, parallĂšle avec la situation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. La FĂȘte de Hannouka commĂ©more la rĂ©inauguration de l'autel des offrandes dans le second Temple de JĂ©rusalem, lors de son retour au culte judaĂŻque, aprĂšs son interdiction, elle est associĂ©e Ă  l’allumage des chandeliers Ă  neuf branches, et le chant Ochos kandelikas fait allusion aux huit bougies ; malgrĂ© son atmosphĂšre judĂ©o-espagnole, cette composition moderne 1983 est due Ă  Flory Jagoda. La poĂ©sie religieuse Tsur Michelo est chantĂ©e avant la bĂ©nĂ©diction de la fin du repas ; d’origine vraisemblablement française, remontant Ă  la seconde moitiĂ© du XIVe siĂšcle, elle s’est rĂ©pandue dans la diaspora. Cet enregistrement reprend aussi une chanson d’amour du folklore judĂ©o-espagnol. Il en sera de mĂȘme du traditionnel Dos Amantes. Le folklore ashkĂ©naze russe est reprĂ©sentĂ© par TumbalalaĂŻka habituellement chantĂ© en yiddish. Le chant traditionnel judĂ©o-espagnol Cuando el rey Nimrod Ă©voque l’histoire de la naissance d’Abraham. Ce CD — entiĂšrement instrumental, interprĂ©tĂ© par Pierre-Luc Bensoussan batterie, Pierre Diaz saxophones et Patrice Soletti guitare Ă©lectrique, objets sonores — rĂ©ussit Ă  rendre sensible et Ă  recrĂ©er l’atmosphĂšre mĂ©lancolique typique des chants juifs. Il contribue Ă  la diffusion et Ă  la mĂ©moire du patrimoine musical juif. Édith Weber. AZAFEA. Une odyssĂ©e espagnole ». Lev-Yulzari Duo. Frank London, trompette, John Hadfield, percussions. 1CD Éditions de l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives Collection DĂ©couvertes CDD-0002. TT 63’ 45. Le Lev-Yulzari Duo se compose du contrebassiste RĂ©my Yulzari diplĂŽmĂ© du Conservatoire de Lyon et du CNSM de Paris, spĂ©cialiste d'improvisation et de crĂ©ativitĂ© et du guitariste Nadav Lev nĂ© au kibboutz Nachshon, titulaire de nombreux Prix de Concours internationaux, compositeur Ă  mi-chemin entre classique, rock, jazz et improvisation. Ils se sont assurĂ© la participation de Frank London, trompette, John Hadfield, rĂ©alisation intitulĂ©e Une odyssĂ©e espagnole comprend 14 piĂšces, dont des Ɠuvres de musiciens connus, tels que Manuel de Falla 1876-1946 avec Jota ; Homenaje ; Nana et Polo des Siete canciones populares espanolas ; d’Érik Satie 1866-1925 arrangement de Gnossienne Ă  la sauce marocaine mĂątinĂ©e de klezmer et de jazz ». Comme le relĂšve HervĂ© Roten, producteur exĂ©cutif, la musique sĂ©farade s’est enrichie au contact des diffĂ©rents pays dans lesquels les Juifs d’Espagne se sont installĂ©s. Elle est illustrĂ©e par 4 Canciones sefardies Joaquin Rodrigo 1901-1999 Respondemos ; Una Pastora Yo Ami ; Nani, Nani et Morena me llaman. Elle a aussi empruntĂ© Ă  la Turquie des modes et thĂšmes musicaux pour Avinu Malkenu/Terk in Amerika, plus dĂ©veloppĂ©. La piĂšce Besame Mucho de Consuelo Velazquez 1924-2005, pianiste et compositrice mexicaine, est de caractĂšre langoureux. La derniĂšre Ɠuvre Ma Omrot Einayich de Mordechai Zeira 1905-1968, compositeur israĂ©lien d’origine ukrainienne, servant de conclusion, est trĂšs connue en IsraĂ«l. Au fil des plages, ces interprĂštes — qui s’investissent parfaitement dans l’ñme de la musique juive, Ă  la fois Ă©nigmatique, mĂ©lancolique, envoĂ»tante, secrĂšte, nĂ©cessitant une grande maĂźtrise vocale — convient les discophiles Ă  un pĂ©riple dans le temps et dans l’espace. GrĂące Ă  l’initiative de HervĂ© Roten dĂ©paysement garanti. Édith Weber. Yiddishe Fantazye ». Amit Weisberger, violon, chant, GaĂ«lle-Sara Branthomme, violoncelle et chant, MihaĂŻ Trestian, cymbalum et cymbal, Simon Nicolas, percussions. 1CD Éditions de l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives Collection DĂ©couvertes CDD-0003. TT 54’ 19. Sous le titre Yiddishe Fantazye, l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives a regroupĂ© 17 piĂšces chantĂ©es en yiddish langue dĂ©rivĂ©e du haut-allemand parlĂ©e entre autres par les Juifs alsaciens avec un apport de vocabulaire hĂ©breu et slave. Les interprĂštes sont Amit Weisberger violon, chant — Ă©galement comĂ©dien et danseur israĂ©lien installĂ© en France —, GaĂ«lle-Sara Branthomme violoncelle et chant — auteur et compositrice, spĂ©cialiste de musique khmer et de chanson française — et MihaĂŻ Trestian cymbalum et cymbal, petit cymbalum — Prix de Concours internationaux, en France depuis quelques annĂ©es —, associĂ©s pour la percussion au musicien invitĂ© Simon Nicolas pour les 3 morceaux Sholem Aleikhem/Karahod ; Lemish sher ; Fun der Khupe. Le Prologue extrait d’archives historiques propose, chantĂ©e par Roza-Leya Kiselgof Ă  Leningrad en 1920, une ronde intitulĂ©e Redele sur laquelle se superpose la mĂ©lodie d’une priĂšre turque Terkish gebet d’influence orientale quarts de ton, comme le prĂ©cise le texte joint au CD. La deuxiĂšme piĂšce provient du Recueil Yiddishe folks-lieder de Moyshe Beregovski, ethnomusicologue russe, avec les paroles Ă©mouvantes invitant mes bien-aimĂ©s petits musiciens, si gentils et si doux, jouez pour moi encore un peu avant que je ne meure ». La Romanian Fantaisie n°2 Ă©voque les Carpates et le violon d’un trait fin dessine les silhouettes dĂ©licates des sommets. Les sons du cymbal petit cymbalum sont comme des clochettes au cou des brebis alors que le violoncelle Ă©voque les profondeurs de la forĂȘt. » Vers 1970, le revival de la musique klezmer se manifeste aux États-Unis c’est le cas de Sirba de Leon Schwartz. Parmi d’autres piĂšces, figurent la PriĂšre pour Mendel Beilis, Juif ukrainien ; une autre Fantaisie roumaine, au rythme trĂšs prĂ©cis ; la chanson Sholem Aleikhem et deux danses biĂ©lorusses Karahod ; une berceuse Der bobes mayse reposant sur l’histoire truculente d’une grand-mĂšre ; un Taksim longue introduction instrumentale, ainsi qu’une danse de mariage du XIXe siĂšcle quadrille oĂč les couples se croisent et s’entrecroisent, intitulĂ©e Sher ciseaux, se rattachant Ă  la musique klezmer de tradition orale. Une mĂ©lodie hassidique Khsidishe Hopke est suivie d’une valse Der Farzorgter Yid
 Le Juif anxieux. L’ensemble se termine par la berceuse chantĂ©e Shlof Mayn Sheyne Feygale Dors, mon bel oiseau extraite des Archives de M. Beregovski, enregistrĂ©e en 1938. Ces Yiddishe Fantazye illustrent la variĂ©tĂ© des thĂšmes traitĂ©s, les diverses influences, entre autres turque et klezmer, ainsi que la fantaisie et la diversitĂ© des atmosphĂšre si typiques de la musique juive cultivĂ©e en IsraĂ«l et restituĂ©e grĂące Ă  des interprĂ©tations d’époque. Documents sonores authentiques. Édith Weber. Juifs et TrouvĂšres. Chansons juives du XIIIe siĂšcle en ancien français et hĂ©breu ». Ensemble Alla Francesca, dir. Brigitte Lesne, Pierre Hamon. Éditions de l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives Collection Patrimoines musicaux des Juifs de France. 1CD BUDA MUSIQUE CD 860261. TT 60’ 12. Coproduit par le Centre de Musique MĂ©diĂ©vale de Paris et l’Institut EuropĂ©en des Musiques Juives, ce disque permet de dĂ©couvrir des chansons juives pour diverses circonstances liturgie, Nouvel An, PĂąque, mariage, ainsi qu’une complainte et une chanson de Jacob, chantĂ©es en ancien français et en hĂ©breu. Brigitte Lesne rĂ©sume ainsi son projet passionnant » restituer un corpus de huit chansons relevĂ©es par la palĂ©ographe Colette Sirat dans des manuscrits hĂ©braĂŻques, copiĂ©s Ă  la fin du XIIIe dans le nord de la France. Le dĂ©fi pas d’écriture musicale dans ces manuscrits
 ». SpĂ©cificitĂ© exceptionnelle de ces chansons elles ont toutes Ă©tĂ© copiĂ©es en caractĂšres hĂ©raĂŻques ; cependant quatre d’entre elles sont une transcription phonĂ©tique de la langue d’oĂŻl
, et deux autres prĂ©sentent une alternance de l’hĂ©breu et de la langue d’oĂŻl, parfaite illustration de l’intĂ©gration de cette communautĂ© ». En guise d’introduction un poĂšme liturgique anonyme notĂ© sur les marges droite et infĂ©rieure d’un folio d’un manuscrit hĂ©braĂŻque conservĂ© Ă  la British Library copiĂ© Ă  Troyes vers 1280, le copiste a ajoutĂ© Ă  la fin du poĂšme une note indiquant que l’on doit chanter le texte sur la mĂ©lodie d’une vadurie — chanson d’amour
 identifiĂ©e avec un poĂšme du trouvĂšre Moniot de Paris actif en Île-de-France probablement aprĂšs 1250 Lonc tens ai mon tens usĂ© il s’agit donc de compilations de versets Ă©voquant l’oppression des Juifs par Louis IX 1214-1270 et leur appel Ă  la vengeance divine — Shalfu tzarim. » Belle prouesse de restitution d’une piĂšce liturgique juive avec refrain. Brigitte Lesne signale son objectif pour Ă©largir l’évocation du rĂ©pertoire musical de cette communautĂ© Ă  la fois imprĂ©gnĂ©e des chants de la synagogue et de ceux qu’elle pouvait entendre — et partager — en cĂŽtoyant au quotidien ses voisins chrĂ©tiens, j’ai choisi de complĂ©ter le programme de ce disque avec quatre autres chansons de trouvĂšres, et de le ponctuer de piĂšces instrumentales », c’est-Ă -dire les deux motets polytextuels L’autrier par un matinet/Au nouveau tens et A une ajornee/Quant je oie chanter l’aloete, ainsi que le Lai des Puceles. La fĂȘte de Roch hachana Nouvel An est reprĂ©sentĂ©e par Roi de poer — roi puissant qui reçoit ma louange au son du shofar — de Joseph Tov Elem XIIe siĂšcle, consignĂ© dans un livre de priĂšres de rite français copiĂ© au XIVe siĂšcle, et par Les anfanz des avot. La chanson de mariage anonyme El-givat ha-levona À la colline d’encens, notre hattan est arrivé  provient d’un des plus anciens recueil de priĂšres juives connus le Mahzor Vitry XIe siĂšcle concernant des rĂšgles de pratique religieuse. L’emploi de l’hĂ©breu et de la langue vulgaire est pratiquĂ© par les Juifs dans de nombreux pays. Deux piĂšces sont consacrĂ©es Ă  une complainte et Ă  une chanson de Jacob Las, las, las, que ferai et Ne puis ma grant joie celer. Le chabbat fait l’objet de la chanson Deror yiqra, page Ă  succĂšs. Enfin, la fĂȘte de Pesah PĂąque conclut cette Anthologie avec La nuit de Pesah Leil Shimurim, d’un auteur inconnu. Selon les commentaires joints au disque, elle commĂ©more en hĂ©breu la sortie d’Égypte, se trouve dans les livres de priĂšres en ashkĂ©naze dans le Nord de la France ; elle est lue en hĂ©breu, puis transcrite en langue d’oĂŻl, enfin chantĂ©e en hĂ©breu sur le contrafactum En mai la rousee. L’Ensemble Alla Francesca comprend les pupitres suivants chant, harpes, flĂ»tes, vielle et luths, et est dirigĂ© soit par Brigitte Lesne, soit par Pierre Hamon. SpĂ©cialistes de la lyrique mĂ©diĂ©vale, tous se sont surpassĂ©s pour rĂ©vĂ©ler Ă©galement ces piĂšces typiques du rĂ©pertoire vocal juif. La rĂ©ception et l’originalitĂ© de ce programme en ancien français et en hĂ©breu sont incontestables. Édith Weber. Carl Philipp Emanuel BACH Concertos pour violoncelle et cordes Wq 170, 171 & 172. Konstantin Manaev, violoncelle. Camerata Berlin, Dir. Olga Pak. 1CD CLASSICClips CLCL 129. TT. 74'48. Le celliste Konstantin Manaev *1983, formĂ© Ă  la fois dans sa Russie natale, en Allemagne et en Suisse, compte dĂ©jĂ  Ă  son actif un palmarĂšs enviable cĂŽtĂ© concours et apparitions publiques Ă  travers le monde. Mais sa carriĂšre de soliste ne l'empĂȘche pas de se livrer Ă  sa vraie passion, la musique de chambre. Il s'attaque dans ce CD aux concertos pour violoncelle et cordes de CPE Bach 1714-1788 , avec cette double particularitĂ© de les jouer au sein d'un ensemble de six musiciens, et d'enrichir les cadences de compositions modernistes. ComposĂ©s entre 1750 et 1753, alors que CPE Bach est Ă  Berlin au service de FrĂ©dĂ©ric le Grand, grand amateur de musique et excellent flĂ»tiste, les trois concertos pour violoncelle s'inscrivent dans la grande tradition du concerto italien, de Vivaldi et des ses contemporains, mais affirment un style tout personnel au musicien. Ils ouvrent la voie au renouveau, annonçant les compostions de Joseph Haydn. Ainsi en est-il de l'exubĂ©rance des mouvements extrĂȘmes, empreints d'un dynamisme qu'on ne sent pas bridĂ©, comme au finale du concerto Wq 170, entraĂźnant, presque piquant, ou Ă  celui du concerto Wq 172, trĂšs enjouĂ©. Les sĂ©quences lentes mĂ©dianes livrent des trĂ©sors d'expressivitĂ©, tel le largo du concerto Wq172, vĂ©rifiant ce mot du compositeur selon lequel la musique doit avant tout toucher le cƓur » d'un profonde Ă©motion, le soliste dĂ©ployant sa douce cantilĂšne sur un accompagnement de cordes jouant en sourdine. Les exĂ©cutions de Konstantin Manaev sont profondĂ©ment pensĂ©es et ses six partenaires, deux violons, alto, violoncelle, contrebasse et clavecin, apportent cette touche d'intimitĂ© qui confĂšre Ă  cette vision toute sa signification. On est moins enthousiaste quant Ă  la maniĂšre d'Ă©largir les cadences de traits modernistes, fort dissonants par moment, comme celle du deuxiĂšme mouvement du concerto Wq 172, oĂč la variation en perd de sa cohĂ©rence, malgrĂ© les efforts de l'auteure, la compositrice ouzbĂšque Aziza Salikova. Ailleurs, comme dans le concerto Wq 171, les choses sont moins perturbantes et s'inscrivent mieux dans la continuitĂ© du morceau, et dans l'esprit de CPE Bach. Quoi qu'il en soit, voilĂ  d'excellentes lectures solistes, et fort bien managĂ©es par les musiciens Ă©mĂ©rites de la Camerata Berlin. Jean-Pierre Robert. Antonio VIVALDI PietĂ  ». PiĂšces sacrĂ©es pour voix d'alto, dont Stabat Mater, RV 621, Gloria, RV 589, Salve Regina, RV 618. Concerto pour cordes et continuo, RV 120. Philippe Jaroussky, contre-tĂ©nor. Ensemble Artaserse. 1CD Erato 0825646257508. TT. 78'30. Philippe Jaroussky revient Ă  la musique sacrĂ©e de Vivaldi. Pour des motets Ă©crits pour la voix d'alto. L'une des premiĂšres compositions de ce type conçues par le PrĂȘtre roux est le Stabat Mater, Ă©crit en 1812 pour la congrĂ©gation des Oratoriens de Brescia. Pour sa seconde interprĂ©tation au disque, Philippe Jaroussky, qui dirige son propre orchestre, Artaserse, en livre une exĂ©cution recueillie, mĂ©ditation bouleversante et intimiste, comme dans le verset cuius animam gementem » oĂč le temps semble s'arrĂȘter, ou le Eia Mater », lors qu'aprĂšs une courte mais sensible introduction instrumentale, la voix du falsettiste semble Ă©merger du nĂ©ant, le chant progressant ensuite dans une atmosphĂšre rarĂ©fiĂ©e. Partout la voix et l'orchestre s'enlacent dĂ©licatement car outre la maĂźtrise suprĂȘme de la ligne de chant, Jaroussky mise sur des tempos habitĂ©s dans le lent et le ppp, et d'une ampleur mesurĂ©e dans le plus allant, tel l'Amen final radieux qui aprĂšs cette belle dĂ©ploration, ouvre les portes du ciel. Le CD prĂ©sente encore des piĂšces Ă©crites alors que Vivaldi s'Ă©tait vu proposer les fonctions, outre de maestro di violini, de maestro di coro, Ă  partir de 1713 Ă  l'Ospedale della PietĂ  de Venise le Gloria, dont est donnĂ© ici le Domine deus », moment de douce rĂ©flexion, oĂč Jaroussky dĂ©ploie son angĂ©lique timbre sur un simple accompagnement du hautbois et de la basse continue. Puis deux motets, bĂątis sur un mĂȘme schĂ©ma de deux airs sĂ©parĂ©s par un rĂ©citatif, couronnĂ©s par un Alleluia brillant, ces morceaux dĂ©veloppant une virtuositĂ© vocale qui n'a rien Ă  envier Ă  celle d'une aria d'opĂ©ra. Ainsi de Clarae stellae, scintillate » 1715, d'une lumineuse beautĂ©, s'achevant dans un tempo digne des morceaux les plus vifs des Quatre saisons ; ou du fascinant Longe mala, umbrae, terrores », de 1720, enchaĂźnant des vocalises qui ne laissent pas d'Ă©tonner dans un tel contexte religieux. Enfin, le motet Filiae maestea Jerusalem », conçu comme une introduction au Miserere, d'une inspiration puissante, contraste une section centrale dĂ©veloppĂ©e sur un rythme pointĂ© des cordes pianissimo, avec deux mouvements extrĂȘmes plus expansifs. Le programme se conclut par le Salve Regina, piĂšce plus tardive aprĂšs 1720, d'une Ă©tonnante richesse mĂ©lodique, construite sur un orchestre a due cori », savoir deux petites formations jouant en rĂ©pons. Ses six versets alternent le contemplatif et le dĂ©clamatoire, pour finir dans un souffle. Philippe Jaroussky dont le timbre a pris des teintes mordorĂ©es , insuffle Ă  toutes ces pages une foi ardente. Jean-Pierre Robert. Georg Friedrich HAENDEL. Music for Queen Caroline » The King rejoice », HWV 260. Te Deum, HWV 280. The ways of Zion do mourn », HWV 264. Tim Mead, contre-tĂ©nor, Sean Clayton, tĂ©nor, Lisandro Abadie, baryton-basse. Les Arts Florissants, dir. William Christie. 1CD Arts Florissants Editions TT. 72'17. Caroline von Brandenburg-Ansbach 1683-1737 Ă©pouse en 1705 le prince Georg August de Hanovre, puis devient princesse de Galles lors de l'accession de son beau-pĂšre, Georges Ier, au trĂŽne d'Angleterre, et enfin reine de Grande Bretagne Ă  celle de son Ă©poux, le roi Georges II, en 1727. Grande intellectuelle, lectrice de Voltaire, amie de Newton, elle a toujours favorisĂ© les arts et les lettres. Rencontrant Georg Friedrich Haendel, elle en deviendra rapidement la protectrice. Celui-ci lui dĂ©diera, entre autres, son Giulio Cesare, et composera plusieurs piĂšces chorales Ă  son intention dont les trois piĂšces rĂ©unies sur ce disque, qui ponctuĂšrent son rĂšgne. Le Te Deum est Ă©crit en 1714 pour marquer l'arrivĂ©e en Angleterre de celui qui devient le roi Georges Ier. Mais il sera aussitĂŽt rejouĂ© pour celle de Caroline quelques jours plus tard, d'oĂč son nom de Te Deum pour la reine Caroline ». Il est distribuĂ© Ă  un chƓur mixte et Ă  trois voix solistes, contre-tĂ©nor, tĂ©nor et basse. On y admire le climat intimiste dans les solos du contre-tĂ©nor, en particulier au cours du verset Quand tu as pris sur toi de sauver l'homme ». L'hymne The King shall rejoice » a Ă©tĂ© créé pour le couronnement de George II. Son ouverture flamboyante donne le ton, qui ne se dĂ©mentit pas au cours des diverses sĂ©quences, dont un passage fuguĂ©, et jusqu'Ă  l'Alleluia final non moins grandiose, illustrant la maĂźtrise contrapuntique du musicien. Enfin, pour les funĂ©railles de la reine, en 1737, Ă  l'abbaye de Westminster, Haendel prĂ©sente avec l'antienne The ways of Zion do mourn » un vibrant mĂ©morial Ă  la dĂ©funte souveraine. Loin de la tristesse d'un requiem, la piĂšce Ă©voque plutĂŽt la reconnaissance des traits de caractĂšre de la souveraine combien aimĂ©e et honorĂ©e. La prĂ©sence de chorals luthĂ©riens n'est pas sans Ă©voquer les origines germaniques aussi bien de la reine que du musicien. Une courte Ouverture symphonique introduit un ton recueilli. Puis s'enchaĂźnent divers morceaux choraux Ă©voquant tour Ă  tour la dĂ©ploration du dĂ©cĂšs et l'Ă©vocation des rĂ©compenses accordĂ©es aux Ăąmes vertueuses, et partant, les nombreuses vertus de la reine Caroline, sa bontĂ©, sa mansuĂ©tude, sa gĂ©nĂ©rositĂ©. Les chƓurs sont, lĂ  aussi, traitĂ©s dans une grandiose ampleur, quoique de maniĂšre diffĂ©renciĂ©e. Mais l'Ɠuvre se conclut dans l'apaisement. William Christie et ses forces, chƓurs et orchestre, livrent de ces trois piĂšces des exĂ©cutions d'une absolue beautĂ© plastique et d'une grande profondeur de ton. Ses solistes dans le Te Deum sont de classe. Un disque qui par son ingĂ©nieux programme enrichit la discographie haendĂ©lienne. Jean-Pierre Robert. Franz SCHUBERT Winterreise, D. 911. PoĂšmes de Wilhelm MĂŒller. Matthias Goerne, baryton, Christoph Eschenbach, piano. 1CD Harmonia Mundi HMC 902107. TT. 74'54 . Les versions du Voyage d'hiver se font nombreuses au disque ces temps. Mais celle-ci, nul doute, est au dessus du lot. Est-il poĂ©tique plus prĂ©gnante que celle que Schubert a portĂ©e dans ce cycle sur les poĂšmes de Wilhelm MĂŒller ? Cette dĂ©lectation du pessimisme, Ă  travers la solitude et l'errance, cette glorification de la dĂ©sespĂ©rance, par le truchement de mĂ©taphores simples mais si parlantes, cette succession de paysages dĂ©solĂ©s, que rien ne semble chercher Ă  embellir ! Est-il actuellement interprĂšte plus inspirĂ© pour le chanter que le baryton Matthias Goerne ? Depuis Dietrich Fischer Dieskau on n'avait plus Ă©tĂ© empoignĂ© par pareille Ă©pure, pareille force. Lied aprĂšs Lied, au fil de cette double sĂ©rie de douze, de Gute Nacht » Ă  Der Leiermann », et avec la complicitĂ© du pianisme incandescent de Christoph Eschenbach, le chanteur va nous guider dans un voyage envoĂ»tant. Celui d'un hĂ©ros au cƓur meurtri, se racontant son dĂ©sespoir, qui ne renonce Ă  aucune voie pour forger son mal, sans rĂ©pit, et sceller ce destin un cheminement inĂ©luctable vers la mort. Qu'admirer le plus ? La science du mot, comme chez l'illustre aĂźnĂ©, mais aussi une simplicitĂ© toute naturelle qui place le texte Ă  notre portĂ©e, sans abandonner la moindre parcelle de profondeur, comme naguĂšre aussi il en fut de l'approche de cet autre gĂ©ant qu'Ă©tait Hans Hotter. Un timbre envoĂ»tant, tour Ă  tour caressant le mot ou projetant de vĂ©hĂ©ments accents, effrayants Auf dem Flusse/ Sur la riviĂšre » et son rythme de marche ou haletants RĂŒckblick/Regard en arriĂšre ». C'est que Goerne recourt Ă  un spectre trĂšs large, du murmure Ă  l'Ă©clat, de la touche tĂ©norisante Ă  la faconde du registre de basse. Qu'il mĂ©nage dans de formidables crescendos. DĂšs lors, la poĂ©sie schubertienne est restituĂ©e Ă  vif dĂ©chirante Einsamkeit/Solitude », vibrante Der greise Kopf/La tĂȘte blanche », d'une insondable nostalgie Der Wegweiser/Le Poteau indicateur», ou d'une tristesse rĂ©signĂ©e DasWirtshaus/L'auberge » et ses sinistres lieux, puisque le voyageur visite un cimetiĂšre. MĂȘme les pages de climats pittoresques prennent une tonalitĂ© sinistre. Comme Die Wetterfahne/La girouette » et son ironique message, ou Die KrĂ€he/ La corneille » et ses Ă©tranges pressentiments. Le piano de Christoph Eschenbach est Ă  l'unisson un jeu liĂ© et perlĂ©, comme il en est du balancement de Sur le fleuve » ou du flux faussement gambadant de Die Post/La poste ». Les contrastes et les ruptures de rythmes sont mĂ©nagĂ©s avec flair. Ainsi des passages syncopĂ©s inquiĂ©tants de Im Dorfe/Au village ». Avec les quatre derniĂšres piĂšces, on atteint une Ă©motion d'une force indicible, s'achevant par un Der Leiermann/Le Joueur de vielle » d'un bouleversant statisme, comme si les mots et les notes s'envolaient vers l'infini. Les deux interprĂštes sont captĂ©s dans une acoustique de concert, apportant au dialogue voix-piano toute sa substance et une admirable prĂ©sence. Un rare achĂšvement qui semble conclure en apothĂ©ose une sĂ©rie schubertienne d'exception commise par Matthias Goerne au fil d'une douzaine de disques mĂ©morables. Jean-Pierre Robert. Felix MENDELSSOHN Ouverture les HĂ©brides ». Symphonie N° 3, Écossaise » op. 56. Robert SCHUMANN Concerto pour piano et orchestre op. 54. Maria JoĂŁo Pires, piano. LSO, dir. John Eliot Gardiner. 1CD LSOlive LSO0765. TT. 79'17. Ce gĂ©nĂ©reux CD prĂ©sente un vrai programme de concert, en l'occurrence celui donnĂ© Ă  Paris en janvier dernier cf. NL de 2/2014, puis au Barbican de Londres, oĂč l'Ă©vĂšnement fut captĂ© Ă  la fois en version audio et pour la vidĂ©o le prĂ©sent CD s'accompagne d'un DVD Blu-ray. Ce programme a du sens car il rapproche deux compositeurs amis et chantres de l'imagination musicale, Mendelssohn et Schumann. Les paysages Ă©cossais, Felix Mendelsshon les dĂ©couvrit lors de son sĂ©jour de 1842 et les idĂ©alisa en deux compositions remarquables, l'Ouverture Les HĂ©brides » et sa troisiĂšme symphonie. De la premiĂšre John Eliot Gardier propose une interprĂ©tation forte de contrastes, dans ses diverses phases, ondoiement marin, tempĂȘte dĂ©chainĂ©e, retour au calme, nouvelle bourrasque. Cette mĂȘme approche caractĂ©rise la symphonie dite Ă©cossaise », partagĂ©e entre vivacitĂ© et relĂąchement, agitation fĂ©brile et apaisement bienfaisant. A l'exemple du premier mouvement une longue introduction plantant le dĂ©cor Ă  la fois visuel, les landes des Highlands, et figurĂ©, la poĂ©tique romantique d'Ossian, puis le dĂ©ploiement d'Ă©pisodes tempĂ©tueux que le chef ne cherche pas Ă  amoindrir, mais au contraire truffe de rythmes martelĂ©s. Le vivace suivant, sorte de scherzo nocturne, si typique de la maniĂšre de Mendelssohn, est abordĂ© dans un tempo d'une Ă©bouriffante vitesse, presque boulĂ©, ce qui dans les passages ppp lui confĂšre un aspect fantastique. On retrouve pareille vivacitĂ© au finale, tourbillon haletant dĂ©bouchant sur une pĂ©roraison majestueuse, dĂ©pourvue de grandiloquence. MalgrĂ© l'allure endiablĂ©e et la pression mise par le chef sur ses musiciens, le discours ne perd pas une once d'articulation. Peu avant, l'adagio aura distillĂ© une cantilĂšne mĂ©lancolique des violons dont un deuxiĂšme thĂšme solennel ne sera pas parvenu Ă  interrompre le cours. Une exĂ©cution dĂ©bordante de vie, qui renouvelle notre vision de ce petit chef d'Ɠuvre. Le Concerto pour piano op. 54 de Schumann, créé par Clara Wieck, en 1845, aprĂšs une longue maturation, occupe une place particuliĂšre parmi les grands concertos romantiques par ses audaces d'Ă©critures et son caractĂšre novateur. Il est, sous les doigts de Maria JoĂŁo Pires, un modĂšle d'Ă©quilibre un pianisme ni maniĂ©rĂ© ni ostentatoire, d'une belle alacritĂ©, sans ce trop plein de vigueur que lui confĂšrent certains de ses confrĂšres ou consƓurs. Comme ce fut le cas lors du concert parisien, on se laisse bercer par la fine adĂ©quation de l'interprĂ©tation Ă  la poĂ©tique de la piĂšce dĂ©licatesse et intĂ©rioritĂ© de l' affetuoso » initial, ton chambriste dont est exĂ©cutĂ© l'intermezzo central, comme un chant intime, sĂ©rĂ©nitĂ© transparaissant dans le finale enjouĂ©, jubilatoire, sans brillance superfĂ©tatoire. Jean-Pierre Robert A 90 th Birthday celebration ». Anton DVOƘÀK Quintette pour piano et cordes en la majeur, op. 81. Franz SCHUBERT Quintette pour piano et cordes La Truite », D 667. Menahem Pressler, piano, Benjamin Berlioz, contrebasse, Quatuor EbĂšne. 1CD Erato 46259649. TT. 75'39. 1DVD TT. 116'30 contenant l'intĂ©gralitĂ© du concert, dont en outre 4 Lieder extraits du Winterreise et Die Forelle », D 560, de Schubert, l'Andantino du Quatuor Ă  cordes de Debussy et le Nocturne en ut diĂšse mineur, op. posthume de Chopin. Ce CD est la captation du concert du 7 novembre 2013, salle Pleyel, durant lequel fut fĂȘtĂ© le 90 Ăšme anniversaire de ce gĂ©ant du piano, de la musique tout court, qu'est Menahem Pressler. Ce fut une fĂȘte en effet. Qu'on salua bien bas cf. NL de 12/2013. Et sans doute des exĂ©cutions hors concours, qu'il ne faut pas tenter de comparer Ă  d'autres. La Quintette op. 81 pour piano et cordes de Dvoƙàk montre peut-ĂȘtre des ralentissements qui, Ă  l'Ă©coute aveugle, peuvent surprendre, par exemple au fil du premier mouvement. Mais quel engagement de tous les instants, quel jaillissement mĂ©lodique Ă  travers ses climats tour Ă  tour Ă©lĂ©giaques et prestes ! AprĂšs tout, l'indication de tempo est allegro ma non tanto ». Il y a lĂ  un sentiment d'urgence qui aux derniĂšres phrases, emporte tout, au point de dĂ©chaĂźner les applaudissements de l'auditoire ! L'andante suivant est pareillement distillĂ© avec amour sur le rythme un soupçon mĂ©lancolique d'une danse de Dumka, et s'il vire Ă  l'adagio quelquefois, sa profondeur abyssale est bouleversante par le jeu perlĂ© du pianiste et le rĂ©pondant tout en finesse des EbĂšne. Ils vont se dĂ©chaĂźner au Furiant, d'une vivacitĂ© aĂ©rienne, alors que le trio mĂ©dian explore les contrĂ©es de l'Ăąme. Un allegro enjouĂ© conclut cette exĂ©cution magistrale. Il en va de mĂȘme du Quintette La Truite » de Schubert qui respire le bonheur de jouer ensemble, nimbĂ© de la douceur miraculeuse du jeu de Menahem Pressler, et cultive un art consommĂ© de la transition. Le vivace initial, certes modĂ©rĂ©, notamment en son deuxiĂšme thĂšme contenu dans un pianissimo bienfaisant, est d'un suprĂȘme naturel. Ce nuancier on le retrouve Ă  l'andante qui chante comme jamais et, sans jeu de mot, coule de source, tout en cĂŽtoyant les trĂ©fonds. Le scherzo introduit un joli presto d'une vigueur tempĂ©rĂ©e dans sa scansion tournoyante, qu'entrecoupe un trio empreint d'un sentiment d'apaisement. Le merveilleux thĂšme de l'Andantino, calquĂ© sur celui du Lied Die Forelle », est pris aux cordes avec infiniment de douceur, avant que le piano ne donne le signal des variations. Celles-ci seront subtilement diffĂ©renciĂ©es, en particulier celle mettant en scĂšne le violoncelle, d'une lenteur habitĂ©e. La joie sans ombre du finale Allegro giusto, merveilleusement balancĂ©, conclut une exĂ©cution lĂ  encore mĂ©morable. La prise de son mĂ©nage un Ă©quilibre trĂšs satisfaisant entre piano et cordes. Le DVD nous plonge au cƓur mĂȘme de cette leçon de musique, grĂące Ă  de superbes images, en particulier du hĂ©ros de la fĂȘte dont les doigts collent au clavier comme pour mieux modeler la musique. Son attention de tous les instants vis Ă  vis de ses jeunes confrĂšres est un rĂ©gal, comme ce sourire furtif Ă©chappĂ© au vol. Il permet aussi de savourer encore quelques moments magiques un bouquet de Lieder de Schubert, chantĂ©s par le tĂ©nor Christoph PrĂ©gardien, et tirĂ©s du Voyage d'hiver, outre celui de La Truite », annonçant judicieusement le Quintette du mĂȘme nom, ainsi que les bis le mouvement lent du Quatuor de Debussy, prĂ©sent fait par les EbĂšne Ă  celui qui remporta naguĂšre le Concours du mĂȘme nom et voue depuis lors une passion pour le compositeur, et un Nocturne de Chopin, jouĂ© comme en apesanteur par Menahem Pressler. Hors concours dĂ©cidĂ©ment ! Jean-Pierre Robert. Johannes BRAHMS Sonates pour violon et piano, N° 1, op. 78, N° 2, op. 100, N° 3, op. 108. Scherzo en ut mineur Sonate F-A-E ». Augustin Dumay, violon, Louis Lortie, piano. 1CD Onyx ONYX 4133. TT. 77'01. Augustin Dumay n'en est pas Ă  sa premiĂšre exĂ©cution des trois Sonates pour violon de Brahms, mĂȘme au disque. La plus rĂ©cente le fut avec Maria JoĂŁo Pires, pour Universal DG. Cette nouvelle version surprend par sa tonalitĂ© automnale, son austĂ©ritĂ©, sa sĂ©vĂ©ritĂ© mĂȘme. Elle est le fruit d'intenses rĂ©flexions, de recherches, de remises en question sans doute. La Sonate tourne le dos au caractĂšre lumineux qu'on lui attribue gĂ©nĂ©ralement, en raison de tempos retenus, voire lents, dans le vivace initial, empreint de mĂ©lancolie, que soulignent des ralentissements constants. Ils affectent tout autant l'adagio, qui s'enfonce dans l'immobilitĂ©, et l'allegro moderato final manque de ce charme immĂ©diat associĂ© Ă  cette premiĂšre piĂšce. Une approche trĂšs personnelle, Ă  mille lieux des bretteurs d'estrade. La Sonate op. 100, plus classique et plus heureuse », selon le violoniste, est de mĂȘme marquĂ©e par un dĂ©bit retenu l'allegro amabile qui l'ouvre est nanti, lĂ  encore, de ralentissements extrĂȘmes qui confĂšrent Ă  ce qu'il est convenu de considĂ©rer comme une romance sans parole, une sĂ©rĂ©nitĂ© refusant tout Ă©panchement romantique. Le lyrisme ne se libĂšre pas aisĂ©ment aux deux autres mouvements, et le souffle brahmsien est fermement contenu dans des limites objectives. L'opus 108 s'avĂšre plus proche des interprĂ©tations centrales » et fait montre d'une jeunesse d'esprit communicative, vĂ©rifiant ce bon mot de Picasso de qui aurait mis du temps Ă  devenir jeune ». Les tempos, quoique lĂ  encore plus lents que ceux adoptĂ©s, par exemple, par Leonidas Kavakos et Yuja Wang dans leur rĂ©cente version Decca ; cf NL de 6/2014, sont justement passionnĂ©s, voire fiĂ©vreux au finale, et d'une poignante expression Ă  l'adagio. Dumay joue le superbe Guarneri del JesĂč ayant appartenu Ă  Leonid Kogan, et un archet de Pierre Putigny qu'utilisait Arthur Grumiaux, son maĂźtre vĂ©nĂ©rĂ©. La sonoritĂ© chaude et sombre, comme confidente, accentue l'austĂ©ritĂ© de la vision, comme y contribue une prise de son intimiste. Jean-Pierre Robert. Georges BIZET Carmen. OpĂ©ra en quatre actes. Livret de Henri Meilhac et Ludovic HalĂ©vy. Maria Callas, Nicolai Gedda, Andrea Guiot, Robert Massard, Nadine Sautereau, Jane BerbiĂ©, Claude Cales, Jacques Mars, Jean-Paul Vauquelin, Jacques Pruvost. ChƓurs RenĂ© Duclos. ChƓurs d'enfants Jean Pesneaud. Orchestre du Théùtre National de l'OpĂ©ra de Paris, dir. Georges PrĂȘtre enregistrement juillet 1964 ; remastered 2014. 2 CD Warner Classics 0825646341108. Cent fois sur le mĂ©tier... L'hĂ©ritage Callas semble ĂȘtre vouĂ© Ă  une rĂ©activation permanente, aubaine pour le label. Pour les collectionneurs et les amoureux de l'art de la Diva assoluta aussi, le bĂ©nĂ©fice Ă©tant pour eux avant tout artistique. Entre autres parutions, son interprĂ©tation lĂ©gendaire de Carmen revient dans un nouveau transfert. La remastĂ©risation a Ă©tĂ© effectuĂ©e, dans les fameux studios londoniens d'Abbey road, Ă  partir, cette fois, des bandes-mĂšres originales. Le gain sonore est indĂ©niable, la dynamique enfin restituĂ©e dans sa quasi entiĂšretĂ©, et non plus affectĂ©e de l'effet de compression qui en limitait le spectre, dans les tuttis notamment. Car la salle Wagram, oĂč eut lieu l'enregistrement en juillet 1964, pour ce qui devait ĂȘtre l'avant-derniĂšre intĂ©grale d'opĂ©ra lĂ©guĂ©e par Callas, offrait une acoustique ouverte et idĂ©alement aĂ©rĂ©e, ce dont le producteur Michel Glotz et l'ingĂ©nieur du son Paul Vavasseur usĂšrent avec leur habiletĂ© coutumiĂšre. La prĂ©sence est Ă©tonnante, des voix comme de l'orchestre, avec une naturelle spacialisation des diverses sections, cordes, bois, cuivres, et l'accent portĂ© sur les graves, aux percussions en particulier. La clartĂ© des plans est tout aussi saisissante, comme la discrĂšte mais efficace mise en espace chƓurs d'enfants au Ier acte, placement des voix lors de la scĂšne des cartes au III. Seuls, les chƓurs ne profitent pas toujours de cette cure de rajeunissement, captĂ©s souvent trop en arriĂšre plan, en particulier lors de la Habanera, oĂč la voix de Callas est fortement privilĂ©giĂ©e. C'est que cette radiographie sonore ne passe rien. Les fĂȘlures de la voix de la diva, bien sĂ»r, et cette tendance Ă  privilĂ©gier le registre de poitrine. Mais combien d'avantages en comparaison ! Car l'interprĂ©tation est grandiose, envoĂ»tante, avec ces traits fulgurants, cette maniĂšre de jouer de la morgue SĂ©guedille, Ă©change avec JosĂ© lors du retour de celui-ci, de la fatalitĂ© scĂšne des cartes, d'une inflexibilitĂ© totalement assumĂ©e scĂšne finale, jusqu'Ă  ce tiens » dĂ©timbrĂ©, instillant le froid dans le dos. Le sens du texte, la diction admirable rendent ce portrait captivant, oĂč sont illustrĂ©s tous les registres de la sĂ©duction. Chante-t-on encore aujourd'hui avec l'intelligence suprĂȘme qu'apporte Nicolai Gedda Ă  Don JosĂ© ? Une Ă©lĂ©gance dans la passion, une vraie clartĂ© de l'Ă©mission, un art du phrasĂ©, lĂ  aussi devenus lĂ©gendaires, pour une incarnation ardente, vaillante, avec le soleil dans le timbre. De mĂȘme, Robert Massard est un Escamillo dotĂ© d'une distinction dont peu de ses successeurs, van Dam exceptĂ©, surent user. Et Andrea Guiot offre une Micaela de calibre, prouvant que ce rĂŽle est plus proche des hĂ©roĂŻnes italiennes que d'une soubrette souffreteuse. L'impact dramatique de l'interprĂ©tation doit beaucoup Ă  la direction enflammĂ©e de Georges PrĂȘtre, et Ă  ses excĂšs une certaine sĂ©cheresse du trait, des accĂ©lĂ©rations incroyables bagarre des cigariĂšres, Entracte du II , et un discours pas toujours des plus subtils, mais diablement efficace. Peut-ĂȘtre pas la version idĂ©ale du chef d'Ɠuvre de Bizet. Une interprĂ©tation Ă©lectrisante certainement, encore embellie. Seule ombre dans cette captivante entreprise aucun texte de prĂ©sentation sur l'opĂ©ra, fĂ»t-il le plus jouĂ© au monde, comme l'absence du livret. N'y a-t-il pas encore un public Ă  conquĂ©rir ? Jean-Pierre Robert. Émile GOUE Musique de chambre vol. 3 » Sextuor Ă  cordes, op. 33. Duo pour violon et violoncelle, op. 34. Trio pour violon, alto et violoncelle, op. 32. Fleurs mortes pour violon et piano. Trois MĂ©lodies pour voix et quatuor Ă  cordes,op. 36. L'AmitiĂ©. Elmira Darvarova, Kristi Helberg, violons. Ronald Carbone, David Cerutti, altos. Samuel Magill, Wendy Sutter, violoncelles. Damien Top, tĂ©nor. Linda Hall, piano. 1CD Azur classical. AZC120. TT. 73'03. Émile GouĂ© 1904-1946 mena de front sa carriĂšre d'enseignant et une intense activitĂ© de composition. Dans le domaine de la musique de chambre en particulier. FormĂ© sur le tas, il sera encouragĂ© par Albert Roussel et Charles Koechlin. L'association du Festival international Albert-Roussel et les Ă©ditions Azur classical tirent peu Ă  peu de l'ombre sa riche production. AprĂšs la Sonate pour violon et piano, les quatuors, le quintette Cf. NL de 1/2014 voici, pour ce troisiĂšme volume, d'autres piĂšces non moins passionnantes. A propos desquelles s'applique si bien le mot de Koechlin c'est infiniment sĂ©rieux, Ăąpre souvent, Ă©trange mĂȘme, parfois assez austĂšre, tragique aussi ». Car l'Ă©criture de GouĂ©, si elle reste ancrĂ©e dans la tonalitĂ©, l'Ă©largit en des harmonies denses et complexes. Le Trio Ă  cordes op. 22, de 1939, dĂ©ploie une belle veine mĂ©lodique et une sĂ»re architecture. DĂ©butant par un presto, Ă  la verve digne du style de Roussel, il offre un adagio dont le parcours mĂ©lodieux s'inscrit dans une rythmique assurĂ©e, ce qui lui confĂšre une Ă©tonnante rĂ©sonance grave, mais nullement triste. L'allegro final, sur un rythme de tarentelle, distille une joie sans mĂ©lange, celle d'un air populaire. Le Sextuor Ă  cordes op. 33, Ă©crit en 1942, durant la longue pĂ©riode de captivitĂ© du musicien au nord de l'Allemagne, s'avĂšre plus charnu et laisse percevoir les sentiments partagĂ©s du musicien durant cette pĂ©riode difficile. Une introduction lente prĂ©lude Ă  un mouvement vivement rythmĂ©. Une profonde cantilĂšne rompt ce climat enjouĂ© pour des accents presque lugubres. Ce climat semble perdurer dans le deuxiĂšme mouvement trĂšs animĂ© ». Le sens de l'urgence ne laisse pas beaucoup d'espoir quant Ă  la dĂ©solation qui parcourt ces pages. Le thĂšme du Lent » est tirĂ© du PoĂšme symphonique de 1933 la thĂ©matique est lĂ  encore rĂ©solument sombre, aux altos notamment, mais empreinte d'une vraie dĂ©licatesse. Le finale, vif », est comme un manifeste d'espoir. Le Duo pour violon et piano op. 34, de 1943, qui s'inscrit dans un genre dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ© par Ravel et Honegger, se signale par une vraie osmose entre les deux instruments, au fil de ses trois mouvements, animĂ© », trĂšs lent », belle mĂ©diation, et trĂšs vif », dĂ©gageant quelque optimisme en l'existence. Le CD prĂ©sente une autre composition pour violon et piano, inĂ©dite Fleurs mortes », de 1934, Ă©voquant comme la nostalgie des souvenirs d'enfance dans ses deux sĂ©quences, la premiĂšre au balancement typiquement gallique, la seconde au parfum de comptine populaire. Enfin, les Trois MĂ©lodies pour voix et quatuor Ă  cordes » op. 36, de 1943, de tonalitĂ© automnales, sont Ă©crites sur des textes de Jean de La Ville de Mirmont et de Rainer Maria Rilke. La mĂ©lodie isolĂ©e L'AmitiĂ© », sur un texte de Christiane Delmas 1935 offre pareil climat austĂšre. Les solistes de l'Orchestre du MET de New-York et le tĂ©nor Damien Top apportent leur talent pour nous faire dĂ©couvrir ces compositions. Jean-Pierre Robert. L'Heure romantique ». MĂ©lodies et Lieder de Purcell, Mahler, Schumann, Bizet, Caplet, Ravel, Canteloube, Paul Ben Haim, Alexander Boskovitch. Airs d'opĂ©ras de Mozart et de Meyerbeer. Varda Kotler, soprano, Israel Kastoriano, piano. 1CD Forlane FOR 16878. TT.73'12. La soprano Varda Kolter, native de Tel Aviv, poursuit une belle carriĂšre aussi bien Ă  la scĂšne qu'en rĂ©cital. Pour son nouveau CD elle rĂ©unit un programme fort Ă©clectique aussi bien anglais qu'allemand, français ou yiddich, du plus connu Ă  quelques raretĂ©s. Pour un voyage musical rĂ©vĂ©lant la grande humanitĂ© enfouie dans ces courtes piĂšces », souligne-t-elle. De la mĂ©lodie Music for a while » de Purcell, Ă  quelques RĂŒckert-Lieder de Mahler, dont Ich atmet einen Linden Duft », si empli d'atmosphĂšre, ou encore Ă  Schumann et son dĂ©licat Der Nussbaum », la pudeur de la maniĂšre de la chanteuse fait merveille, comme la simplicitĂ© avec laquelle elle aborde Erstes GrĂŒn » de ce dernier. Elle est Ă  l'aise dans le rĂ©pertoire français, mĂȘme si çà et lĂ  quelques intonations s'avĂšrent dĂ©licates, dues Ă  la difficultĂ© de prononciation d'une langue terriblement exigeante. Le Sonnet » de Bizet, sur un poĂšme de Ronsard, rĂ©vĂšle sa fine mĂ©lancolie, et Tarentelle » est enjouĂ©e et virtuose dans ses insouciantes vocalises, enfin Guitare » dĂ©ploie une belle Ă©nergie, sur un rythme espagnol qui confĂšre au texte de Victor Hugo une saveur insoupçonnĂ©e. Quelques piĂšces des Chants d'Auvergne de Joseph Canteloube lui conviennent encore mieux car elle en distille l'esprit et l'originalitĂ©. La Vocalise-Étude de Ravel, donnĂ©e avec ce zest d'abandon indispensable, prĂ©lude Ă  deux chansons sans paroles du compositeur israĂ©lien Paul Ben-Haim 1897-1984. Au chapitre des raretĂ©s, une piĂšce de Alexander Uriah Boskovitch 1907-1964, Que tu es belle, ma bien-aimĂ©e », tirĂ©e du Cantique des Cantiques, nous immerge dans la poĂ©tique du chant juif. Comme Ben-Haim, ce musicien nĂ© en Europe, se rendra en IsraĂ«l. D'AndrĂ© Caplet 1878-1925, Varda Kotler donne Le corbeau et le renard », mise en musique de la cĂ©lĂšbre fable de Jean de La Fontaine, pleine de mystĂšre et d'esprit, d'inspiration plutĂŽt moderniste, qui fait penser Ă  Schoenberg. En guise de bis, viennent deux airs d'opĂ©ra de Mozart et de Meyerbeer. De La Clemenza di Tito, le Parto, ma tu ben mio » du jeune Sesto est finement mĂ©nagĂ© dans le rĂ©citatif comme dans l'aria. Et Nobles Seigneurs, Salut! », tirĂ© des Huguenots, fait montre de panache. Jean-Pierre Robert. Chansons perpĂ©tuelles ». Guillaume LEQUEUX Trois poĂšmes. Hugo WOLF quatre Lieder extraits de l'Italienisches Liederbuch. Gabriel FAURE 5 mĂ©lodies de Venise ». Serge RACHMANINOV mĂ©lodies extraites de Chest Romansov op. 4 et de Dvenadtsat Romansov. Charles KOECHLIN extraits de Cinq mĂ©lodies » op. 5 et de Sept Rondels » op. 8. Ernest CHAUSSON Chanson perpĂ©tuelle, op. posthume 37. Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano. Roger Vignoles, piano. Quatuor Psophos. 1CD NaĂŻve V 5355. TT. 63'17. Pour son nouveau rĂ©cital, Marie-Nicole Lemieux reste dans la sphĂšre mĂ©lancolique. Le disque emprunte son titre Ă  La Chanson perpĂ©tuelle d'Ernest Chausson, que la chanteuse avait inscrite au programme de son concert Ă  l'Amphithéùtre Bastille en 2013, et propose un voyage Ă  travers l'Europe de la fin du XIX Ăšme siĂšcle qui, souligne-t-elle, marque l'apogĂ©e de la mĂ©lodie française ». Elle est entourĂ©e dans cette piĂšce d'un quintette instrumental et la voix s'Ă©panouit admirablement, s'enroulant dans leurs volutes, et la diction impressionne. Les Trois PoĂšmes de Guillaume Lequeu 1870-1894 exhalent pareille veine mĂ©lancolique, mĂȘme dans Ronde » malgrĂ© une apparente nonchalance de ton, tandis que Nocturne », avec le renfort du quatuor Ă  cordes, rĂ©vĂšle mystĂšre et langueur. Les MĂ©lodies de Venise » de Gabriel FaurĂ© 1891 dĂ©couvrent une maniĂšre tout sauf aseptisĂ©e. La fine poĂ©sie de Verlaine y palpite de sensualitĂ©. A l'inverse de beaucoup d'interprĂštes, Marie-Nicole Lemieux privilĂ©gie une approche plus dessinĂ©e, gourmande du mot, et Mandoline » ou Green » en acquiĂšrent une densitĂ© nouvelle, alors que C'est l'extase » n'a rien de vaporeux. Le pianisme de Roger Vignoles est Ă  l'unisson. Marie-Nicole Lemieux offre aussi quelques piĂšces de Charles Koechlin, tirĂ©es des Cinq mĂ©lodies » op. 5, et des Sept rondels » op. 8. Des premiĂšres, Si tu le veux » est un rĂ©gal, la voix Ă©voluant sur l'ondoiement du piano, tandis que Menuet » est tout de nostalgie. Des Sept rondels, sur des poĂšmes de ThĂ©odore de Banville, elle propose, entre autres, La lune », seul vrai trait d'esprit du rĂ©cital. Hugo Wolf la montre Ă  l'aise en territoire germanique. Les piĂšces de Serge Rachmaninov lui conviennent encore mieux car le timbre grave y trouve matiĂšre Ă  s'Ă©panouir naturellement, proche de l'effusion opĂ©ratique. Ainsi en est-il du trĂšs cĂ©lĂšbre Ma belle, ne chante pas devant moi ». La dĂ©clamation est expressive et le legato superbe, tout comme l'accompagnement dĂ©monstratif. Sa grande voix, Marie-Nicole Lemieux sait la dompter pour la mettre au diapason de la confidente rĂ©citaliste, tout comme elle canalise son tempĂ©rament expansif pour se faire patte de velours. Roger Vignoles est un sĂ»r partenaire pour installer Ă  chaque instant le juste climat et donner vie Ă  ces belles miniatures. Jean-Pierre Robert. Les Ombres Heureuses ». Les organistes français de la fin de l’Ancien RĂ©gime. Olivier Baumont, orgue & piano. 1CD Éditions Radio France, Collection TempĂ©raments TEM 316053. TT 63’31. C’est probablement au XVIIIe siĂšcle que la musique pour orgue s’anoblit, s’embellit et s’enrichit, pĂ©riode oĂč compositeurs et facteurs d’instruments se rĂ©unissent dans une symbiose Ă©troite tout au service de la musique, au service de la sonoritĂ©, miracle de la musique qui naĂźt d’une altĂ©ritĂ© chaque fois renouvelĂ©e et partagĂ©e qui produira ces piĂšces peu connues que nous propose Olivier Baumont dans cet enregistrement. Des compositeurs de l’Ancien RĂ©gime, Claude Balbastre 1724-11799, Michel Corrette 1707-1795h Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier 1734-1794, Armand-Louis Couperin 1727-1789, Josse-François-Joseph Benaut 1741-1794 et Guillaume Lasceux 1740-1831. Des maĂźtres aujourd’hui oubliĂ©s et des Ɠuvres qu’Olivier Baumont a judicieusement choisies comme un journal d’orgue qu’on feuillette avec plaisir et nostalgie. Des instruments exceptionnels comme l’orgue Dom Bedos-Quoirin 1748 de l’église Sainte-Croix de Bordeaux et le pianoforte-orgue, insolite piano organisĂ© Erard-FrĂšres 1791 conservĂ© au musĂ©e de la CitĂ© de la Musique Ă  Paris. Un disque, on l’aura compris, tout Ă  fait exceptionnel par le choix de Ɠuvres, par la nature de l’instrumentarium et par la qualitĂ© de l’interprĂ©tation d’Olivier Baumont. On regrettera toutefois une prise de son qui parait parfois un peu plate. Un disque original et didactique. Patrice Imbaud. Carl Maria von WEBER. Johann Nepomuk HUMMEL. Early Romantic Concertos for Clarinet & Trumpet. Philippe Cuper, clarinette. Éric Aubier, Trompette. Orchestre Symphonique de Bretagne, dir. Claude Schnitzler & Vincent Barthe. 1 CD IndĂ©sens INDE067. TT 73’45. Réédition par le label IndĂ©sens de quatre Ɠuvres emblĂ©matiques du rĂ©pertoire pour clarinette et trompette, les Concertos n° 1 & n° 2 et le Concertino pour clarinette de Carl Maria von Weber 1786-1826 et le Concerto pour trompette de Johann Nepomuk Hummel 1778-1837. Des concertos incontournables, jouĂ©s, ici, par des figures reconnues des vents français, le clarinettiste Philippe Cuper et le trompettiste Éric Aubier. Weber composa en 1811, Ă  l’intention de son ami le clarinettiste virtuose Heinrich Baermann, l’aimable concertino et les deux concertos, des Ɠuvres qui exploitent au mieux toutes les possibilitĂ©s expressives et techniques de la clarinette. Hummel reste encore inscrit dans les mĂ©moires par ce concerto pour trompette datant de 1803, dĂ©diĂ© au trompettiste Weidinger. Des Ɠuvres maĂźtresses oĂč l’on peut juger de la proximitĂ© des instruments Ă  vents avec la voix, de la complainte de la clarinette aux accents plus soutenus de la trompette. Des compositions qui font la transition entre classicisme et romantisme, qu’il est bon d’écouter et de réécouter surtout quand l’interprĂ©tation est d’une telle qualitĂ©. Patrice Imbaud. Romance oubliĂ©e ». Hermine Horiot, violoncelle. Ferenc Vizi, piano. 1 CD Collection 1001 Notes 1001notes 05. TT 64’16. Un premier disque pour la jeune violoncelliste Hermine Horiot, mais un coup de maĂźtre. AssociĂ©e au pianiste Ferenc Vizi dans un programme Ă©minemment romantique, Dvoƙák, Schumann, Chopin et Liszt. Un bel enregistrement qui ravira tous les amateurs de musique de chambre. Une sĂ©lection de piĂšces connues, jouĂ©es par les plus grands, des ambiances diffĂ©rentes, mais une mĂȘme poĂ©sie portĂ©e par la sonoritĂ© superbe du violoncelle, Waldesruhe et Sonatine de Dvoƙák, Trois Romances de Robert Schumann, la grande Sonate de Chopin et Romance oubliĂ©e de Liszt. Une trĂšs belle interprĂ©tation toute en ressenti, en nuances, construite avec intelligence autour de la sonate de Chopin qui explore Ă  elle seule tous les mĂ©andres de l’ñme romantique, de sa part d’ombre, de sa romance oubliĂ©e comme une mĂ©lodie perdue qu’on a de cesse de retrouver. Bravo ! Un pari audacieux totalement maĂźtrisĂ©. Une violoncelliste Ă  suivre
 Patrice Imbaud. Gabriel FAURÉ. Quatuor avec piano n° 1, Op. 15. Mel BONIS. Quatuor avec piano n° 1, Op. 69. Quatuor Giardini. 1 CD Evidence EVCD004. TT 56’45. Le Quatuor Giardini du nom d’un des premiers compositeurs du genre quatuor avec clavier nous prĂ©sente ici un enregistrement d’un grand intĂ©rĂȘt musical, par le choix des Ɠuvres et par la qualitĂ© de leur rĂ©alisation. Le genre quatuor avec clavier remonte au milieu du XVIIIe siĂšcle, Ă©poque ou le clavecin s’émancipe, devient instrument soliste et oĂč se dĂ©veloppe parallĂšlement le genre concertant, faisant d’abord appel aux cordes exclusives, avant de s’enrichir de l’effectif des vents. Mozart lui donna ses lettres de noblesse, bientĂŽt secondĂ© par les compositeurs romantiques et post romantiques. Il serait vain de prĂ©senter Gabriel FaurĂ© 1845-1924, sans nul doute un des plus fameux musiciens français, maitre reconnu en matiĂšre d’harmonie et de mĂ©lodie. Son Quatuor avec piano n° 1 appartient Ă  sa premiĂšre pĂ©riode compositionnelle puisqu’écrit entre 1876 et 1879. En revanche, MĂ©lanie Bonis 1858-1937 est probablement moins connue du grand public. Condisciple de Debussy au Conservatoire de Paris, son Ɠuvre, souvent entravĂ©e par sa vie personnelle et le conservatisme ambiant, comprend environ trois cents piĂšces, tous genres confondus, musique de chambre, musique pour piano, musique vocale et orchestrale. Son Quatuor avec piano n° 1 fut composĂ© entre 1900 et 1905. Deux Ɠuvres bien diffĂ©rentes. Si le Quatuor de FaurĂ© rĂ©vĂšle immĂ©diatement toute sa plĂ©nitude musicale, chargĂ©e de lumiĂšre, de tumulte et de drame, celui de Mel Bonis parait plutĂŽt en demie teinte, empreint de nostalgie, d’une certaine pudeur dans l’expression qui en fait tout le charme. Un disque remarquable qui frappe d’emblĂ©e par la cohĂ©sion du Quatuor Giardini, par la sensibilitĂ© musicale de chacun de ses membres et par la qualitĂ© de la prise de son. Un disque qui fera rĂ©fĂ©rence ! Un Quatuor original et talentueux Ă  suivre
 Patrice Imbaud. Ralph VAUGHAN WILLIAMS. Paul HINDEMITH. Florent SCHMITT. Charles KOECHLIN Les altistes engagĂ©s. Vincent Roth, alto. SĂ©bastien Beck, piano Erard. 1 CD Editions Hortus. Collection Les musiciens et la Grande Guerre. Vol VII ». HORTUS 707. TT 60’53. SeptiĂšme volume de cette magnifique collection que le label Hortus consacre aux Musiciens et la Grande Guerre ». Comme pour les prĂ©cĂ©dents opus, un choix pertinent d’Ɠuvres originales et des interprĂštes de qualitĂ© qui feront, Ă  n’en pas douter, le succĂšs de ce disque. Loin d’entraver la progression de l’avant-garde musicale, initiĂ©e notamment par Stravinski et son Sacre du Printemps datant de 1913, la Grande Guerre semble avoir toutefois modifiĂ© la donne, par l’enrĂŽlement et l’expĂ©rience du front que connaitront nombre de jeunes compositeurs français, allemands ou anglais. Ralph Vaughan Williams 1872-1958 s’engage comme brancardier, sa Romance pour alto et piano, aux accents tragiques, date de 1914. Paul Hindemith 1895-1963 porte dĂšs l’ñge de 19 ans le deuil de son pĂšre tuĂ© dĂšs le dĂ©but du conflit dans les Flandres. Altiste hors pair, sa Sonate Op. 11 n° 4, de 1919, post romantique, s’inscrit dans la tradition allemande, Ă  la fois lyrique et expressionniste. Florent Schmitt 1870-1958 compose sa LĂ©gende en 1918, malgrĂ© sa profonde tendresse, elle reste chargĂ©e d’angoisse. Charles Koechlin 1867-1950 s’engage comme infirmier et continue de dĂ©fendre l’avant-garde cosmopolite par le biais de la SociĂ©tĂ© IndĂ©pendante de Musique face Ă  la trĂšs nationaliste SociĂ©tĂ© Nationale de Musique, Ă©manant de la Schola Cantorum. Sa Sonate Op. 53, Ă©crite en 1915, est une partition dĂ©chirante empreinte de dĂ©solation. Un disque marquĂ© par le sceau de la guerre, par ses atrocitĂ©s, par ses drames, oĂč la complainte de l’alto est ici rĂ©signĂ©e et dĂ©solĂ©e, ailleurs agitĂ©e et vindicative, mais toujours magnifiquement expressive et Ă©mouvante comme la voix venue d’ailleurs d’une humanitĂ© souffrante qui n’aspire qu’au repos. Beau et Ă©mouvant ! Patrice Imbaud. Jean-Louis FLORENTZ De Cire et Or. Thomas Monnet, orgue. 1 CD Editions Hortus HORTUS 114. TT 86’20. Un disque comme un hommage au compositeur Jean-Louis Florentz disparu il y a dix ans. Compositeur et organiste, musicien atypique, avide de dĂ©couvertes sonores, ancien Ă©lĂšve d’Olivier Messiaen, Jean-Louis Florentz 1947-2004 fut un homme de foi dont la musique encore trop mĂ©connue s’adresse Ă  l’orgue, Ă  la voix ou au violoncelle. Une Ɠuvre ayant rĂ©ussi le difficile syncrĂ©tisme entre musique africaine, proche orientale et tradition debussyste, une Ɠuvre toute imprĂ©gnĂ©e de spiritualitĂ© et de symbolique religieuse. Une musique puissante, parfois dĂ©rangeante qui ne laisse pas indiffĂ©rent, apocalyptique, onirique, vĂ©hĂ©mente quasi militante, Ă©voluant par grands plans sonores, par clusters et rĂ©pĂ©titions. Une musique qui invite Ă  dĂ©couvrir la face cachĂ©e de la vraie mĂ©daille, une musique au service de la foi, une musique qui vous transporte dans un autre monde, celui de la mĂ©ditation et de la priĂšre. Thomas Monnet, sur l’orgue de Roquevaire, nous propose dans cet enregistrement un vĂ©ritable parcours initiatique Ă  travers quatre compositions emblĂ©matiques, constituant l’intĂ©grale de la musique pour orgue de Florentz, Les Laudes comme des icĂŽnes de la Vierge Marie pleurant la persĂ©cution de l'Éthiopie, l’Enfant noir, conte symphonique inachevĂ© d’aprĂšs le roman Ă©ponyme de Camara Laye, Debout sur le soleil, chant de rĂ©surrection ouvrant la voie des tĂ©nĂšbres vers la lumiĂšre, et la Croix du Sud, poĂšme symphonique inspirĂ© d’un poĂšme touareg cĂ©lĂ©brant la rencontre avec Dieu. Un disque de musique sacrĂ©e contemporaine, un document rare, servi magnifiquement par Thomas Monnet. Une dĂ©couverte Ă  ne pas manquer ! Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Jean-Louis Florentz, signalons la sortie prochaine du livre que lui consacre l’organiste Michel Bourcier. A suivre
. Patrice Imbaud. Laurent LEFRANÇOIS. BalnĂ©aire. Chamber Music. 1 CD Evidence Classics/ Little tribeca EVCD005. TT 49’30. Ramage et plumage font ici bon mĂ©nage. A la qualitĂ© des compositions rĂ©pond la qualitĂ© superlative des interprĂštes, pour cet enregistrement de musique de chambre contemporaine regroupant dix ans de composition de Laurent Lefrançois utilisant des effectifs chambristes Ă  gĂ©omĂ©trie variable. Sextuor mixte pour fluĂ»te, clarinette, violon, alto, violoncelle et piano, Padouk Phantasticus pour marimba et clarinette, Toccata sesta pour quatuor Ă  cordes, Approaching a city pour hautbois, clarinette et basson, Erinnerung pour quatuor Ă  cordes et Le Nouveau BalnĂ©aire pour piano Ă  quatre mains. Des interprĂštes de renommĂ©e internationale comme Paul Meyer Ă  la clarinette, Magali Mosnier Ă  la flĂ»te, le quatuor Parisii, François Meyer au hautbois, Gilbert Audin au basson, Ria Ideta au marimba, Nima Sarkechik et Cyril Guillotin au piano. Des Ɠuvres superbement construites, centrĂ©es sur le rythme, la mĂ©lodie, l’alchimie des timbres et le plaisir de l’écoute oĂč Laurent Lefrançois affirme clairement sa diffĂ©rence, son attachement Ă  l’hĂ©ritage du passĂ©, son lyrisme et son talent de compositeur. Un disque coup de cƓur . Patrice Imbaud. La trompette de NoĂ«l ». Eric Aubier, trompette. 2 CDs IndĂ©sens INDE072. TT 78’20 + 56’51. Georges Gershwin, Michel Legrand, Claude Bolling, Guy-Claude Luypaerts, Spiritual, Georges Bizet, CĂ©sar Franck, Bach, Gounod, Mozart, Jeremiah Clarke et Tomaso Albinoni, tous ces compositeurs rĂ©unis dans un large florilĂšge de diffĂ©rentes piĂšces pour trompette. Musique classique, comĂ©die musicale, musique de film, jazz et variĂ©tĂ©s qui raviront petits et grands. Des Ɠuvres profanes et religieuses que le trompettiste Eric Aubier conduit avec sa maitrise habituelle, avec la complicitĂ© du compositeur et organiste Thierry Escaich pour les arrangements. Un disque comme un hommage rendu Ă  Maurice AndrĂ©. A savourer comme une friandise en ces fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Patrice Imbaud. *** MUSIQUE ET CINEMA Haut Vu et Ă  Voir Le Festival de La Baule vient de vivre sa premiĂšre Ă©dition. Le palmarĂšs dĂ©cernĂ© est le suivant Ibis d'or du meilleur film Abd Al Malik pour son film Qu'Allah BĂ©nisse la France » Ibis d'or de la meilleure musique de film Eden » de Mia Hansen-Love avec une musique de DaftPunk. Ibis d'or dĂ©cernĂ© par le public Swim Little Fish Swim » de Lola Bessis et Ruben Amar. Deux Ibis d'or ont Ă©tĂ© Ă©galement remis Ă  Claude Lelouch et Francis Lai pour couronner cinquante ans de collaboration. La Musique Ă  l'Image au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique et de Danse de Paris Jeudi 18 dĂ©cembre 2014 au Conservatoire porte de Pantin, devant une salle comble, l'Orchestre du Conservatoire de Paris sous la direction de Laurent Petitgirard a interprĂ©tĂ© deux piĂšces de 2 minutes 30 composĂ©es par chacun des neuf Ă©lĂšves de la classe de composition de Musique Ă  l'image de Laurent Petitgirard. C'est sur deux sĂ©quences du film de Monsieur Hire » de Patrice Leconte Hire regarde par la fenĂȘtre la femme d'en face - Hire sur le toit et sa chute que ces jeunes compositeurs – moyenne d'Ăąge 23 ans - ont exercĂ© leur talent en prĂ©sence du rĂ©alisateur. Cet exercice Ă©tait passionnant Ă  Ă©couter et Patrice Leconte Ă  tour Ă  tour donnĂ© son avis avec beaucoup de gentillesse, d'acuitĂ©, d'Ă©motion, sur ces musiques qui remplaçaient l'originale, celle de Brahms et de Michael Nyman. Tous ces styles, du plus romantique au plus contemporain, ont montrĂ© la richesse d'Ă©criture et d'orchestration de ces compositeurs en devenir. Certains de ces jeune gens ont dĂ©jĂ  Ă©crit pour des courts-mĂ©trages ou pour des jeux vidĂ©o. La relation entre ces compositeurs et les Ă©coles de cinĂ©ma commence Ă  peine Ă  voir le jour. On sait que les compositeurs connaissent mal le cinĂ©ma et que les rĂ©alisateurs ne connaissent rien de la musique. On espĂšre que ces contacts donneront des rĂ©sultats sur le plan artistique. Benjamin Attahir, MaĂ«l Oudin, Axel Nouveau, NaraĂ© Chung, StĂ©phane Gassot, Thomas Chabalier, Julien Giraudet, Robin Melchior et Arthur Ouvrad sont sĂ»rement les Georges Delerue, Antoine Duhamel ou Alexandre Desplat de demain. C'est ce qu'on leur souhaite. De nombreux concerts sont donnĂ©s au Conservatoire Classique, jazz, et mĂȘme de la danse ainsi que des entretiens passionnants. Pour tous renseignements, faire Rueil-Malmaison et le cinĂ©-concert annuel Le 24 novembre 2014, la sixiĂšme Ă©dition de la semaine du court-mĂ©trage au Théùtre AndrĂ© Malraux s'est achevĂ©e avec la remise du prix international du court mĂ©trage et un cinĂ©-concert avec l'Orchestre Symphonique des Ă©lĂšves du Conservatoire de Rueil-Malmaison dirigĂ© par Jean-Luc Tourret. Cette annĂ©e, c'est Costa Gavras qui Ă©tait Ă  l'honneur. En premiĂšre partie on a pu voir ou revoir deux courts-mĂ©trages qu'il avait rĂ©alisĂ©s. L'un Ă  l'occasion du centenaire du cinĂ©ma LumiĂšre et compagnie » et l'autre pour Amnesty International, Contre l'Oubli ». ArrangĂ©s pour le concert par Gilles Tinayre, Kirsten Harma et Anne-Sophie Versnaeyen on a ensuite entendu des extraits de la cĂ©lĂšbre musique de Z » composĂ©e en prison, Ă  l'Ă©poque de la dictature grecque, par Mikis ThĂ©odorakis, de L'Aveu » de Jacques MĂ©tĂ©hen, de la belle musique de Sarde pour Music Box », du curieux score de Vangelis Papathanassiou pour le magnifique film Missing », un paso doble de Pascal Marquina et un passage de la musique de Jean Musy pour Claire de Femme ». On a pu aussi se rendre compte, Ă  l'Ă©coute de l'orchestre et Ă  la vision des extraits de films, que les musiques d'Armand Amar, le compositeur actuel des derniers films de Costa Gavras, sont de style passe partout. Qu'elles soient Ă©crites pour Amen », Le Capital » ou Le Couperet », elles pourraient ĂȘtre interchangeables car peu inventives. C'est le risque d'un tel concert. Le rĂ©alisateur a Ă©tĂ© interviewĂ© par Yves Alion, le rĂ©dacteur en chef de l'Avant-ScĂšne CinĂ©ma, sur l'exposition photos qui se tenait en mĂȘme temps que le concert, et bien sĂ»r sur son parcours cinĂ©matographique. C'est une bien belle et passionnante manifestation qu'offre chaque annĂ©e le Théùtre et la Ville de Rueil-Malmaison. L'Orchestre Symphonique de Bretagne, sous la Direction d'AurĂ©lien Azan Zielinski, interprĂ©tera les plus belles musiques de film françaises sur scĂšne, le dimanche 11 janvier Ă  17h A ARRADON dans le Morbihan Ă  La Lucarne le mardi 13 janvier Ă  20h30 A CESSON-SEVIGNE en Ille-et-Vilaine Ă  Le CarrĂ© le samedi 17 janvier Ă  20h30 A SAINT-GILLES en Ille-et-Vilaine au Sabot d'Or Au Programme Antoine Duhamel Ridicule, Alexandre Desplat La Jeune fille Ă  la perle, et Michel Portal Docteur Petiot Jean-Michel Bernard La Science des RĂȘves, Patrick Doyle Indochine, Ludovic Bource The Artist Vladimir Cosma La 7e cible, Francis Lai Love Story, Jean-Claude Petit Cyrano de Bergerac Gabriel Yared Camille Claudel, Philippe Rombi Joyeux NoĂ«l, Robert Fienga La maison dĂ©montable Olivier Calmel L'Art des Thanatier, Jacques Davidovici Full Frontal, Serge Perathoner Ushuaia Eric Serra Arthur et les Minimoys, Pascal Le Pennec Le Tableau ,Francis Lai Un Homme et une Femme StĂ©phane Loison. Entretien Rob, un musicien atypique... DR De son vrai nom Robin Coudert, alias Rob, est nĂ© en 1978 Ă  Caen. Ce musicien atypique nous a accordĂ© un entretien dans son studio Porte des Lilas au milieu d'une multitude d'instruments vintage ». Comment ĂȘtes-vous venu Ă  la musique de film ? Au dĂ©part la musique de film n'Ă©tait pas une volontĂ©, mĂȘme si rĂ©trospectivement tout m'y amenait. Ce que j'Ă©coutais enfant c'Ă©tait pratiquement que de la musique pour l'image. Les belles musiques de dessins animĂ©s, comme Les CitĂ©s D'or» de Shuli Levy et Haim Saban, avec beaucoup de synthĂ©s, ont marquĂ© toute ma gĂ©nĂ©ration. Cadet d'une fratrie de quatre enfants, j'entendais ce qu'Ă©coutaient mes frĂšres. Je me souviens ainsi de la musique du Bal des Vampires », de Mission ». J'ai vu Dune » Ă  six ans avec la superbe BO de Toto. Un autre des traumatismes musicaux de mon enfance a Ă©tĂ© la musique de Nyman pour Meurtres dans un Jardin Anglais ». Elle me perturbe encore aujourd'hui. La musique de film c'est une musique en fait qui me hante inconsciemment depuis que je suis enfant. Vous baignez donc dans un univers musical ? A huit ans j'Ă©tais au conservatoire et je jouais de la trompette. C'est un instrument trĂšs ingrat. J'ai jouĂ© de cet instrument parce qu'on n'avait pas besoin de passer par la classe de solfĂšge. Mais en fait je ne l'ai jamais apprĂ©ciĂ©. Comme j'Ă©tais d'une constitution fragile, je n'ai pas pu continuer et mon pĂšre m'a achetĂ© un synthĂ©, et lĂ  ça Ă©tĂ© la rĂ©vĂ©lation. Je devais avoir 11ans et c'Ă©tait fantastique. Mon grand frĂšre Ă©tait guitariste et son univers c'Ă©tait plutĂŽt gothique, hard rock et films d'horreur. Il a fait mon Ă©ducation musicale. Il a commencĂ© par ThiĂ©faine, puis hard rock, jazz rock, jazz funk, et jazz, tout cela dans une musique assez haut de gamme. Aujourd'hui il est trĂšs connu par les collectionneurs de disques Ă  La Dame Blanche » Ă  Paris, un des magasins de vinyles les plus pointus de la capitale. C'est lui qui m'a initiĂ© Ă  la musique de genre. Comme il Ă©tait guitariste, c'est lui qui m'a appris Ă  jouer dans un groupe, il a amenĂ© toute sorte d'instruments Ă  la maison ce qui m'a permis d'en jouer plusieurs. Ma mĂšre a une sensibilitĂ© musicale trĂšs poussĂ©e, elle chantait dans une chorale et je me souviens qu'elle avait participĂ© Ă  un spectacle Xenakis. Ca m'a Ă©largi mon spectre musical. Vous vouliez en faire votre mĂ©tier? La musique c'Ă©tait le plaisir d'en faire, de l'amitiĂ©, de jouer en groupe. J'ai eu plusieurs groupes, un de hard rock, puis de funk. On s'est retrouvĂ© Ă  ĂȘtre douze sur scĂšne, avec une section cuivres, percus, et c'est Ă  ce moment que j'ai commencĂ© Ă  m'amuser avec les synthĂ©s. J'avais un Rhodes, un MS20, le groupe sonnait assez bien. Cela s'est fini dans l'amour et le sang Ă  la fin de l'adolescence
 Le conservatoire m'avait dĂ©goĂ»tĂ©, j'avais arrĂȘtĂ© le solfĂšge rapidement, je me voyais plutĂŽt faire de l'histoire de l'art, appendre les techniques de la peinture, de la phogravure, de la photo
 Je voulais ĂȘtre peintre. J'ai fait les Beaux-Arts de Paris. J'y suis entrĂ© trĂšs tĂŽt, Ă  dix neuf ans. C'Ă©tait pour moi un monde oĂč je ne me sentais pas bien, c'Ă©tait trop grand. J'avais une vision naĂŻve, la vie de bohĂšme de l'artiste. L'atelier oĂč j'Ă©tais, n'Ă©tait pas fait pas pour moi. Le seul oĂč je me suis senti bien c'est celui de la photogravure. J'ai eu de graves ennuis de santĂ© et j'ai tout abandonnĂ© sur place, mes peintures, mes pinceaux, et je me suis mis Ă  faire de la musique underground. J'ai vĂ©cu Ă  ce moment lĂ  la vie de bohĂšme comme je me l'imaginais, celle des peintres ! Jour et nuit dans un appartement de fonction oĂč je vivais d'une maniĂšre illĂ©gale, je pouvais m'adonner Ă  la musique. J'avais accumulĂ© pas mal d'instruments. Les Phoenix que j'avais rencontrĂ© Ă  l'Ă©poque de l'orchestre Funk m'avaient prĂȘtĂ© un enregistreur Ă  bande. C'Ă©tait une vraie pĂ©riode de jeunesse artistique. C'est lĂ  que j'ai composĂ© mon premier album. Qui l'a produit ? C'est Source Virgin que j'avais connu par Phoenix. Le deal Ă©tait de sortir des compil de jeunes musiciens. Ils appelaient ça les compil' Source Lab. Plusieurs groupes avaient ainsi Ă©tĂ© lancĂ©s. LĂ  ils cherchaient la nouvelle gĂ©nĂ©ration. Phoenix, SĂ©bastien Tellier Ă©taient dedans. Pas beaucoup de noms ont perdurĂ© ; moi j'y Ă©tais aussi. C'est Ă  ce moment que je me suis appelĂ© Rob, mais je n'avais aucune conscience de ce que cela impliquait, car au bout d'un an j'Ă©tais produit ! A cette Ă©poque, c'Ă©tait la pente descendante de la French Touch, les derniĂšres belles annĂ©es. AprĂšs un premier album avec un budget quasiment illimitĂ©, j'avais 22 ans, j'ai signĂ© un contrat avec 500 000 francs d'enregistrement et autant pour la promo ! Pour le crevard » que j'Ă©tais, c'Ă©tait inespĂ©rĂ©. Moi, passionnĂ© de musique de film, de musique expĂ©rimentale et de pop seventies, j'ai eu tous les moyens rĂȘvĂ©s pour faire cette musique lĂ  ! J'avais dĂ©cidĂ© de tout faire sur bande et sans ordinateur, tout en direct ! RĂ©sultat ? Magnifique, splendide ! Un album mythique parce qu'aucune concession commerciale, et trĂšs peu vendu, totalement incompris ! Trois ans aprĂšs Source a coulĂ© Ă  cause de leurs prises de risques et de l'effondrement de l'industrie du disque. C'Ă©tait un album dans la lignĂ© de Hair, de la pop instrumentale. Mais lĂ  oĂč eux Ă©taient plus lounge, exotica, easy listening, ce qui plaisait aux anglais, moi j'Ă©tais plus rock. C'Ă©tait une musique classĂ©e mauvais goĂ»t. Je n'avais aucune conscience de ce que j'avais fait, je n'avais pas de recul. On me parlait de Pink Floyd alors que je n'avais jamais entendu ce groupe ! J'avais quelques bons retours quand mĂȘme et j'Ă©tais content de ce que j'avais composĂ©. Il s'appelait comment ? L'album s'appelait Don't Kill ». Il a Ă©tĂ© fait de maniĂšre artisanale j'y joue de pratiquement tous les instruments. Le rĂ©sultat est Ă©tonnant. J'ai enchaĂźnĂ© un deuxiĂšme album, Satyred love », en mĂȘme temps que mon deuxiĂšme pneumothorax ! J'Ă©tais bien cassĂ©. J'avais dĂ©cidĂ© de ne faire que des chansons, des histoires d'amour un peu salaces. La boĂźte a coulĂ© aussi sec, donc le disque est pour le compte ultra mythique, il n'est jamais sorti ! Suite Ă  cet Ă©chec tout devait ĂȘtre compliquĂ© je suppose ? Oui, retour Ă  la bohĂšme ! Sauf que j'avais connu des moyens de production fabuleux. C'est Ă  ce moment que j'ai pris du recul par rapport Ă  ma musique et au milieu professionnel. J'ai tout connu au bon Ăąge parce que c'Ă©tait la jeunesse. C'Ă©tait le moment avec ma femme, et le fric qu'on me donnait, de pouvoir partir oĂč on voulait ! On en a beaucoup profitĂ© ! Suite Ă  cet Ă©chec j'ai eu ma pĂ©riode RMI, appartement avec cuisine dans le placard. Mais la musique ne m'avait pas quittĂ©. Je connaissais pas mal de gens dans le milieu et j'ai toujours pu continuer Ă  composer. C'est Ă  cette Ă©poque que j'ai rencontrĂ© Jack Lahana, mon ingĂ©nieur du son, mon partenaire depuis. C'est lui qui a mixĂ© l'intĂ©gralitĂ© de mes disques. Ensemble on a expĂ©rimentĂ© tous les studios qu'on nous prĂȘtait. J'ai enregistrĂ© pendant trois ans des heures et des heures de musique. C'Ă©tait une grande pĂ©riode de disette et d'expĂ©rimentation, d'intensification de la musique. Maintenant que je n'en vivais plus, j'en avais toujours envie, donc c'Ă©tait une pĂ©riode heureuse en dĂ©finitif ! J'ai fait plein de petits boulots, dont ouvreur dans un cinĂ©ma au Gaumont Grand Écran, place d'Italie. C'Ă©tait une salle qui attirait des passionnĂ©s. J'ai vu un public spĂ©cial quand on a projetĂ© Le Seigneur des anneaux ». Travailler dans un cinĂ©ma c'Ă©tait intĂ©ressant, vu la suite de ma carriĂšre. J'ai aussi Ă©tĂ© pianiste pour SĂ©bastien Tellier. Lui s'en Ă©tait mieux sorti et on faisait des cabarets ensemble. On a fait l'ouverture du Baron, c'Ă©tait assez marrant. SĂ©bastien faisait des sortes de happenings et en mĂȘme temps sa musique Ă©tait trĂšs belle, c'Ă©tait trĂšs Ă©mouvant. Mais parfois c'Ă©tait dur de le soutenir artistiquement et humainement. On a fait pas mal de voyages, on a fait des concerts avec Tony Allen, un des meilleurs batteurs du monde. Phoenix m'ont proposĂ© de les rejoindre sur scĂšne. Une belle proposition pour une grosse tournĂ©e. C'Ă©tait en 2006, je me suis mariĂ© et je n'ai pas arrĂȘtĂ© de voyager. Çà m'a permis de me refaire financiĂšrement. C'est Ă  ce moment lĂ , pendant que ma femme faisait des Ă©tudes de rĂ©alisatrice Ă  la FEMIS, que j'ai cĂŽtoyĂ© la nouvelle gĂ©nĂ©ration du cinĂ©ma français, Rebecca Zlotowski, Teddy Modeste, mais aussi un label qui s'appelait Institubes. C'Ă©tait un label de technorap expĂ©rimental, pas du tout mon genre, mais qui avait Ă  l'Ă©poque un directeur, directeur artistique qui s'appelait Jean-RenĂ© Etienne, curieux et intelligent, qui aimait ma musique. Il la connaissait lui ! Je lui ai donc dit que j'avais des heures et des heures de musique. Il a Ă©coutĂ© et c'est ainsi qu'est nĂ©e l'idĂ©e du dodĂ©calogue, un projet hors format, donc pas de contrainte de durĂ©e, pas commercial. Le principe Ă©tait de livrer un disque par mois, pendant un an, d'oĂč le titre. On a greffĂ© un contexte biblique pour se donner une ligne artistique, mystique, histoire de se marrer, d'oĂč des pochettes magnifiques, de noms de morceaux. J'ai exploitĂ© tout ce que j'avais composĂ© pendant quatre ans en le remaniant, en le remixant, en rajoutant des morceaux. Il s'est vite avĂ©rĂ© que le rythme Ă©tait intenable et que cela coĂ»tait trĂšs cher, car ma vision artisanale de composer de la musique l'Ă©tait. Sortir 12 disques d'un artiste qui n'avait jamais cartonnĂ© entraĂźna la fin du label ! Vous ĂȘtes un artiste dangereux ! Un label c'est fait pour prendre des risques de couler. Je suis fier de ne pas avoir le profil pour une major ! J'ai de la chance de ne pas avoir de succĂšs discographique ! DĂšs qu'on a du succĂšs, aprĂšs on est foutu ! Si tu fais quelque chose qui plaĂźt au public, tu es obligĂ© de refaire la mĂȘme chose ensuite et c'est la fin d'une carriĂšre artistique. Moi je n'ai pas ce profil lĂ , Dieu m'en prĂ©serve ! En revanche j'ai sorti Ă©normĂ©ment de disques qui plaisent Ă  un public de connaisseurs, de gens qui aiment chercher la diffĂ©rence. Je pense que ce public est sensible Ă  ma sincĂ©ritĂ©. C'est Ă  cette Ă©poque que j'ai commencĂ© Ă  travailler pour les autres. J'ai produit l'album d'AlizĂ©e, mais j'ai fait pire, par exemple l'album de Melissa Mars, une des chanteuses de la comĂ©die musicale Mozart ». J'ai fait aussi des albums pour Zaza Fournier
 Revenons au cinĂ©ma... Ma premiĂšre musique de film a Ă©tĂ© pour le court-mĂ©trage de ma femme, Maria Larrea. C'est Pink Cowboy Boots » oĂč je joue dedans ainsi que SĂ©bastien et Camille Lagache qui chantaient dans mon premier album. Puis Rebecca Zlotowski m'a demandĂ© si je ne voulais pas faire la musique de son film. Toujours prĂȘt Ă  de nouvelles expĂ©riences, j'ai acceptĂ©. Lorsque je parle de musique mes rĂ©fĂ©rences sont toujours des images. Si je parle de guitare classique c'est L'Arme Fatale ». Ma musique est toujours synonyme d'Ă©motions, je n'ai jamais fait de musique pour danser, pour faire la fĂȘte ; c'est toujours une musique qui parle de dĂ©ceptions amoureuses, la perte d'un proche, l'ennui, et des choses abstraites. Pour les gens qui travaillent l'image, ma musique leur parle. Rebecca m'a donc proposĂ© son film puis trĂšs vite un rĂ©alisateur de la mĂȘme promo m'a demandĂ© de composer la musique du sien. Je me suis trouvĂ© Ă  avoir Ă  faire en mĂȘme temps le DĂ©calogue », la tournĂ©e de Phoenix et deux longs mĂ©trages. C'Ă©tait le dĂ©but d'une pĂ©riode fantastique qui n'a pas cessĂ© depuis. Comment avez-vous travaillĂ© avec ces deux jeunes rĂ©alisateurs ? Comme c'Ă©tait leur premier long-mĂ©trage, et moi ma premiĂšre BO, on a beaucoup parlĂ© de l'idĂ©e du film, aprĂšs du scĂ©nario, aprĂšs des rushes. J'ai participĂ© Ă  tout le processus. C'Ă©tait passionnant parce que c'Ă©taient des films d'auteur, et comme c'Ă©tait le premier, il y a beaucoup d'eux-mĂȘmes. J'ai travaillĂ© sur les deux simultanĂ©ment. Belle Épine », le film de Rebecca, est trĂšs rock, fin seventies, alors que Jimmy RiviĂšre » est une musique plus planante, style Popol Vuh. Les deux rĂ©alisateurs ont des maniĂšres de travailler trĂšs diffĂ©rentes. Rebecca demande des musiques trĂšs spĂ©ciales, revient en arriĂšre, puis change d'avis, le montage bouge beaucoup. Alors que Teddy avait une vision plus stable du film, il savait exactement ce qu'il voulait. C'Ă©tait un rythme de travail assez fou. Question budget ? C'Ă©taient des films de rĂ©alisateurs qui sortaient de La FEMIS. GrĂące au CNC il y avait de l'argent que je ne gĂ©rais pas Ă  l'Ă©poque, et je crois que c'Ă©taient les plus petits budgets que j'ai jamais eu. Mais comme je travaillais sur plusieurs projets, dont ceux pour Institubes, tout passait chez Institubes, une petite magouille. J'aime travailler sur plusieurs projets en mĂȘme temps. Les rĂ©alisateurs n'aiment pas ça, ils pensent qu'on ne se concentre pas si on travaille ainsi. Moi ça me permet de tenir financiĂšrement et artistiquement. Et au niveau instruments vous aviez ce que vous vouliez ? Oui, j'ai eu de vrais instruments mais il n'y avait pas de cordes. L'orchestre est venu plus tard dans ma carriĂšre. Ces deux premiers films n'ont pas eu un grand succĂšs. Bel Épine » a Ă©tĂ© un succĂšs critique. Par contre Radiostars » a eu un joli succĂšs, avec une musique totalement diffĂ©rente. C'Ă©tait un film plus commercial trĂšs rĂ©ussi et j'ai appris Ă  travailler ce coup-ci avec un producteur, Alain Attal. C'est lui qui va le vendre et gagner de l'argent, donc il met son nez partout. Contrairement aux films d'auteurs oĂč on se permet une expĂ©rimentation, lĂ  il faut que tout soit calibrĂ© par rapport Ă  un public. Et donc la musique doit ĂȘtre en parfait accord avec la situation, soit au niveau de la vanne qui est dite, soit au niveau de l'Ă©motion qui est exprimĂ©e. Plus on nous ajoute de contraintes, plus ça nous force Ă  nous dĂ©passer et il n'y a rien d'avilissant dans cette mĂ©thode. Romain Levy avait une vision trĂšs amĂ©ricaine de son film, style Judd Apatow, les frĂšres Farrelly. Travailler une comĂ©die c'Ă©tait difficile pour moi qui ne ris jamais ! Comment ĂȘtes-vous venu sur Maniac? Aja Ă©tait aux États-Unis et il m'a tĂ©lĂ©phonĂ©. Il avait vu Belle Épine », avait adorĂ©, il voulait une musique dans ce style, des ambiances nocturnes, il aimait Tangerine Dream. Je suppose que vous n'aviez pas Ă©coutĂ© la musique de Chattaway du premier Maniac » ? Non, surtout pas. J'ai vu le film aprĂšs, qui est totalement diffĂ©rent de celui d'Aja. Je connaissais de mon enfance la pochette terrible et culte de Maniac » qu'avait mon frĂšre. J'ai regardĂ© les films d'Alexandre, comme Piranhas », La Colline a des Yeux ». J'ai aimĂ©, Ă©tĂ© sĂ©duit par le cĂŽtĂ© dĂ©gueulasse des images et je me suis dit que ça devrait ĂȘtre formidable de faire de la musique pour de telles images ! Souvent dans ces films de genre la musique est plĂ©onasmique » ? Oui, j'ai fait ce constat, et si Alexandre m'a appelĂ© c'est pour que je fasse quelque chose de diffĂ©rent, comme souvent les autres rĂ©alisateurs. Son idĂ©e c'Ă©tait d'avoir des musiques profondĂ©ment sentimentales puisque c'est ma spĂ©cialitĂ©. Il m'a parlĂ© tout de suite de camĂ©ra subjective et j'ai compris Ă  la lecture du scĂ©nario qu'on allait ĂȘtre dans la peine, la tristesse du personnage. J'ai fait une musique comme si c'Ă©tait l'histoire d'un enfant abandonnĂ© qui cherche sa maman dans la forĂȘt, une musique hyper triste, sentimentale, nostalgique, avec aussi des passages violents. J'ai achetĂ© des synthĂ©s que je rĂȘvais d'avoir, je me suis enfermĂ© pendant 15 jours avec le scĂ©nario et j'ai produit l'intĂ©gralitĂ© de la BO comme ça. Je la lui ai envoyĂ©e juste avant le tournage et il a apprĂ©ciĂ©. Ensuite il m'a envoyĂ© les rushes, qui Ă©taient souvent des plans sĂ©quences, vu le principe de la camĂ©ra subjective, et je plaçais la musique dessus et ça fonctionnait ! Il fallait beaucoup de musique ; A ce jour, c'est une des mes expĂ©riences musicales les plus passionnantes. Avec Horns » ça a Ă©tĂ© aussi passionnant ? DeuxiĂšme travail avec Alex, mais lĂ  ambiance business amĂ©ricaine. Il y avait plus d'argent mais moins de libertĂ©. Horns » c'est un conte, c'est de l'aventure fantastique, pas un film d'horreur. C'est un film trĂšs romantique. Il voulait un score Ă  l'amĂ©ricaine mais avec une couleur originale. Alex, c'est un infiltrĂ©, c'est le Français Ă  Hollywood ! Donc j'ai composĂ© une musique trĂšs romantique, avec des violons un peu partout, du piano. Je suis un piĂštre musicien, je suis autodidacte. Je me sers de l'orchestre comme d'un synthĂ©, comme un instrument. J'avais 70 musiciens avec un orchestre de MacĂ©doine. J'ai fait appel Ă  un orchestrateur, car je ne sais pas Ă©crire. Et alors ces rapports avec le studio amĂ©ricain ? Il y avait un vrai malentendu ! Au final la rencontre est sublime mais en fait on ne se comprend pas. Ils ont une vision d'un Français qui va leur faire une musique originale, romantique, et en mĂȘme temps il faut que ça sonne blockbuster, il faut que ça passe les screen tests, il faut que ça soit efficace mais avec ta touche. Entre le producteur, le rĂ©alisateur et moi le musicien, il y avait une incomprĂ©hension totale. Le producteur avait engagĂ© Radcliffe, Harry Potter ! et il voulait le positionner dans une nouvelle carriĂšre ! Si je mettais de la musique romantique, lui il voulait que ça fasse peur ! On a eu 21 versions de montage, ce qui a Ă©tĂ© une expĂ©rience trĂšs pĂ©nible pour Alex et pour moi. Je devais couper dans les musiques ce qui ne rimait plus Ă  rien. Le rĂ©sultat en a souffert. Le film au final est un grand n'importe quoi. Quand j'Ă©coute la musique de Horns » j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui l'ai Ă©crite ! Populaire pourtant? Il a bien marchĂ©, mais le film Ă©tait trop cher, trĂšs rĂ©ussi. J'Ă©tais en co-composition avec Emmanuel D'Orlando, orchestrateur, entre autres, d'Éric Neveux. La musique a Ă©tĂ© nommĂ©e au CĂ©sar en 2011 ! Et la mĂȘme annĂ©e il y a eu Grand central » Qui a bien marchĂ©, deuxiĂšme collaboration avec Rebecca. La musique a Ă©tĂ© remarquĂ©e en tout cas Parce que Rebecca sait bien l'utiliser et c'est un vrai atout pour ses films. Pas simplement pour le rĂ©cit, mais un plus remarquable. Elle est trĂšs forte pour me pousser aussi. Elle m'a amenĂ© Ă  faire une musique que jamais je n'aurai pensĂ© pouvoir composer. L'idĂ©e Ă©tait de faire vivre la centrale comme une vieille machine humaine. C'est tout simple, mais Ă  mettre en musique c'Ă©tait intĂ©ressant. Ensuite j'ai fait d'autres films, films mythiques car personne ne les a vus ! Tristesse Club » de Vincent Mariette, film d'auteur, de La FEMIS, un peu ennuyeux, mais avec des aspects surrĂ©alistes. Les rapports entre les personnages sont inattendus et ma musique est trĂšs originale ! Et Aujourd'hui ? Une sĂ©rie avec Éric Rochant pour Canal+ et le prochain film d'Alexandre Aja, La NeuviĂšme Vie de Louis Drax », un film transgenre avec une musique rappel Ă  l'enfance, avec toujours des citations de Mission », du Bal des Vampires », des musiques de Moroder ». le must quoi. Le principal il faut que ça me parle ! Propos recueillis par StĂ©phane Loison. DVD / CinĂ©ma Trois films et leur DVD ressortent en copie restaurĂ©e HD, dont la musique a marquĂ© l'Ă©poque de leur sortie. A HARD DAY'S NIGHT Quatre Garçons dans le Vent 1964. Un film de Richard Lester avec le Beatles et Wilfrid Brambell Trois jours dans la vie des Beatles qui dĂ©clenchent partout oĂč ils passent des phĂ©nomĂšnes d'hystĂ©rie collective. Ils vont donner un concert Ă  la tĂ©lĂ©vision, et on les suit successivement dans le train, dans la rue, dans un club, en rĂ©pĂ©tition, en concert, habituellement accompagnĂ©s du grand-pĂšre de Paul interprĂ©tĂ© par Wilfrid Brambell, qui sĂšme la zizanie partout oĂč il passe. Ce film est trĂšs important dans le domaine de la musique et de la culture. Ce n'est pas un documentaire, c'est une vraie fiction avec cinq acteurs principaux formidables et un scĂ©nario complĂštement dĂ©lirant. Il a Ă©tĂ© tournĂ© en 1963 et la premiĂšre a lieu le 6 juillet 1964, soit quatre jours avant la sortie de l'album qui sera numĂ©ro un en Grande Bretagne et aux USA pendant plus de quinze semaines, un phĂ©nomĂšne inĂ©galĂ© ! La reine Élisabeth II est prĂ©sente Ă  la projection. Piccadilly Circus est noir de monde. C'est le dĂ©but de la Beatlemania ! Le titre du film vient d'un accident de langage de Ringo qui aprĂšs une journĂ©e d'enregistrement en studio a dit It was a hard day
night », night en s'apercevant qu'il faisait nuit en sortant du studio alors qu'ils y Ă©taient entrĂ©s de jour. Le producteur a demandĂ© Ă  Lennon et McCartney d'Ă©crire une chanson avec ce titre, ils l'ont composĂ©e le soir pour le lendemain. C'est la premiĂšre fois que le tandem Lennon-McCartney a Ă©crit la totalitĂ© des chansons et que sur l'album, leur troisiĂšme, il n'y a pas de reprises. On peut vraiment dire que c'est le premier album des Beatles. Le nom Beatles » n'est pas prononcĂ© dans le film. Seulement Ă  la fin lorsqu'ils prennent l'hĂ©licoptĂšre de la compagnie BEA, lorsque la porte se ferme, apparaĂźt TLES. On peut remarquer aussi leur nom sur un panneau lumineux derriĂšre eux Ă  la fin du concert au théùtre. C'est dans ce film que naĂźt vĂ©ritablement le clip style MTV. Richard Lester en est l'inventeur. Ce rĂ©alisateur surfe sur la vague du nouveau cinĂ©ma anglais et du swinging London, avec un style dĂ©contractĂ©, irrĂ©vĂ©rencieux, qu'on retrouvera dans la plupart de ses films. Avec les Beatles c'est les Marx Brothers qui reviennent. Mais c'est aussi cet humour typiquement britannique tel que celui de Peter Sellers et Mike Milligan qui sĂ©vissent Ă  la BBC. C'est le film – et la musique - de toute une gĂ©nĂ©ration, le baby boom. Les Fab Four deviennent Ă  partir de ce moment un phĂ©nomĂšne mondial dont l'influence se fait encore sentir dans la musique. Dans le DVD bonus, est offert un trĂšs passionnant documentaire. Il est prĂ©sentĂ© par Phil Collins qui, tout jeune adolescent, faisait de la figuration dans la scĂšne du concert. On y voit et entend une chanson supprimĂ©e dans le film, I'll Cry Instead ». Les studios Ă©taient trĂšs inquiets pour le succĂšs du film. Ils demandĂšrent au producteur s'il pensait que le groupe existerait encore Ă  la sortie du film ! Lorsque le tournage a commencĂ© les Beatles Ă©taient connus, et Ă  la sortie du film ils Ă©taient des superstars mondiales ! Georges Martin, leur cĂ©lĂšbre arrangeur, a Ă©tĂ© nommĂ© aux Oscars pour la musique. Richard Lester, l'annĂ©e suivante, a reçu la Palme d'or avec un film aussi fou The Knack 
ou comment l'avoir » puis il a dirigĂ© de nouveau les Beatles dans Help ! », tout aussi burlesque que le prĂ©cĂ©dent. Le film est en noir et blanc pour lui donner un style indĂ©modable. Richard Lester et Walter Shenson, le producteur, ont eu bien raison, A Hard Day's Night » it's for ever ! On peut trouver sur internet et dans les bacs des disquaires le CD d'UK. SACCO E VANZETTI 1971. Un film de Giuliano Montaldo avec Ricardo Cucciolla, Gian Maria VolontĂš. DVD remastĂ©risĂ© en HD. Un hold-up sanglant est commis le 15 avril 1920 dans le Massachusetts. Deux anarchistes d'origine italienne, Nicolas Sacco et Bartolomeo Vanzetti, sont arrĂȘtĂ©s. MalgrĂ© le manque de preuves formelles, ils sont condamnĂ©s Ă  mort et envoyĂ©s Ă  la chaise Ă©lectrique. Dans les annĂ©es 70 le cinĂ©ma italien Ă©tait trĂšs politisĂ©, et un genre socialement et politiquement plus direct se dĂ©veloppa. Il y avait une similitude entre l'Italie de ces annĂ©es ultra tendues et la pĂ©riode anti-communiste amĂ©ricaine des annĂ©es 1920. Les rĂ©alisateurs avaient pour nom Rosi, Pietri, Damiani, Montaldo, Pontecorvo. Ce cinĂ©ma ne se limitait pas seulement Ă  la rĂ©alitĂ© italienne et s'intĂ©ressait Ă  des Ă©vĂ©nements plus internationaux comme la Bataille d'Alger » de Pontecorvo et ce drame aux USA dont l'histoire a bouleversĂ© le monde entier et a participĂ© Ă  l'antiamĂ©ricanisme en Europe. C'est avec justesse et classicisme que Montaldo retrace cette tragĂ©die qui aujourd'hui reste encore dans toute les mĂ©moires. Ricardo Cucciolla a reçu la Palme d'Or pour son interprĂ©tation de Nicola Sacco. La musique de la plupart de ses films politiques » Ă©tait Ă©crite par le prolixe Ennio Morricone. Celle de Sacco e Vanzetti » est devenue extrĂȘmement connue. La Ballade de Sacco e Vanzetti » et la chanson du film, Here's to You » sont de vĂ©ritables hymnes en hommage Ă  ces deux martyrs de la sociĂ©tĂ© capitaliste amĂ©ricaine. Elles sont chantĂ©es par la subversive Joan Baez. Here's to you Nicola and Bart Rest forever here in our hearts The last and final moment is yours That agony is your triumph. » Le thĂšme de la chanson est aussi le thĂšme du film qu'arrangea selon les situations le compositeur. Cette musique reste dans la mĂ©moire dĂšs qu'on l'entend. Elle est souvent employĂ©e sur des images de conflits sociaux. Elle est le pendant de la musique des westerns Ă©crite par ce gĂ©nie de la musique de film qu'est Ennio Morricone. Cette BO culte se trouve facilement sur internet. L'ENFANT LION 1993. Le film de Patrick Grandperret en DVD L'Enfant lion est l'adaptation du roman de RenĂ© Guillot intitulĂ© "Sirga la lionne". Pour la premiĂšre fois vient de sortir en coffret collector, remastĂ©risĂ© HD 1 DVD avec le film et la bande annonce, 1 DVD des bonus avec 4h20 d'images inĂ©dites, la construction du village, le dressage des lions, les Ă©lĂ©phants, OulĂ© et les abeilles, le serpent, une fausse tornade
 1 CD de la musique de Salif Keita et Steve Hillage, 1 livre de 52 pages contenant le story-board, les photos du tournage, des jeux, des dessins commentĂ©s par le rĂ©alisateur. L'histoire raconte qu'au village de Pama, sur les terres de BaoulĂ©, hommes et lions vivaient en paix, les premiers sous la protection des seconds. Le mĂȘme jour, naquirent OulĂ©, fils du chef Moko Kaouro, et Sirga, fille de Ouara, la reine des lions. La brousse dĂ©cida qu'ils seraient frĂšre et sƓur. Ils grandissent ensemble et deviennent insĂ©parables, passant leurs journĂ©es Ă  chasser, au grand dam de LĂ©na, la douce amie d'OulĂ©. L'enfant apprend le langage des animaux, du vent et du feu. Ses connaissances vont d'ailleurs lui devenir prĂ©cieuses, lorsqu'un jour surgirent des hommes armĂ©s. La tribu est dĂ©cimĂ©e et les enfants sont emmenĂ©s en esclavage. OulĂ© tente de retrouver sa terre natale avec l'aide des fĂ©lins. Le film est un joli conte africain avec des images superbes des paysages africains. Grandperret sait nous raconter cette belle histoire d'amitiĂ©. On serait tenter de faire un amalgame avec ce qui se passe aujourd'hui en Afrique. On est dans le conte et restons-y. La musique est signĂ©e Salif Keita et Steve Hillage. Salif Keita colle parfaitement avec ce conte, il joue mĂȘme dans le film. Sa voix, ses mĂ©lodies sont un apport important aux magnifiques images et Ă  l'ambiance du film. Steve Hillage avec son expĂ©rience de musicien donne une dimension intĂ©ressante Ă  l'histoire. Ce chanteur, compositeur, producteur a travaillĂ© avec de nombreux groupes des annĂ©es 70 Gong, Dave Stewart, System 7. La BO de L'Enfant Lion » est toujours aussi agrĂ©able Ă  Ă©couter, dont le fameux tube ChĂ©rie ». BO en CDs EXODUS Gods and Kings. RĂ©alisation Ridley Scott. Compositeur Alberto Iglesias. 1CD Sony n° 88875019082 Exodus » est le remake des Dix Commandements ». C'est l'histoire de MoĂŻse qui aprĂšs avoir Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme un prince Ă©gyptien, retrouve ses racines d'hĂ©breu et va emmener son peuple vers la terre promise. Avec la mise en scĂšne de Ridley Scott on n'est plus dans la vision Saint-Sulpicienne de Cecil B. De Mille avec les deux stars qu'Ă©taient Yul Brynner et Charlton Heston. On est dans un film oĂč la forme prime sur le fond, oĂč les trucages prennent le pas sur la narration. Ils sont ahurissants et remplacent la poĂ©sie naĂŻve hollywoodienne qu'avaient Les Dix Commandements ». Mais hĂ©las, bien qu'aujourd'hui on se penche plus sur une soi-disant historicitĂ©, Exodus » manque de ce souffle Ă©pique qu'avaient ces pĂ©plums des annĂ©es cinquante. Alors la musique ? C'est vrai que lorsqu'on entendait les premiĂšres notes d'Elmer Bernstein, on savait dans quel univers on Ă©tait emportĂ©. Alberto IglĂ©sias est un grand compositeur. Il s'est fait connaĂźtre en Ă©crivant dĂšs 1995 pour Pedro Almodovar puis pour Julio Medem. Il a reçu le Goya Ă©quivalent des CĂ©sars pour de nombreux films, la plupart ceux d'Almodovar. La musique de La Taupe » a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e pour les prix europĂ©ens. C'est la premiĂšre fois qu'il travaille sur un film de cette envergure. Pour faire plus authentique il nous propose de temps en temps une musique pseudo orientale, clichĂ©e, avec chƓur et duduk, cet instrument armĂ©nien ?, et des instruments du Moyen Orient ! Il va mĂȘme jusqu'Ă  pasticher Carl Orff ! Vu les scĂšnes Ă©nhaurmes » qu'on nous montre Ă  l'image, trompettes, chƓurs et orchestre doivent remplir leurs rĂŽles. Il faut du gros son et que la musique sonne vraie ! Mais on a du mal Ă  reconnaĂźtre le style du compositeur. Tout n'est pas Ă  jeter, loin de lĂ . IglĂ©sias a Ă©crit quelques jolis thĂšmes, surtout les thĂšmes d'ambiance, plus psychologiques ». Climbing Mont Sinai », I Need a general » qui flirte avec l'ouverture de L'Or du Rhin, RamsĂšs Insomnia »  sont de belle facture. En lisant de plus prĂšs le booklet du CD, on s'aperçoit que les musiques dites additionnelles » ont Ă©tĂ© Ă©crites par Harry Gregson-Williams qui a Ă©tĂ© formĂ© au studio Media Venture, la boĂźte Ă  musique de Zimmer. On a plutĂŽt l'impression qu'IglĂ©sias s'est fait piĂ©ger et que la BO a Ă©tĂ© Ă©crite par l'Ă©curie Zimmer, c'est Ă  dire une musique formatĂ©e pour grosse machine. IglĂ©sias est certainement maintenant lancĂ© Ă  Hollywood. Attendons les Oscars qui devront choisir entre Interstellar » et Exodus ». La musique de film, elle, n'a rien Ă  y gagner. Il y a belle lurette que Ridley Scott ne nous fait plus rĂȘver ! Peut-ĂȘtre n'aura-t-il, comme le film de Cecil B. de Mille, que l'Oscar des effets spĂ©ciaux ! Revoyez Les Dix Commandements » et réécoutez la musique de Elmer Bernstein rééditĂ©e par Milan! LE HOBBIT La Bataille des Cinq ArmĂ©es. RĂ©alisateur Peter Jackson. Compositeur Howard Shore. 1CD Decca VoilĂ  aprĂšs 13 ans, Peter Jackson en a fini avec Tolkien et ses mythiques livres Bilbo le Hobbit » et Le Seigneur des Anneaux ». Comme Le Seigneur », Le Hobbit » aura eu trois volets. Si le prĂ©cĂ©dent Ă©tait longuet, mĂȘme ennuyeux avec beaucoup de redites, ce dernier volet La Bataille des Cinq ArmĂ©es » est le plus abouti. Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidĂ©s par Bilbo le Hobbit, ont rĂ©ussi Ă  rĂ©cupĂ©rer leur royaume et leur trĂ©sor. Mais ils ont Ă©galement rĂ©veillĂ© le dragon Smaug qui dĂ©chaĂźne dĂ©sormais sa colĂšre sur les habitants de Lac-ville. A prĂ©sent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menĂ©s par le NĂ©cromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armĂ©es est imminente et Bilbo est le seul Ă  pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron. De par l'expĂ©rience de Peter Jackson, l'Ă©volution des techniques, la concision du propos, on est pris de bout en bout par ce dernier Ă©pisode. C'est un film d'action qui ne nous laisse aucun rĂ©pit. Il y a des bastons avec des mĂ©chants vraiment mĂ©chants, des revirements de situations, des combats corps Ă  corps, des trucages surprenants, il y a des milliers de soldats qui s'Ă©tripent, des monstres abrutis qui cassent des fortifications Ă  coup de tĂȘte et qui ne s'en relĂšvent pas, des batailles dantesques et gigantesques
 Peter Jackson termine cette saga en apothĂ©ose. Si les scĂšnes de batailles sont titanesques, les deux combats singuliers de Thorin et Legolas contre les Orques Azog et Bolg sont stupĂ©fiants. MĂȘme si Jackson a le sens de l'Ă©popĂ©e, il a su aussi mettre en scĂšne quelques beaux moments d'humanitĂ© ». Pendant toutes ces annĂ©es Howard Shore a accompagnĂ© en musique Peter Jackson. Ce sont des heures de musique qu'il a composĂ©es pour ces deux cycles 21 heures ?.Pour ce dernier volet, il a trouvĂ© encore le sens de l'Ă©pique, de la poĂ©sie, de la nostalgie, de la dramaturgie. La premiĂšre sĂ©quence qui ouvre le film avec le thĂšme Fire and water » et la scĂšne avec Smaug, le dragon, est magnifique tant sur le plan de la mise en scĂšne que sur la composition orchestrale. L'ensemble London Voices est trĂšs prĂ©sent dans les courtes sĂ©quences proposĂ©es. La musique n'est pas sans rappeler Dvoƙák ou mĂȘme Wagner. Le style est assez contemplatif avec des changements brusques de tonalitĂ© et des influences celtiques. On retrouve de temps en temps des citations des deux premiers Ă©pisodes. Pour les scĂšnes de batailles Battle for the Mountain » ou To the Death » par exemple, Shore sait donner de l'orchestre, apporter de l'Ă©pique ; on est dans l'Ă©popĂ©e musicale ! La chanson du gĂ©nĂ©rique de fin The Last Goodbye », interprĂ©tĂ©e par Billy Boyd, a toute la nostalgie nĂ©cessaire pour qu'on verse une larme en pensant que le cycle est fini. Reste Ă  lire ou Ă  relire les livres pour retrouver Bilbo, Gandalf, Thorin, Balin, Dwalin, Fili, Kili, Dori, Nori, Ori, Oin, Gloin, Bifur, Bofur, Bombur mais aussi Elrond, Legolas, Bard
tout en Ă©coutant les compositions de Howard Shore pour que l'aventure continue ! GOD HELP THE GIRL. RĂ©alisateur, compositeur Stuart Murdock. 1CD Milan n°399590-2 God Help the Girl » est un projet de Stuart Murdoch, le leader de Belle and Sebastian » créé en 2009. Le chanteur Ă©cossais ayant composĂ© des titres qui, selon lui s'intĂ©graient mal au style de son groupe, dĂ©cide de les enregistrer et d'en faire un album concept qui raconte la dĂ©pression du personnage central Ève. Cet album deviendra un film. La jeune Ève Ă©crit des chansons en rĂȘvant de les entendre un jour Ă  la radio. À l'issue d'un concert, elle rencontre James, musicien timide et romantique qui donne des cours de guitare Ă  Cassie, une fille des quartiers chics. Dans un Glasgow pop et Ă©tudiant, ils entreprennent bientĂŽt de monter leur propre groupe. C'est une charmante comĂ©die musicale enthousiasmante, sympathique avec des adolescents adorables, un bonbon acidulĂ© comme ceux d'Haribo. Le CD est trĂšs agrĂ©able Ă  Ă©couter pour ceux qui aime ce genre de pop anglaise, qui apprĂ©cient le groupe Belle et Sebastian ». On est loin des blockbusters indigestes. Vive la lĂ©gĂšretĂ© de l'ĂȘtre avec une pointe de mĂ©lancolie! PENGUINS OF MADAGASCAR. RĂ©alisateurs Eric Darnell et Simon J. Smith. Compositeur Lorne Balfe. 1CD Sony n°88875050652 Les pingouins Commandant, Kowalski, Rico et Soldat sont appelĂ©s pour travailler avec Le Vent du Nord, une organisation secrĂšte des animaux de diverses espĂšces dans le but d'aider ceux d'entre eux qui ne peuvent pas s'aider eux-mĂȘmes. Les pingouins doivent unir leurs forces avec le loup ClassifiĂ© et son Ă©quipe pour arrĂȘter le docteur Octavius Brine, qui veut contrĂŽler le monde ! Avec un tel scĂ©nario, inutile de dire les situations abracadabrantesques qu'ont inventĂ© les rĂ©alisateurs des studios DreanWorks ! La musique est signĂ©e par un tĂącheron de Remote Control Productions, l'usine Ă  soundtracks d'Hans Zimmer ! C'est eux qui travaillent le plus souvent avec DreanWorks – Madagascar avait Ă©tĂ© signĂ© par Hans Zimmer - Lorne Balfe a fait des musiques dites additionnelles de blockbusters, style Sherlock Holmes », Inception », Transformers ». Savoir quelles musiques il a commises pour apprĂ©cier son travail c'est plus compliquĂ© ! Dans ce film on est dans la dĂ©rision et le savoir faire est important. On s'amuse Ă  jouer en thĂšme et variations sur une paraphrase musicale de Mission Impossible, de Mannix, de Lalo Schiffrin Ă  la sauce comĂ©die. On est dans la parodie du film d'espionnage et la musique fonctionne bien. Elle a un cĂŽtĂ© vintage, de ces sĂ©ries des annĂ©es 70. Lorne Balfe a fait du bon travail. Le CD est un double album oĂč sur le disque bonus Sony offre des chants de NoĂ«l chantĂ©s par les Penguins of Madagascar ! L'AFFAIRE SK1 RĂ©alisateur FrĂ©dĂ©ric Tellier. Compositeur Christophe La Pinta et FrĂ©dĂ©ric Tellier. 1CD Cristal Records Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas Ă  la Police Judiciaire, 36 quai des OrfĂšvres, Brigade Criminelle. Sa premiĂšre enquĂȘte porte sur l'assassinat d'une jeune fille. Son travail l'amĂšne Ă  Ă©tudier des dossiers similaires qu'il est le seul Ă  connecter ensemble. Il est vite confrontĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© du travail d'enquĂȘteur le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie
 Pendant 8 ans, obsĂ©dĂ© par cette enquĂȘte, il traquera ce tueur en sĂ©rie auquel personne ne croit. Au fil d'une dĂ©cennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l'architecte de l'enquĂȘte la plus complexe et la plus vaste qu'ait jamais connue la Police judiciaire française. Il va croiser la route de FrĂ©dĂ©rique Pons, une avocate passionnĂ©e, dĂ©cidĂ©e Ă  comprendre le destin de l'homme qui se cache derriĂšre cet assassin sans pitiĂ©. Une plongĂ©e au cƓur de 10 ans d'enquĂȘte, au milieu de policiers opiniĂątres, de juges dĂ©terminĂ©s, de policiers scientifiques consciencieux, d'avocats ardents qui, tous, resteront marquĂ©s par cette affaire devenue retentissante l'affaire Guy Georges, le tueur de l'est parisien ». Avec cette affaire il fallait un super casting. Le film l'a avec Raphael Personnaz et Olivier Gourmet, et une musique en phase. C'est Christophe Pinta qui a composĂ© le score. Il avait dĂ©jĂ  travaillĂ© avec le rĂ©alisateur pour une fiction TV Les hommes de l'Ombre ». Sa musique a toute la noirceur et la gravitĂ© qui colle au propos. C'est une musique efficace, attendue, avec des arrangements classiques et qui s'Ă©coute avec beaucoup de plaisir. Le violon solo est tenu par StĂ©phanie Gonley, et ChloĂ© StĂ©fani est au piano. On peut la tĂ©lĂ©charger chez Cristal Records dĂšs le 5 janvier. TIMBUKTU. RĂ©alisateur Abderrahmane Sissako. Compositeur Amine Bouhafa. 1CD Universal Musique Non loin de Tombouctou, tombĂ©e sous le joug des extrĂ©mistes religieux, Kidane mĂšne une vie simple et paisible dans les dunes, entourĂ© de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger ĂągĂ© de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le rĂ©gime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et mĂȘme le football
 Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de rĂ©sister avec dignitĂ©. Des tribunaux improvisĂ©s rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps Ă©pargnĂ©s par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour oĂč Kidane tue accidentellement Amadou le pĂȘcheur qui s'en est pris Ă  GPS, sa vache prĂ©fĂ©rĂ©e. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d'ailleurs
 Amine Bouhafa est un jeune pianiste et compositeur tunisien qui a Ă©tudiĂ© Ă  Paris et dont les influences sont mutiples classique, jazz, word music. Il a composĂ© pour six films et quelques tĂ©lĂ©films. Il a Ă©crit aussi des chansons. Il a travaillĂ© surtout avec le rĂ©alisateur Ă©gyptien Abdel Adib et le tunisien Mohammed Zran. Pour "Timbuktu", Amine Bouhafa conçoit une musique complĂ©tement en contrepoint de la violence qui est Ă  l'Ă©cran. Duduk, percussions, guitares, oud, piano reviennent en litanie comme pour rappeler une douceur de vivre qui n'est plus. C'est une musique brillante, inspirĂ©e, qu'on ne se lasse pas d'Ă©couter. Elle est tĂ©lĂ©chargeable et le CD se trouve sur Internet ou dans les bonnes maisons, qui existent encore, pour offrir de la bonne musique. Un must, comme le film. StĂ©phane Loison. *** LA VIE DE L’EDUCATION MUSICALE Haut Si vous souhaitez promouvoir votre activitĂ©, votre programme Ă©ditorial ou votre saison musicale dans L’éducation musicale, dans notre Lettre d’information ou sur notre site Internet, n’hĂ©sitez pas Ă  me contacter au 01 53 10 08 18 pour connaĂźtre les tarifs publicitaires. Les projets d’articles sont Ă  envoyer Ă  redaction Les livres et les CDs sont Ă  envoyer Ă  la rĂ©daction de l’Education musicale 7 citĂ© du Cardinal Lemoine 75005 Paris Tous les dossiers de l’éducation musicale La librairie de L’éducation musicale Ce livre, que le compositeur souhaitait publier dans sa maison d’édition Ă  KĂŒrten, se propose de prĂ©senter les orientations principales de la recherche de Karlheinz Stockhausen 1928-2007 Ă  travers ses Ɠuvres, couvrant sa vie et ouvrant un accĂšs direct Ă  ses Ă©crits. Divers domaines investis par le plus grand inventeur de musique de la seconde moitiĂ© du xxe siĂšcle sont abordĂ©s composition de soi Ă  travers les matĂ©riaux nouveaux ; dĂ©couvertes formelles et structures du temps ; musique spatiale ; mĂ©taphore lumineuse ; musique scĂ©nique ; l’hommage au fĂ©minin de l’opĂ©ra Montag aus Licht ; Wagner, Stockhausen et le Gesamtkunstwerk, Ɠuvre d’art total. Les tĂ©moignages des femmes qui l’ont accompagnĂ© dressent un portrait vif et saisissant de l’homme, artiste gĂ©nial qui aimait plus que tout la musique et la recherche compositionnelle au nom du progrĂšs de l’ĂȘtre humain...suite Analyses musicales XVIIIe siĂšcle – Tome 1 L’imbroglio baroque de GĂ©rard Denizeau BACH Cantate BWV 104 Actus tragicus GĂ©rard Denizeau Toccata rĂ© mineur Jean Maillard Cantate BWV 4 Isabelle Rouard Passacaille et fugue Jean-Jacques PrĂ©vost Passion saint Matthieu Janine Delahaye PhƓbus et Pan Marianne Massin Concerto 4 clavecins Jean-Marie Thil La Grand Messe Philippe A. Autexier Les Magnificat Jean Sichler Variations Goldberg Laetitia TrouvĂ© Plan Offrande Musicale Jacques Chailley COUPERIN Les barricades mystĂ©rieuses GĂ©rard Denizeau ApothĂ©ose Corelli Francine Maillard ApothĂ©ose de Lully Francine Maillard HAENDEL Dixit Dominus Sabine BĂ©rard Water Music Pierrette Mari IsraĂ«l en Egypte Alice Gabeaud Ode Ă  Sainte CĂ©cile Jacques Michon L’alleluia du Messie RenĂ© Kopff Musique feu d’artifice Jean-Marie Thill PubliĂ© l'annĂ©e mĂȘme de son ouverture, cet ouvrage raconte avec beaucoup de prĂ©cisions la conception et la construction du cĂ©lĂšbre bĂątiment. Le texte est remis en pages et les gravures mises en valeur grĂące aux nouvelles technologies d'impression. Pour la premiĂšre fois, le TchĂšque LeoĆĄ JanĂĄcek 1854-1928, le Finlandais Jean Sibelius 1865-1957 et l'Anglais Ralph Vaughan Williams 1872-1958 sont mis en perspective dans le mĂȘme ouvrage. En effet, ces trois compositeurs - chacun avec sa personnalitĂ© bien affirmĂ©e - ont tissĂ© des liens avec les sources orales du chant entonnĂ© par le peuple. L'Ă©tude commune et conjointe de leurs itinĂ©raires s'est avĂ©rĂ©e stimulante tant les rĂ©pertoires mĂ©lodiques de leurs mondes sonores est d'une richesse Ă©mouvante. Les trois hommes ont vĂ©cu pratiquement Ă  la mĂȘme Ă©poque. Ils ont Ă©tĂ© confrontĂ©s aux tragĂ©dies de leur temps et y ont rĂ©pondu en s'engageant personnellement dans la recherche de trĂ©sors dont ils pressentaient la proche disparition. suite. Ce guide s’adresse aux musicologues, hymnologues, organistes, chefs de chƓur, discophiles, mĂ©lomanes ainsi qu’aux thĂ©ologiens et aux prĂ©dicateurs, soucieux de retourner aux sources des textes poĂ©tiques et des mĂ©lodies de chorals, si largement exploitĂ©s par Jean-SĂ©bastien Bach, afin de les situer dans leurs divers contextes historique, psychologique, religieux, sociologique et surtout thĂ©ologique. Il prend la suite de La Recherche hymnologique Guides Musicologiques N°5, approche mĂ©thodologique de l’hymnologie se rattachant Ă  la musicologie historique et Ă  la thĂ©ologie pratique dans une perspective pluridisciplinaire. Nul n’était mieux qualifiĂ© que James Lyon sa vaste expĂ©rience lui a permis de rĂ©aliser cet ambitieux projet. Selon l’auteur Ce livre est un USUEL. Il n’a pas Ă©tĂ© conçu pour ĂȘtre lu d’un bout Ă  l’autre, de façon systĂ©matique, mais pour ĂȘtre utilisĂ© au grĂ© des Ă©coutes, des exĂ©cutions, des travaux exĂ©gĂ©tiques ou des cours d’histoire de la musique et d’hymnologie. » suite Cet ouvrage regroupe pour la premiĂšre fois les 43 chorals de Martin Luther accompagnĂ©s de leurs paraphrases françaises strophiques, vĂ©rifiĂ©es. Ces textes, enfin en accord avec les intentions de Luther, sont chantables sur les mĂ©lodies traditionnelles bien connues. Aux hymnologues, musicologues, musiciens d'Eglise, chefs, chanteurs et organistes, ainsi qu'aux historiens de la musique, des mentalitĂ©s, des sensibilitĂ©s et des idĂ©es religieuses, il offrira, pour chaque choral ou cantique de Martin Luther, de solides commentaires et des renseignements prĂ©cis sur les sources des textes et des mĂ©lodies origine, poĂšte, mĂ©lodiste, datation, ainsi que les emprunts, rĂ©emplois et crĂ©ations au XVIĂš siĂšcle... suite Mozart aurait-il Ă©tĂ© heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il prĂ©fĂ©rĂ© Ă  ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ? Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, oĂč irait le cƓur des uns et des autres ? Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sĂ»re ni Mozart, ni les autres compositeurs du passĂ© n'auraient composĂ© leurs Ɠuvres de la mĂȘme façon si leur instrument avait Ă©tĂ© diffĂ©rent, s'il avait Ă©tĂ© celui d'aujourd'hui. Mais en quoi Ă©tait-il si diffĂ©rent ? En quoi influence-t-il l'Ă©criture du compositeur ? Le piano moderne standardisĂ©, comporte-t-il les qualitĂ©s de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ? Un voyage Ă  travers les Ăąges du piano, Ă  travers ses qualitĂ©s gagnĂ©es et perdues, Ă  travers ses mĂ©tamorphoses, voilĂ  Ă  quoi convie ce livre polĂ©mique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique. A PARAÎTRE Au travers du rĂ©cit que James Lyon nous fait de l’existence de Dickens, il apparaĂźt bien vite que l’écrivain se doublait d’un prĂ©cieux dĂ©fenseur des arts et de la musique. Rares sont pourtant ses Ă©crits musicographiques ; c’est au travers des rĂ©fĂ©rences musicales qui entrent dans ses livres que l’on constate la grande culture musicale de l’écrivain. Il se profilera d’ailleurs de plus en plus comme le dĂ©fenseur d’une musique authentiquement anglaise, forte de cette tradition Ă©voquĂ©e plus haut. Et s’il ne fallait qu’un seul tĂ©moignage enthousiaste pour dĂ©crire la grandeur musicale de l’Angleterre, il suffit de lire le tĂ©moignage de Berlioz suite. *** OĂč trouver le numĂ©ro du Bac ? *** Les analyses musicales de L'Education Musicale

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Service des pĂšlerinages diocĂ©sains Chaque baptisĂ© ou chercheur de Dieu est invitĂ© Ă  s’insĂ©rer et Ă  participer au grand pĂšlerinage que le Christ, l’Eglise ou l’HumanitĂ© ont accompli et doivent continuer Ă  accomplir dans l’Histoire. » St Jean Paul II – 25 avril 1998. Parce que le pĂšlerinage n’est pas un voyage touristique Partir en pĂšlerinage, se faire pĂšlerin consiste Ă  sortir de chez soi pour se mettre en route Ă  la suite d’une longue lignĂ©e d’hommes et de femmes ayant quittĂ© leurs habitudes, leur confort, leur routine et tout ce qui fait la douceur ou la difficultĂ© de la vie quotidienne pour rĂ©pondre Ă  l’appel de Dieu. Partir en pĂšlerinage, se faire pĂšlerin, c’est vivre un certain renoncement de soi pour vivre l’Evangile du Christ Seigneur et approcher l’amour inconditionnel que Dieu a pour nous. La dĂ©marche du pĂšlerinage, expĂ©rience de vie, qu’elle soit courte ou longue, nĂ©cessite parfois une certaine adaptation, de la souplesse voire des sacrifices pour accueillir l’Autre ou dĂ©couvrir une autre terre que la sienne, cette terre que Dieu aime et a donnĂ© aux hommes. C’est vivre une fraternitĂ© Ă©phĂ©mĂšre » avec des personnes que l’on ne connait pas forcĂ©ment, c’est composer une communautĂ© de croyants, une expĂ©rience d’Eglise oĂč chacun chemine Ă  son rythme, tout en enrichissant l’autre dans lesquelles la priĂšre et l’Eucharistie, fortifient cette communautĂ© temporaire. C’est vivre avec le Christ au milieu de nous. Quand deux ou trois sont rĂ©unis en mon nom, je suis lĂ , au milieu d’eux. » Mt 18, 20
1 En ce mardi 9 aoĂ»t, en pleine pĂ©riode de sĂ©cheresse, l’ÉlĂ©phant de l’üle de Nantes dispense gĂ©nĂ©reusement ses ressources en eau sur le public surchauffĂ©.

Contact Christian Moreau La Roche sur Yon Temple, 28 rue Chanzy Nouveau - ÉtĂ© 2016 Tous les Dimanches du 3 juillet au 28 aoĂ»t - Culte Ă  11h00 !

Horairesde priÚres dans La Roche-sur-Yon! Ici vous trouverez les horaires de priÚres pour 12.000 emplacements en France. Cette page utilise la méthode de calcul de la Ligue Islamique
Retour Ă  la liste des villes pour les horaires de priĂšres Le Jeudi 25 AoĂ»t 2022 Heures de priĂšre pour la ville La Roche Sur Yon 85000 Prochaine priĂšre MAGHRIB dans h m s SUBH CHOUR. ZHUR ASR MAGR. ISHA 0545 0716 1408 1756 2101 2230 * SUBH & ISHA Angle 15 degrĂ©s voir calendrier mensuel pour l’angle 18 degrĂ©s Retrouvez les Horaires de priĂšres mensuels Calendrier AoĂ»t 2022 La Roche Sur Yon 85000 Calendrier Septembre 2022 La Roche Sur Yon 85000 Calendrier Octobre 2022 La Roche Sur Yon 85000 Calendrier Novembre 2022 La Roche Sur Yon 85000 Calendrier DĂ©cembre 2022 La Roche Sur Yon 85000 Calendrier Ramadan 2023/1444La Roche Sur Yon 85000 L’angle 18° correspond au crĂ©puscule astronomique. C’est celui choisi jusqu’il y a peu par la mosquĂ©e de Paris pour calculer les horaires de priĂšres. L’angle 15° est l’angle adoptĂ© par la fĂ©dĂ©ration islamique de l’AmĂ©rique du Nord ISNA pour dĂ©terminer les moments oĂč il est l’heure de faire la priĂšre. Ces diffĂ©rences pour dĂ©terminer les horaires de priĂšre concernent le calcul de l’heure de la priĂšre du fajr et le calcul de l’horaire de priĂšre de l’isha. Chacune de ces priĂšres, selon le lever ou le coucher du Soleil, dĂ©bute lorsque le Soleil se trouve Ă  un certain degrĂ© en-dessous de l’horizon. Nous refusons de vous proposer les horaires de priĂšre selon l’angle 12°, car pour le jeĂ»ne, pendant ramadan ou le long de l’annĂ©e. Pour plus d’informations, lire l’article suivant Attention aux horaires selon l’angle 12°, problĂ©matique pour le jeĂ»ne. Consultez dĂšs aujourd’hui les horaires de priĂšre sur AndroĂŻd et sur iPhone et iPad. TĂ©lĂ©chargez dĂšs Ă  prĂ©sent l’application Al-Kanz, cliquez sur le bouton suivant.
Reims: inauguration officielle de la plus grande mosquĂ©e de France; Un mort et 62 blessĂ©s dans un attentat devant une mosquĂ©e Ă  Benghazi ; QuĂ©bec : Plus de 400 000 $ pour une des victimes qui a survĂ©cu Ă  la tuerie de la mosquĂ©e ; Grande MosquĂ©e d’Alger : la façade extĂ©rieure terminĂ©e « d’ici la fin de l’annĂ©e » Services Disponibles La mosquĂ©e Ű§Ù„Ù…ŰłŰŹŰŻ Ű§Ù„ÙƒŰšÙŠŰ± est situĂ© au 21 Rue Pierre Bacqua 85000 La-Roche-sur-yon France. Vous pouvez consulter la liste des services et activitĂ©s proposer par la mosquĂ©e NomŰ§Ù„Ù…ŰłŰŹŰŻ Ű§Ù„ÙƒŰšÙŠŰ± Adresse21 Rue Pierre Bacqua 85000 La-Roche-sur-yon France Code postal85000 VilleLa-Roche-sur-yon TĂ©lĂ©phone02 44 40 55 77 AssociationAVM Courrielcontact Jumua1300 Iqama Fajr 10' min Dohr 10' min Asr 10' min Maghrib 5' min Isha 0' min Horaire Priere Ű§Ù„Ù…ŰłŰŹŰŻ Ű§Ù„ÙƒŰšÙŠŰ± - La-Roche-sur-yon Retrouvez les horaires des priĂšres heures de salat quotidiennes de Ű§Ù„Ù…ŰłŰŹŰŻ Ű§Ù„ÙƒŰšÙŠŰ± La-Roche-sur-yon pour aujourd'hui ainsi que pour le mois du ramadan. Date Fajr 0601 Shurooq 0717 Dohr 1413 Asr 1756 Maghrib 2101 Isha 2214 Heures pour Imsak et Iftar La-Roche-sur-yon L'heure du imsak l'heure d'arrĂȘter de manger pendant le ramadan est estimĂ©e Ă  0601, tant dit que le Iftar heure de rompre le jeĂ»ne est prĂ©vue Ă  2101. Quand sont les temps de priĂšre aujourd'hui La-Roche-sur-yon ? Horaires des priĂšres musulmanes La-Roche-sur-yon aujourd'hui, Fajr, Dhuhr, Asr, Maghrib et Isha'a. Obtenez les heures de priĂšre islamique La-Roche-sur-yon. Les temps de priĂšre aujourd'hui La-Roche-sur-yon commenceront Ă  0601 Fajr et se termineront Ă  2214 Icha. La-Roche-sur-yon est situĂ© Ă  ° de la Mecque Qibla . Liste des horaires de priĂšre pour aujourd'hui 0601 Fejr, 1413 Dhuhr, 1756 Asser, 2101 Maghreb, et 2214 Icha. Lheure exacte du namaz La Roche-sur-Yon, France pour aoĂ»t 2022, emploi du temps, calendrier des heures de priĂšre islamique La Roche-sur-Yon pour aoĂ»t 2022, quelle heure devez-vous faire namaz La Roche-sur-Yon pour les hommes et les femmes en aoĂ»t 2022. Horaires de priĂšre islamique selon le madhhab hanafi mĂ©thode.
- 20 H 16 MIS À JOUR LE 31/5/11 - 20 H 16synodeLes synodes ouvrent l’Eglise au dĂ©bat dĂ©mocratiqueLe diocĂšse de Versailles ouvre jeudi 2 juin son assemblĂ©e synodale 317 dĂ©lĂ©guĂ©s laĂŻcs vont se prononcer sur l’avenir de leur SIMON / CIRICLa cathĂ©drale Saint-Louis aux couleurs du synode du diocĂšse de Versailles au moment de son ouverture, le 12 septembre consultation prĂ©alable a rencontrĂ© un succĂšs inattendu, avec 24 000 participants et 3 141 propositions Yvelines sont Ă  l’image de l’Église de France, oĂč cet outil de participation des laĂŻcs Ă  la vie de l’Église connaĂźt un engouement synodes romains sont des mini-concilesP. Dominique Barnerias Une tout autre figure de l’Eglise que celle Ă  laquelle nous Ă©tions habituĂ©s»Thomas Bertaud reste prudent. Alors qu’il s’apprĂȘte Ă  siĂ©ger trois jours, comme Ă©lu, Ă  l’assemblĂ©e du synode de Versailles, ce cadre de 36 ans reconnaĂźt, certes, que la consultation menĂ©e dans le diocĂšse a Ă©tĂ© remarquable », que les propositions de la base sont innovantes », aprĂšs quatre mois de dĂ©bats. Mais ce cahier synodal », d’une quarantaine de pages, sur lequel il va devoir se prononcer, n’a retenu qu’une infime partie des thĂšmes et lui semble au final bien classique et ecclĂ©sial ».Pour autant, pas question de bouder Pour une fois qu’on nous donne la parole ! » Le jeune homme a prĂ©parĂ© soigneusement le thĂšme sur lequel il doit plancher avec sa commission. Tout comme Isabelle GaliniĂ©e, mĂšre de six enfants, qui a potassĂ© son cahier synodal dans tous les sens » et lu consciencieusement les textes du MagistĂšre proposĂ©s en 317 dĂ©lĂ©guĂ©s laĂŻcs qui, comme Isabelle et Thomas, vont passer leur week-end sur l’avenir du diocĂšse dans un exercice assez rare de dĂ©mocratie participative, prennent leur charge au sĂ©rieux. C’est que, note ClĂ©mence Rouvier, thĂ©ologienne et observatrice extĂ©rieure », la consultation lancĂ©e dans le diocĂšse a marchĂ© au-delĂ  de toute attente » 24 000 personnes ont participĂ© aux groupes synodaux et plus de 3 141 propositions concrĂštes ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es !DEPUIS LES PREMIERS TEMPS DE L’EGLISECertes, le diocĂšse des Yvelines, avec Versailles et Saint-Germain-en-Laye, est l’une des zones françaises oĂč la pratique est la plus Ă©levĂ©e. Mais c’est prĂ©cisĂ©ment en raison de cette richesse » en prĂȘtres et en fidĂšles que l’on aurait pu s’attendre Ă  une attitude consommatrice » des fidĂšles. Or, les catholiques des Yvelines ont massivement manifestĂ© qu’ils souhaitaient prendre en main l’avenir de leur sont Ă  l’image de l’Église de France, qui, depuis vingt ans, s’est emparĂ©e de l’outil synodal, avec une vigueur sans Ă©quivalent dans d’autres pays. Le synode, c’est la possibilitĂ© donnĂ©e Ă  l’évĂȘque de consulter son diocĂšse pour des dĂ©cisions importantes. Elle existe depuis les premiers temps de l’Église. Mais elle a Ă©tĂ© profondĂ©ment renouvelĂ©e depuis Vatican II autrefois, seuls les prĂȘtres pouvaient siĂ©ger ; dĂ©sormais, le Peuple de Dieu », donc les laĂŻcs, est que le nouveau code de droit canonique de 1983 a introduit cette rĂ©forme, cela change tout plus de 50 synodes ont Ă©tĂ© organisĂ©s en France ! Un appĂ©tit pour cet outil de dĂ©mocratie participative, que l’on ne retrouve – dans une moindre mesure – qu’en Italie et aux États-Unis. Certaines Églises, en Irlande ou en Belgique, n’en ont mĂȘme jamais organisĂ©. RÉVOLUTION SYNODALE »Arnaud Join-Lambert, thĂ©ologien de l’universitĂ© de Louvain, a fait le calcul environ un million de catholiques français auraient participĂ© Ă  une consultation synodale depuis 1983 ! Et 12 000 personnes auraient Ă©tĂ© dĂ©lĂ©guĂ©es, pour voter propositions et dĂ©crets synodaux
 Bref, une rĂ©volution synodale », directement issue du concile, qui pourrait bien se rĂ©vĂ©ler Ă  terme aussi importante pour l’Église catholique que le changement synodes sont un bon moyen de prendre le pouls d’un diocĂšse. En cela, les 3 141 propositions de Versailles dessinent une Église de l’Ouest parisien diffĂ©rente des caricatures qu’on lui renvoie trop souvent demande de solidaritĂ©, de proximitĂ©, d’attention aux diverses souffrances, et notamment celles vĂ©cues au travail. Exigence, aussi, d’un langage plus accessible, de liturgies plus accueillantes. Tout comme une attention Ă  la situation des divorcĂ©s remariĂ©s et Ă  la place des femmes. Au fond, ces propositions disent la volontĂ© de rester en prise avec la rĂ©alitĂ© du monde », tranche le P. Bruno Valentin, responsable de la synthĂšse. En revanche, la question de la messe dans sa forme extraordinaire forme ancienne occupe moins de 1 % des propositions
DANS QUE BUT ? Être consultĂ©, c’est bien. Mais dans quel but ? Diacre dans le quartier populaire de Trappes, Alain Andrieux, 65 ans, dĂ©lĂ©guĂ© lui aussi, craint que la forte demande de solidaritĂ© concrĂšte n’aboutisse pas, estimant que le cahier synodal est trop timide. Un dĂ©calage que l’on entend souvent lors des synodes, dont les rĂ©sultats concrets semblent en deçà des espĂ©rances et de l’investissement. Car le synode est un acte de gouvernement » qui donne lieu Ă  un vote et Ă  la promulgation de dĂ©crets lire ci-contre. Mais encore faut-il s’entendre sur sa portĂ©e. D’abord, il ne concerne que ce qui relĂšve du diocĂšse les questions de dogme et de discipline, comme le problĂšme des divorcĂ©s remariĂ©s, ne sont pas de la responsabilitĂ© de l’évĂȘque. D’autre part, l’évĂȘque reste maĂźtre de son application. Certaines expĂ©riences ont ainsi donnĂ© lieu Ă  de cuisants Ă©checs, l’évĂȘque refusant de promulguer les dĂ©cisions votĂ©es, comme Ă  Bordeaux, en 1993. À OrlĂ©ans, en 1994, le texte final a paru bien court au vu de l’investissement engagĂ©. À ChĂąlons 2002-2003 ou Digne 1992-1994, les Actes ne contenaient aucun dĂ©cret. Enfin, l’Église n’est pas une dĂ©mocratie le synode vise Ă  dĂ©gager un consensus, avec la rĂšgle des deux tiers, et non une majoritĂ©. UN PROCESSUS QUI PREND AU SÉRIEUX CE QU’EST L’ÉGLISE »Avec le recul, on commence Ă  connaĂźtre les retombĂ©es concrĂštes de cet engouement synodal nouvelles organisations territoriales, crĂ©ations de paroisses, mise en place de structures pour des besoins nouveaux. Dix ans aprĂšs, note Arnaud Join-Lambert, la participation Ă  un synode continue de marquer les catholiques d’un diocĂšse. C’est un processus qui prend au sĂ©rieux ce qu’est l’Église, assemblĂ©e du peuple de Dieu. Ceux qui n’ont rien donnĂ© sont souvent ceux qui Ă©taient mal prĂ©parĂ©s. ». En ce sens, un synode est moins la rĂ©union d’un organe local de dĂ©cision qu’une dĂ©marche, qui fait prendre conscience Ă  tous les catholiques de leurs responsabilitĂ©s dans l’Église. Ce qui renvoie d’ailleurs Ă  son Ă©tymologie marcher avec ».ISABELLE DE GAULMYN///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////Commentaire d'Hercule Il n'y a vraiment que le Journal La Croix pour se rĂ©jouir de l'existence et du fonctionnement actuel des qui connait un peu l'Eglise, je dirais que l'Eglise est une "dĂ©mocratie" dirigĂ©e...Le problĂšme n'est pas de se rĂ©jouir de l'existence des synodes mais surtout, aprĂšs quelques annĂ©es, dans mesurer les ce qui me concerne, je ne me rĂ©jouis pas du tout des rĂ©sultats actuels, car dans ma vie, du fait de mes dĂ©placements professionnels, j'ai vĂ©cu dans des diocĂšses au sortir d'un synode diocĂ©sain. J'y ai trouvĂ© beaucoup de fantaisies de liturgie, de fonctionnement et de pratiques curieuses, juste pour plaire Ă  certaines forces vives de l'Eglise, et en croyant que les vocations et les jeunes s'attirent et se dĂ©couvrent par des jeux de sĂ©duction. Du jour au lendemain, on a supprimĂ© quantitĂ© de messes pour se retrouver avec des messes concĂ©lĂ©brĂ©es Ă  trois ou quatre prĂȘtres. Il manque aujourd'hui deux ou trois gĂ©nĂ©rations dans l'Eglise qui n'assistent plus aux offices et qui sont complĂštement dĂ©-catĂ©chisĂ©es, et l'on s'Ă©tonne de ne plus avoir de vocations. Nous assistons Ă  la dĂ©sertification spirituelle des campagnes et, les EvĂȘques et leurs trĂ©soriers s'Ă©tonnent aujourd'hui que le denier du culte ne rentre plus dans les caisses du diocĂšse. Bien souvent, les personnes ĂągĂ©es des campagnes n'ont plus que la tĂ©lĂ©vision pour assister la messe. Elles n'ont plus accĂšs aux sacrements et n'ont mĂȘme pas droit Ă  des messes d'enterrement, et l'on voit aujourd'hui ce phĂ©nomĂšne s'Ă©tendre aux villes. Je crois qu'il faut empĂȘcher que les synodes ne deviennent uniquement les accompagnateurs d'une Eglise moribonde, en situation d'enfouissement et de fin de vie, mais au contraire que les synodes redonnent aux diocĂšses leur caractĂšre missionnaire, ce qui ne me semble pas encore ĂȘtre le cas actuellement...J'ai aujourd'hui la chance d'ĂȘtre dans un diocĂšse dont l'EvĂȘque a la volontĂ© de faire bouger les choses, de remettre la priĂšre et l'adoration au coeur de l'Eglise, de susciter le retour des vocations... Je constate malheureusement que ses premiers adversaires qui traĂźnent des pieds sont bien souvent certains de ses prĂȘtres et des "bonnes femmes" qui avaient pris le pouvoir dans certaines paroisses...J'ai aussi Ă©tĂ© le tĂ©moin de mouvements d'Eglise dans lesquels certains responsables engagĂ©s et vieillissant s'Ă©taient emparĂ©s du pouvoir sans partage, sans mĂȘme respecter les statuts internes de ces mouvements qui les obligeaient Ă  un renouvellement des charges de responsabilitĂ©s, sous prĂ©texte que les nouveaux candidats n'avaient pas Ă©tĂ© jugĂ©s capables de pouvoir assumer les charges et les charismes du mouvement. Ainsi, on a souvent "ligotĂ©" l'Esprit-Saint en ne Lui laissant pas la possibilitĂ© d'un renouvellement interne, et en conduisant ces mouvements Ă  une mort inĂ©luctable.
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Des professeurs qualifiĂ©s Disponibles Ă  vos horaires 7J/7 Des tarifs compĂ©titifs & fixes Un suivi vidĂ©o personnalisĂ© Cours de Jivamukti Yoga Ă  Roche-sur-Yon Qu’est-ce que le Jivamukti Yoga ?Le Jivamukti fait partie des neuf genres de Hatha Yoga au niveau international. Le hatha Yoga a pour finalitĂ© d’ĂȘtre adaptĂ© avec soi-mĂȘme en prenant conscience de son corps Ă  travers les mouvements. Le Jivamukti est donc un site de confort pour permettre aux personnes d'ĂȘtre libres et heureux. C’est un chemin entre le dĂ©veloppement spirituel et la connaissance de soi pour ĂȘtre libre. Les exercices de Jivamukti se basent sur un job corporel, le bĂąti et la musique, la non-violence ainsi que la dĂ©votion. Cette mĂ©thode est une vraie philosophie de vie. C’est pourquoi, les AmĂ©ricains ainsi que les stars sont devenus des adeptes du Yoga Jivamukti qui vient de dĂ©barquer en qui ce style de Yoga est-il destinĂ© ?Le Yoga Jivamukti ne demande aucune souplesse particuliĂšre et est consacrĂ© Ă  tous, tant les enfants que les gentlemans ĂągĂ©es. Lors des sĂ©ances pour enfants, la pratique est davantage centrĂ©e sur l’imagination et la crĂ©ativitĂ©, la musique, les postures classiques mais aussi plus se dĂ©roule un cours de Jivamukti Yoga ?Une session de Yoga Jivamukti commence et se termine toujours par un chant afin de faire vibrer sa direction intĂ©rieure. Les classes de Jivamukti sont articulĂ©es autour d’un thĂšme mensuel annoncĂ© par David Life et Sharon Gannon. Ce thĂšme est dĂ©taillĂ© et explorĂ© par les chants en sanskrit, des lectures des rĂ©fĂ©rences aux Écritures du yoga, de la musique, une session d’asanas, de pranayama et de mĂ©ditation. Ce type de yoga emprunte le style vinyasa et les exercices sont physiquement , mais intellectuellement stimulants. Les exercices ont toujours une portĂ©e spirituelle en Ă©tant reliĂ©s aux prĂ©occupations chaque jour. il est recommandĂ© d’ĂȘtre en rapport avec soi-mĂȘme, mais ĂȘtre contents seul dans un coin n’a pas de sens. Les sĂ©ances commencent par des enchaĂźnements de postures diffĂ©rentes selon les type des stagiaires rythmĂ©es par de la musique diverse. C’est Ă  la fin de chaque cours que la relaxation prend une place importante. Le professeur peut pratiquer un petit massage de la nuque, des mains ou des pieds. ensuite, il laisse place Ă  la priĂšre. Cette derniĂšre est basĂ©e sur et l’expiration pendant lesquelles les Ă©lĂšves tentent de chasser les pensĂ©es nĂ©gatives. Au fil des sĂ©ances, les Ă©lĂšves peuvent passer au-dela de leurs propres restrictions que ce soit physiques ou psychologiques. Le Yoga Jivamukti est destinĂ© aux personnes intĂ©ressĂ©es par la dimension philosophique et physique du sont les bienfaits du Jivamukti Yoga ?Au-delĂ  de ses critĂšres philosophiques, ce type de yoga permet de bĂ©nĂ©ficier de nombreuses bĂ©nĂ©fices telles que la libĂ©ration des tensions et blocages par le travail et l’enchainement des postures comme des respirations. L’approche thĂ©matique qui est utile pour Ă  purifier l’esprit des pensĂ©es nĂ©gatives tout en augmentant la concentration. La prolongation de l’apprentissage au delĂ  du coursqui a pour but d’intĂ©grer les concepts d’une ancienne sagesse Ă  la vie de tous les jours. Le flux ou enchaĂźnement des mouvements fait travailler Ă  la fois les zones musculaires et l’intellect. Pourquoi nous choisir ? Des cours adaptĂ©s Ă  tous les niveaux Nos cours et professeurs ont adaptĂ© leurs programmes pour rĂ©pondre Ă  votre niveau quelqu’il soit, dĂ©butant, confirmĂ© ou expert. Ils vous accompagneront de la façon la plus cohĂ©rente possible pour vous faire progresser dans ce sport avec un suivi personnalisĂ© pendant et en dehors des cours via les Ă©changes vidĂ©o compris dans nos services. Nos professeurs de Jivamukti Yoga Ă  Roche-sur-Yon Professeur de Vinyasa, Yin & Nidra Yoga Elle a d’abord suivi une formation auprĂšs de l’Institut Français de Yoga IFY, qui propose une approche traditionnelle du yoga, notamment dans sa dimension philosophique. Elle s’est ensuite formĂ©e au Vinyasa Yoga, puis au Yin Yoga avant de s’initier au Yoga Nidra pour parfaire ses connaissances. Professeur de Ashtanga Yoga Ancien nageur de haut niveau, un grave accident obligea l’arrĂȘt de son activitĂ© sportive. Il a alors dĂ©butĂ© la pratique de l’Ashtanga Yoga en 2009, seule discipline apte Ă  le rééduquer. Il propose depuis ses services pour progresser autour de cette pratique. Professeur de Vinyasa & Yoga prĂ©natal Virginie possĂšde un parcours professionnel qui s’est progressivement orientĂ© autour de l’accompagnement, du bien ĂȘtre et du fitness. Virginie est formĂ©e en Yoga Vinyasa traditionel et en Yoga prĂ©natal. Sa connaissance du corps permet une pratique du Yoga Ă©volutive en fonction de chacun. Pourquoi choisir Yogasita ? Nos tarifs comprennent le dĂ©placement du professeur que vous vous trouviez dans une grande ville ou dans une ville plus Ă©loignĂ©e. Notre rĂ©seau de professeur est sĂ©lectionnĂ© par nos soins selon leur qualitĂ© de cours et leur expĂ©rience dans le domaine. Nos tarifs sont travaillĂ©s pour ĂȘtre compĂ©titifs par rapport Ă  la concurrence et nous les rĂ©duisons pour rĂ©compenser votre fidĂ©litĂ©. Nous proposons un suivi continu avec l’envoi des vidĂ©os d’entrainement entre les cours afin que le professeur vous corrige Ă  distance. Cours particulier de Jivamukti Yoga Prix de nos prestations Ă  Roche-sur-Yon 40€/h Pratique pour progresser plus rapidement afin de se dĂ©tendre et recentrer ses Ă©nergies tout en allant en profondeur. *Frais de dĂ©placement et matĂ©riel compris 45€/h Parfait pour dĂ©couvrir le Yoga, commencer Ă  prendre en main les postures et ressentir les effets de cette pratique. *Frais de dĂ©placement et matĂ©riel compris 65€/h Pratique pour partager un moment de dĂ©tente en couple ou entre amis. 32,5 € / personne *Frais de dĂ©placement et matĂ©riel compris 60€/h Pratique pour partager un moment de dĂ©tente en couple ou entre amis. 30€ / personne *Frais de dĂ©placement et matĂ©riel compris Contactez-nous pour une rĂ©ponse rapide Cours particulier de Jivamukti Yoga Ă  Roche-sur-Yon Pourquoi suivre des cours de Jivamukti Yoga Ă  Roche-sur-Yon? Quel est le tarif d’un cours particulier de Yoga ? Nos tarifs sont fixes, quelque soit le nombre d’annĂ©es d’expĂ©rience de nos professeurs. Nous proposons des tarifs Ă  45€ l’heure dĂ©gressifs en fonction du nombre d’heures de cours rĂ©servĂ©es. Les professeurs de Yoga proposent-ils des cours Ă  distance ? La majoritĂ© des professeurs de yoga proposent des cours de yoga en ligne. Il est tout Ă  fait possible d’envisager de prendre des cours en visio si vous le prĂ©fĂ©rez. Pourquoi prendre un cours particuliers de Yoga ? Des cours de yoga avec un professeur expĂ©rimentĂ© sont l’occasion de progresser plus rapidement. Vous pourrez ainsi Ă©voluer et vous relaxer d’autant plus dans votre propre cocon. Quelle est la note moyenne des professeurs de Yoga ? Nos professeurs ont en moyenne obtenus une note de 4,7/5 par nos clients. En cas de problĂšme avec un cours, un service client est disponible pour trouver une solution rapide par tĂ©lĂ©phone ou par mail 5J/7. Comment s’inscrire pour un cours de Yoga ? Pour vous inscrire Ă  nos cours de Yoga, il vous suffit de nous contacter via notre formulaire, par mail ou encore par tĂ©lĂ©phone, nous vous attribuerons un professeur de Yoga dĂ©diĂ© qui vous suivra et s’adaptera Ă  votre rythme pour vous faire progresser grĂące Ă  un suivi personnalisĂ©. Quel cours de Yoga choisir pour dĂ©buter ? Le Hatha Yoga reste l’un des Yogas les plus classique et simple pour commencer dans le monde de la relaxation avec des exercices de respiration et de mĂ©ditation. Nous vous proposons Ă©galement un test qui vous permettra d’identifier le style de Yoga qui vous conviendra le mieux en fonction de vos attentes personnelles. Quel cours de Yoga choisir ? Le Yoga comporte diffĂ©rents styles adaptĂ©s Ă  toutes les attentes, que vous souhaitiez vous dĂ©penser ou vous relaxer. Pour identifier au mieux le Yoga qui vous conviendra, nous vous proposons un test qui vous permettra d’identifier le style le plus enclin Ă  vous convenir. Quel matĂ©riel dois-je avoir pour un premier cours de Yoga ? Bien que le Yoga ne nĂ©cessite pas Ă©normĂ©ment de matĂ©riel, il est tout de mĂȘme conseillĂ© de vous Ă©quiper un minimum pour votre premier cours de yoga, notamment avec Un tapis de yoga ou de fitness, si le professeur n’en fournit pas Une bouteille d’eau Un pull et des chaussettes pour la relaxation Une serviette Comment s’habiller pour un cours de Yoga ? L’équipement nĂ©cessaire pour un cours de Yoga est assez sommaire, il vous faut principalement des vĂȘtements assez larges et dans lesquels vous vous sentez bien. Pour vous mesdames, un leggings ou pantalon ample, une brassiĂšre de sport et un dĂ©bardeur. Pensez Ă©galement Ă  prĂ©voir de quoi vous attacher les cheveux pour ne pas ĂȘtre gĂȘnĂ©e dans vos postures. Il est Ă©galement recommandĂ© de retirer tous vos bijoux avant le dĂ©but du cours. Pour vous messieurs, optez pour un short ou un jogging selon vos envies. Enfin, sachez que le yoga se pratique pieds nus. Ceci permet d’avoir un meilleur ancrage au sol, de ne pas glisser et de faciliter les Ă©quilibres. Mais si cela vous gĂȘne, vous pourrez garder une paire de chaussettes fines sans problĂšme. Comment choisir son cours de Yoga pour femme enceinte ? Il vaut mieux Ă©viter les disciplines dynamiques Ashtanga ou Vinyasa Ă  part si vous la pratiquiez avant votre grossesse. Le yoga bikram, lui, est Ă  prohiber puisqu’il est intense et se pratique dans une salle chauffĂ©e Ă  40°C. Nous vous recommandons fortement de vous orienter vers le yoga prĂ©natal pour Ă©viter tout problĂšme Ă©ventuel quitte Ă  Ă©changer avec votre professeur qui vous orientera vers un style vous correspondant. Comment se passe un cours de Yoga ? Bien que les professeurs puissent apporter leur approche personnelle, et que chaque style de yoga possĂšde son propre dĂ©roulĂ©, certaines similitudes sont Ă  noter Des exercices de respiration pour vous relaxer La mise en place de diffĂ©rentes postures pendant plusieurs minutes Des moments de dĂ©contraction entre les diffĂ©rents exercices Un moment de dĂ©tente en fin de sĂ©ance pour relĂącher votre corps
\n\n\n \n\n horaire de priere la roche sur yon
Horairesde priĂšre musulmane (salat) pour La Roche-sur-Yon pour juillet 2022. En Islam il y a cinq priĂšres obligatoires: fajr, dhor, asr, maghreb et. Horaires des priĂšres de La Calendrier annuel islamique avec les heures des priĂšres musulmanes disponible pour toutes les villes de France plus de 36700 communes et villages de France. Avec la mĂ©thode de calcul de l'UOIF adaptĂ©e Ă  la FranceUne feuille par mois. Calendrier grĂ©gorien et hĂ©girien en parallĂšle. Le calendrier musulman ou calendrier hĂ©girien hijri est un calendrier lunaire, l'un des rares du monde moderne encore largement rĂ©pandu. Il est le seul calendrier de l'Arabie Saoudite. Ce calendrier est caractĂ©risĂ© par des annĂ©es de 12 mois lunaires de 29 Ă  30 jours chacun pour ĂȘtre prĂ©cis 29,53059 jours solaires. Une annĂ©e hĂ©girienne est donc plus courte qu'une annĂ©e grĂ©gorienne d'environ onze jours. Mots clĂ©s Horaires des cinq priĂšres, fajr fejr, dohr dhohr, 'asr asr, maghrib maghreb, 'ichĂą icha, heure, priĂšre, salat, priere, ville, communes, village, France, Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille13, Rennes, Reims, Le Havre, Saint-Étienne, Toulon, Grenoble, Dijon, Angers, Saint-Denis, Villeurbanne, Le Mans, Aix-en-Provence, Brest, NĂźmes, Limoges, Clermont-Ferrand, Tours, Amiens, Metz, Perpignan, Besançon, OrlĂ©ans, Boulogne-Billancourt, Mulhouse, Rouen, Caen, Nancy, Saint-Denis, Saint-Paul, Montreuil, Argenteuil, Roubaix, Dunkerque14, Tourcoing, Nanterre, Avignon, CrĂ©teil, Poitiers, Fort-de-France, Courbevoie, Versailles, Vitry-sur-Seine, Colombes, Pau, Aulnay-sous-Bois, AsniĂšres-sur-Seine, Rueil-Malmaison, Saint-Pierre, Antibes, Saint-Maur-des-FossĂ©s, Champigny-sur-Marne, La Rochelle, Aubervilliers, Calais, Cannes, Le Tampon, BĂ©ziers, Colmar, Bourges, Drancy, MĂ©rignac, Saint-Nazaire, Valence, Ajaccio, Issy-les-Moulineaux, Villeneuve-d'Ascq, Levallois-Perret, Noisy-le-Grand, Quimper, La Seyne-sur-Mer, Antony, Troyes, Neuilly-sur-Seine, Sarcelles, Les Abymes, VĂ©nissieux, Clichy, Lorient, Pessac, Ivry-sur-Seine, Cergy, Cayenne, Niort, ChambĂ©ry, Montauban, Saint-Quentin, Villejuif, HyĂšres, Beauvais, Cholet, Épinay-sur-Seine, Bondy, Fontenay-sous-Bois, Arles, Saint-AndrĂ©, Vannes, Chelles, Maisons-Alfort, Clamart, Évry, La Roche-sur-Yon, FrĂ©jus, Pantin, Grasse, Saint-Louis, Sartrouville, Narbonne, Évreux, Laval, Le Blanc-Mesnil, Annecy, Belfort, Sevran, Charleville-MĂ©ziĂšres, Meaux, Brive-la-Gaillarde, Albi, Vincennes, Bobigny, Montrouge, Cagnes-sur-Mer, Carcassonne, Saint-Malo, Martigues, Aubagne, Saint-Ouen, ChĂąteauroux, ChĂąlons-en-Champagne, Suresnes, Blois, Saint-Brieuc, Chalon-sur-SaĂŽne, Bayonne, Puteaux, Meudon, Alfortville, Tarbes, Bastia, Boulogne-sur-Mer, Mantes-la-Jolie, Saint-Herblain, SĂšte, Castres, Valenciennes, Douai, Istres, Corbeil-Essonnes, Salon-de-Provence, AngoulĂȘme, Arras, Saint-Priest, Wattrelos, Le Cannet, Thionville, AlĂšs, Gennevilliers, Livry-Gargan, Caluire-et-Cuire, Saint-Germain-en-Laye, Rosny-sous-Bois, CompiĂšgne, Talence, Massy, Vaulx-en-Velin, Garges-lĂšs-Gonesse, Bourg-en-Bresse, Choisy-le-Roi, Melun, Noisy-le-Sec, Gap, Le Lamentin, Chartres, Cherbourg-Octeville, Montluçon, Bron, Marcq-en-Baroeul, Gagny, Le Port, Bagneux, RezĂ©, Poissy, La Courneuve, Anglet, Saint-Laurent-du-Maroni, Nevers, Savigny-sur-Orge, Roanne, Auxerre, Draguignan, Vitrolles, JouĂ©-lĂšs-Tours, Saint-Chamond, Saint-Joseph, Lens, Villepinte, Saint-Martin-d'HĂšres, Échirolles, MontĂ©limar, Conflans-Sainte-Honorine, Pontault-Combault, Tremblay-en-France, Six-Fours-les-Plages, Villefranche-sur-SaĂŽne, Saint-BenoĂźt, Haguenau, Creil, Colomiers, Saint-RaphaĂ«l, Marignane, MĂącon, Sainte-GeneviĂšve-des-Bois, Stains, Agen, Bagnolet, La Ciotat, Montigny-le-Bretonneux, Romans-sur-IsĂšre, Thonon-les-Bains, Franconville, Neuilly-sur-Marne, Épinal, ChĂątellerault, Dieppe, Cambrai, ChĂątillon, ChĂątenay-Malabry, Le Perreux-sur-Marne, LiĂ©vin, Maubeuge, Viry-ChĂątillon, Les Mureaux, Annemasse, Schiltigheim, Houilles, Villeneuve-Saint-Georges, Goussainville, Malakoff, Vandoeuvre-lĂšs-Nancy, Nogent-sur-Marne, Plaisir, Dreux, Athis-Mons, Saint-Leu, Mont-de-Marsan, Sainte-Marie, Palaiseau, Vienne...
Awkatsalat pour des villes en France. Vous pouvez consulter les heures de priÚres pour d'autres villes en France. Nous vous informons également du nombre d'habitants de chaque ville dans ce pays. Yerres [28,897] Wittenheim [15,747] Wattrelos [42,826] Wasquehal [19,320] Voiron [22,114]

Le crĂ©matorium de La Roche-sur-Yon propose Un grand hall d’accueil dans laquelle la famille est reçue dans les meilleures conditionsUn salon destinĂ© aux familles Une salle dans laquelle il est possible de suivre l’introduction du cercueil dans le l’appareil crĂ©matoire Une salle de cĂ©rĂ©monie avec une capacitĂ© de 100 personnes pour recevoir les cĂ©rĂ©monies civiles et religieuses. D’aprĂšs les statistiques, environ 10% des urnes sont rĂ©cupĂ©rĂ©es par les proches aprĂšs la crĂ©mation. Le crĂ©matorium de La Roche-sur-Yon est gĂ©rĂ©e par la sociĂ©tĂ© OGF-PFG Omnium de Gestion et Financement – Pompes FunĂšbres GĂ©nĂ©rales via une dĂ©lĂ©gation du service accĂ©der au crĂ©matorium de la Roche-sur-Yon ? Le crĂ©matorium de La Roche-sur-Yon est accessible Ă  l’adresse suivante Rue Georges Mazurelle, 85000 La Roche-sur-YonPour se rendre, depuis la commune de Sables-d’Olonne, prenez Boulevard du Souvenir Français et D949 en direction de D160 Ă  Olonne-sur-Mer. Poursuivez sur D160 en direction d’Aubigny-les-Clouzeaux et empruntez la sortie 32. Enfin, prenez D747 et Rue Georges Mazurelles/D80 jusqu’à votre destination. CoĂ»ts des obsĂšquesL'organisation des funĂ©railles environne les 2 500 et 5 000 € dans le dĂ©partement de la VendĂ©e, concession non inclue. Le prix peut en effet ĂȘtre influencĂ© par les prestations funĂ©raires qu la famille sĂ©lectionne comme la location de chambre funĂ©raire, la rĂ©alisation de soins de conservation, le choix de la gamme de cercueil et d'urne en cas crĂ©mation, l'organisation de cĂ©rĂ©monie ou pas... Pour obtenir plus de renseignements sur le prix des obsĂšques rĂ©pondant Ă  vos attentes, faites une demande de devis gratuit sur notre site. DĂ©finition de la crĂ©mationLa crĂ©mation est le deuxiĂšme mode de funĂ©railles autorisĂ© en France. Cette pratique permet de rĂ©duire le corps du dĂ©funt avec son cercueil en cendres grĂące Ă  l'utilisation d'un four crĂ©matoire chauffĂ© Ă  900°C. La crĂ©mation peut durer 1h30 Ă  2h. Pendant ce temps, les familles sont invitĂ©es Ă  patienter dans un salon d'attente ou dans un salon de retrouvailles oĂč elles pourront partager un moment convivial avec les proches. CĂ©rĂ©monie dans un crĂ©matorium La famille peut organiser un moment d'hommage dans la salle de cĂ©rĂ©monie proposĂ©e par le crĂ©matorium. Comme lors d'une inhumation, cette cĂ©rĂ©monie permet aux poches d'honorer le dĂ©funt avant l'acte de la crĂ©mation. Il peut s'agir d'une cĂ©rĂ©monie civile ou religieuse suivant les besoins de la famille et les souhaits de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e qu'il a partagĂ© de son vivant. Plusieurs crĂ©matoriums proposent de personnaliser les hommages par des chants, de la musique, des vidĂ©o et la projection des images du dĂ©funt. La cĂ©rĂ©monie peut Ă©galement comprendre un Ă©loge funĂšbres, la lecture de tĂ©moignages, de poĂšmes et textes d'amour destinĂ©s Ă  l'ĂȘtre disparu... Le transfert du cercueil de la salle de cĂ©rĂ©monie vers l'appareil de crĂ©mation peut ĂȘtre suivi par des chants et des priĂšres. Comment envoyer des fleurs dans un crĂ©matorium ? Vous avez Ă©galement la possibilitĂ© de commander des fleurs de deuil en cas de crĂ©mation. Comme lors d'une inhumation, les fleurs peuvent ĂȘtre placĂ©es sur le cercueil du dĂ©funt pour tĂ©moigner son affection envers lui et lui dire Adieu. Son utilisation est Ă©galement conseillĂ©e pour orner la salle de cĂ©rĂ©monie avant la crĂ©mation. Il est Ă  noter que la mise en place de fleurs dans un cercueil est proscrit puisqu'elles ne sont pas favorables Ă  la combustion. Dans la plupart des cas, les fleurs pour une crĂ©mation sont rĂ©cupĂ©rĂ©es par la famille aprĂšs la cĂ©rĂ©monie. Mais il est Ă©galement possible de les dĂ©poser dans le jardin du souvenir en cas de dispersion des cendres ou sur un monument cinĂ©raire. Vous avez la possibilitĂ© de commander des fleurs en ligne ou dĂ©lĂ©guer cette tĂąche Ă  la sociĂ©tĂ© de pompes funĂšbres chargĂ©e des obsĂšques. LĂ©gislation sur la crĂ©mation Depuis l'autorisation de la crĂ©mation en France, plusieurs lois ont Ă©tĂ© mises en vigueur pour rĂ©glementer cette pratique. La plus rĂ©cente est la loi 2008-1350 apparu en dĂ©cembre 2008 qui cite les rĂšgles Ă  suivre pour le choix de l'avenir des cendres, la conformitĂ© des crĂ©matoriums et les sanctions prĂ©vues en cas de non-application de ces rĂ©glementations. DĂ©couvrez notre page destinĂ©e aux rĂ©glementations sur la crĂ©mation pour plus d'informations. Avenir des cendres aprĂšs crĂ©mation Les cendres de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e sont placĂ©es dans une urne funĂ©raire aprĂšs sa crĂ©mation. Plusieurs options sont possible pour la destination des cendres. En effet, les familles peuvent Disperser les cendres dans un jardin du souvenir ou cite cinĂ©raire amĂ©nagĂ© dans un cimetiĂšreRĂ©pandre les cendres dans la mer ou en pleine nature, loin de la voie publique Placer l’urne dans une case du columbarium Sceller l’urne sur un monument cinĂ©raire Inhumer l’urne dans une sĂ©pulture ou un caveau familial

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